
"J'épluchais une pomme rouge du jardin quand j'ai soudain compris que la vie ne m'offrirait jamais qu'une suite de problèmes merveilleusement insolubles. Avec cette pensée, est entré dans mon coeur l'océan d'une paix profonde."
C'est de Christian Bobin, le poète, dans une de ses chroniques (Le prophète au souffle d'or, dans le numéro de mai-juin 2010) pour Le Monde des Religions.
Pour ce genre d'illuminations, je vénère Bobin. Parce que, chaque fois que je le lis, il me remet d'aplomb, il me rattache à la douceur et à la profondeur infinie qu'il peut y avoir dans une vie tranquille et ordinaire. Et souvent, comme dans le cas de cette citation, il m'apaise absolument. Accepter que je vais continuer de rencontrer des problèmes merveilleusement insolubles ne m'angoisse pas encore plus, mais m'apaise. Comment expliquer ce truc bizarre ?
Illustration : un petit tableau plein de grâce de Chardin (une sorte de Bobin peintre ?), "Trois pommes d’api, deux châtaignes, une écuelle et un gobelet d’argent". On peut le voir à Paris, au musée du Louvre.
Pour moi c'est évident et je le comprend ainsi : C'est parcequ'on échappe alors à l'impérieuse "nécessité" de réussir à comprendre "tout" . On échappe à l'illusion d'une obligation de résultat . On échappe à la loie de la réussite . On échappe à la tyranie du "Finalisme" . Alors naturellement on se sent appaisée ....
RépondreSupprimerHello,
RépondreSupprimera) ah on est au coeur de la pleine conscience avec cette citation. Autant pour la pratique formelle, pas de souci, c'est juste une question de discipline, autant la pratique informelle, surtout dans les phases de blues est difficile.
b) ça me fait toujours bizarre de voir que même vous qui méditez depuis pas mal de temps finalement, vous avez besoin de piqûres de rappel. Usure ? résistance ?
Bonne pratique à tous !
B.A.
Cela est appaisant parceque la tyranie du devoir de résultat disparait . Lorsque j'étais petite , à l'école j'adorais apprendre , je m'interessais beaucoup à découvrir . Mais , petit à petit les profs , les parents , avec leur imperieuse tyranie de performances et de résultats m'ont complétement écoeurée de l'école et alors j'ai arrétée d'apprendre et je me suis réfugiée dans l'imaginaire absolu pour échapper à leur connerie "finaliste" morbide putride mortifére totalitaire trotionnaire et merdique (bon c'est peu comme insultes mais voilà...)Merci à eux . Je les hais pour toujours !!!!!
RépondreSupprimerBonjour Christophe,
RépondreSupprimerLes problèmes sont solubles à l'instant présent.
Mais lorsque nous sommes encore dans le passé ou déjà dans le futur, ils sont en effet insolubles.
C'est ce qui permet à Christian Bobin, en épluchant une petite et anodine pomme de son jardin, parmi les gestes les plus simples et épurés de la vie, de rejoindre l'enchantement du monde.
Toutes les pensées ont enfin laissé place à un océan de paix et de "présence pure".
Merveilleux Christian Bobin et merveilleuse journée à tous.
OH ! La sérénité d'être débarassée du "Travailler plus pour gagner plus !"....
RépondreSupprimerOUI ! Un océan de paix et de contemplation de la beauté du monde lorsqu'enfin on échappe à cette stupidité morbide du culte de la réussite . Alors vivent les merveilleuses quéstions insolubles qui vollent telles de jolis papillons en mon ésprit réveur . Et les réponses qui y fleurissent ... C'est champêtre quoi ! ....
Voilà une question existentielle qui m'intéresse beaucoup,car c'est toute ma recherche de vie.Maintenant que j'ai trouvé ma vérité ? dit-on ? Je dirais que tout s'explique,que rien n'est insoluble pour nous mêmes,( si l'on ne craint pas la folie...et qu'on la dépasse.)Si, ça l'est,c'est lorsqu'on se heurte aux choix inconscients des autres, mais alors, c'est bien ainsi, pour préserver l'individualité et la diversité du monde.(on peut quand même les influencer de notre être et les soutenir dans leurs propres recherches,c'est déjà fantastique)
RépondreSupprimerJe ne sais pas si je suis claire,c'est la conclusion d'un long cheminement personnel que je peux expliquer de A à Z.
Bonjour Alexandre et monsieur le "maitre" de ces lieux.
RépondreSupprimerLe passé n'est pas un problème, à mon avis, c'est une matière à réflexion, un socle pour le présent qui le supporte d'autant mieux qu'il est étudié et positivé.
L'avenir...est à venir...quelle magie du tout possible § Comme j'aime la vie à venir,je l'attends, je l'espère et l'aspire, merci....
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RépondreSupprimer"la douceur et à la profondeur infinie qu'il peut y avoir dans une vie tranquille et ordinaire" c'est très joli ça ! Et moi c'est pour ça que je viens ici me promener presque quotidiennement. MERCI
RépondreSupprimerC'est ce que j'appelerais le lacher prise..se laisser enfin tomber...c'est un peu l'impression du moment; je ne sais pas où je vais tomber; est ce que je vole ou suis je en chute libre? je ne cherche pas , je sais que mes mains ont laché, c tout.
