C’est une patiente, un jour, qui me parle de son enfance et de ses parents. De son père notamment, qui avait beaucoup de mal à accepter les relations amoureuses et sentimentales. Avec le besoin d’être aimé, comme tous les humains, mais la difficulté à l’être trop fort, comme certains.
Alors, elle me raconte qu’il disait à son épouse, la mère de la patiente : «aime-moi peu mais aime-moi longtemps, toujours.»
Pour éviter d’être étouffé par trop d’amour ?
Illustration : un couple qui s'aime depuis toujours, au fronton d'une cathédrale romane.
par besoin de ne pas être ettouffé d'amour (aime moi peu) ou par besoin de ne pas être abandonné (aime moi toujours) ???
RépondreSupprimerIl y a toujours plusieurs façon d'identifier nos peurs. Parfois il nous faut longtemps pour retrouver au fond de nous nos vraies peurs et les remplacer par la confiance en la vie. Parcequ'elles sont enfouies sous d'autres ou aussi parfois parcequ'elles sont trop fortes et ne peuvent sortir que par petits morceaux....
On peut aussi choisir de ne soigner que les symptômes de ces peurs pour ne pas creuser trop profond notre être et aller mieux plus vite.
A chacun son chemin...
Bonne journée à tous
Probablement avec l'intuition que l'amour-passion ne dure pas...
RépondreSupprimerVotre citation me renvoie à celle de Saint-Augustin "la mesure de l'amour c'est d'aimer sans mesure"... Peut-être justement sans notion de temps ni de quantité.
RépondreSupprimerFaut-il avoir si peur pour demander "un peu" mais "toujours" ?
Cet homme semble lucide il ne peut offrir qu'un tout petit peu de lui, il invite sa femme à faire de même, sûrement pour préserver l'équilibre de chacun dans leur couple. Cette petite phrase à sa femme est pourtant pleine d'amour et elle parle d'éternité. Une très belle phrase qui vient certainement de quelqu'un qui a beaucoup réfléchi sur lui-même.
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerje ne suis pas surprise. Lors de mes deux dernières relations, j'ai demandé à mes petits amis de "m'aimer bien", que cela me suffisait.
a) "aimer bien" signifie pour moi aimer d'amitié, donc rester hors du circuit des passions et s'inscrire dans la durée. Comme je déteste par dessus tout les abandons et les ruptures, c'est une façon de ne pas perdre l'autre, pas trop vite en tous les cas.
b) "aime bien" c'est aussi demander à quelqu'un que l'on adore de ne pas vous quitter parce qu'il ne vous aime pas aussi fort que vous l'aimez (et donc accepter d'être le "maillon faible " du couple). Evidemment, c'est extraordinairement frustrant mais au moins on ne perd pas la personne aimée tout de suite.
C'est aussi demander à son petit ami qu'on apprécie mais sans plus, de bien garder ses distances. "Non je ne suis pas amoureuse de toi, restons bons amis".
c) c'est se plier à ce que l'on a toujours connu: la tiédeur de la part d'un des deux parents par ex.
En résumé: c'est une position pragmatique mais qui relève plus de l'autocensure et de la crainte que du coeur.
Bàv,
B.A.
Devinette :
RépondreSupprimerQui a dit : "L'amour : c'est vouloir offrir quelque chose que l'on a pas à quelqu'un qui n'en veut pas".
Tout le monde a le droit de jouer...sauf le docteur André.
L'amour : c'est vouloir offrir quelque chose que l'on a pas à quelqu'un qui n'en veut pas".
RépondreSupprimerAmoures virtuelles...
RépondreSupprimerJe préfère les personnes qui m'envoient un mail tous les ans pour me souhaiter la bonne année durant toute ma vie (je réponds toujours en ce cas-là) plutôt que ceux qui m'envoient un mail tous les jours pendant un an ou deux et puis ça s'arrête d'un seul coup (évidemment l'autre s'est lassé puisque je ne lui répondais pratiquement jamais).
Mais que voulez-vous je n'y peux rien puisque je n'étais jamais mise en état de manque ou de frustration, je n'étais donc jamais en état d'envie ou de désir de l'autre.
L'idéal c'est quand on s'envoie quelques mails pendant deux ou trois jours, puis un peu de silence (un mois ou deux) puis de nouveau quelques échanges et ça peut ainsi durer...toute une vie.
C'est une question de rythme et d'harmonie, comme en musique. Certains préfèrent du Mozart et d'autres du Bach. D'autres encore détestent la musique classique.
L'essentiel c'est que personne ne souffre dans l'histoire. Or, le dindon ou la dinde de la farce (puisqu'on est en période de Noël!) c'est toujours celui ou celle qui s'attache (celui ou celle qui est dans le besoin de l'autre).
