vendredi 2 avril 2010

Faire pipi


C’est lors d’un débat public (avec Pascal Bruckner, lors d’un Forum Libération à Rennes, sur le bonheur). Une jeune femme me pose la question de la différence entre plaisir et bonheur. Je ne sais pas pourquoi (c’est bizarre ces idées qui viennent à l’esprit en réflexe, sous la pression des regards, de l’urgence, de l’excitation) je parle de faire pipi :
« Lorsqu’on a très envie de faire pipi, c’est incontestablement un plaisir de pouvoir le faire. Mais pas forcément un bonheur. Le plaisir est ainsi plus nécessaire, plus organique, plus bref. Mais il n’empêche pas le bonheur. Par contre, ce dernier nécessitera un acte de conscience : réaliser qu’on a de la chance d’avoir un corps qui marche bien et nous permette de faire pipi. Alors, cela commencera à prendre un petit goût de bonheur… »
Puis, je continue mes explications sur la lancée, rassuré de voir que ma comparaison urinaire ne choque pas le public (au contraire).
Après la conférence, il y a une séance de dédicaces, et parmi tous les petits bavardages qu’elle permet avec mes lectrices et lecteurs, il y a - comme presque toujours – un grand moment : une dame me reparle de l’histoire du pipi.
« J’ai été très interpellée par votre histoire du petit pipi, vous savez pourquoi ? À la suite d’une insuffisance rénale, j’ai été en dialyse pendant des années. Vous êtes médecin, vous savez ce que c’est. Et le jour où j’ai pu bénéficier d’une greffe de rein, j’ai recommencé à faire pipi normalement. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j’en étais heureuse ! Moi, j’ai adoré votre exemple ! »
Et moi j’ai adoré qu’elle vienne me raconter cette petite histoire. Je l’ai un peu questionnée : plus de 10 ans qu’elle vit sans problèmes avec ses nouveaux reins. Je lui souhaité tout plein de pipis heureux pour les années à venir…

Illustration : un livre drôle et bien documenté sur toutes les sortes de toilettes qui existent de par ce vaste monde...

94 commentaires:

  1. Sympa l'histoire du pipi !!
    Bonne journée et joyeuses Pâques !
    D....y

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  2. Bonjour,
    a) je crois que j'aurais été un peu surprise en effet de cet exemple en tant que spectactrice mais pourquoi pas après tout ? cela me rappelle les enfants et leurs questions directes, sans tabous. J'aime bien.
    b) Ce que vous commentez ici, c'est la différence de perception (bonheur/plaisir) autour d'un même fait. Mais on peut connaître une myriade de plaisirs il me semble, en être conscient sans être heureux pour autant (parce que quelque chose de plus fondamental nous manque par ex). ET au contraire, on peut se sentir profondément heureux si un point capital pour nous est comblé (être aimé/aimer par ex). Non ?
    Dommage qu'on ne puisse voir les conf' sur internet !
    Joyeuses Pâques à tous !
    B.A.

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  3. Votre blog, c'est comme le livre dont vous parlez : drôle et bien documenté ! Bonne journée et bonne fête de Pâques...

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  4. Un plaisir solitaire me soulage,
    Un plaisir partagé me fait revivre, me permet d'aimer et de me sentir aimé même dans les moments les plus difficiles, c'est un peu de ça aussi le bonheur au quoitidien...

    Bon WE de Pâques ou bon WE tout court à tous.

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  5. Beaucoup de femmes savent ce que c'est qu'une cystite... Je viens d'en faire une. C'est un vrai bonheur de ne plus avoir mal! Je vais faire pipi et je réalise que je n'ai plus mal et un grand sourire éclaire mon visage! Le bonheur!!! Lol
    J'ai eu le même bonheur après ma césarienne quand on m'a enlever "le tube". Quelle bonheur d'avoir un corps qui fonctionne bien, tout seule et de pouvoir marcher et vivre en dehors d'un chambre d'hôpital!
    Alors les petits plaisirs dont on n'était même pas conscient se transforme en bonheur :-)

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  6. C'est un vrai plaisir de lire vos articles et un petit bonheur au quotidien :)

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  7. Peut-être même pas un plaisir, juste un soulagement.

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  8. A. Akbar et Colonel
    c'est très vrai ce que vous dites du moins çà me parle, mon ressenti c'est que les plaisirs ce sont des anesthésiants d'addiction tjrs générateurs de souffrances plus grandes ,le bonheur c'est quand on est sevré , et les bonheurs partagés c'est ce qu'il y a de plus beau et c'est difficile d'y arriver, on peut tjrs partager des plaisirs sur le mode faire, moments fugaces aux lendemains douloureux, les partager sur le mode être c'est source de bonheur, moments pérennes aux lendemains apaisants

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  9. Bonjour,

    Je suis assez d'accord avec vos niveaux mon Colonel même si, vous en conviendrez peut-être, la limite entre chacun n'est jamais très nette. A ce sujet, votre PS est instructif. La limite la plus nete est entre 1-2 et 3-4-5.

    La distinction plaisir-bonheur m'intéresse assez peu. Aujourd'hui, le mot bonheur est mis à toutes les sauces et finit par ne plus rien représenter. Les "c'est que du bonheur" deviennent des tics de langage assez agacants à mes oreilles.
    C'est pourquoi, la recherche du bonheur ne me parle pas ou plus. je recherche davantage la paix, l'amour, la sereinité, l'unité qui entraine un sentiment exquis : la joie.
    Le plaisir éveille en moi une dimension consumériste. La paix intérieur évoque beaucoup plus pour moi que le bonheur où alors, Christophe, ce que vous appelez bonheur je l'appelle peut-être paix, c'est-à-dire, un état d'être, un état d'ame, ou le plaisir de vivre est intense, où l'on prend conscience de la grâce, où les problèmes de santé, les problèmes de la vie quotidienne ne sont pas niés mais ne prennent pas toute la place, ne nous envahissent pas à tel point de nous caractériser, de nous identifier (je suis malade, chômeur, seul..)de nous resserer sur notre égo. C'est mon chemin, mon travail de tous les jours.

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  10. A monsieur Trivos:
    "C'est curieux cette manière de faire des gens sensibles de remplacer les termes qui coulent sous le sens par d'autres plus " ... dogmatiques !

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  11. Le "bonheur" (la joie intérieure) n'est pas portée par des stimulations extérieures. A contrario, cet état irradie nos petites cellules et apporte un bien être sensible.

    Je ne fuis pas radicalement les plaisirs -même intenses comme l'orgasme.-

    Qu'est-ce que le plaisir a de suspect, sinon son obsession?!...

    Yves

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  12. Toilette de monde. Intéressant. Quand je suis en voyage mes enfants capotent car je vais au toilette souvent car je bois beaucoup d,eau, de thé et de café latte. Comme cela est parfois compliqué de trouver des toilettes, cela ne passe pas inaperçu.

    Tiens, tiens, tout le monde a pause car maman cherche une toilette

    Ils me prennent en photo quand je sors des toilettes pour rigoler et me menacent de faire un scapbook sur mes best of. C'est un pur bonheur les toilettes en voyage car cela nous permet de vivre un moment de grande complicité. Un plaisir qui devient un bonheur.