RépondreSupprimerComprendre qu'on y peut rien, que les choses nous échappent, qu'elles n'ont pas besoin de nous, qu'on n'a besoin d'un rien pour ressentir le tout..On peut souffler ds un grd ouf!
Et surtt la carapace se brise.J'ai passé tellement de temps à chercher des réponses, à trouver ou retrouver..je sais que cela m'a donné de la force mais au détriment de la douceur. J'en manque à donner comme à recevoir..et c vrai que lorsqu'on lit C. Bobin, il y a là comme des retrouvailles avec l'enfance et son regard innocent, pur et doux sur ttes choses.
Bonne journée
J'ai épluché tant de pommes et compris si peu de choses...je ne suis même pas sûre d'avoir compris ce qu'il fallait comprendre...
RépondreSupprimerEn tant que chercheur en physique, j'ai compris un jour que jamais nous ne connaitrons Tout. Plus on étudie, plus on découvre notre ignorance. Alors laissons d'un côté cette Vérité Absolue, si inaccessible dans son ensemble, et contemplons la somme des connaissances que l'on empile comme des images au fond d'une grotte (Platon bien sûr). C'est alors que l'on comprend que l'on peut prendre le temps de respirer un bon coup, d'arrêter un moment de courir pour aller on ne sais où ! , de vivre quoi !
RépondreSupprimer@ Zoé
RépondreSupprimerChère Zoé,
Lorsque vous prenez des photos de fleurs par exemple, votre esprit est totalement absorbé par la beauté de l'instant présent, alors la violence que vous avez reçue lors de votre éducation, de votre vie dans la rue, la violence ressentie par votre corps ne sont plus présentes, seul l'instant EST.
De même, vous ne pensez pas au futur de façon négative. De toutes façons, à quoi cela vous servirait-il de penser de cette façon-là? Mieux vaut peut-être tout simplement garder foi (pas au sens religieux) dans la Vie, et dans la source de toute chose, source de Jouvence qui vous fait renaître à la Vie.
@ Ver00
Chère Véronique,
Au fond de la boîte de Pandore, il reste encore et toujours l'Espérance.
Très belle journée à toutes deux.
Zoé, vos commentaires me parlent beaucoup. Etre paisible parce qu'on ne s'inflige plus d'attentes qui nous dépassent. C'est exactement l'impression que j'ai moi aussi en lisant cet extrait de texte. Par contre, ce qui m'intrigue, c'est que dans cet état de sérénité, étant plus concentré sur l'existence, la présence, et moins connecté aux mouvements et contraintes quotidiens, je ne saurais pas dire si l'on s'est reconnecté à la vie ou si l'on a un peu pris ses distances. (Je ne suis pas sûre de m'exprimer clairement là, en plus...).
RépondreSupprimerDans la citation, le moment qui m'a frappée, c'est "que la vie ne m'offrirait jamais qu'une suite de problèmes merveilleusement insolubles", et surtout le verbe "offrir", parce qu'il présenter comme un don les vicissitudes de la vie. Un don, on l'accepte, c'est gratuit, et ça fait plaisir.
@ Alexandre et Monochrome : Je me suis trouvée une phrase un peu étrange sans doute pour les autres personnes si je l'énonce , mais elle m'aide bien , la voilà : ....
RépondreSupprimer"La VERITE est dans L'ABSCENCE".
Voilà ! Cette phrase m'aide bien . IL faut la lire dans un sens poétique , pas réaliste ...
Je veux dire : Ouverture , abandon , envol , voyage , don , naissance , accouchement , Là où LA QUESTION offre l'ouverture à une infinité de réponses vraies ... Alors au lieu de dire tous ces mots , je dis "L'ABSCENCE" ...
Réflexion faite, je pense quand même avoir compris quelque chose..."il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux..." (cf l'Ecclésiaste, chapitre 3), et je dirais...un temps pour soi, un temps pour les autres, un temps pour réfléchir, un temps pour agir, un temps pour aider, un temps pour demander de l'aide...tout comme on ne met pas son argent dans un seul panier, j'essaie de partager mon temps. Sans doute pour vous docteur, il existe un temps pour soigner, un temps pour méditer et se ressourcer.
RépondreSupprimerMerci encore à vous docteur, et à toutes les personnes qui laissent ici leurs réflexions/pensées/impressions...
Bon week end. (et réjouissons-nous de nos oeuvres, grandes ou petites :) )
Ces mots d'un autre (Christian Bobin aujourd'hui)personne admiréé-aimée, proche ou inconnue, nous confortent dans l'idée qu'on peut être fier de notre bohneur tout simple,ordinaire. Cela est décontractant, on peut se réjouir alors davantage se relacher, goûter le plaisir de l'instant.
RépondreSupprimerDomi
Pour le dire autrement ...
RépondreSupprimer"La VERITE est dans L'ABSCENCE" parceque l'abscence permet l'infinité des présences qui sont LE PRESENT . Lorsque je dis L'ABSCENCE je pense à cet hirondelle que j'avais ramassée et gardée entre mes mains quelques instants ... puis je l'avais relancée vers le ciel et elle avait repris son vol brisé un instant sur le sol ... Alors en me souvenant de mes mains ouvertes ... de son envol ... je dis , la vérité est dans l'abscence qui lui permet son envol et sa présence à moi lorsque je vois une hirondelle qui volle ...... Voila , c'est simple en fait .