Quand on n'est pas du tout dans l'attachement, on aime dans une juste mesure. C'est bien plus pratique et on est assuré de ne plus jamais souffrir. Alors on n'envoie pas des mails tous les jours à des personnes qui ne vous répondent pratiquement jamaus. On se contente de répondre à ceux qui vous écrivent. Et si c'est trop fréquent on leur signale : eh tu te calmes, diminue la dose, accro à l'amoure virtuelle!!!
Bonne journée à tous et bonnes fêtes de Noël en famille à venir.
@ Jacques
RépondreSupprimerAh, je savais bien que je n'étais qu'une Bécassine face au grand Maître que vous êtes Jacques Lacan.
Bravo, vous avez trouvé ma bêtise!
Bécassine, j'aime bien votre humour.
RépondreSupprimerExcellent garde-fou qui empêche de claquer la porte à l'amour, à la vie...
Avec le temps !... va tout s'en va ... à la galerie j'farfouille dans les rayons d'la mort ... Avec le temps ... va tout s'en va ... Avec le temps on n'aime plus . (petits morceaux d'une chanson de Léo)
RépondreSupprimerAvec le temps ... va ... tout s'en va ... Ceux en qui l'on croyait et pour lesquels on eût donné sa vie ... Avec le temps ...
RépondreSupprimer... et pour qui l'on disait les mots des pauvres gens : "Ne rentre pas trop tard!... Surtout ne prends pas froid!"... Avec le temps ...
RépondreSupprimerêtre étouffé par trop d'amour...cela me fait drôle car pour moi, c'est impossible, moi qui n'ai jamais été vraiment aimée pour ce que je suis. Avoir été aimée parce que je donnais de moi une image pour que l'on m'abandonne pas, peut être. Etre étouffé par trop d'amour, cela me fait envie car pour moi, et cela remonte à ma naissance, l'amour sincère n'a jamais rôdé autour de moi. Mais je me soigne...
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerBelle formule Colonel Trivos...
RépondreSupprimerJe vais essayer de la mettre en application.
Je suis tellement en souffrance que je n'ai pas la possibilité de prendre du recul...d'essayer de voir les choses differement. Je prends tout dans la figure et je rame... mais je vais essayer de transformer...des choses...avec votre formule qui n'est peut être pas magique mais qui peut être une piste... Bonne journée à tout le monde.
Comment peut-on aimer "un peu" alors que l'amour est un absolu ? S'il y a "trop" d'amour, alors il n'y a pas d'amour du tout.
RépondreSupprimerAimer, qui en est capable ? Quand on a ôté le besoin (ah cette phrase assassine: "je t'aime j'ai besoin de toi"), les projections, la possession, le manque, la jalousie, l'intérêt, l'orgueil, le désir même, que reste-t-il ?
L'amour inconditionnel, même Dieu n'en est pas capable: toute la création lui est destinée, rien qu'à Lui. Donc l'amour n'existe pas. A part celui du Christ, et encore c'est une idiote puisque ça la menée à la crucifixion...
Je plaisante. J'ai tellement peur que ces dames me tombent encore dessus!
@Babounette:
RépondreSupprimerJe voulais qu'on m'aime et je donnais une fausse image de moi pour cela, mais c'est moi qui ne m'aimait pas parce que je n'étais pas moi-même. Aujourd'hui, j'avance, même si j'ai du mal à me trouver, j'ai enfin cessé de vouloir qu'on m'aime à tout prix !
@Colonel Trivos:
Merci pour cette piste, c'est une belle idée.
Et enfin, par rapport au billet de ce matin : difficile de quitter le tiédeur du cocon !
Vertige de l'amour...
RépondreSupprimerPeut-on mesurer l'amour que l'on donne? Il faut juste que jamais ne vienne à manquer de petit bois pour faire vivre la flamme, toujours.
Je n'imagine pas la demi-mesure en Amour. En tout cas, pour ma part, j'aime ou je n'aime pas. Aimer un peu ça ne veut rien dire, c'est comme boire du champagne tiède ... je pense que lorsqu'on partage sa vie avec quelqu'un il y a forcément l'habitude qui s'installe et peut-être que le risque alors est de confondre l'Amour et l'habitude, ce qui est loin d'être la même chose! Rester par habitude, par peur du vide ce serait cela aimer "un peu" ... du pur égoïsme. Je préfère que l'on ne m'aime pas du tout,le peu ne me contente pas.
RépondreSupprimerPeut-être voulait -il exprimer le choix de la qualité de l'amour celui qui dure au détriment de la quantité d'amour , la passion,qui parfois s'éteint aussi vite qu'il naît.
RépondreSupprimerPatrice
j'aimais durablement pense-je mon mari que j'admirais , avec qui je me sentais complice, dont je partageais il me semblait bcp de valeurs et tout d'un coup je suis tombée amoureuse d'un autre homme; J' ai accepté ce qui m'arrivait et je me suis séparée de mon mari . .Je trouve cela horrible et pourtant chaque jour je confirme mon nouvel amour . Je pense que toute ma vie je vais porter cette déception de ne pas avoir trouvé de solution pour vivre un amour conjugal durable jusqu'à la mort .... Bonne chance aux autres pour la trouver .