    Je crois que je vais acheter le livre. Trop drôle

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  13. Justement hier matin, dans une émission pour madames à la maison, une invitée ou animatrice présentait son coup de coeur : "Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu Ricard, où il distinguerait le plaisir (plus en surface) et le bonheur (état profond).

    Et puisque nous sommes dans toutes sortes de toilettes aujourd'hui :

    - lorsque je suis arrivée au Québec, il m'est arrivé de paniquer (capoter) au moment de sortir des toilettes, à cause des loquets différents que je ne parvenais pas à ouvrir. Heureusement, je ne suis pas claustrophobe (pas trop), et après quelques secondes, je trouvais la situation plutôt comique.

    - il y a un peu plus de vingt ans, on a découvert les bienfaits du bifidus, puis ses dangers, aujourd'hui, on vient de découvrir les probiotiques ... tout pour nous faire ch...avirer !
    Quel bonheur !

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  14. "Purée, j'arrive pas à me faire à l'idée qu'on est déjà [vendredi] ..."

    Joyeuses Piques ! ;)

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  15. Dans bonheur, il y a bonne heure; c'est être à la bonne heure et dc ds le présent. Savoir le vivre en paix ou comprendre que ce qui nous est amené à vivre nous guide vers le meilleur, le changement. Ne pas se braquer grâce à une certaine acceptation (ou acceptation certaine)...Nous avons peur des changements et parfois nous nous réfugions ds des plaisirs où nous préférons nous perdre. Ne pas diaboliser ce mot me semble aussi juste que de ne pas mettre le mot bonheur à ttes les sauces. Je suis d'accord avec Laurent.
    A un moment, j'achetais ts les livres où le mot bonheur apparaissait, cherchant une recette..Au fil du temps, il y a ds ma définition les mots guérison, essentiel, paix avec soi et les autres; oui, il y l'autre et les autres car à quoi peut correspondre le bonheur sans le partage? Se trouver ds ce monde pour mieux s'y perdre; car si nous sommes uniques, nous sommes aussi un tout et ds le tout.
    Bonnes fêtes de Pâques!

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  16. Bonjour,
    Merci pour le lien avec les images de ces toilettes pittoresques, ces endroits intimes me rappellent celui de mon arrière Grand Père au fond de son jardin avec pour siège une plaque de bois, du journal pour se nettoyer et nos amis les mouches pour nous tenir compagnie avec un doux parfum naturel ...
    Une expression me revient également "J'ai une telle envie de faire pipi qu'un enfant en pleurait !!!"
    Pour moi, le bonheur déclenche des sensations agréables, parfois des larmes, des rires, des sourires de plénitude. Le bonheur je le ressens dans l'être alors que le plaisir est plutôt dans l'avoir, prenant naissance d'une envie, d'un désir, d'une pulsion, d'un manque.
    Le bonheur est une quête intérieure, le plaisir une quête extérieure . le bonheur et le plaisir sont impermanents, à la différence que le bonheur après son passage laisse dans nos souvenirs de la douce nostalgie bienfaisante alors que le plaisir engendre des tensions perturbentes dans notre psychisme.
    Dans "Plaidoyer pour le bonheur" de Matthieu Ricard, il y a cette citation Bouddhiste "Le plaisir est le bonheur des fous, le bonheur est le plaisir des sages". Ce livre m'a beaucoup aider, par la suite les ouvrages de Vivre heureux, De l'Art du Bonheur sont entrés avec plus de résonnance en moi.
    Bon week end de Pâques.

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  17. Le bonheur me semble bien être un état profond, intimement lié à l'estime de soi, qui permet d'éprouver du plaisir quand on en a, et d'en provoquer ou de patienter quand on n'en a pas.

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  18. Qu'est-ce que le plaisir a de suspect, sinon son obsession?!...

    j'aime beaucoup votre phrase je la trouve tellement vraie !

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  19. moi aussi, j'aime bcp cette phrase...Une obsession montre un grd manque, un gouffre..Mais peut être pas à remplir!

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  20. Pour faire écho à Philippe K, je dirais juste : "j'adoooooore !" (l'anecdote citée).
    Pour rendre hommage à Descartes, je dirais par ailleurs : "ce qui se conçoit s'énonce clairement".
    Marre de ces ambassadeurs du sophistiqué, de ces équilibristes du phrasé, de ces garants du lendemain et autres marchands de faux-semblant.
    Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple (si ce n'est pour brouiller habilement les pistes...).
    Vous vous souvenez de la pub Herta il y a qqs années ?:)
    Pour communiquer 'juste', pour communiquer 'large', pour communiquer 'ouvert', il faut communiquer SIMPLE.

    Le pipi. Un point c'est tout.

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  21. J ai vu la video hier. Et j ai noté votre malaise d avoir utilisé cet exemple. Cela vous est revenu à l'esprit et vous cherchez pour vous rassurer une justification en utilsant les propos de cette personne. Non ?

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  22. J ai vu la video hier. J ai noté votre malaise apres l'utilisation de cet exemple. Vous deviez avoir tres envie de faire pipi.
    Cette reflexion en plein public vous a travaillé. Pourquoi ai je dit cela?
    Et aujourdd'hui pour vous justifiez en utilisant les propos de cette femme.

    Non?

    N'auriez-vous pas un immense besoin de reconnaissance?

    Vous n êtes pas le seul!

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  23. M André nomme son propre étonnement dans ce billet d'avoir utilisé l'envie de pipi pour illustrer sa pensée.

    Pour avoir accompagné quelqu'un dans la mort qui souffrait d'insuffisance rénale je comprends très bien les commentaires de cette dame.

    M. André raconte ses états d'âme à travers ce blog et je trouve cette anecdote savoureuse. Je n'ai pas vu la vidéo mais je trouve fascinant comment parfois nos propos peuvent raisonner selon notre auditoire.

    Si M. André récupère un malaise cela me le rend encore plus humain. J'ai vécu l'an passé, une expérience étrange, en présentant dans un colloque, je me suis mise à trembler alors que pourtant je l'ai fait un million de fois dans ma vie. Je n'ai ressenti aucune honte. Je me suis dit que dans mon album photo, il y avait de bonnes photos de moi et des photos moins bonnes. Cela doit être cela la stabilité de l'estime de soi.

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  24. Merci beaucoup pour le lien vers le forum Libération. C'est passionnant, je me régale! :))

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  25. Ce n'est peut-être pas toujours le bonheur de faire pipi, mais cela altère les moments de bonheur quand on n'a très envie et que l'on ne trouve pas de toilettes!

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  26. Oui, Lolo, sûrement, sûrement ...

    Encore un petit ?

    Allez ... lol

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  27. L'on est au paradis. Un homme vient voir St Pierre et lui dit :
    - St Pierre, tu sais, ici, tout le monde est gentil, courtois, prévenant, mais vois-tu, je commence à m'ennuyer, c'est tellement calme, paisible. Alors qu'en enfer, il doit s'en passer des choses chez eux, n'entend-on pas leurs rires, cris et gémissements même d'ici? Dis-moi, St Pierre, pourrais-je faire un tour là-bas?
    - C'est possible, mais il te faut un visa. Tu veux pour combien de jours, le visa?
    - Disons une semaine, ça va?