La pomme de Bobin, la madeleine de Proust...Le blog de Christophe André...
RépondreSupprimerTout dans le présent nous ramène(peut nous ramener) à notre présence au monde, à notre propre vie!
S'en tenir écarté est dure, si dure...
Ca vaut vraiment la peine d'accepter la présence étonnante, parfois déconcertante, mais tellement forte de cette vie en nous!
De faire cet effort en confiance...
C'est à la confiance qu'on confie les ans.
RépondreSupprimerAlors là, Dr André, vous m'épatez. Si on vous annonçait que vous alliez prochainement vous retrouver à la rue et perdre à tout jamais votre famille, et que ce "problème merveilleusement insoluble" vous "apaise absolument", vous auriez vraiment atteint une sagesse infinie.
RépondreSupprimerMon expérience dans ce monde hyper-matérialiste, c'est que lorsqu'on est capable de vivre heureux avec peu de choses, on suscite tellement d'envie et de haine de la part de ceux de votre entourage qui travaillent comme des fous pour se payer de beaux meubles, de belles maisons, de belles autos, de belles vacances, de belles études pour leurs enfants, etc, que, si on ne trouve pas des semblables (extrêmement rares) avec lesquels s'associer et se (faire) comparer un peu, on est condamné à l'ostracisme, la solitude, la démence, à une mort certaine, du moins en tant qu'être humain actif dans la société. Comme s'il ne devait y avoir aucune demi-mesure entre un consommateur invétéré et un ermite sur sa montagne. Quel merveilleux problème insoluble, n'est-ce pas ?
Et ça, ce n'est que mon cas, bien égocentriquement. Que dire des parents qui veillent sur leur enfant leucémique qui n'a pas reçu de soins à temps pour des raisons administratives ? Des gens qui ont tout perdu, même des proches, dans une catastrophe naturelle ou industrielle dont on a préféré sous-estimer l'ampleur pour des raisons de coûts en logistique ?
"Comment expliquer ce truc bizarre ?", tout simplement parce qu'il faut faire attention à ne pas confondre petits soucis ordinaires avec les vrais "problèmes insolubles".
Autre bizarrerie, justement hier, une amie m'a dit que tout problème a une solution.
Cela dit, si un lâcher-prise momentané est nécessaire pour "identifier les choses qu'on ne peut pas changer", c'est pour retrouver la force de continuer à se battre pour "les choses qu'on peut changer".
Faut que j'épluche une pomme ! Peut-être que je comprendrai ce que Christian Bobin a compris !
RépondreSupprimer"Si le problème a une solution, il ne sert à rien de s'inquiéter. Mais s'il n'en a pas, alors s'inquiéter ne change rien" Proverbe tibétain
RépondreSupprimer@ VerOO
RépondreSupprimerChère Véronique,
Au fond de la boîte de Pandore, il reste l'Espérance. Et l'Espérance est trompeuse comme l'écrit si justement André Comte-Sponville.
Nous désirons ce qui nous manque, nous nous ennuyons de ce que nous avons obtenu pourtant parfois après des années d'Espérance.
Et déjà, dans l'Antiquité, certains philosophes nous conseillaient pourtant : de s'astreindre à vouloir que de ce qui dépend seulement de nous.
Que pouvait Christian Bobin face à la maladie d'Alzheimer de son père, à part espérer que les chères infirmières de Christophe André seraient humaines avec l'homme qui l'avait fait grandir en Vie, et lui rendre visite quand il le pouvait.
Et rester dans la présence pure de l'arbre en face de la fenêtre de sa maison.
Que fait le docteur Rieux, dans la Peste de Camus, face à l'absurde et à l'injustice, à la mort d'un enfant? Il fait BIEN son travail, il remonte sa pierre avec Conscience et attention, comme dans le mythe de Sisyphe.
Voilà ce qu'enseigne peut-être bien : éplucher une pomme du jardin avec attention.
Bonne soirée à vous.
Toto vient de passer son bac, et aujourd'hui c'est l'épreuve des sciences physiques. Son papa lui demande :
RépondreSupprimer- Alors Toto, comment c'est, cette épreuve de Physique ?
- Super, papa, c'est un problème merveilleusement insoluble, en tout cas pour moi. Mais qu'à cela ne tienne, j'ai médité et ai trouvé une réelle paix profonde dans mon coeur pendant les trois heures que l'on nous a données pour solutionner le problème. D'ailleurs je trouve que nous vivons sous une tyrannie des performances et des résultats. Il faut accepter et s'émerveiller que nous ne puissions pas trouver des solutions à des problèmes qui nous dépassent.
- Hé ben Toto, tu m'en apprends tous les jours... Mais au moins admets que tu parles pour toi...
Sorry, Dr ANDRE, d'avoir poussé le bouchon un peu loin même si je pense entendre votre message.
Bonne soirée à vous et à tous.