RépondreSupprimerC'est tout le problème d'aimer en laissant la liberté.Ou commence l'irrespect ? On ne se possède pas , la liberté de pensée et d'agir est aussi indispensable que l'amour,et l'amalgame des 2 n'est pas simple.Le toujours est un peut-être, l'amour est à transformer pour adapter en fonction de nos besoins d'être.Tout chemin vers l'autre est un acte d'amour.
RépondreSupprimerIl est bien mimi votre couple, Christophe. Il dément l'expression "coeur de pierre".
RépondreSupprimerNe pas vouloir être étouffé d'amour. Demander d'être aimé un peu. N'est-ce pas confondre l'amour véritable et la passion possessive et exclusive, sachant qu'il y a souvent un mélange des deux dans une relation. Le plus dur, pour moi, est d'aimer. La manière dont je suis aimé, ou pas d'ailleurs,ne m'est pas indifférente, bien sûr, mais secondaire, enfin je souhaiterais qu'elle le soit.... N'y a-t-il pas un jeu de vases communicants? Cet homme ne sait pas exprimer son amour, et en reçois jusqu'à l'étouffement. S'il exprimait davantage son amour, n'y aurait-il pas plus d'équilibre?
L'amour ne se tartine pas, c'est un bien précieux. Mais Anna, c'est aussi un oiseau rebelle que nul ne peut apprivoiser...
Merci de votre touchante sincérité.
PS : Splendide Jeanne!
L'AMOUR n'existe pas . Chacun de ceux qui aiment s'invente son amour , sa façon d'aimer . IL n'y a pas L'AMOUR . IL y a des infinités de façons d'aimer . Croire à l'amour c'est croire en sa façon d'aimer à soi . Quant à l'amour Divin , il est tout simplement étranger au monde puisque son amour se maniféste au monde par l'abscence . C'est par son abscence que Dieu aime le monde et c'est par cette abscence que le monde est apparu . IL n'existe aucun Dieu créateur . IL n'existe aucune possibilité d'aimer à l'image de Dieu parceque son amour est inconnaissable aux êtres . Alors quoi ? ... Chacun s'invente sa façon d'aimer et c'est trés bien ainsi .
RépondreSupprimerAh docteur André, merci!!!
RépondreSupprimerJe ne les avais pas reconnus du premier coup sur la photo. C'est Héloïse et Abelard, bien sûr!
Alors ceux-là, ils avaient trouvé la solution pour que leur amour dure toujours. Ils ont transformé, comme par enchantement, leur amour charnel en amour mystique.
Remarquez bien qu'Abelard y a laissé des plumes...enfin euh bref un petit quelque chose...
J'ai enfin compris pourquoi ceux qui écrivent trop sont malades et pourquoi ceux qui ne leur répondent pas ne le sont pas.
Il m'en a fallu du temps pour comprendre, mais cette fois le message est bien passé...même s'il ne m'était pas destiné.
C'est un peu ça l'amour absolu(e) Madeleine, arroser les bons et les méchants, un peu chaque jour, comme une rose qui offre sa beauté et son parfum à tous les êtres de la terre, sans distinction...
Plus besoin de continuer à écrire des mots à une âme qui n'en veut pas. Merci Lacan et vive Bécassine!
Héloïse (Bécassine)
Stéphane, à propos d'apprivoisement, j'ai un extrait à proposer, d'Antoine de St Exupéry. C'est aussi un clin d'oeil à un ancien ami blogueur, admirateur (comme moi) de St Ex qui s'y reconnaîtra s'il lit ce blog.
RépondreSupprimerC'est un dialogue entre le Petit Prince et le Renard dans un espace-temps où les animaux et les hommes se parlent à défaut de pouvoir s'entendre :
[Le Peit Prince au Renard, lors de leur première rencontre :]
- Bonjour, qui es-tu ? Tu es bien joli...
- Je suis un renard.
- Viens jouer avec moi. Je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah! pardon... Qu'est-ce que cela signifie "apprivoiser" ?
- C'est une chose trop oubliée. Ça signifie "créer des liens..."
- Créer des liens ?
- Bien sûr. Si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
[ Pause : Le Petit Prince reste pensif quelques instants et dit]:
- Je commence à comprendre. Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé...
- C'est possible. On voit sur Terre toutes sortes de choses...
- Oh! ce n'est pas sur la Terre.
- Tu viens d'une autre planète ?
- Oui.
- Et il y a des chasseurs, sur cette planète ?
- Non.
- Ça, c'est intéressant! Et des poules ?
- Non.
- (Le Renard, soupirant) Rien n'est parfait... Je chasse les poules, les hommes me chassent... Si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique.... Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé... S'il te plaît... apprivoise-moi !
- Je veux bien, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai beaucoup d'amis et de choses à connaître et à découvrir...