    Quelques jours après, muni de son visa, notre homme va aller frapper à la porte de l'enfer. Lucifer lui ouvre la porte, regarde le visa et lui fait un large sourire :
    - Entrez, mon ami, bienvenue chez nous; Veuillez me suivre. Tenez voici le programme des réjouissances de la semaine. (Lucifer pousse une porte derrière laquelle on entend plein de rires. Il y a une grande table avec des mets savoureux, des vins capiteux, des serveurs et serveuses langoureux...).
    - Super, super, je sens que je vais passer une semaine d'enfer...
    ( Je vous laisse imaginer la suite ).


    Au bout d'une semaine, toute bonne chose ayant une fin, notre homme va aller remercier Lucifer et lui dit :
    - Dites-moi, j'ai envie de venir m'installer chez vous définitivement, c'est possible ?
    - Mais bien sûr. Vous êtes toujours le bienvenu.

    Il rentre donc au paradis et dit à St Pierre :
    - J'ai l'intention d'aller vivre définitivement en enfer (et il raconte à celui-ci tout son séjour là-bas).
    - Je vais faire le nécessaire pour le visa.

    Quelques jours après, muni de son visa, il va frapper à la porte de l'enfer. Lucifer l'accueille, et l'emmène vers une porte derrière laquelle il n'y a que des cris et gémissements. Et là c'est le choc total. Des hommes, des femmes, des enfants décharnés, à moitié nus travaillent comme des esclaves sous les coups de fouet des cerbères gardiens de l'enfer. Complètement paniqué, notre homme s'adresse à Lucifer:
    - Mais, c'était pas comme-çà la dernière fois!!!
    - Hé Hé mon coco, mets-toi au travail, tu n'es plus en visa touriste, tu es en visa immigré, pour l'éternité...


    De l'autre côté, au paradis, St Pierre dit à Jésus :
    - Le pauvre fou, il ne connaissait pas son bonheur.
    - Plaisir de quelques jours, esclavage pour toujours. Et cette fois-ci, je ne peux plus le racheter. ( rédemption signifie en latin rachat d'un otage ou esclave )

    Bonnes fêtes de Pâques ou bonne fête tout court à toutes et tous.

    (PS : faire pipi est un besoin biologique, non un plaisir lié au zi-zi, mais j'aime bien ce métaphore ...)

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  28. Moi qui vous suis au quotidien sur votre blog, j'ai beaucoup ri en voyant l'animateur du Forum Libé rechercher désespérément dans ses fiches votre nom !... De l'art de l'humilité de passer tout d'un coup pour un illustre inconnu (-; !

    Quel ennui en même temps que ces avant-propos de conférences alors que le public attend impatiemment de rentrer dans le vif du sujet !

    Merci pour tout.
    Cathy

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  29. Moi qui vis à la campagne comme une sauvage , je voudrais profiter du sujet du jour pour faire une requête à tous les promeneurs : .....
    Lorsque vous vous baladez en forêt et que vous avez besoin de vous soulager le boyau-gras , de couler un bronze , bref de chier .... par pitié ! cessez d'utilisez du papier higiénique pour vous torcher le cul .... C'EST DE-GUEU-LASSE ! ces P.Q qui trainent parfois dans la campagne .... Vos excréments disparaissent naturellement en quelques jours . Le P.Q lui il peut mettre des semaines à disparaitre . Alors MERDE ! Torchez vous avec de l'herbe , la langue si vous êtez souples , les doigts , une branche .... ou faites vous lécher le cul par un autre promeneur et plus si affinité et ce sera le BONHEUR ! ..... Mais STOP au P.Q ! qui défigure nos beaux paysages sylvéstres .
    Voilà , j'ai poussé mon cri ....
    à bon entendeur , salut ! ....

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  30. Une touriste3 avril 2010 11:05

    En Grèce dans ma jeunesse, il y a 40ans, j'ai usé des "Toilettes du presbytère" que la femme de ménage du prêtre m'a proposés suite à ma demande d'autant plus embarrassée que je ne parlais pas la langue.Elle a compris m'a souri et m'a montré... tout le jardin tout simplement à mon gré.A l'abri d'une rangée de haricots, quel plaisir!J'ai remercié ,ravie, la brave femme. Rencontrer une aimable et chaleureuse personne quel bonheur!

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  31. Hé Boulezail !

    Purée... Déjà samedi... Tu dois être en train de courir partout pour trouver des oeufs !

    ;o)

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  32. Pipi, caca : une bonne régression de stade (et un drop en supplément d'âme!).

    Le plaisir est marié à la douleur, alors que le bonheur serait plutôt : silence, chemin de joie à travers la souffrance et non pas malgré la souffrance.

    Pour ma part, j'ai beaucoup apprécié en regardant la vidéo de la conférence de Rennes: la densité, la profondeur et la complexité du personnage Pascal Bruckner.

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  33. Savoir régresser ça évite d'être constipé , oh ! Anne Onyme intélo .....

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  34. Je ne suis jamais constipée très chère Zoé et m'occupant fort peu de mon transit, il ne me cause donc aucun souci.
    Merci pour l'étiquette d'intello, c'est un jugement de valeur qui vous appartient et qui ne réduit en rien mon sentiment d'existence et de complétude.

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  35. Pipi/ suite !
    Le fait d'uriner s'apparente d'autant plus à un plaisir que c'est l'expression d'un besoin impérieux, et que cela peut même carrément succéder à une souffrance, doublée d'une anxiété sociale ancrée depuis longtemps en nous (qui n'a jamais vécu cette détresse de lutter pour se retenir, de se contenir).
    Je lis un bouquin de montagne en ce moment. Par temps de tempête, un gus se retrouve coincé plusieurs jours dans un refuge à 3 000 m, avec un adénome de la prostate, et une impossibilité d'uriner. Risque d'insuffisance rénale aigue. Diagnostic vital engagé si on n'intervient pas rapidement.
    Dans son malheur, il a la grande chance de voir débarquer un médecin urgentiste en balade, qui lui bricole une sonde de fortune avec les rudiments du bord.
    Au moment où le liquide chaud afflue dans le sac en plastique : quel plaisir, quel bonheur d'être en vie pour notre homme !!

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  36. Bon sinon Dr (Sarkozy :) c'était passionnant ce passage en revue de la condition du bonheur, sous différents angles. Vous êtes toujours pédagogues, et - chose essentielle - vous n'oubliez pas de nous faire rire... (j'en ai avalé mon stylo)
    Bruckner était également très pertinent dans certaines de ses remarques j'ai trouvé (d'autant qu'il avait pris soin de mettre un couvercle sur ses casseroles :)

    Dommage juste que ces débats publics soient limités dans le temps. On en veut encore ! Après tout, un débat d'intérêt public dans la cité ne devrait prendre fin que de 2 manières :
    - quand les termes d'un consensus sont arrêtés, et prêts à être imprimés dans des actes
    - quand une des parties ne fait plus preuve de respect vis-à-vis des autres (bref qu'elle n'est plus en capacité de les accueillir).

    Du coup, dans le meilleur des mondes, on aurait peut-être pu mettre en balance de manière plus aigue l'antagonisme entre bonheur individuel et bonheur collectif.
    A commencer par le plus célèbre des dictons : le malheur des uns fait-il vraiment le bonheur des autres ?? J'ai honte de le dire mais parfois je m'y adonne lâchement.
    Je pense cela dit qu'il faut vivre cette impasse pour passer à l'étape suivante : l'altruisme, non pas comme transcendance, mais comme l'illustration d'un sage égoisme civique.
    etc...