Je ne pense pas que cette citation parle d'une contemplation passive, éternelle, des problèmes "insolubles". Je la lis plutôt comme une manière d'acceptation de ce qui nous est offert. Un peu à l'image de ce qu'écrivait, plutôt stoïquement, Simone Weil dans ses cahiers :
RépondreSupprimer"Le désir fait souffrir car on désire ce qu'on n'a pas. [...] Quand on perd quelqu'un, on souffre que le mort, l'absent, soit devenu de l'imaginaire, du faux. Mais le désir qu'on a de lui n'est pas imaginaire. [Or] si l'on descend en soi-même, à la source du désir, on trouve qu'on possède exactement ce qu'on désire. Par exemple, si l'on désire tel être, que la mort nous a enlevé, on désire un être particulier, limité ; c'est donc nécessairement un être mortel, et on désire cet être-là, cet être qu'on a rencontré tel jour, qui nous a procuré telle joie, etc., bref, cet être qui est mort, tel jour, à telle heure. Et on l'a - mort. De même si on désire de l'argent, on désire une monnaie (institution), quelque chose qui ne peut être acquis que dans telle ou telle condition. Donc on ne le désire que dans la mesure où... Or, dans cette mesure, on l'a. La souffrance, le vide sont en de tels cas le mode d'existence des objets de notre désir. Qu'on écarte le voile de l'irréalité et on verra que ces objets nous sont donnés ainsi. Quand on le voit, on souffre encore, mais on est heureux."
Cet extrait peut sembler un peu hors du sujet, mais pourtant j'ai la même sensation quand je le lis que lorsque je lis la citation que M. André nous propose aujourd'hui. Avec chaque problème va, bien évidemment, le désir qu'il soit résolu. Mais deux attitudes sont possibles vis-à-vis de ce désir : une attitude de pleine souffrance, de lutte contre tout, de crispation sur des choses qui peut-être ne dépendent pas de nous ; et une attitude plus sereine, où l'on accepte l'insoluble comme étant l'inévitable verso de la vie.
@Christophe André
RépondreSupprimerCe que j'apprécie beaucoup chez Christophe André, c'est sa capacité à vénérer des êtres humains imparfaits.
C'est une richesse intérieure et essentielle que nul événement de sa vie existentielle ne pourra jamais lui dérober.
Bonne soirée à tous.
@ Alexandre, mais je sais bien que le travail consciencieux est le meilleur accomplissement d'une vie.Nous en sommes convaincus,et sommes dans la Vérité objective.
RépondreSupprimerQuand à refuser l'insoluble de la vie, je l'ai fait ;crise d'inconscience subjective.Jusqu'à trouver ma vérité, celle qui répond à toutes mes questions,pour moi, il n'y a plus d'insoluble, parce que je n'en voulais pas.Ou, s'il y en a encore,il ne m'intéresse pas,j'en sais assez pour être satisfaite, et je le suis.
Vous parlez d'imperfection,Alexandre, mais qui peut en parler, au nom de quel repère de perfection ? Conscient ou inconscient ? Si l'on aborde l'inconscience,qui contient l'avenir de notre conscience,(qui contient tout ce qui n'est pas conscient d'ailleurs,quelle pioche !) Tout devient flou, et la perfection nous échappe,elle est en devenir.
@ Ver00
RépondreSupprimerOui Véronique, la quête de la perfection est une puissante illusion.
Lorsque nous acceptons enfin que nous sommes des êtres humains imparfaits, nous cessons de voir la paille dans l'oeil de notre voisin et nous distinguons enfin la poutre dans le nôtre.
C'est cette présence de divinité en l'homme qui est vénérable, et c'est à cela que se connecte Christophe André, dans la lecture de Christian Bobin, André Comte-Sponville, Jules Renard, Matthieu Ricard, etc.
Il sait bien au fond de lui que ces hommes sont des êtres imparfaits mais ce qu'il vénère en eux c'est cet élan vers le bien, vers l'absolu et le silence.
Avant, je pensais, pourquoi Christophe André admire-t-il des êtres imparfaits, c'est ridicule. A présent, je peux faire le chemin pour essayer au moins de comprendre...et de ne pas rendre ses mots dérisoires... et de les respecter.
Bonne nuit apaisante à vous, pour un jour nouveau, demain.
Merci à tous, pour ses mots pleins de tendresses, de vécus, de souffrances aussi, notre lot d'humain.Car Boulezail,je sais ce que voulez dire...j'ai cette lucidité pénible qui me fait voir le noir du monde aussi, ainsi que son blanc..le monde est magnificence et horreur en même temps,2 extrêmes de sa définition existentielle, si nous n'en parlons pas toujours, c'est que ça nous est pénible, alors nous reléguons en pays inconscient, poubelle pratique.
RépondreSupprimer@ Alexandre, au moins faisons un essai, de notre vie, comme d'autres font un doctorat, voir si c'est à refaire ? A moins que vous n'ayez fait les 2 ? Faites de beaux rêves, propulsants le lendemain toujours plus loin ,avec ou sans embûches, c'est mon avis.
RépondreSupprimerEt déjà, dans l'Antiquité, certains philosophes nous conseillaient pourtant : de s'astreindre à vouloir que de ce qui dépend seulement de nous.
RépondreSupprimerphrase prise à Alexandre ;
c'est étrange ce lien entre la phylo et la psychologie . C'est typiquement une phrase de psy de nos jours ça!
Je suis aussi d'accord que quand on arrete de vouloir être parfait on est plus heureux et c'est d'ailleurs le titre du livre de notre "hote" qui m'a conduit ici!
je n'ai pas un vécu aussi complexe à raconter... mais je vous lis avec attention! merci de nous faire partager vos réflexions.
