vendredi 16 décembre 2011

Hier, ça m’est arrivé


Ça faisait un moment que je m’y attendais, je me demandais quand ça allait m’arriver en vrai, pendant une consultation. Voilà, ça y est ! C'est arrivé !

Un de mes patients a répondu à un appel sur son téléphone portable, pendant un premier entretien dans mon bureau de Sainte-Anne.

Depuis quelques années, j’avais bien repéré que les étudiants, pendant les cours, ne se sentaient plus du tout gênés de recevoir ou d’envoyer des SMS, s’étonnant sincèrement que je m’arrête de parler et reste debout face à eux en silence pour montrer ma désapprobation lorsqu’ils le faisaient.

J’avais bien noté aussi que lors de conférences, un certain nombre de personnes n’hésitaient pas à décrocher et à répondre pendant que je parlais, en se penchant et à voix basse, certes, mais quand même, assez tranquilles.

Et là, voilà que ce patient, très sympa au demeurant, et ayant fait preuve jusque là de « bonnes manières », comme on disait autrefois, entend son portable sonner, me dit « excusez-moi », décroche calmement et explique à son interlocuteur que non, là il ne peut pas, parce qu’il est chez un médecin, mais que oui, tout à l’heure ce sera OK, non, pas avant midi car il a d’autres trucs, oui, voilà, vers 13 heures, ce sera parfait, oui, oui, 13 heures, c’est ça, comment ? non, non, tout va bien, rien de grave, non, non, la santé est bonne, ne t’inquiète pas, OK, allez, ciao, la bise, à tout à l’heure…

Je suis fasciné par le spectacle de son calme et son absence totale de gêne : il ne me regarde plus, je n’existe plus, la consultation est suspendue pour quelques instants. Pas bien longtemps, effectivement, moins d’une minute, pas grand-chose. Mais ça fait drôle. Comme toutes les premières fois qu'un truc vraiment inhabituel nous arrive.

Quand il raccroche, il me dit : « excusez-moi ; j’en étais où ? » et reprend tranquillement.

Je lui demande tout de même : « vous faites souvent ça, de décrocher pendant un entretien avec quelqu’un d’autre ? »

Et à ce moment, je vois à son regard qu’il réalise que ça m’a plutôt étonné et dérangé. Il s’excuse à nouveau, et même, en signe de respect et de contrition, me dit : « vous avez raison, je vais le mettre en silencieux. » Apparemment, il n’attendait pas d’appel urgent, mais fonctionne ainsi de manière habituelle ; pour lui, une consultation médicale n’a rien d’exceptionnel, alors on peut y téléphoner tranquillement.

Nous passons à autre chose, mais c’est pour moi un grand moment : je fonctionne sur un mode exactement inverse. Je suis convaincu qu’il y a des moments dans la vie où on ne sacrifie pas les vrais échanges avec de vrais humains aux communications téléphoniques : pendant les repas avec famille ou amis, quand on joue avec ses enfants, quand on marche dans la nature, quand on est chez le médecin…

Mais ce sont apparemment des codes dépassés, et sans doute liés à mon âge. Je vais continuer de mon mieux à entraver ces comportements autour de moi, mais à mon avis, c’est déjà perdu.

Ces dépendances digitales ne me mettent même pas en colère, ni ne me scandalisent. Je ressens juste de la perplexité et un peu d’inquiétude.

À quoi ressembleront les consultations médicales dans 10 ans ?

Illustration : la publicité "Aujourd'hui je l'ai fait", qui m'avait bien fait rire à l'époque...

PS : du coup, je me suis bien sûr posé la question pour moi-même ; globalement, je ne réponds jamais ou rarissimement à mon portable pendant un entretien ; par contre, je répond à la ligne qui me relie aux infirmières, en cas de problème urgent : mais je n'aime pas, et si un patient a "subi" 2 coups de fils, je décroche la ligne (en cas de vraie urgence, je sais que les infirmières viendront toquer à ma porte).