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  37. Vous vous sentez plus pisser alors ? Anne Onyme pas intélo ? ....

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  38. Il faut comprendre, Zoé, que, comme le corps et ce qui le concerne sont périssables, l'Homme de nouveau en contact avec la Nature, ressent un irrésistible besoin de laisser une trace ...

    Vous décrivez vous-même de façon magistrale toute la symbolique du corps qui retourne à la poussière tandis que le PQ, en une ondulation immaculée, s'élève dans les cieux.
    Ainsi est née l'oeuvre d'art !

    Oui, Clipper, telle est notre condition : je me demande parfois si ceux qui me disent "il y a des gens plus malheureux que toi" ne veulent pas faire mon bonheur avec le malheur des autres ... cela ne me console pas.

    Michko, les oeufs, ce sont mes petits oiseaux qui s'occupent des oeufs. Mais c'est vrai que tous les ans, j'aime me souvenir de ceux que je cherchais dans le jardin de mes grand-parents.

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  39. Que faire?

    1) Répondre à la provocation et à l'agressivité par de la provocation et de l'agressivité?

    2) Ne pas répondre. Le silence étant la plus grande des sagesses et le plus grand des mépris. Il est parfois un bienfait et parfois hélas destructeur.

    3) Répondre à Zoé qu'elle n'est pas exclue de l'amour que je porte à tous les êtres de cette terre sans exception, avec un petit faible pour Pascal Bruckner, je l'avoue.

    Mais comme je ne suis ni écrivaine, ni actrice, ni présentatrice de télévision, j'ai bien peur que l'annonce de mon admiration ne flatte guère l'égo de ce grand homme.

    Pour pipi, comme pour caca Zoé, pas trop de souci, quoique je me souviens maintenant d'avoir eu des cystites soulagées uniquement par des piqûres intramusculaires qui m'ont bien fait rigoler (et oui parfois la douleur fait rire, c'est la même zone du cerveau qui est concernée par le plaisir et la douleur) et d'une hydronéphrose avant mon accouchement, qui m'a permis de ressentir la présence de mon rein droit très douloureusement sous forme de coliques néphrétiques.

    Après, l'accouchement devient une partie de plaisir, sous péridurale bien sûr. Donc plaisirs, douleurs, joies, peines, insultes et flatteries, désespoirs et passions, etc.

    TOUT accepter de la VIE.

    Anonyme intello qui pisse et fait caca comme tout le monde.

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  40. Ouf ! me voila rassurée .... Mais vous n' étiez pas obligée de me racconter votre vie . Bon , de toutes façons ce n'est pas à moi que vous la raccontez . C'est au DOC , non ? ....
    Boulezaïl , c'est plus grave ! Le coup du P.Q qui monte jusqu'à dieu comme un message immaculé , bof , j'y crois pas du tout . L'art est-il une sorte de caca cerebral ? c'est possible aprés tout . Les artistes chient leur oeuvre ? .... Les journalistes pissent leur copies ? .... L'argent est-il de la merde ? .... Et le bonheur alors ? Une masturbation divine ? .... Que de quéstions qui disparaissent rapidement au fond d'un trou lala itou dont on se fout au fond . Tout cela n'est que blabla d'intélos . Les corps meritent mieux que cela , que tous vos bavardages de fausse sagesse , toutes vos récitations de formules mortes .... La poussiére dont vous parlez avec tant de mépris , vous n'en connaissez rien finalement , alors montez donc jusqu'aux cieux avec tous vos discours mystico hygiéniques ! et bon vent ! ....

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  41. Deux possibilités Zoé, soit je cite les plus grands maîtres de la spiritualité et là, vous avez raison, récitation de formules mortes, soit je vous raconte mon expérience de la douleur sur mon chemin de vie. Et à ce moment-là, c'est ce que j'ai ressenti non pas intellectuellement mais par le passage-même de mon corps sur cette terre.

    J'ai beaucoup aimé votre texte, je le trouve très poétique et rigolo.

    Si je voulais raconter ma vie au docteur André, je lui demanderai un rv à l'hôpital St Anne.
    Je n'ai pas besoin de le faire car le docteur André ne peut rien faire pour moi, en tous cas, en tant que psychiatre.

    Bonne et belle fin de journée à vous Zoé.

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  42. Mon fils de 16 ans est parti hier en Italie. Je ne sais pas si ce voyage lui permettra de se créer des souvenirs en lien avec les toilettes... Je me souviens qu'à Paris une fois mon fils avait été dans une toilette turque et il avait préféré se retenir. Il trouvait que les français avaient une drôle de façon de se soulager. Il avait 11 ans à cette époque.

    L'été passé à San Francisco je suis allée dans une toilette extérieure dans un parc. Souvent, j'hésite car ce n'est pas très invitant dans ces toilettes. La toilette est neuve. Je suis la 1re personne à y aller. Un homme sort d'une voiture et nous dit que c'est la toilette qu'il a loué pour son party ce soir. Mon conjoint rigole comme un bon et lui donne la main en lui disant que c'est la 1re fois de sa vie qu'il rencontre une propriétaire de toilette et qu'il est enchanté de faire sa connaissance. Mon conjoint lui demande s'il peut utiliser la toilette même si celle-ci a été loué pour son party et l'homme qui est de bonne humeur nous dit : ENJOY!

    On a toujours plein d'anecdocte avec les toilettes.

    Pour la vidéo, j'ai adoré. Il est tout de même drôle le Dc André avec son crayon. Je l'ai trouvé à l'aise et très stratégique dans la manière de s'adresser à Bruckner. Bruckner était plus maco ce qui rendait l'échange très intéressant.

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  43. Qu'est-ce que ça veut dire "maco" Rachel?

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  44. moi, j'aurais choisi le gâteau au chocolat , mais beaucoup n'aiment pas le chocolat .

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  45. Désolée Mathilde, on aurait dû lire macro et non maco.

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  46. même un coin de ciel bleu3 avril 2010 18:46

    Bonsoir à Monsieur André et à tous les lecteurs du blog
    J'ai visionné (en partie) la conférence. Particulièrement aimé l'histoire de cette femme prisionnière qui regarde un arbre depuis sa prison et est absorbée par la vision de cet arbre.
    Effectivement, il y a, dans les épreuves difficiles, dans des moments fugitifs et extraordinairement intenses, cette part de lumière, qui anime subitement le réel sur le plan de "l'esprit pur".
    Vous avez parlé d'une "intelligence supérieure". C'est bien vrai, maintenant cette intelligence ne s'est pas activée à partir de cette femme (qui ,si cela avait été le cas, aurait pu reproduire ce sentiment à n'importe quel moment). Cette femme n'a pas savouré la vision de cet arbre mais il lui a été donné de la savourer à partir de l'ouverture d'un plan de conscience, à la fois intérieur et indépendant d'elle, et qui s'est épanché intimement en un moment de grâce.
    Ce qui est très drôle, c'est que vous avez dans le livre d'Arthur Koestler, le Zéro et l'Infini, dans les dernières pages, la même description de ce sentiment (dit océanique) dans une prison très proche de celle de cette femme (régime totalitaire stalinien).
    "... Dans la mort, le métaphysique devenait réel. Il s'arrêta près de la fenêtre et posa son front contre le carreau. Par dessus la tourelle, on voyait une tache bleue. D'un bleu pâle qui lui rappelait un certain bleu qu'il avait vu au dessus de sa tête, une fois que tout enfant, il était étendu sur l'herbe dans le parc de son père, à regarder les branches du peuplier qui se balançaient lentement contre le ciel. Apparemment, même un coin de ciel bleu suffisait à provoquer "l'état océanique".