La perfection ne nous apprend rien . Ce sont les imperfections qui nous permettent de progresser ... Pourquoi ? ... Parceque cette imperfection est LA PORTE ...
RépondreSupprimer@ Lalie J,en complexité de vie, je suis experte.D'abord, je suis soignante,puis malade mentale,incurable parait -il ? Aussi, je me méfie de moi.Surtout depuis que je ne suis pas soignée, mais, c'est aussi un challenge, chacun prend ses risques de vie. Il y a la vie, et mon " à vie"...qui ne déranger s'il prouve.Je me sens au confins de la conscience et de l'inconscience, à limite.Pour prouver que la science est une étape entre deux.Bipolaire, je suis, quand même en train de grandir une clientèle infirmière sans pilule.
RépondreSupprimerLà, je préviens, ça surprend....je vais partir dans une décortication du langage, qui n'est qu'un résultat de notre inconscient.(qui m'aime, me suive, c'est hard ).Je retiens la syllabe "con", qui sort de la science.Je l'aime celle là, car,j'ai une définition de la connerie humaine ,bon; c'est pas le débat,mais j'aime l'association ,pour ceux qui aiment les mots, à con naissance.Là, on est au cœur de l'intelligence, la vraie,de la vérité existentielle, la plus difficile à connaitre.Les connaissances actuelles ne sont qu'actuelles, sans vouloir tout remettre en cause, je permets un agrandissement...Par contre, c'est là, que la folie guette, et qu'il faut être vigilant,toute route vers la sagesse est semée d'embûches de folie.
Être folle un jour, n'est pas être folle toujours...Qui la craint pas, peut la maitriser.
Le " con " est un intelligent inconscient,il rallie comme un diapason tous les esprits, aussi il n'est pas si con que son nom veut le dire.
Pour être sage, revenons au sujet; les philosophes antiques se méfiaient du destin...alors, c'est qu'ils étaient des philosophes de pacotille.
Qui la craint, ne peut la maitriser. Pardon.
RépondreSupprimerLa semaine dernière, j'assistais aux obsèques inter-religieuses d'une petite fille de 3ans dont la maman - une amie - est asiatique, bouddhiste-athée comme moi(le bouddhisme n'étant pas à vrai dire une religion) et le mari catholique. Il y avait donc sur place un moine bouddhiste et un prêtre catholique.
RépondreSupprimerLa cérémonie commença par des psalmodies méditatives dans la pure tradition bouddhiste, psalmodies en l'occurence incompréhensibles pour nous-mêmes car ce n'est que de la phonétisation du texte original en Sanscrit où le nom du vénéré Bouddha revient à maintes reprises.
Puis vint le tour du prêtre catholique qui nous lit la prière de la Paix d'un certain St François d'Assise et j'ai retenu cette phrase : "Seigneur apprends moi à pardonner, à consoler plutôt qu'à être consolé..." Il a conclu la prière en disant que Dieu n'a jamais voulu la mort de la jeune défunte, et qu'au contraire le Christ, de par son humanité, s'est penché sur la souffrance de la très jeune défunte qui est maintenant à ses côtés.
J'y crois, j'y crois pas ? Devant la souffrance insoluble de la famille, l'Espérance est née, peut-être, j'espère...
Bonne fin de semaine à tous.
l.n
@ Lalie J.
RépondreSupprimerC'est le philosophe stoïcien Epictète, né esclave, qui disait : "le malheur de l'homme vient de vouloir ce qui ne dépend pas de lui".
Vous voudriez être aimé par cette femme, et vous ne l'êtes pas, vous voudriez être riche et célèbre et vous ne l'êtes pas, vous voudriez qu'il y ait moins de violence en ce monde et vous êtes impuissant face ne serait-ce qu'à la violence au sein de la famille et du travail...
Ce qui dépend de nous Lalie et ce qui ne dépend pas de nous.
Bien sûr vous pouvez essayer de séduire cette femme, de lui envoyer les plus beaux poèmes qui soient, les plus belles fleurs, les plus belles pensées, mais elle en aime un autre.
Bien sûr vous pouvez essayer de réussir professionnellement, mais hélas les portes se ferment...
En revanche, vous pouvez choisir d'aimer qui vous aime plutôt que de perdre votre temps et votre esprit à aimer qui est indifférent à vous.
Vous pouvez choisir de bien faire votre travail même s'il ne vous permet pas d'être riche et célèbre, vous pouvez choisir d'aider votre prochain à travers un engagement lucide dans le milieu associatif, etc.
Vouloir un peu plus ce qui dépend de nous et un peu moins ce qui n'en dépend pas.
Sénèque, autre philosophe stoïcien (ancien précepeur de Néron) écrivait des lettres à son ami Lucilius (publiée aujourd'hui sous le titre "Apprendre à vivre").
"A y bien regarder, l'essentiel de la vie s'écoule à mal faire, une bonne partie à ne rien faire, toute la vie à faire autre chose qu'il faudrait faire".
Bon we, vécu pleinement et à faire ce qu'il faut, à vous.
Mon dernier commentaire ne veut pas dire grand chose,désolée .Expliquer comme vous le faites,Alexandre,j'entends ce que veulent dire ces philosophes.
RépondreSupprimerMoi aussi, je viens partager ici des instants "ordinaires" de grâce.
RépondreSupprimerDommage qu'il soit si difficile de mettre en pratique ces leçons qui sont si belles et parlent tellement à notre coeur! Mais je m'entraîne...