90 commentaires:

  1. Bonjour Docteur André

    Je vous lis et moi non plus, je ne comprends pas tout, notamment lorsque vous écrivez: "je suis convaincu qu’il y a des moments dans la vie où on ne sacrifie pas les vrais échanges avec de vrais humains aux communications téléphoniques".

    L'échange téléphonique de ce Monsieur avec son interlocuteur n'était donc pas vrai, et l'interlocuteur en question n'était pas un vrai humain?

    L'échange de ce Monsieur avec un autre était certes "médiatisé" par un objet, le téléphone, mais cette conversation, aussi brève fut-elle, ne gardait-elle pas malgré tout son caractère humain? Comment cet échange pourrait-il être réifié et prendre les caractéristiques matérielles de l'objet qui en a permis l'accomplissement?

    Ce message n'a pas pour but de légitimer ces nouvelles logiques comportementales mais plutôt de questionner la façon dont on les perçoit.

    J'ose un parallèle avec la télé-réalité où les personnes se laissent filmer au quotidien plusieurs jours durant. L'idée qui s'en dégage est qu'il s'agit d'une réalité filmée, de moindre intesnsité que la vie réelle, où les personnes se prêtent à la superficialité et restent étiquettées dans ce registre à leur sortie de ces "jeux" organisés.

    Or, lorsque ces mêmes participants se suicident, peu après leur sortie, le jeu est bien fini, là.
    Alors, que s'est-il passé, avant, pendant, après le jeu, qui a été taxé de superficiel, d'inauthentique et qui pourtant était là, étalé sous nos yeux et que l'on ne voyait pas?

    Peut-on dire que cette réalité cachée, invisible, à l'oeuvre dans chacune de ces images, était fausse et superficielle?

    Pour rejoindre l'histoire du téléphone portable, cela nous questionne en profondeur: la réalité est-elle fractionnable, en vertu de la nature et de la qualité des supports qui nous la font parvenir?

    Existe-t-il une réalité moins vraie ou plus vraie qu'une autre?

    Ou plutôt, un redéploiement du réel, au travers de nouvelles modalités de communication, qui demande, c'est juste, à ce qu'on y réfléchisse un peu.....

    Bon vendredi à toutes et tous

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  2. Sans aller très loin dans mon explication, je dirai que c'est un manque total d'une éducation d'un autre temps dont nous (les plus âgés) avons du mal à comprendre le fonctionnement. La politesse, le savoir vivre, les petits mots bonjour/merci/svp accompagnés d'un joli sourire sont largués au placard et remplacés par ces boîtiers que l'on se colle à l'oreille (jour et nuit), que l'on tripote à longueur de journée pour faire un concours du nombre de sms expédiés dans la journée ... illisible à nos yeux en raison d'une orthographe complètement banni ....
    c'est le progrès ...
    Bon vendredi et agréables préparatifs de fêtes de fins d'année.

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  3. Je suis personnellement très irritée aussi quand pendant une consultation je suis interrompue plusieurs fois et que je perds le fil de ce qui est déjà si difficile à confier ...
    Le corolaire est donc vrai aussi !
    Nous vivons dans un monde où malheureusement la communication à outrance tue l'écoute et le respect.

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  4. Oublier d'éteindre son portable est toujours possible (lors de la rencontre au 27 rue Jacob avec Thierry Janssen et vous, c'est arrivé à une dame à côté de moi, et elle ne savait plus l'arrêter ! Il ne me serait jamais venu à l'idée pendant mes années d'analyse de répondre à mon portable. Peut-être ce monsieur, ne mesurait-il pas la chance qu'il avait de pouvoir consulter un psy ?
    Pourquoi ne pas, avant chaque entretien, ne pas dire :
    "N'oubliez pas de rallumer votre portable en sortant ?"