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  47. Le philosophe Robert Misrahi, lors de ce même forum de Libération, a parfaitement décrit les plaisirs (du corps ou matériels) qui peuvent s'intégrer au bonheur, mais ne le définissent pas.

    Le bonheur est joie d'exister, vécu joyeux, jouissance d'avoir donné un sens à son existence.
    Cette joie se trouve par le pouvoir de création et le fait dans ses relations humaines de ne ne plus considérer autrui comme un objet à utiliser mais un sujet ABSOLU et LIBRE.

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  48. @ Boulezail

    Je comprends ta réaction face au malheur d'autrui. C'est la + noble.
    Maintenant, franchement, depuis que je suis écoutant dans une asso d'utilité publique bien connue pour recueillir les SOS des âmes brisées et autres laissés-pour-compte de notre société, je ressens une forme de plaisir/soulagement à être là, chez moi, debout, en vie. Disons 'intact'.
    J'ai éprouvé pas mal de culpabilité au départ devant ce ressenti mais je aujourd'hui je me demande s'il n' y a pas derrière cette anecdote des enseignements à tirer et à intégrer au niveau de notre projet social.
    Au bout du compte, ce fameux 'développement durable' n'est autre qu'un échange équitable qui produit une valeur ajoutée. Et l'on pourrait tout à fait le transposer dans le domaine social.
    Accueillir la détresse de l'autre permet :
    - de sortir de soi et de se rendre 'utile' (donc de légitimer en qqs sortes sa présence ci-bas)
    - de donner à la personne en souffrance l' opportunité de mettre des mots sur ses maux. Ce qui est indispensable quand on sait la portée thérapeutique de la parole.
    Bref, finalement, on dispose au fond de nous d'antidotes naturels au malheur !

    Bon... petite digression, mais il est temps de reléguer les fondations judéo-chrétiennes de la cité gauloise aux musées ! Et il est temps de passer à une empathie opportuniste qui ne laisse personne sur le carreau.
    Moi je pense à toi, je pense à moi (Coluche).

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  49. "il est temps de reléguer les fondations judéo-chrétiennes de la cité gauloise aux musées !"....et pourquoi pas jeter les chrétiens aux lions pendant que vous y êtes.

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  50. haha! Tu m'as fait sourire Mylagan avc les lions..tu as de l'humour.
    Je souhaite à tous ceux pour ki Pâques signifie qqch:Heureuse fête de Pâques: Christ est réssucité!

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  51. Merci cococinelle ! Joyeuse fête à toi aussi ! :)

    (Mais n'oublions pas que tous les jours, nous sommes libres de renaitre)

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  52. Tant qu'à être dans les toilettes: j'ai suivi une formation dernièrement avec un psychiatre qui travaile en 3 e ligne et il a fait un recadrage intéressant en lien avec le trouble panique. Sans entrer dans les détails de la peur et du fontionnement du système sympatique, il disait que quand les gens ont peur au point de faire dans leurs culottes que ce comportement s'explique du fait que cela peut nous protéger dans certaines circonstances. Ainsi, certains ours vont reculer dans un tel contexte car ils vont juger que la marchandise n'est pas appétitive et saine ce qui peut nous souvent la vie. Donc, ce qui peut-être vu comme un geste de faiblesse peut également être interprété comme un sens incroyable de notre instinct de survie.

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  53. Salut mes amis !
    Joyeuses Pâques (Fêtes ? Les Vrais ? ;=) ) à tous !
    Votre blog, cher Docteur, est sujet à la réussiste ! Une affliction que les Stars du show biz visent en premier, ensuite, ils font la liste de ce qu'ils veulent avoir, recevoir, et donner !
    Et oui ! La célébrité ne sert qu'à donner de soit ! Attention, surveillez votre réussiste Docteur, et vous pourriez bien devenir une "comète universelle"...
    Sinon, pour revenir à votre post, et bien, personnellement, moi pisser, ça me fait déprimer ! Comme notre Sainteté le Dalai Lama je crois... Vous le saviez que le bouddhisme a une vision très misérable des excréments et autres pipi ? (Tous sont des " 'tox "..)
    Bon blues Parisien,
    Amitiés : (

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  54. @ Mylagan

    Pardon si j'ai pu vous offenser, tel n'était pas le but, mais je renvoie aux propos de Pascal Bruckner lors du débat : si les Ecrits sacrés sont truffés de merveilleuses paraboles, l'histoire des religions est suffisamment chargée pour que l'on puisse décemment, collectivement, continuer à leur remettre notre libre-arbitre.
    Le 'Salut', à mon sens, n'est pas orienté verticalement mais horizontalement.

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  55. Bonjour!
    Ma soeur revient d'un séjour en Chine. Outre son récit passionnant, ce qui m'a fait sourire, ce sont ses longs paragraphes sur...Les toilettes!!! Hé oui! Nous serions bien surpris..
    En fait il n'y a pas si longtps, ds les toilettes publiques, il n'y avait pas de portes; Et là bas n'existent que les toilettes turques (à part ds les hôtels); de plus les BB n'ont pas de couches mais une ouverture directe ds leurs habits et au moment crucial, ils se laissent aller sous la surveillance de papa ou de maman qui ramassent tout bien pour que les rues continuent à rester les plus propres!
    Voilà c'était l'anecdote...
    Bonnes chocolateries à tous!

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  56. Mère Teresa monte au ciel. Elle voit Jésus et lui dit :
    - Ah, Seigneur, je suis bien contente de te voir en chair et en os. On m'a dit que tu es ressuscité, et à vrai dire j'avais des doutes devant tant de misère, de souffrances sur Terre. Je ne t'ai jamais vu, et au plus profond de ma quête spirituelle, je n'ai pas vu l'Amour comme l'on dit si souvent.
    - Ma petite Teresa, ne t'ai-je pas envoyé le Père John Neuner pour te demander de ne pas t'accrocher à une preuve de mon existence sur Terre pour justifier ton action, si charitable soi-il?
    - Si, Seigneur, et d'ailleurs depuis, j'ai aimé mes protégés comme moi-même. Quelque part ils vivent en moi et moi je vis en eux. Et c'est vrai c'est ma part de bonheur.
    - Tu les as fait revivre, ma petite Teresa, et toi aussi tu revis ainsi. Vois-tu finalement, je n'étais pas absent sur Terre, j'étais caché derrière tous ces coeurs de bonne volonté. L'on peut m'appeler Jehovah, Dieu, Allah, Amour, Absolu, Transcendance, peu m'importe, je suis heureux non pas quand les gens se battent en mon nom, je suis heureux et aux anges quand je vois un bien portant porter un peu de la peine du souffrant dans son coeur et sur ses épaules. C'est ça aussi ma part de bonheur.


    Bon dimanche pascal ou bon we à tout le monde.
    Un grand merci au Dr Andre pour nous avoir fait partager tous ces instants de bonheur.