- On ne connaît que les être et les choses que l'on apprivoise. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands... Mais comme il n’y a point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami… apprivoise-moi...
- Et...que faut-il faire ?
- Il faut être très patient. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
(l.n)
Il y a une expression ici : « "Trop", c'est comme "pas assez" ».
RépondreSupprimerJe ne vois aucun domaine où l'on doive privilégier la quantité au détriment de la qualité. La qualité, d'abord, toujours, c'est pour ainsi dire ma devise, ou du moins, ma philosophie, ce vers quoi j'essaie de tendre. Tient, en passant, un exemple de "but manqué" et "tout le reste", si la recherche de qualité devient "perfectionnisme" et qu'on ne sait pas doser.
Il y a quelques temps, j'avais posé la question : "Que veut-on dire exactement lorsqu'on dit "je t'aime"?".
Parce que je crois que, honnêtement, si on creuse au fond de soi-même, et de toutes façons, biologiquement parlant, on ne peut pas dissocier "amour" de "besoin". Et plus on s'en défend, et plus on creuse le vide.
Si chacun apprenait à définir honnêtement et clairement ses attentes, déjà vis-à-vis de soi-même, puis vis-à-vis de l'autre, puis les exprimer explicitement, ces attentes, on aurait pas mal moins de déceptions, non ?
Deux livres m'ont considérablement aidée dans cette démarche :
1) "L'art d'aimer" de Erich Fromm, qui distingue les différentes facettes de l'amour (amitié, couple, parents-enfants, ...)
2) "Protéger son territoire - Arrête ! Tu m'exaspères", de Dr George Bach et Ronald Deutsch, qui décortique les situations de conflits et démasque nos attentes cachées (même vis-à-vis de soi-même) et les non-dits qui empoisonnent toute relation.
L'amour Divin n'est pas la perféction . Au contraire il est L'IMPERFECTION . L'amour Divin est une faille , une rupture irréparable et c'est par cette faille que le monde peut exister . L'essence même de l'amour Divin est cette faille , cette brisure , cette ouverture que certains appellent le VIDE mais il existe une infinité de vides qui tous sont des failles des imperfections et c'est par toutes ces imperfections qu'une infinités d'amours divers peuvent exister . Chercher la perfection c'est chercher à réparer , à combler la faille essentielle de l'amour Divin et celà n'a aucun sens . Autant vouloir combler l'infini et tous les infinis de cet infini . L'amour parfait est une illusion qui ne conduit qu'au néant . Aimer c'est inventer de nouvelles failles , de nouvelles brisures possibles , de nouvelles imperfections qui toujours permettent à de nouvelles vies de se maniféster .
RépondreSupprimer[Extrait d'Antoine de St Exupéry : Le Petit Prince, rencontre entre avec le Renard... Suite et fin]
RépondreSupprimerLe lendemain, le Renard attendit impatiemment le retour du Petit Prince et quand il le vit, il lui dit : "Ce serait bien si tu peux revenir à la même heure. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l'après-midi, dès trois heures je commencerai d'être heureux. Plus l'heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai ; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n'importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le cœur..."
Et ainsi le Petit Prince apprivoisa le Renard... Mais toute bonne chose ayant une fin, et quand l'heure de la séparation fut proche, le Renard eut le coeur lourd et s'adressa au Petit Prince:
- Je pleurerai ton départ...
- C'est ta faute, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr.
- Mais tu vas pleurer ?
- Bien sûr.
- Alors, tu n'y gagnes rien !
- Si, si... J'y gagne, à cause de la couleur du blé.... Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai pour toujours le bruit du vent dans le blé... Car pour moi, vois-tu, l'essentiel est quelque chose d'invisible, que l'on ne peut posséder..
(l.n)
Ça ressemble à la Toscane douce et belle de Vinci
RépondreSupprimerLes sages et beaux paysages font les hommes sages aussi
Ça ressemble à des image, aux saisons tièdes, aux beaux jours
Au silence après l'orage, au doux touché du velours
C'est un peu comme ces musiques qu'on entend sans écouter
Ces choses qui n'existent jamais tant que le manque qu'elles ont laissé
Ça ressemble à ces grands-routes, sans virages, sans détour
La dolce vitae sans doute
Mais en tout cas, c'est pas d'l'amour
Ça ressemble à la sagesse, à ces paix qu'on signe un jour
Juste au prix de nos jeunesse, sans trompette ni tambour
C'est plein de baisers caresses, plein de mots sucrés d'enfants
Attestation de tendresse, rituel rassurant
Harmonie, intelligence et raison ou sérénité
Complice connivence, autant de mots pour exprimer tout ce que c'est
C'est un peu tout ça tour à tour
Mais en tout cas, c'est pas d'l'amour
Sans peur et sans solitude, le bonheur à ce qu'on dit
Y a bien des vies sans Beethoven et sans avis
Pourquoi pas des vies sans cri
Mais qu'on soit contre au qu'on soit pour
Et en tout cas, c'est pas d'l'amour
C'est pas d'l'amour
C'est plus d'l'amour
La quête de la perféction est une préoccupation humaine . Préoccupation absurde puisqu'elle signifie quête de la stérilité et du néant . La perféction est un cristal de néant sans aucune faille possible .