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  5. Bonjour,

    Honnêtement, cela ne me pose aucune gêne si une personne avec laquelle je discute se permet de répondre à son portable, si la conversation téléphonique est brève, mais ça c'est peut être lié à mon âge ;)... Il faut bien qu'elle explique qu'elle est indisponible? Sinon elle sera harcelée de sms et d'appels incessants...et aura des comptes à rendre à son interlocuteur

    Et oio, malheureusement de nos jours, nous n'avons plus le droit de ne pas être joignable, plus le droit d'être occupés au point de ne pouvoir répondre... le fait de ne pas répondre provoque de l'agacement et cette fameuse phrase "A quoi ça sert d'avoir un portable si on n'arrive pas à te joindre?????"
    Le portable restreint les libertés individuelles, modifie nos relations aux autres, mais il fait partie de notre temps, il va falloir faire avec!

    C'est un véritable apprentissage que de couper son téléphone pour ceux qui ont connu très jeunes les portables, gérer le téléphone portable est un réel enjeu éducatif!

    Merci Mr André pour ces réflexions ;)

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  6. Il y a quelques jours j'étais à Doha au Qatar. Dans l'avion de la Qatar Airways au moment du décollage, pendant la poussée maximum des réacteurs, il y avait encore deux passagers scotchés au portable !

    Manque de savoir vivre + non respect des consignes de sécurité, cela devient agaçant.
    Que faire ?

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  7. je suis de tout coeur avec vous docteur ANDRE et je vais continuer la lutte avec vous. Il me semble que le respect des autres et de soi continue d'être une valeur qui nourrie positivement notre quotidien.
    Je serais moi même choquée qu'un médecin réponde au tel portable pendant notre entretien sauf cas urgent mais n'est il pas urgent de savoir attendre.

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  8. Certains aiment à jouer aux gens important et à se gonfler d’orgueil comme la grenouille de la fable. Le portable devient leur signe extérieur de gens importants, sollicités, au cœur du réacteur. D’autres vous oublient dans leur tempête de stress, vous n’êtes pas important mais tout leur est important pourtant. Et puis, d’autres suivent en bêlant des comportements qui deviennent habitudes, tout le monde fait çà, alors ? oui, excusez moi, excusez moi, mais...
    L’attention à l’autre. L’autre. Toi et moi. Ce fil mystérieux que l’on tisse ensemble. Quoi de plus important? L'attention à l'autre et à l'Autre, au souffle, à l'élan, au mystère, aux couleurs, aux impressions, aux détails, aux regards...
    Alors, les technologies d’aujourd’hui induisent elles ce genre de comportement ? Bien sûr que non, selon moi. Vous avez oublié ceux qui ne vous regardent même pas et prêtent une oreille volontairement distraite à vos propos tout en vaquant à d’autres activités. Et je trie mon courrier en pleine réunion, et je n’accorde pas plus de trente secondes (et encore) car il faut aller au but ! etc etc
    Les nouvelles technologies renforcent elles ce type de comportement ? J’aurais quand même tendance à dire oui. L’immédiateté est reine, la multi sollicitation, à droite, à gauche, vite, vite !
    Ceux qui vous parlent en tapant sur fessebook. Il faudrait forcément s’adapter à cela. Pas pour moi, et je vérifie souvent (il y a sans doute des exceptions) que l’on est complice de sa servitude à ces technologies d’avant-garde, entres autres.
    Je suis parti en randonnée récemment une semaine avec des amis. C’était royal. Une ombre au tableau. Cette espèce de frénésie, dès que le réseau l’a permis, à écouter ces messages et avec une discrétion pachydermique ! Une bonne heure de perdue. Moi, je n’avais plus de batterie, pas envie de recharger, mais je ne suis pas quelqu’un d’important.

