
Lorsque Marie-Madeleine se rend auprès de la tombe de Jésus, le jour de Pâques, elle le prend d’abord pour un jardinier avant de le reconnaître, ressuscité d’entre les morts. Alors qu’elle se jette à ses pieds, il prononce les célèbres paroles : " Noli me tangere " (Ne me touche pas).
Je pense souvent à ces mots de Jésus, revenu des plus grands des traumatismes - la torture, l’agonie et la mort - lorsque je rencontre des patients ayant eux aussi survécu à des traumatismes (violences, guerres, attentats) et lorsqu’ils me racontent comment ils se sentent fragiles, et différents des autres, au point d’avoir du mal à les côtoyer, à partager leur quotidien. Tant ils se sentent vite agressés, violentés, par de tout petits détails et maladresses...
Et je ne connais pas de peinture de cette scène plus émouvante que la fresque de Fra Angelico, qui se trouve dans l’une des cellules de moines du couvent San Marco, à Florence.
J'aime aussi Fra Angelico. En ce moment, à Paris, au musée Jacquemart-André, on peut admirer une très belle expo consacrée aux peintres primitifs italiens. Quatre œuvres de Fra Angelico y sont exposées. Dont trois qui viennent justement de l'église San Marco.
RépondreSupprimerChaleureusement
Joëlle
Cher Christophe André,
RépondreSupprimerJe ne sais pas quel est votre chemnin spirituel mais la lecture de vos livres et une rencontre à l'hôpital Sainte Anne me donnent à penser que le Christ a une place de plus en plus grande dans votre vie. Votre nom lui-même ne peut-il pas se traduire l'homme (André) qui porte le Christ (CHristophe. Vous savez sans doute l'importance du nom dans la mystique juive.
J'ai visité à deux reprises le couvent San Marco; il n' y a rien de plus beau; Je suis pour ma part plus touché par les Annonciations et les Crucifixions.
Merci pour vos livres et votre travail.
Et merci à vous tous pour ces commentaires éclairés !
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerCe matin, j'ai lu votre post (14/09/2010), j'ai failli ecrire un petit mot pour vous remercier d'ecrire meme quand vous n'etes pas en forme mais je ne l'ai pas fait, et puis je suis allee visiter le monastere de San Marco a Florence. A priori, je ne suis pas une tres grande fan de fra angelico et la figure de jesus ne me parle pas; je ne suis pas catholique. Et puis je rentre dans la premiere cellule, je vois cette fresque Noli me tangere, j'ai un court vertige, une sensation d'enfermement, je continue ma visite,et puis je me suis souvenu que j'avais vu cette fresque associee a un de vos posts et qu'a l'epoque ca ne m'avait pas touche et je ne comprenais pas du tout ce que vous trouviez a cette fresque. Pour moi, ca n'a rien a voir avec jesus ni marie-madeleine, j'y vois autre chose, mais que cette fresque soit emouvante, oui, maintenant, oui, je vous comprends. Je suis sorti du monastere, je me suis assise et j'ai pleure.