RépondreSupprimerCelui qui recherche la perféction doit rechercher le moyen de se fusionner à se cristal de néant pour s'y cristaliser à son tour . Cela n'est possible que par l'exercice de la haine la plus totale possible . Celui qui arrive à une haine la plus abominable possible , celui là s'approche de la perféction .
Bonjour à tous,
RépondreSupprimerEn quelques mots, pour moi :
L'amour est indissociable de l'intelligence, dans le sens où une personne "pleine d'amour" comprend son prochain, elle ne le juge pas. L'amour nous permet de comprendre l'autre, au lieu de juger. L'amour, c'est la vision juste, c'est la vérité.
L'amour engendre la compréhension empathique, l'écoute, l'attention, l'humilité, la paix intérieure, le pardon, la générosité, le partage, l'entraide, la paix, la sagesse ............et on pourrait bien sûr allonger la liste.
Je parle ici bien sûr du véritable amour, de l'amour spirituel, et non de l'amour passionnel.
Une personne intelligente, c'est une âme naturellement aimante ; une personne aimante est naturellement intelligente.
Je ne parle pas nécessairement de l'intelligence froide/analytique, mais plutôt de l'intelligence du cœur, de la Sagesse.
(Je vois l'intelligence froide des mathématiques par exemple, plus comme un don que comme de l'intelligence, exactement comme lorsqu'une personne est plus douée en sport, en ce qu'on appelle l'intelligence du mouvement ; de même une personne douée en mathématiques a simplement le don de manier les chiffres, de manier les théorèmes, ce qu'on peut appeler la logique et l'imagination mathématique, mais cela ne fait pas d'elle un personne nécessairement intelligente ; elle a simplement un don spécifique, comme le pianiste ou le violoniste prodige).
Je comprends parfaitement ce billet du jour.
RépondreSupprimerJ'ai été (et suis encore)étouffée d'amour (?) par une mère possessive et abusive... J'ai beau me dire (merci colonnel Trivos)que c'est sa manière de m'aimer...
Pour moi l'amour doit permettre à l'être aimé de s'épanouir et se sentir respecté. Ce que j'ai trouvé, heureusement, dans ma vie conjugale et dans ma relation avec mes enfants.
Bien à vous.
Ca me fait penser à mes grand-parents dont l'amour, avorté par la guerre, était devenu une tendre présence, une complicité distante et silencieuse. J'imagine cet homme émotivement un peu rustre, enlasser son épouse comme celui de l'illustration, et lui dire cette phrase que je comprends comme : "Te casse pas trop la tête, mémère, pourvu que tu sois là".
RépondreSupprimer"L'amour étouffant" (dont celui des mères) est très bien décrit dans le livre que j'ai cité en 2)
Merci l.n de ce passage célèbre du Petit Prince que je relis, en ce moment, avec mon fils. Créer des liens, tisser des fils invisibles, essentiels, est le plus beau métier du monde. C’est le trait d’union de l’amitié, de l’amour notamment au sens amour du prochain. Il est présent aussi, et nécessaire, dans le couple mais parfois rompu par l’amour propre, la passion, la peur, l’égocentrisme…il faut la patience d’une couturière pour un amour durable.
RépondreSupprimerLa naissance d’un amour est parfois plus sauvage, brutal, sensuel, c’est un tourbillon des sens, un raz de marée auxquels peu de fils résistent. Alors après il faut tisser, enfin il faut, à chacun de voir. S’extraire des jeux psychologiques dont nous parle Boulezail (bien aimé au passage et partagé votre com sur la thérapie, déjà j’aime pas ce nom) n’est pas toujours une sinécure et c’est un euphémisme de le dire !
J’entends le chant de Carmen en lien avec la naissance de l’amour, avec le premier élan.
On aime toujours mal puisque l'amour parfait n'est qu'une fiction mais partout cette fiction est érigée en modéle . L'amour physique , spirituel , intéléctuel ... peu importe ... si on le veut parfait alors on est dans la fiction . Le concépt de pureté est un poison mortel pour les amours quels qu'ils soient . Au fond cette quête de perfection , de pureté , d'angélisme , d'ésthétisme ne peut aboutir que par l'exercice de la violence sur soi et sur les autres parceque cette fiction si l'on veut qu'elle existe il faut bien la créer et il n'est possible de la créer que par la violence . Les hommes violents prétendent aimer leur femme , mais en fait ils veulent la femme parfaite et comme elle n'existe pas ils s'efforcent de la créer par la violence , par le dressage à la perfection . L'idée de perfection est une violence en elle même .