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  9. s'adapter, évoluer... Ce que l'humain a toujours fait au long de son évolution. (pour anonyme qui ne comprend pas "le savoir vivre remplacé par[...] par ces boîtiers[...]" Ces parents devaient dire la même chose quand cette personne était ado ! (se dire "avant c'était mieux"). Pour ce que dit Christophe André. On ne répond pas ou on n'utilise pas son tel portable. pour les mêmes raisons. Les étudiants sans doute qu'ils s'ennuie en cours ou simplement on l'habitude de faire plusieurs choses à la fois et ne se rendent tout simplement pas compte que cela peut vous blesser. Pour la personne qui a répondu à son telephone portable lors de la consultation, peu être est il géné au fond de lui même si d'apparence vous pouvez penser le contraire. Ce qui est marrant c'est à chaque fois que l'on ne comprend pas le comportement de l'autre (en tout temps de notre évolution) on le juge : c'est pas normal, il est bizarre... on ne cherche pas à comprendre et se mettre à la place de l'autre. Faut chercher à comprendre pourquoi une personne réagit de telle ou telle façon. Cela peut des fois cacher quelque chose... et d'autres fois non... mais au moins si c'était le cas... à vous de comprendre c'est votre métier.
    ybg

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  10. J'ai souris volontiers à la lecture de votre billet aujourd'hui. Je vous trouve même un petit peu extrémiste sur les bords, sur ce coups-là
    :-))
    (je le dit avec humour et affection).

    Je rejoint le commentaire de muslima(j'imagine qu'on a plus ou moins le même âge ;-)

    Concernant votre patient ce qui m'aurais dérangé c'est qu'il poursuive la discussion au téléphone pendant la séance. Mais là, le pauvre il l'air quand-même embrassé et expédie rapidement son interlocuteur.

    Moi, j'ai vécu avec un homme qui pire encore, il téléphonait en plein milieu d'une de mes PHRASES ou même des siennes, au restaurant, au cinéma...et la liste est longue. C'est vrai qu'il était très actif et toujours occupé, mais on s'est souvent disputé à cause de ça. C'était vraiment agaçant. Mais il est cher à mon coeur quand-même.

    Quant aux étudiants...je suis plutôt d'accords avec vous.
    Mais quand j'y pense, aujourd'hui ce sont les sms.
    Mais quand nous étions enfant, qui n'a jamais envoyer des petits mots en classe pendant les cours, griffonnés sur un coin de feuille négligemment déchiré, pour l'envoyer 2 bancs plus loin? On refaisait le monde...:p

    Par contre REPONDRE pendant une conférence ou un cours ça, ça m'exaspère aussi.

    Bonne fin de semaine...et...oui bientôt Noël Anonyme de 7:50 bon préparatifs à vous aussi ! :-)

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  11. et bien oui, je suis d'accord avec vous et pour moi aussi l'échange verbal avec un humain ne doit pas être interrompu par un appel téléphonique, sauf urgence bien sûr, mais, il reste a déterminer la "gravité"de l'urgence, car pour certains TOUT est urgence, même de savoir si ce midi on mange italien ou chinois ...!

    Je compare l'interruption d'une conversation par une sonnerie à un étranger qui viendrait brusquement se mêler à cette conversation sans même se présenter ni s'excuser ni demander au minimum la permission de s'y joindre et qui repartirait comme il est venu !

    Non, décidément je ne veux pas céder aux diktats de la mode et je ne crois surtout pas que rester l'oreille branchée en permanence soit un progrès.

    Définition de libre arbitre: pouvoir qu'a la raison humaine de se déterminer librement.

    Bonne journée à vous.

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  12. Le portable du patient, un classique dans les cabinets dentaires.

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  13. Comment fait un patient pour utiliser son portable quand il est allongé sur le fauteuil du dentiste avec des instruments sympas dans la bouche et, éventuellement une anesthésie qui empêche d'articuler?