Merci à tous, pour ce partage!
Je me souviens que je voulais dire que notre conscience n'était pas suffisamment grande pour résoudre les problèmes existentiels,et c'est dans l'inconscience que les solutions sont à chercher,mais, c'est difficile,à rendre fou ? Car, on s'éloigne des repères conscients intelligents et sages.
RépondreSupprimerAu moins,ce commentaire de trop,va remonter ma vigilance et me rendre plus humble,ma lutte mentale est loin d'être terminée.Je ne capitule pas,et ne minimise pas, mais je suis septique,vais je réussir sans traitement ? Si je garde cette interrogation en moi, peut-être.
J'ai conscience d'être hors sujet et surtout centrée sur moi,je m'en excuse,mais c'est bien que je fasse le point, avec sérénité,et justesse, j'ai besoin du repos de mon âme,éplucher une pomme, par exemple,me serez bénéfique.
Merci pour ce lieu de partage, et surtout pour tant de tolérance...Gardez vous de la folie,elle est passage.
J'ai l'impression, Ver00, que vous cherchez beaucoup à intellectualiser (ce que vous semblez nommer le "conscient"). C'est bien d'intellectualiser, car nous sommes des êtres humains. Mais pour avoir accès à l'inconscient, par définition, je crois qu'il faut cesser d'intellectualiser, justement.
RépondreSupprimerJe crois que c'est par la méditation, c'est à dire l'arrêt momentané de votre concentration, de vos pensées et réflexions, que vous accèderez à l'inconscient : vous orientez votre attention sur votre respiration et la laissez "surfer" sur les pensées qui passent comme des vagues, mais sans vous y arrêter.
Vous avez raison, une activité simple (au début), comme éplucher une pomme, en portant l'attention à ce qu'on est en train de faire, est aussi de la méditation.
@Ver00
RépondreSupprimerVous savez Véronique, souvent ces grands philosophes qui pouvaient expliquer de façon si claire tous les problèmes insolubles des humains, n'arrivaient pas à mettre eux-mêmes, dans leur vie quotidienne, en pratique leurs grands préceptes.
C'est peut-être bien que les plus grands maîtres ne sont pas ceux qui parlent le plus ou écrivent le plus ou qui sont le plus médiatisés (à notre époque), mais des inconnus, ceux qui vous enseignent infiniment : par un geste, un sourire, la façon d'éplucher une pomme, toute la profondeur de l'âme et surtout l'infinie sagesse de vivre.
Les pensées nous entraînent dans des labyrinthes. Car notre cerveau cherche des solutions à des problèmes illusoires. Lorsque l'espace est large entre vos pensées, alors il y a toute la place nécessaire pour vivre l'instant présent, en compagnie de ceux qui vous aiment et que vous aimez.
Votre esprit et votre corps sont alors au même endroit, sinon vous fuyez à travers : alcool, tabac, drogues, achats compulsifs, surinvestissement au travail, passions amoureuses, et parfois même surcommunication (appels téléphoniques, sms, e-mails, msn, facebook, blogs, forums, etc.).
Oui épluchez-la cette pomme, regardez-la, touchez-la, sentez-la, ressentez-la, mais surtout ne la pensez pas trop ! Ressentir plutôt que penser...
Et merci à Christophe André pour cet espace d'échanges et partages.
Pour moi je pense que cela est simple : "problémes merveilleusement insolubles", oui en effet car le fait qu'ils soient insolubles est en effet une bénédiction qui apaise . Chaque vérité sucite de nouvelles interogations qui sucitent de nouvelles vérités qui se développent en buissonnant ainsi à l'infini . Alors viend l'apaisement de comprendre qu'il n'y a pas de finitude , pas de "tout" dont on puisse se saisir , pas d'achévement de l'édifice "univers", pas de but à atteindre ... car la vérité est dans l'abscence . Le Divin se maniféste aux humains par son abscence en leur offrant ainsi les problémes merveilleusement insolubles de la libérté d'être . Par son abscence le Divin m'offre à moi ma présence qui est un probléme merveilleusement insoluble auquel pourtant je trouve sans cesse ma réponse qui est ma présence à moi-même et il en est ainsi de chaque être ... Alors je dis : "oui ! c'est trés simple à comprendre".......
RépondreSupprimerMais tous mes problèmes viennent de trop penser,aussi la pensée m'échappe comme si je lui laissais trop d'autonomie et de place dans ma vie.Si, j'ai déconné sur ce sujet, c'est bien parce qu'il résonne trop en moi ;j'aurais voulu comprendre l'existence entière, trouver toutes les réponses,et en soi, c'est déjà une folie.Mais, j'ai beau chasser cette idée, elle est tenace, heureusement mon travail me satisfait beaucoup et m'accroche à la vie pratique.J'ai encore beaucoup à travailler dans ce sens, merci pour vos échos à mes commentaires, Alexandre et Boulezail, qui somme toutes peuvent effrayer, votre bon sens est revitalisant et votre humanité certaine.
RépondreSupprimer"J'épluchais une pomme rouge du jardin quand j'ai soudain compris que la vie ne m'offrirait jamais qu'une suite de problèmes merveilleusement insolubles. Avec cette pensée, est entré dans mon coeur l'océan d'une paix profonde."