RépondreSupprimerJ'ai vécu dans ma vie deux types d'amour. D'abord l'amour passion avec ma première femme, un amour égoïste, tourné vers moi, je la voulais, je voulais être tout pour elle et qu'elle fût tout pour moi. Et puis ensuite un amour entièrement tourné vers l'autre, ma seconde épouse, je veux la rendre heureuse avant toute chose, avant moi.
RépondreSupprimerBravo Assilà, vous avez tout compris !
RépondreSupprimerCe commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerBravo Colonel Trivos, vous avez tout compris !
RépondreSupprimerJe crois que je ne supporterais pas un "amour" où l'un pense à l'autre d'abord ... Ca donnerait :
A :"On va au ciné ce soir ?
B - Comme tu veux.
A - Quel film tu veux voir ? Celui-ci ou celui-là ?
B - Lequel tu préfères ?
A - A moins qu'on aille au resto ?
B - Ok".
Jusqu'au jour où B éclatte : "Faut toujours TOUT faire à TON idée !".
Mais c'est bien personnel.
de Héloïse-Bécassine:
RépondreSupprimer"C'est un peu ça l'amour absolu(e) Madeleine, arroser les bons et les méchants, un peu chaque jour, comme une rose qui offre sa beauté et son parfum à tous les êtres de la terre, sans distinction... Plus besoin de continuer à écrire des mots à une âme qui n'en veut pas."
Le tout et son contraire en cinq lignes. Bravo ;-)
Que de bruit ici, que de gaspillage d'énergie!
Evidemment, chaque jour il y des peanuts...
Bonsoir,
RépondreSupprimerDocteur Andre, il y a quelque temps de cela (Juin 2009 sujet sur l'Humoir noir psychiatrique) je vous avez pose une question relatif au secret medical et a l'epoque ou vous particiez encore aux commentaires, vous m'aviez repondu. Permettez moi de revenir sur le sujet. Une patiente, vulnerable qui a priori a confiance en son therapeute (vous), vous confie quelque chose de personnel sur son pere et sa difficulte a aimer. Cette histoire vous marque et vous nous en parlez.
Je trouve qu'il y a quelque chose de la relation privilegiee entre un patient et son therapeute qui est mis a mal ici. Je ne souhaiterais pas que mon therapeute raconte ce que je lui confie, meme de facon anonyme. Le probleme n'est pas que nous lecteurs nous decouvrions qui est cette patiente, le probleme serait que cette patiente lise son histoire intime sur un blog et realise que son histoire est mise sur le meme plan qu'un chat squatteur ou un match de rubgy ou une citation zen.
Héloïse-Bécassine vous remercie pour votre commentaire de son commentaire.
RépondreSupprimerLa Madeleine c'est celle de Proust, rien à vous avoir avec vous, a priori, désolée.
Le paradoxe chez Bécassine?, un euphémisme...
1001 douceurs pour vous Madeleine.
Je cultive aussi des plantes, et si j'arrose un cactus aussi généreusement qu'un cyperus, il va mourir. Et puis ce n'est pas parce que le cactus pique qu'il est méchant. Il essaie peut-être tout simplement de débattre ? Et si les roses ont des épines, les cactus aussi font de très belles fleurs.
RépondreSupprimerJ'aime bien cette idée d'aimer longtemps..
RépondreSupprimerParce que l'amour passion ne dure pas.
Il vaut mieux que l'homme reste avec sa femme ,meme quand l'amour fou a disparu pour laisser la place à une tendre complicité toute la vie durant.
Tellement de choses à vivre à deux ,ds une belle connivence...A deux ,on est plus fort,devant les chocs de la vie .
je veux la rendre heureuse avant toute chose, avant moi (Assilà)
RépondreSupprimerC'est très touchant car je pense sincèrement que c'est réciproque...
Bonne soirée
l.n
Christophe nous parle encore d'amour!!! Merci
RépondreSupprimerQue de belles réflexions encore une fois. Quelle paix retrouvée sur le blog.
Le père de votre cliente voulait de l'amour en goutte à goutte.
L'amour toujours, à dose garantie. Il ne voulais pas gaspiller son capital-amour ?
C'est de l'eau tiède. Mais pourquoi pas.
Pourtant l'amour inquiet, l'amour surprise, ça vous fait tourner la tête, ça vous soulève le cœur dans la poitrine.
Aujourd'hui mon lien d'amour n'est plus ce qu'il fût. Et je regarde ce lien, je l'observe, le dissèque depuis quelque mois. Je m'interroge sur ce lien, quelle est sa nature aujourd'hui, qu'en sera-t-il demain.
Je ne me demande pas est-ce que je l'aime encore, ou comment je l'aime, je me demande quel est ce lien qui nous réunit après toutes ces années. Est-ce que cela a vraiment existé ou est-ce que je n'ai pas simplement cru à quelque chose?
Merci pour les merveilleux extraits du Petit Prince. Tout est dit avec une telle sensibilité, une telle profondeur.