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  14. Ah le téléphone portable, quelle invention à double tranchant, tellement devenu indispen...Dring..., Dring.. " allo maman, non c'est pas le moment, je suis sur le blog de Christophe André, non! c'est pas le même Christophe, tu le connais pas! c'est ça maman, à bientôt".
    Oui donc, je disais et bien... ah oui donc le téléphone portable Dring ... Dring..
    "Allo, non vous faites erreur, vous n'êtes pas au cabinet d'avocat Dunoisetier, c'est pas grave au revoir"
    Donc et bien le téléphone portable.... euh je disais quoi?
    Mais quand mon cerveau s'arrêtera t-il d'être "multi sollicité", "ultra connecté" "super dispersé"
    Dring Dring..... Je l’éteins?

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  15. Je viens de réaliser que je peux me comporter en mal élevée... Il m'est arrivée de répondre, à la fin de consultation, en préparant le chèque, dans le cabinet dentaire, pour dire que je rappellerais en sortant. Tout est relatif, il faut toujours penser à l'autre en face. Ce qui ne me dérangerait pas peut déranger mon interlocuteur.
    Les nouveau codes de savoir vivre en société n'évoluent pas de la même manière selon les générations mais aussi selon la sensibilité des individus...
    Merci Dr André

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  16. "Mais ce sont apparemment des codes dépassés, et sans doute liés à mon âge. Je vais continuer de mon mieux à entraver ces comportements autour de moi, mais à mon avis, c’est déjà perdu."
    Christophe andré.

    Et bien non, ce n'est certainement pas liés à l'âge ni à des codes dépassés.
    Devant de telles manifestations sans intimité, Le privé devient public.
    Selon moi c'est une question de respect de soi-même et donc de l'autre.
    Et face à ce genre de comportements il ne me gène absolument pas de reprendre lorsque cela arrive (Une discussion sans aucune pudeur près de mon oreille)Je lance à haute voix cette fameuse phrase issue d'une pub:
    "Nous n'avons pas les mêmes valeurs!"
    H.Z

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  17. Je suis tout a fait d'accord .. Ce n'est pas une question d'âge mais de respect de certaines valeurs. Mes enfants (dans la vingtaine..) moi meme, nous le coupons en compagnie. Respect de l'autre en face tout simplement.

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  18. moi, je n'ai pas de portable!comme ça je garde ma liberté!(comment faisait-on avant leurs existences?)mais chacun fait comme il veut!il ne faut pas oublier le savoir vivre et la bonne éducation (expressions, comportement de politesse,etc...).J'ai une psy qui elle répond au téléphone en pleine consultation, juste pour dire qu'elle rappellera l'interlocuteur. Je n'ai jamais bien fait attention si ça me genait à ce moment précis (être arrêtée au milieu d'une phrase par exemple),mais ce qui me gêne c'est d'être témoin d'échanges qui ne me concernent pas aussi brefs soient-ils! Je vous comprend très bien ,docteur, il n'y a pas plus déconcertant de voir à quel point notre présence, notre personne ne compte plus, n'existe plus quand le téléphone sonne! De même,ça prouve bien qu'aujourd'hui,la vie nous fait mener très souvent plusieurs actions de front.On ne va plus vite pour autant!!!
    bonne journée à toutes et à tous!

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  19. Je suis tout à fait d'accord avec le Docteur André ;) Personnellement, ça m'aurait exaspéré ; répondre à un appel, y'a rien qui urge ! Ça peut attendre !!!!!!!!!!

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  20. Le portable crée une dépendance chez beaucoup de personnes.Celles-ci trouvent donc normal de laisser leur téléphone allumé par exemple lors d'une réunion de classe, à la messe, un rendez-vous médical... Je ne suis pas surprise par ce coup de fil lors d'une consultation.Très régulièrement je suis confrontée à cela, notamment à mon travail, et je n'apprécie pas, car je considère que c'est un manque de politesse. Si on demandait à ceux qui ont un portable (donc quasi tout le monde) de se séparer de leur "doudou" durant une semaine... qui le vivrait sereinement ?