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  57. @ Clipper
    Vous avez écrit: "je renvoie aux propos de Pascal Bruckner (...)l'histoire des religions est suffisamment chargée pour que l'on puisse décemment continuer à leur remettre notre libre-arbitre. Le 'Salut', à mon sens, n'est pas orienté verticalement mais horizontalement."
    Vous savez, Clipper, tout est une histoire de balance et de regard. Doit-on fixer notre attention sur le plateau qui s'abaisse ou sur celui qui s'élève?
    Et si la réponse était: sur les deux? Nous ne pouvons regarder ce que l'homme a fait de pire sans considérer, dans le même temps, ce qu'il a fait de meilleur. Autrement dit, de quelle façon l'homme donne au mal comme au bien sa forme la plus aboutie.
    Et nous questionner sur ce qui, intérieurement, permet: et le mal. Et le bien.
    Ce qui permet d'écrire que convoquer la dimension verticale et horizontale est prématuré. Car ce n'est qu'en fonction du déploiement de votre réflexion et de sa profondeur, que pourront se mettre en place ces dimensions et se dévoiler alors au sein de votre psychisme de manière structurale.

    Bref, vous aurez compris que le discours préformaté sur la religion et le religieux, ne mène, (à mon sens) nulle part. Car ce ne sera qu'à partir de vous même ("connais-toi toi même": Delphes/fronton/temple) que l'exploration profonde de la motivation de l'homme à agir (en bien comme en mal) pourra s'élucider.

    Autre point: plaquer le mal à l'extérieur, sur un support désigné (religion), peut certes nous fournir momentanément le modèle à ne pas suivre. Mais alors où prendre celui qu'il faut imiter? Et si le modèle du bien vous fait défaut, alors quels points d'appui personnels (intérieurs-extérieurs) pour aller vers lui?

    Questions ouvertes....

    Très bon dimanche à vous

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  58. anne onyme ozé4 avril 2010 09:26

    @ clipper

    Pascal Bruckner a connu l'influence des jésuites (qui sont des personnes en général très ouvertes et intellectuellement honnêtes), et cela m'a étonné qu'il n'ait pas parlé de ces régimes socialo-communistes Athées qui au nom d'un certain concept de bonheur et d'égalité ont envoyé des populations entières au goulag, ces zônes où l'on mourait à petit feu.
    De plus ces mêmes hommes qui réfutaient l'existence de toute transcendance ne se sont pas transcendés mais se sont eux-mêmes déifiés, se voulant calife à la place du calife.
    Enfin Pascal Bruckner qui parait si érudit si philosophe et éclairé a oublié qu'il avait milité pour l'intervention (sans fondement) de l'armée américaine en Irak.

    Bien à vous

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  59. @ 4 avril 2010 08:19

    Pour obtenir la lumière dans une pièce, ouvrez les volets. Sinon appuyez sur l'interrupteur et l'ampoule vous éclairera.

    Il n'y a pas d'un côté le bien (la lumière) et de l'autre le mal (l'obscurité), il y a le TOUT de la vie.

    Le mystique vous dira de suivre un gourou, le mystique éclairé vous dira que tout être et toute chose est un maître.

    Observez un arbre en toutes saisons, il vous enseignera la sagesse, un SDF dans la rue, l'humilité, un homme narcissique et égocentrique en quête de célébrité, de statut social et d'argent, le pouvoir de l'égo et connaissez-vous à chaque instant dans la relation aux êtres et aux choses.

    Cette connaissance est sans fin.

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  60. Je suis d'accords avec toi," Anne onyme osé".
    Concernant le communisme(sujet ki me touche directement); lorske Pascal Bruckner dit:

    " Le communisme est une adaptation terrestre du message christique; le prolétariat c'était Jésus et la société parfaite: le Paradis terrestre"

    J'aurai beaucoup apprécié ke Monsieur Bruckner, n'oublie pas de compléter(et cela m'étonne tristement de sa part) :
    "adaptation terrestre du message christique"...oh combien échouée et pervertie!!
    Car tout est là!

    Le communisme ke ma famille a connu, n'avait rien de "christique": l'obssesion du pouvoir, l'interdit de tout, les portions alimentairs quantifiées au gramme près et précédées de files interminables, l'incitation à la Paranoia(telephone sur écoute...) et la liste continue.....
    Il me semble kon s'éloigne à pas de géant de "l'adaptation terrestre du message christique"!

    Bon dimanche, chers bloggeurs! et à vous aussi Doc bien sûr ;)

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  61. Coucou,
    Oh oui ... un petit bonheur , un petit plaisir bien vivant qui n'est pas toujours gratuit et qui peut être aussi culturel.. ai mis un lien dans mon blog :http://isod.over-blog.org/article-23480483.html
    Mariedom

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  62. merci à TOUS pour ces arguments subtils !!
    C'est passionnant. Il fait bon ici décidément, et je ne boude pas ma chance de pouvoir toucher de si prés l'essence des choses avec les invités éclairés d'un hôte bienveillant.
    Le réaliser me fait du bien (un éclat de bonheur sans doute). Partager c'est communiquer.
    Savoir que d'autres portent lucidement leur croix 3D, ou plutôt luttent courageusement pour garder l'équilibre sur les plateaux de la balance - tels des clowns équilibristes captant la lumière et le sourire des enfants - me réchauffe le coeur.
    Allez, encore 2 ou 3 révélations comme celle là, à même de dissoudre le bain de rumination dans lequel les toxines des ombres de la nuit n'ont pas manqué de me faire surnager... et ma journée sera gagnée !!

    Bien à vous.

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  63. 4/04/2010 8:194 avril 2010 15:13

    Bonjour Mathilde
    "Pour obtenir la lumière dans une pièce, ouvrez les volets. Sinon appuyez sur l'interrupteur et l'ampoule vous éclairera."
    Troquer le soleil contre l'ampoule, c'est troquer le nécessaire contre le contingent.

    "Il n'y a pas d'un côté le bien (la lumière) et de l'autre le mal (l'obscurité), il y a le TOUT de la vie."
    Cela s'appelle une vision d'ensemble.

    "Le mystique vous dira de suivre un gourou" alors c'est un imposteur. "le mystique éclairé vous dira que tout être et toute chose est un maître." Le mystique éclairé connaît Dieu. En conséquence, il guide les hommes vers Dieu. Et Dieu n'a pas de maître.

    "Observez un arbre en toutes saisons, il vous enseignera la sagesse." Oui, si l'on est suffisamment humble.
    "un SDF dans la rue, l'humilité" , oui, si l'on consent à voir en lui un frère en humanité, qui reflète notre propre faiblesse, en ce qu'à certains moments l'on ne parvient plus à se porter soi même,
    "un homme narcissique et égocentrique en quête de célébrité, de statut social et d'argent, le pouvoir de l'égo", le pouvoir de l'ego n'est autre que la volonté d'utiliser la lumière à des fins personnelles. Admettre et révoquer la lumière à notre guise (ampoule). En fonction de l'objet qui doit être éclairé: soi, sa vérité, sa conception des choses... C'est une vision et un discours de maîtrise. Et à ce jeu, comme l'écrivait un penseur oriental, la lumière brille mais n'éclaire plus. Le réel est tronqué dans sa dimansion véritable.