Tout est à prendre dans l'amour, ce qui fait du bien, du mal, des souvenirs.
L'amour nous fait vivre, mais il peut nous mener au bord du néant ou de la mort comme le gentil copain de Christophe déçu par ses amours.
Merci Cher Christophe de nous faire partager sur ce thème éternel.
"Aime moi, aime moi encore,
RépondreSupprimerAime moi, Aime moi encore, au moins,
jusqu'à l'aurore, jusqu'au petit matin,
Aime moi encore, au moins" (Charlélie Couture)
"Je veux toucher la peau de ton tambour,
Quand j'aime une fois, j'aime pour toujours" (Francis Cabrel)
"Comme un fil entre l'autre et l'un,
invisible, il pose ses liens,
dans les méandres des inconscients,
il se promène impunément
...il fait roi l'esclave...
Et tu cherches à la croiser
T'as quinze ans soudain
Tout change de base
Et l'on n'y peut rien" (JJ Goldman)
Moi, j'aime les chansons d'amour !
Toujours ce besoin de permanence et surtout dans nos relations...
RépondreSupprimerCes liens qui ne meurent pas, qui durent une éternité...de vie en vie.
"Tout ce qui est lié sur la Terre sera lié au Ciel. Tout ce qui est délié sur la Terre sera délié au Ciel" Matthieu (pas Ricard).
Interview de la Lytta Basset à propos du livre "Aimer sans dévorer".
RépondreSupprimerhttp://www.lematin.ch/loisirs/culture/lytta-basset-amour-humain-suffisant-327504
Ce monsieur, il me fait penser à une rascasse qui ne veut pas être dévorée par un monstre marin mais cuite à petit feu et savourée dans une bouillabaisse.
Bon appétit.
j apporte une citation personnelle "certaines femmes aiment bien plus l amour, qu elles aiment d amour...".. Personnellement, j en ai marre de l amour! Vous l evoquez toutes et tous comme une ilot de bonheur et moi je ne vois que des bancs de sable qui se font et se defont... sans jamais pouvoir s ancrer bien longtemps...
RépondreSupprimerJ'ai bien aimé le propos d'un livre lu cet été ( "oser la vie à deux" de Frédéric FANGET)où une équation tente de rendre compte de la bonne façon de vivre son couple; 1+1=3;
RépondreSupprimerChaque 1 est un partenaire qui grandit dans le couple .On ressortira donc toujours grandi d'un couple et j'aime bien l'idée que le couple sera plus que la somme de deux êtres. Il aura sa vie propre, ses coutumes propres, son histoire propre. Les deux "1" doivent nourir à parts égales le couple , le "3".
1+1=1 : c'est le couple fusionnel: gros risque sur la durée
1+1=2: c'est le couple indépendantiste tendance moderne : grosse risque la aussi si l'un des deux rencontre la passion
1+1=0 : c'est le couple destructeur
1+1=3 : cela marche: les solutions trouvées par le couple enrichissent chaque membre et on n'est pas dans la concession ou dans le compromis mais dans une solution originale qui donne satisfaction à chacun .
Cela m'a aidé à résoudre plein de problèmes de couples autour de moi ( moi y compris !)
Bonne lecture .
Sois là..ds la présence et le soutien parfois, ds la sérénité d'un amour sur; juste savoir que ds l'absence, le coeur partage encore, toujours..quelle jolie image muse de la journée ..en retard d'une..
RépondreSupprimercomme quoi, qui peut dire que nous aurions vu ce couple en visitant cette cathédrale? prendre le temps de regarder, d'observer..
1+1=3 . C'est l'illusion du triangle magique . Croire qu'il existerait une solution inhérente aux problémes relationnels dans une structure idéale du couple c'est un phantasme paradisiaque . Le triangle magique constitué porterait en soi les réponses magiques et ainsi les partenaires n'auraient plus à négocier et renégocier sans cesse les térmes de leur relations ? ... 1+1=3 , une équation du paradis pérdu PapaMamanBébé fusionnés en une seule entité métapsychique . Oui quel phantasme séduisant en sa splendide totalité spirituelle . Mais voilà que Bébé qui incarne le 3 au sein du couple , viend en naissant faire éclatter le mérveilleux systéme . Et oui ! l'enfant réel détruit par sa naissance l'enfant total , l'enfant révé , l'enfant dieu en lequel chaque membre du couple Papa-Maman croyait pouvoir se reconnaitre , se retrouver . 1+1=3 est un phantasme totalitaire qui fut trés bien représenté par le peintre Gérome Bosch en ses tableaux où l'on voit le couple Edenique enfermé en un oeuf translucide rose . Mais le bel oeuf finit par se briser et alors le monde s'impose implacable et apparait l'enfer qui viend en détruire l'illusion essentielle .
RépondreSupprimerLa relation amoureuse doit être sans cesse réinventée par les partenaires , ou alors elle cesse d'exister . IL n'existe aucune réponse magique .