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  21. Il y a "vrai" et "vrai". Bien sûr que c'est une vraie personne à l'autre bout du sans-fil. Imaginons que le cellulaire n'existe pas, et transposons dans la "vraie" réalité : le médecin/patient ou professeur/élève recevraient-ils leurs "contacts" en personne dans le cabinet ou en classe ?
    "Oui, excuse-moi, je suis occupé, referme bien la porte derrière toi, merci".
    Quant aux petits billets, on se faisait disputer pour cela, point.

    Il y a "évolution" et "évolution". Ce qui évolue, c'est la technologie et les modes. Mais l'homo sapiens sapiens n'a pas beaucoup changé. Et personnellement, je me méfie des arguments du genre : "Il y a toujours de la résistance au changement", ou "On ne peut pas aller contre le progrès", que je croyais dépassés mais que j'ai encore entendus récemment pour me vendre des cochonneries. Ce ne sont que des arguments d'industriels-économistes qui confondent "progrès" avec "profits" et ne voient que leurs propres intérêts en fait.

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  22. J'ai vu une psy pendant plusieurs années et jamais je n'aurais osé laisser mon portable allumé et répondre. C'est un manque de respect. Ce n'est pas une question d'âge; j'ai la trentaine et je ne supporte pas l'idée de devoir être joignable 24h/24, 7 jours/7.

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  23. Les portables sont vite obsolètes , fragiles , et vont gonfler les déchets ... Non-sens de ce monde . D'un côté , il faut faire un tri sélectif des déchets,les réduire, de l'autre participer peu ou prou à cette portable-mania à moins d'être marginal et inadapté .

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  24. Anonyme de 15:06,

    Zoéé!!!! Sors de ce corps!!!! loll :DD

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  25. Oui, en fait, l'homo sapiens sapiens a changé : il est de plus en plus infantilisé, de moins en moins autonome et de moins en moins inventif. Tous ces gadgets ne sont pas de véritables inventions, mais plutôt des "doudous" (merci Hirondelle59 !), une "figure" de "maman" qui rassure et donne une illusion d'importance, comme dit Stéphane. C'est ce que décrivait déjà Desmond Morris dans "Le zoo humain", cette course au statut.

    Pour l'intimité, non, il n'y en a plus, j'ai déjà entendu des conversations téléphoniques dans les toilettes, chasse d'eau et tout ... La pudeur, maintenant, c'est pour les animaux qui préfèrent se cacher dans un buisson, nous les humains on évolue, on fait ça ensemble via satellite.

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  26. Mais vous savez, Dr André qu'on peut faire des consultations via Internet, maintenant ? Votre patient pourra même afficher "absent" pendant qu'il va se chercher un café ou s'adresser à ses autres correspondants. Vous pourriez même, j'imagine, faire plusieurs consultations en même temps et augmenter vos recettes.

    Personnellement, je ne crois pas au cerveau multi-tâche, les réusltats ne peuvent être que médiocres. Mais le beau travail de l'artisan patient et perfectionniste, c'est du passé, n'est-ce pas ?

    D'accord avec vous, Anonyme (16 décembre 2011 15:06).

    Bonne fin de semaine !

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  27. On parle sans cesse de L'ÔTRE . On en a plein la bouche de ce mot L'ÔTRE . Mais l'autre, en exigeant de lui qu'il soit sans cesse disponible , présent partout toujours avec nous , on le consomme , on le consumme .
    L'altérité se maniféste par la présence mais aussi par l'absence , par la proximité mais aussi par la distance . C'est cela qui est la réalité .

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  28. Si vous regardez bien, les gens vraiment. Important n'ont pas de portable. , mais une secrétaire

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  29. Couper le portable avant le rendez-vous avec ma psy relève maintenant du rituel. C'est une façon de me déconnecter librement et en conscience du brouhaha ambiant. Ce temps précieux que je prends pour balayer devant ma porte me rendra davantage disponible, ensuite, pour ceux qui cherchent à me joindre...

