
À l’anniversaire des 50 ans de mon ami Étienne, il y a quelques années. Grande foule de proches et d’amis dans son jardin, ce dimanche après-midi de printemps. Ses enfants lui ont organisé quelques épreuves, des tests d’aptitude pour "voir s’il est resté jeune"… Parmi celles-ci, figure une épreuve d’adresse : il doit essayer de marquer un panier de basket de dos, les yeux bandés.
Il se prête de bonne grâce à l’épreuve, pas du tout intimidé par les regards ni par les plaisanteries : il se tourne, se laisse masquer, et poum ! du premier coup marque le panier.
Tonnerre d’applaudissements, et les épreuves continuent pour lui. Assis sur l'herbe, je reste dans mon coin un instant, pour digérer l'événement : je suis perplexe et impressionné. Je sais qu’il joue parfois au basket dans le jardin avec ses fils. Mais tout de même ! C’est pour moi le panier de l’estime de soi (celle d’Étienne est haute et stable). Il a pris l’épreuve pour ce qu’elle était : un jeu, pas un examen critique où on allait juger sa valeur, son étoffe. Son bras ne tremblait pas, son cœur ne palpitait pas, mais il s’est tout de même concentré pour essayer, parce que ça l’amusait. Et ça a marché.
Je me souviens que nous en avons reparlé quelque temps après. Il était presque étonné que je m’étonne et que j’admire son geste tranquille. Pour lui, c’était un non-événement, juste un souvenir amusant, un coup de chance.
Mais non, ce n’était pas que de la chance. Je me suis souvenu alors de cette interview d’un sportif, lue je ne sais où. Ce devait être un joueur de tennis ou de golf, ou peut-être le buteur d’une équipe de rugby. Il disait en susbtance : «Plus je m’entraîne, plus j’ai de la chance.» Étienne est surentraîné en matière d’estime de soi : il se respecte et s’amuse des épreuves de la vie.
mais comment faites vous pour viser si juste
RépondreSupprimerdans l'analyse .... ?
ps : çà se soigne comment l'addiction au blog de Christophe André !!!
surtout ne pas soigner : c'est agréable, et il n'y a pas d'effets indésirables !
RépondreSupprimermerci pour votre soutien.
Ma vision du sport est la même que Churchill ! Quand on lui demandait le secret de sa longévité il répondait "no sport" ! Pèpère il fumait quand même des gros cigares à longueur de journée et il éclusait du whisky comme du petit lait.
RépondreSupprimerMais c'est sûr que si je réussissais un panier de basket ce serait vraiment de la chance, car je ne sais même pas comment c'est !
Mais j'y crois car comme je le dis toujours "C'est en faisant qu'on devient faiseron" !
Merci pour votre blog, c'est un vrai bonheur (pour l'addiction comme le dit Chris)
Chaleureusement
Bonjour,
RépondreSupprimerC'est marrant ce post sur l'estime de soi puisque j'ai moi-même dû faire face, hier, à une situation compliquée de cet ordre :
C'était en cours (sciences sociales). Sans s'y attendre, la prof nous demande de présenter à l'oral le plan d'un thème choisi au hasard, donc d'improviser quelque chose. C'est surtout la gestuelle et le comportement à l'oral qui sont analysés. Panique. Calme mais timide. Me retrouver debout à parler devant un auditoire (certes restraint : 10 personnes environ) sur un sujet que je ne connaissais guère ou qui ne m'intéressait pas plus que ça, ça me paraissait insurmontable. Arrive mon tour, et je suis obligé d'y passer. Ce que j'ai ressenti à ce moment là, c'était cette même sensation que celle qui me bouleversait lorsque, plus petit, je devais sauter du haut du plongeoir dans la piscine devant mes camarades de classe (j'étais alors phobique de l'eau !). Je savais que je ne pouvais pas sauter, mais pourtant il le fallait, tout le monde attendait derrière moi. On se dit alors : "quel monde cruel !" et on y va. Un peu rouge, je me suis donc lancé dans un discours sans queue ni tête mais qui a eu le mérite de faire rire tout le monde. A la prof alors de me rassurer : "tu sais, ce n'est pas pour que tu prennes confiance en toi, mais ce que tu viens de faire n'était pas si mauvais : tu as réussi à faire rire tout le monde !". Cela ne s'est pas si mal passé finalement. Mais, jusqu'à aujourd'hui, le fait de prendre conscience qu'on puisse encore ressentir ce genre d'émotion (moi qui pensais qu'une fois adulte, ce serait fini !) m'a quelque peu contrarié. Un soulagement néanmoins, j'ai relativisé de deux manières : tout est impermanent et finit par passer, et finalement cela ne vaut pas le coup de s'en faire pour si peu ! Je n'aurais jamais réagi comme cela il y a quelques années.
Ah, j'aimerais un jour pouvoir être serein et laisser un peu mon égo de côté, comme cet homme, Etienne.
Pardon pour ce long post.
Merci,
Sylvain.
Pour Sylvain : ne vous excusez pas, elle est très bien votre histoire ! C'est exactement ce que nous encourageons nos timides à faire : se lancer et s'exposer. Les évitements ne nous apprennent jamais rien, les expériences nous enseignent toujours quelque chose (même si ce quelque chose est parfois douloureux sur le moment). Merci de votre témoignage.
RépondreSupprimerEt merci aussi à Chemin du Bonheur (visitez son blog en cliquant).
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RépondreSupprimerle seul souci de l'addiction même agréable, c'est qu'elle se fiche que ce soit le week end!
RépondreSupprimervivement lundi!
J'ai écouté avec grand intérêt l'émission sur la radio RCF ce soir, 5 avril 09.
RépondreSupprimerCette émission m'a donné envie de visiter votre site et de lire vos ouvrages.
Merci à Anonyme, désolé pour les interruptions du week-end, mais nous avons alors mieux à faire alors que tapoter sur nos ordinateurs (même si je rédige ces lignes un Lundi de Pâques...). Et merci à Jacques pour son écoute.
RépondreSupprimerbonjour je tombe sur votre bolg , mise à part , pouvez vous me donner des titres d livre , pour avancer dans l'estime de soi
RépondreSupprimermerci
estque le livre les nourritures terrestres , peut aider , on m'a parlé de livre optimismite , ? lesquesls , merci
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