Votre commentaire, Marine, m'a d'abord fait penser à la "valse à trois temps" de Jacques Brel, sauf que, si le troisième '1' peut être l'amour ou la danse, il peut être aussi l'amant (thème cher à Brel).
RépondreSupprimerPuis il m'a fait penser à la petite théorie bien personnelle que je m'étais bâtie après mes expériences, observations chez les autres et la lecture de "L'art d'aimer" :
écrire l'amour avec un 'H' plutôt qu'avec un 'A'.
Chacun des '/', '\' ou '|' de ces deux lettres est un des amoureux et ils se tiennent par la main, ce qui est représenté par le '-' entre les deux.
Voilà donc deux couples 'A' et 'H' qui marchent côte à côte, main dans la main.
Dans le 'A', ils s'appuient l'un sur l'autre et, ce n'est déjà pas facile d'avancer dans cette position, en plus, si l'un tombe, l'autre tombe aussi.
Dans le 'H', ils se tiennent toujours par la main, mais chacun bien debout, autonome. Ainsi, si l'un tombe, l'autre peut l'aider à se relever.
Je trouve donc le 'H' beaucoup plus équilibré et qui n'empêche pas de s'aimer, au contraire. Il y a toujours le '-' qui représente aussi ce qui les unit.
Très beau le commentaire de Boulezail ! Bravo.
RépondreSupprimer1+1=3. Zoé l'interprète mal. Le 1 de plus ne représente pas la fusion mais le + qui provient de la synérgie.
C'est à la fois le garant de la différence entre les 2 êtres et l'énergie qui se dégage, en plus, de l'énergie de chacun.
C'est un plus, un vrai plus,comme le '-' de boulezail (qui n'est pas un 'moins' mais un trait d'union).
Décrire l'Amour ou l'Hamour consiste à en manifester des angles de vue.
Je ne pense pas qu'il existe une définition complète de l'Amour si ce n'est celle d'un Dieu, Père, Créateur accompagné de son Fils qui se donne pleinement.
Je me plais à chercher à construire l'Amour avec mon épouse depuis 25 ans. Ca n'est pas tous les jours faciles (pour elle comme pour moi) mais nous conservons en commun la certitude que nous pouvons y arriver et que le Bonheur ne saurait venir d'ailleurs.
Bon Noël à chacune et chacun.
Dy
C'est toi qui ne comprend rien à ce que je dis , Anonyme . C'est normal , ça fout la trouille .
RépondreSupprimerJe ne réexplique pas Dy , nous ne sommes pas dans la même vision , pas dans la même symbolique . De toutes façons je ne crois pas aux équations ou aux recettes du bonheur . Je pense que sans cesse il faut sortir des schémas inconscients , de la reproduction des modéles archaïques qui sont des carcans , des prisons intériorisées . IL faut sans cesse réinventer la relation . Rien n'est acquis dans une relation amoureuse sauf peut-être les mauvaises habitudes . Les traits d'unions peuvent devenir des barreaux , des barriéres , des piques ... Non , pas de recette , pas de modéle . La répétition est à mon avis ce qu'il y a de pire .
RépondreSupprimerJe me demande si cette sculpture représente l'amour, ce que j'ai longtemps cru, ou autre chose ...Elle se trouve sur le chapiteau représentant la crucifixion de Pierre : crucifié la tête en bas, pour ne pas l'être de la même manière que Jésus, mais aussi pour avoir le visage tourné vers le ciel.
RépondreSupprimerHélas, cette sculpture de la petite église romane de Montsaunès a été abimée et a perdu son visage.
Le geste de la main me rappelle celui de Marie dans les scènes de visitation.
http://www.flickr.com/photos/aliennor/4342658367/in/set-72157607109609760/
la méditation, c'est top pour s'occuper de soi, aller mieux ..j'y crois et je pratique aussi bien que je peux, avec modestie! ma question: le désir d'aimer et d'être aimée, (je l'appelle le syndrome de Philémon et Baucis pour le tenir un peu à distance mais il est très attaché à moi!), d'être dans un vrai couple (ça existe ..Another Year de Mike Leigh en montre un magnifique), est-ce une pensée, un sentiment (une sensation d'estomac noué, c'est sûr!)que l'on peut ramener dans le flux du fleuve sur la rive duquel on se trouve comme un événement, un bruit, pas la vérité..?? L'accepter avec sérénité? ça ne marche pas TB .. J'imagine qu'il y a d'autres désirs poignants, celui d'enfant, celui d'accepter sa maladie mortelle, etc ..
RépondreSupprimerMerci pour vos réponses !
"Aime-moi moins, mais aime-moi longtemps" est aussi la dernière phrase d'un très beau film, "Les chansons d'amour", qui traite du deuil de l'être aimé, mais aussi de la monotonie qu'est l'amour, et parfois même de l'imbrication de ces deux thèmes. Je vous le recommande chaudement.
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