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  30. Témoignage d'un dentiste "Hier encore, le gars répond au téléphone dans le couloir, à voix haute, ce qui déjà me met de bonne humeur, puis quand je vais le chercher se lève sans me dire bonjour tout en essayant de raccrocher (mais là continue de lui raconter sa journée)...Il rentre, toujours l'oreille scotchée au portable puis s'excuse quand même, mais c'est gonflant."

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  31. Avoir ou ne pas avoir16 décembre 2011 18:00

    Quel manque de savoir-vivre, c'est hallucinant, et le pire c'est que beaucoup de gens de s'en rendent même pas compte.
    Ecoutez...la prochaine fois, faites comme lui, prenez votre téléphone, tapez la discute avec un de vos collègues et prenez tout votre temps, la personne comprendra peut-être.
    En outre, ce qui me sidère, c'est que ce fameux portable est considéré comme indispensable...Je fais partie des quelques humains qui n'en ont pas et...vous savez quoi ? J'arrive à vivre...ouah !!! quel exploit n'est-ce pas ?
    Certains vont encore dire « mais faut vivre avec son temps » ah oui ? Et si l'époque nous pousse à être malade ?

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  32. de toutes façons on ira jusqu'a bout en matière de régression. C'est le pendant de l'ascendant numérique. Une multi connexion permanente pour s'inventer une présence illusoire, virtuelle, et participer à une sorte de giga partouze numérique en somme ;)
    Les promoteurs de besoin induits l'ont bien compris : ils ont poussé le vice jusqu'à appeler leurs produits des "smart phone".

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  33. On peut s'attendre à ce qu'une personne qui consulte un psy ait quelques problèmes avec les codes.

    De plus avec Internet et les portables, notre monde commence à ressembler à la Noosphère et les barrières classiques s'estompent.

    Philippe

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  34. ....
    Je sais pas trop quoi dire....
    Simplement si je m'imaginais medecin , psychiatre et que j'aurais un patient reagissant comme ça je dirais "Bien .Il arrive quand même à se passer de moi.Je lui suis pas si necessaire que ça.A la bonheur!"
    Mais bon je suis pas medecin ni psychiatre.

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  35. Bonjour Christophe André, je suis étudiant de 22 ans qui a connu la phobie sociale, les angoisses... J'ai un parcours assez atypique. Je suis en train de lire votre libre Psychologie de la peur, et j'étais venu me renseigner sur vous sur votre blog. La curiosité m'a poussé à lire cet article.

    Je partage votre point de vue vis à vis du respect de son interlocuteur quand on reçoit un coup de fil, ou même un message.

    Je ne pense pas que vos valeurs sont dépassées, anciennes, au contraire. Je trouve que la société d'aujourd'hui perd peu à peu ses valeurs, et ce, dû à des raisons évidentes : l'omniprésence de la télé, de l'interactivité virtuelle, messages subliminaux omniprésents à la TV... La société nous pousse à oublier les autres et à satisfaire les besoins les plus urgents, et non pas les plus importants. C'est une habitude qui risque de causer du tord à l'humanité, je partage donc votre inquiétude.

    En vous soutenant dans votre démarche professionnelle, et dans votre recherche de la vérité sur le fonctionnement du cerveau humain.

    Paul.

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  36. Je vous ai lu en restant perplexe aussi, car si le patient a pris la peine de raccourcir l'appel et de s'excuser ensuite, non, je ne vois pas le problème. Oui c'est un changement dans nos moeurs, mais tout évolue. C'est la société actuelle. Si le respect demeure, je suis rassurée. J'aime beaucoup votre blogue, soit dit en passant.

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  37. Cette phrase de François de Closets me plait beaucoup:" La vieillesse, c'est quand on ne capte plus la nouveauté. Quand on ne voit plus l'intérêt."