    A ce stade, je peux écrire que nous nous trouvons sur des positions diamétralement inverses.
    Ce qui ne veut pas dire que l'une doive avoir raison sur l'autre.
    Mais qu'une place doit être laissée à la dissonance, dans le respect de chacune des positions tenues.
    Bonne fin de dimanche à vous

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  64. Pour chasser l'obscurité, laissez entrer la lumière (celle du soleil, d'une ampoule ou d'une petite bougie peu importe).

    Oui un maître spirituel est nécessaire.

    Mais ce n'est pas forcément dans un temple bouddhiste, dans une église ou dans une mosquée que l'on trouve Dieu, c'est comme chercher une aiguille dans une maison obscure, c'est à l'extérieur de la Maison que l'on trouve Dieu dans chaque instant d'éternité volé à la Vie et dans son quotidien : par des expérieuses numineuses parfois, mais aussi par la vision de l'insoutenable et de l'horreur aussi. Ce qui donne accès à l'unité, au Tout de la vie.

    Merci pour tous les commentaires en écho au mien qui me permettent d'accueillir le tout Autre et de l'écouter et le respecter en mots ou en silence.

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  65. "par des expériences numineuses", pardon.

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  66. Les pipis volent drôlement haut aujourd'hui. Je me sens toute petite. Tant mieux. Je vais quand-même continuer à vaquer à mes petites affaires, et m'offrir des petits plaisirs pour me redonner confiance que le bonheur existe. C'est bien cela Dr André ? Ces petits exercices tout simples pour retrouver petit à petit un peu d'estime de soi ...

    Joyeuses vaques

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  67. @Mathilde,

    Tout à fait, c'est ouvert à chaque moment de vie, mais la pratique personnelle + la pratique en groupe sont les laboratoires de création d'Amour, si je puis dire, né du lien entretenu avec le guide qui est une porte canalisatrice de cet Amour. Une fois que cet Amour grandit entre invocateurs (qui sont comme les galets de la rivière qui se polissent entre eux), on peut le transporter vers l'extérieur et ainsi le partager avec toute personne de notre entourage. Nous ne faisons rien de plus, mais notre entourage sent qu'en nous, moins de mauvaises pensées circulent , que nos intentions tournées vers l'autre sont de moins en moins intéressées, que notre langue est de moins en moins utilisée pour consolider l'image de soi.
    C'est une illusion totale que de croire obtenir cette liberté de l'âme tout seul, car cette revendication de la liberté (je n'ai pas de maître, je suis libre !) n'est qu'un stratagème de notre geôlier intime (ego) pour nous maintenir en esclavage.

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  68. En relisant votre exemple, Dr André, je me demandais comment je me sentirais si je pouvais voir ma vie améliorée ou même survivre grâce à un organe d'une personne qui elle, n'a pas survécu. Très coupable, certainement, comme je me connais. Mais il ne faudrait pas que je la gâche, cette chance, et que je profite au maximum de ce bonheur.

    Alors, pourquoi pas commencer maintenant, tant que ça fonctionne à peu près bien.

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  69. Avez-vous vu "Jésus de Montréal" ? Un très beau film de Denys Arcand à voir ou à revoir. Hier, c'était "L'âge des ténèbres", du même réalisateur, magnifique, drôle, touchant, avec plein de questionnements pertinents.

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  70. Bonsoir,

    j'ai bien lu vos 2 derniers commentaires CT.

    Oui complétude du numineux (le sacré, au-delà de l'éthique et du rationnel, à la fois effrayant et fascinant, l'expérience de l'arbre pour C. Bobin ou Y. Ginsburg, ou le nuage des neiges de C. André) et de l'insoutenable (l'expérience des camps de concentration, l'inhumanité effroyable, l'horreur).

    Oui moins de pensées négatives.
    Ne plus se servir des êtres humains comme on se sert d'objets, considérer les êtres humains comme des sujets uniques et pourtant appartenant à une même humanité; Un souffrir-avec (les autres souffrent aussi) au lieu d'un souffrir-sans (les autres sont indifférents à notre souffrance), ou un souffrir-contre (les autres sont contre nous).

    Chemin de joie à travers la souffrance, sens donné à nos passages sur notre terre, dans le partage d'une humanité qui se voudrait humble et accueillante.

    J'ai une question à poser à C. André.
    Etes-vous libre, imparfait et heureux dans le contexte de ce blog?

    Mathilde.

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  71. @4 avril 2010 08:19

    "Mais alors où prendre celui qu'il faut imiter?"

    Il ne faut surtout imiter personne car on détruit ainsi toute créativité et on perd notre liberté d'être.

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  72. "Il ne faut surtout imiter personne car on détruit ainsi toute créativité et on perd notre liberté d'être."

    Ce que je crois, anonyme (4 avril 2010 22:21), c'est que c'est vrai jusqu'à un certain point. Cette idée mise de l'avant dans les années '70 était bonne au départ. Mais en devenant elle-même un mythe ou un dogme elle a dégénéré et a donné le modèle d'éducation qu'on a aujourd'hui, c'est-à-dire l'aculture.

    L'enfant a besoin d'imiter ses parents d'abord puis s'en détache totalement à l'adolescence pour y repuiser ce qu'il lui semble bon de garder à l'âge adulte en y ajoutant sa touche personnelle.

    C'est le chemin parcouru par tout artiste, philosophe, scientifique. Ils ont un "maître à penser", un guide, au départ, mais tous sont ensuite allés plus loin.

    Se contenter d'imiter ne mène à rien, ne crée rien, je suis d'accord. De la même façon, créer à partir de rien ne peut mener, d'après moi, qu'à : rien.

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  73. J'ai vu les deux films d'Arcand dont tu parles Boulzail. Marc Labrèche est incroyable dans l'âge des ténébres. Ce film m'a porté à réfléchir et je tente encore plus de semer l'espoir dans mon travail car j'ai tellement trouvé cette phrase assasine quand il dit aux gens qui font la queue pour se faire entendre de retourner chez eux car on n'a pas de solution pour eux. La désillution d'un homme devant autant d'impuissance. Quel travail difficile.

    Si vous écoutez Tout le monde en parle en direct de Paris ce soir vous allez voir une scène ou l'excenllentissime Dany Lafèrrière quitte le plateau pour aller aux toilettes car il s'emmerde dirant une entrevue.

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  74. La rencontre est logique , le plus simple est de prendre rendez vous.

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  75. Bien sûr Boulezail, le modèle dont vous parlez c'est Summerhill, l'école du petit être "libre, imparfait et heureux".

    Imiter ? Consciemment ou inconsciemment?

    Pour apprendre une langue, il vous faut du temps, pour devenir ingénieur, il vous faut du temps, pour devenir Picasso, il vous faut du temps. D'abord en reproduisant, en bon ou mauvais élève, puis en dépassant les Maîtres.

    Mais il s'agit là du temps physique, en matière de psychologie, il n'y a pas de temps.
    Il ne vous faut pas de temps pour obtenir une bonne estime de vous-même Boulezail, pour ne plus être colérique, etc. Il vous faut prendre Conscience.
    Si vous accumulez dans votre cerveau les expériences d'hier en matière de psychologie ou de spiritualité, il n'y a plus d'espace entre vos pensées et vous êtes incapable de porter un regard neuf sur le monde chaque jour.