RépondreSupprimer****
C'est ce qu'on appelle le lâcher-prise ; le détachement, l'oubli de soi-même. C'est la clé du bonheur.
Moi , lorsque je n'ai pas le moral je m'écoute un vieux disque de John Lee Hooker et aussitôt ça va mieux ...C'est de la musicothérapie personnelle . J'adore John Lee Hooker et sa musique simple et profonde . C'est le corps même de la musique et ce corps sonore ça remonte le moral .
RépondreSupprimerJ'écoute aussi Lightnin'Hopkins . ça aussi ça remonte le moral comme musique .
RépondreSupprimerAlors, je le prends cet instant de grâce,c'est décidé,je vais vivre comme tout le monde,en sursis sans savoir....C'est ce fichu commentaire de trop....Je ne peux pas demander l'impossible à mon esprit, j'en ai assez dit,trop puisque je tourne en rond dans mon bocal de crane,maintenant,il me faut être dans le faire, puisque mon être pensé est à son maximum.
RépondreSupprimerDonnez la moi, cette pomme,monsieur Bobin,et d'autres encore pour les croquer.
Merci monsieur Christophe André , et bonne continuation.
@ verOO : à mon avis vouloir ne pas savoir et tout aussi absurde que vouloir tout savoir . Décider de "vivre comme tou le monde" ça ne veut rien dire puisque ce "tout le monde" ça n'existe pas . "Demander ... à son ésprit" ?... Mais qui demande quoi à qui ?... IL n'y a pas quelque part un savoir total auquel on pourrait accéder . Il n'y a pas non plus de lieu de l'oubli . IL n'y a pas "la pensée" comme une sorte de mine dont on pourrait extraire des morceaux de pensée qu'on se mettrait dans le crane-bocal . On ne peut pas prendre des morceaux de grace comme on prendrait un morceau de pomme . Ce sont des relations entre les êtres , pas des morceaux de ceci ou cela dont pourrait s'emparer ou qu'on pourrait lacher prise et qui alors s'éloigneraient de nous ... IL y a des relations entre les êtres et ces relations sont de merveilleux problémes insolubles dans le sens de relations à sans cesse réinventer pour qu'elles existent puisque elles ne sont pas des choses dont on pourrait se saisir ou se désaisir , genre : "Je prend un instant de grace ! Je lache prise un morceau de souci !" ça c'est du blabla pseudo-spirituel pour gourous-éscrocs et pour Bobos . Voila , c'est mon avis .....
RépondreSupprimer@VerOO
RépondreSupprimerChère Véronique,
entre Tout et Rien, il y a la douceur de vivre.
Si vous avez atteint le centre du labyrinthe de toutes vos pensées, alors vous êtes dans l'apaisement. Ce qui ne veut pas dire que tout est résolu. Que vous comprenez tout et que tout vous comprend.
Qu'attendiez-vous de Christophe André?
Qu'attendiez-vous de ce blog?
Qu'attendez-vous de Christian Bobin?
Vous pouvez croiser sur votre chemin de vie des êtres humains qui vous tendent la main, vous pouvez trouver de l'humanité dans votre prochain.
Mais si vous attendez le sauveur, j'ai bien peur hélas que vous ne soyez souvent déçue.
"Fais chanter la route, fais chanter le chemin, pour que chaque pas accompli me parle de demain" Rabindranath Tagore.
@ Zoé
Chère Zoé,
"les blablas pseudo-spirituels de gourous-escrocs" ne sont efficaces que chez les personnes en état de dépendance.
Votre liberté d'être vous en préserve bien heureusement.
Bonne fin de we.
D'ailleurs plus que quelques jours et ce sont les vacances de ce blog, non?
@ Alexandre . Oui d'accord , mais çà ennerve parfois , non ? ... De voir pervertir la bonté la beauté ... Mais , ok ! je suis d'accord ! la vérité est au delà de ce genre de c..... Mais parfois GREEEEU ! ! ! ... Quand je pense à ce nombre de séctes qui trompent tous ces pauvres gens affamés de tendresse et de vérités , ça ennerve !!!!!!
RépondreSupprimer@ Zoé
RépondreSupprimerOui Zoé, vous avez raison, il y a beaucoup d'abus en ce monde.
On peut être promené en bateau par beaucoup de personnes. Des petits et des grands gourous, il y en a beaucoup...
Et c'est vrai aussi qu'on est abusé là où se situent nos fragilités, nos vulnérabilités, nos illusions...
C'est comme un homme qui est abusé par une sirène qui n'en veut qu'à son statut social et son argent. Il n'avait finalement qu'à être un peu plus lucide et à s'intéresser davantage à la profondeur de l'âme qu'à l'apparence physique, aux beaux habits, aux belles coiffures, au beau maquillage, etc.
Si vous êtes quelqu'un de reconnu par la société Zoé, alors on s'intéresse à vous, sinon vous n'êtes personne et on vous ignore totalement. Mais comme dit Christophe André, c'est aussi bien d'avoir une vie tranquille et ordinaire!
Ce n'est pas facile d'exister dans ces sociétés individualistes et performantes, mais quand on entend le chant d'un oiseau ou qu'on voit la lumière entre deux branches d'abres, dans une forêt, ça nous réconcilie avec la Vie. Et pas besoin d'être riche et célèbre pour accèder à ce genre d'enchantement. Le reste est bien superficiel et surtout ne donne pas de sens à notre passage sur cette terre (courir pour gagner de l'argent, consommer pour liquider ses angoisses dans les objets, en mettre plein la vue à ses collègues de travail, ses voisins, ses amis, sa famille, etc.).
Mais au final, cela ne remplit jamais le vide. C'est comme un tonneau de Danaïde condamné à ne jamais être plein.
Bonne fin de dimanche à vous.
http://www.slate.fr/story/23355/espece-humaine-extinction-dans-100-ans
RépondreSupprimerCher Alexandre,chère Zoe,
RépondreSupprimerDifficile de dire ce que j'attends,une cohésion de pensées ? Vous l'avez vu,quand je parle trop, il m'arrive encore de "déraper", de partir dans " ma réalité pensive", qui s'échappe de la logique.Ça, je n'en veux plus.Je ne veux plus "me masturber" avec mon esprit, même si c'est jouissif sur le moment; je me crois géniale.Que faut -il faire ? Éviter de trop parler ? Passer aux actes de vie ? Alors, il me faut quitter les blogs,j'y passe mes soirées...Êtes vous soignant psy, Alexandre ? Il y a 7 ans que je travaille sur moi-même,au départ,je faisais de grosses "manies" ou folies comme on l'entend...maintenant, j'en suis à me rattraper quand je commence à délirer,(pas en clientèle depuis que je suis installée seule) il suffit que je laisse passer un temps,et je m'en rends compte...pas simple de se voir si faible, et à la fois forte puisque je réussis à oublier les autres au seul profit de ma pensée qui prétend tout résoudre.Mon cerveau se croit alors unique....quel égocentrisme ! En soi,mais aussi quelle faiblesse mentale en ce monde ! Je serais moins torturée à prendre de la dépamide...mais je ne peux pas, j'en perds mon estime, et donc mon gout de vivre.
Désolée pour le hors sujet,je suis différente de vous, parce qu'en épluchant une pomme, je ne me dis pas que la vie est merveilleuse malgré ses questions insolubles, je me dis que je ne veux pas vivre sans tout comprendre,que sinon la vie est inutile.Et, je me le dis inconsciemment,puisqu'en conscience je sais bien que c'est ridicule, que je ne vais pas sauver le monde.
Je chemine,vais je réussir à convaincre mon inconscient de ma petitesse sur terre ? Trouver d'autres raisons d'exister ? Je le crois, sinon , je ne prendrais pas tant de risques.
Le gout de la pleine conscience, de la conscience, tout court, avec ses petits moments humbles de vie me tire vers ma seule solution,redevenir comme tout le monde,ZOE,voila de quoi passer par ici.Merci.
Je n'épluche jamais les pommes, je les lave bien comme il faut.
RépondreSupprimerLa peau, c'est ce qu'il y a de meilleur(une fois tout insecticide éloigné).
Bref, cela m'evite donc de penser "à la suite des merveilleux problèmes insolubles que pourrait m'offrir la vie"; car très franchement cela me semble plus déprimant que reposant.
Mais je suis encore fort jeune. Peut-être qu'avec l'âge vient la sagesse.
Je vous l'annoncerai quand je le serai ;)
Bonne nuit reposante, il le faut bien pour la nouvelle semaine qui commence dans 1H42 min ;)
@VerOO
RépondreSupprimerChère Véronique,
je ne sais pas trop que vous dire, sinon être là.
Ne vous isolez pas. Restez en contact avec les autres humains. Si écrire sur ce blog ou sur d'autres blogs vous fait du bien, continuez à le faire. Vous ne serez pas censurée par Christophe André qui est un psychiatre très gentil.
Et puis les autres participants de ce blog vous accueillent aussi.
Pour ce qui est de la vie réelle, en dehors des blogs, essayez de reprendre goût à cette vie-là aussi, petit à petit. Il y a des personnes qui vous aiment, c'est tellement merveilleux de leur offrir à vivre votre coprs et votre esprit en harmonie.
Prenez bien soin de vous.
Douce nuit apaisante.
@Cococinelle
La sagesse n'attend pas les années...
@ Alexandre
RépondreSupprimerDécidément Alexandre, vous écrivez des paroles bien sages!
Merci!
Vous êtes tous très gentils...Retrouver la bonté,la compréhension dans la conscience ordinaire ne peut que me faire du bien.Je ne la voyais plus.
RépondreSupprimer@ véro
RépondreSupprimerje ne me dis pas non plus que la vie est merveilleuse avec tout ces problèmes insolubles en éplucant une pomme.....je me régale à l'avance en l'épluchant..et c'est tout! J'ai l'impression que c'est un grand vide sidéral dans ma tête dites donc!!
Le seul moment où une grande anxiété me prend c'est quand je me mets à penser à l'espace et la notion des limites... apres le soleil il y a la Voie Lactée notre galaxie et ensuite il y a d'autres galaxies et ensuite??? et là... l'anxiété arrive!!! voire l'angoisse...^^
mais heureusment je n'y pense pas chaque jour ;-)
Merci, Lalie J, votre humour relativise mes graves pensées.Pensons aussi à la saveur de cette pomme, d'ailleurs, j'en ai bien envie d'une, réellement, c'est un fruit si bon, bien que pernicieux d'après la légende....mais, et alors.....si c'était à refaire ?
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