    C'est dans le silence, dans cet espace entre deux pensées, que le peintre de génie crée, que le scientifique découvre, que le philosophe saisit un chemin de vérité.

    Bon lundi de Pâques à vous.

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  76. Merci Clipper pour votre réponse. Si j'ai réagi vivement, c'est que oui je me suis sentie quelque peu "attaquée" et que j'avais le sentiment qu'on crachait une fois de plus sur un "homme" que j'apprécie. (condamné à mort alors qu'il n'avait rien fait de mal, je le rappelle, au cas où on l'aurait oublié).

    Merci de ne pas mettre sur le dos des chrétiens d'aujourd'hui le mal qu'ils n'ont pas commis. Je pense que personne n'aimerait qu'on l'accuse des méfaits commis par ses arrière....grands-parents, et merci de ne pas oublier que nous sommes comme vous : parfaitement imparfaits ! (pas tout à fait libres, mais plutôt heureux :))

    Bravo à vous Clipper si vous vous occupez des "âmes brisées"

    Et merci beaucoup au docteur pour son lien, j'ai bien apprécié cette vidéo.

    PS : Je ne sais pas si ces toilettes là figurent dans le livre mentionné dans ce post :
    http://www.micro-astuce.com/Forum/topic638.html

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  77. @ 5 avril 2010 10:21

    "La rencontre est logique , le plus simple est de prendre rendez vous."

    La rencontre humaine est rarement logique, rationnelle, mais elle est parfois inévitable.

    Le plus simple n'est pas de prendre rv mais de répondre par des mots au lieu de répondre par du silence, surtout quand on sait à quelle adresse les envoyer.

    Mais sait-on qu'on ne sait pas?

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  78. Vous avez raison Mathilde, lorsqu'on crée on a l'impression que cela sort de nulle part. J'ai eu ce genre de sensations lorsque j'ai écrit des chansons (paroles, musique, accompagnement guitare ou piano), mais je doute que j'aie été capable de les écrire si je n'avais jamais entendu de musique. Des sons seraient certainement sortis de ma gorge, mais je ne peux nier que mon style est fortement influencé par ce que j'ai aimé écouter, avec ma touche personnelle.

    Je crois aussi que vous ne me connaissez pas assez pour m'expliquer comment fonctionne mon cerveau.

    Ce que je dis à propos de l'éducation, c'est d'après les résultats que j'observe : de nombreux jeunes adultes dépourvus de références (manque de connaissances), de capacité d'écoute de l'autre et d'analyse (trop attentifs à leur propre imagination). Il en résulte un dialogue de sourds, -- et c'est d'autant plus grave lorsque ces gens-là se retrouvent dans des organismes d'aide. C'est bien sûr une tendence générale, il y a des exceptions partout.

    Quand au "petit être "libre, imparfait et heureux"" de Summerhill, il n'existe que dans un monde idéal, car dans le monde physique, ce n'est qu'un petit animal à l'état pur : peut-on encore parler d'humanité lorsqu'une sociétié n'a plus de culture, d'Histoire, de mémoire ? J'ai entendu parler des jeunes, leur langage ressemble plus à des onomatopées, ils semblent incapables d'exprimer une pensée au moyen d'une phrase structurée. Où mène l'imcapacité de s'exprimer ?

    Pour moi, "rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme". Je ne crois ni à la génération spontanée, ni à la pensée spontanée : sinon, pourquoi Mozart n'aurait-il pas composé du rock ?

    J'étais effarée de voir une reconstitution de la vie des hommes préhistoriques où on montre l'un d'eux qui s'isole pour réfléchir. Et il se dit soudain : "Tient, je suis intelligent, j'inventerais bien quelque chose aujourd'hui !". Ca s'appelle un anachronisme. Dans un film comique ç'aurait été drôle. Dans un documentaire, c'est inquiétant.

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  79. J'adore le Boulezail de "4 avril 2010 23:06"...

    Ça fait si chaud au coeur de voir "en direct" un "coeur ami" !

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  80. En effet, je ne vous connais pas Boulezail.
    Mais l'essentiel n'est pas que je vous connaisse mais que vous vous connaissiez vous-même.

    On ne parvient à se connaître qu'à travers sa relation aux êtres et aux choses et c'est le cas pour tous les cerveaux humains, le vôtre ne fait pas exception. Il vous faut un miroir pour voir à quoi vous ressemblez, comment vous agissez, comment vous vous exprimez, sur quel ton vous vous adressez aux personnes, etc.

    Je n'ai rien trouvé de plus à dire en écho à votre dernier commentaire.

    Bonne fin de soirée.

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  81. Euh ... oui, Mathilde, c'est toujours bon à savoir ... merci de le partager aussi chaleureusement ... Et vous, quelle image de votre cerveau les autres vous renvoient-ils ?

    Moi aussi, Frédéric. On a tous des points de vue très différents ici, ou partiellement différents, mais c'est peut-être notre point commun à tous : voir un "coeur ami" ?

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  82. Ouf ! Zoé est de retour et à nouveau un vent de fraîcheur souffle sur ce blog.
    N'est-ce pas la symbolique de Pâques, le renouveau ?
    Zoé est ressuscitée : alléluia !
    Quant au colonel : j'aime beaucoup ce que vous faites.

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  83. Bonsoir bonsoir,

    j'ai visionné la vidéo du débat, et je suis comme cette dame à un moment avancé des échanges, qui dit être restée sur sa faim. J'aurais aimé que le sujet tel qu'il a été posé soit davantage traité dans sa problématique.

    J'ai par ailleurs beaucoup apprécié l'intervention du modérateur quand il s'est excusé de sortir de sa réserve pour donner son opinion, opinion que je partage complètement.

    Je retiens que vous établissez une nuance entre isolement et célibat, on peut être un célibataire ayant une riche vie sociale, je partage l'idée que priver l'individu de sociabilité, fut-il au paradis, c'est le condamner à une grande souffrance morale, je retiens que vous faites la différence entre vivre et survivre.


    Survivre...
    Il se pourrait bien que nous soyons soumis à une idéologie économique qui est en train de nous concocter un avenir bien sympathique, à la grecque, et par voie démocratique encore!

    Enfin, démocratie de façade hein.
    Quand on voit les chiffres de l'abstention aux régionales, quand on voit qu'on a voté majoritairement non au TCE en 2005 pour des prunes...

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  84. Quarante et un ans, et une hernie discale très douloureuse... Les jeunes du village qui sautent les murs, jouent au foot, séduisent par leur seule jeunesse ne savent pas qu'ils sont heureux... C'est ce que j'appelais, à mes 30 ans, l'insolence involontaire de la jeunesse... puis viennent le premier échec amoureux, les premières galères financières, la première maladie, le premier décès parmi les proches... autant de coup de vieux où chacun commence à se dire "putain ! j'ai pissé pendant des années sans savoir la chance que j'avais !"
    Olivier, qui s'en veut certains jours de vieillir...

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  85. pascal a dit...
    Olivier,c'est "l'impermanance"!tes enfants tés frères ou soeurs amis passerons par là aussi ainsi que les 7 milliard d'habitants!
    et une hernie discale ne t'enpêche pas de faire
    pipi sauf si un os discal est déscendu dans l'urètre!hi hi
    un problème de santé fait parfois plus avancer et peut nous montrer une perception différente
    de notre propre réalité.
    bonne vacances à tous

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