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  38. Petit garçon, il est l'heure d'aller se coucher17 décembre 2011 10:08

    Il y a un truc qui m'embarrasse dans ce post c'est que le patient et le psy ne sont pas traites de façon symétrique : d'accord le patient paye donc la relation n'est pas symétrique.
    Mais alors on pourrait s'attendre a un plus grand respect de la part du psy puisque dans cette relation commerciale il reçoit l'argent...
    Et en fait pas du tout, tout le monde trouve hallucinant (!) que le patient réponde, mais personne n'est choque par le fait que le psy s'autorise naturellement a répondre a deux coups de fil (d'accord c'est pas un portable... !!!)
    Sous entendu, le psy est un monsieur sérieux qui travaille et a des urgences (un papa quoi) et le patient lui n'a pas d'urgence et est sensé se comporter 'respectueusement' c'est a dire en laissant sa vie de l'extérieur a la porte (un petit garçon quoi)...
    Ca ne vous choque pas ?

    Eh ben moi si !

    Bonne journée

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  39. "À quoi ressembleront les consultations médicales dans 10 ans ?"

    Il y aura des psy-robots...plus aucune communication directe entre êtres humains, des machines entre eux en toutes circonstances...on appellera encore ça le progrès, et ce sera génial puisque ce sera nouveau.

    Il existera peut-être encore un clan de "vieux" qui résistera à l'invasion.

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  40. Dr André, moi je veux juste votre numéro pour vous dire que je vous aime, j'espère que mon appel sera reçu...:)

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  41. Bonjour,

    J'ai vu la situation se degrader. Au debut mon therapeute debranchait son telephone fixe et repondait quelques fois a son portable. Il n'etait pas tres branche technologie. Depuis, il a du prendre des cours et est scotche a son iphone. A chaque seance il y a grand minimum une interruption telephonique. Et le reste du temps il a le regard colle a son iphone. Je prends sur moi en me disant que peut etre je dois accepte que les gens ne soient pas totalement avec moi...en realite, c'est une question de politesse rien de plus.
    Au prochain RDV, quand il decrochera son telephone fixe, je prendrai mon portable et l'appelerais sur son portable pour lui rappeler que je suis la...

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  42. Bonjour, je me permets de citer Michel Henry, in Voir l'invisible Sur Kandinsky, un passage qui, je trouve, résonne bien avec le sujet et avec le post de Stéphane que j'ai beaucoup apprécié: "Il se trouve seulement que l'homme de notre temps n'a plus rien de populaire, de spontané, d'instinctif, de réel, de vivant. Une médiation est venue le séparer de lui-même, celle des médias justement qui substituent partout au libre jeu de la vie et de sa sensibilité de double d'un univers irréel, artificiel, stéréotypé, avilissant, où la vie ne peut plus que se fuir au lieu de se réaliser elle-même".

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  43. Comme le dit si bien Philippe (16 décembre 2011 20:05), "On peut s'attendre à ce qu'une personne qui consulte un psy ait quelques problèmes avec les codes."

    Parce qu'en fait, la question n'est pas si on est pour ou contre la technologie ou le changement, ou si on doit être respectueux envers les autres ou pas.

    Le Dr André nous a déjà servi ce sujet : est-ce qu'il est bon pour moi de faire plusieurs choses à la fois, comme lire et regarder la télé en prenant un repas en vitesse ?

    La réponse est : "Non".

    Tout le monde court partout comme des poules pas de tête, néglige son entourage, règle ses problèmes en cachant la poussière sous le tapis et ça lui revole en pleine face au moindre courant d'air et on se retrouve seul quand ça va mal et on court encore jusqu'à épuisement total, jusqu'à ce que la machine humaine se retrouve sans jus. Alors on l'envoie chez le mécanicien et bien souvent ensuite à la casse :

    Autrement dit : dépression, surmenage, maladies cardiaques, cancer, ...

    Donc médecin, pillules, traitements, ...

    Donc on ne peut pas dire que toutes ces "facilités" que nous "offre" notre "évolution" nous soient très bénéfiques, mis à part pour courir toujours plus et s'oublier soi-même totalement, et enrichir ceux qui nous vendent du progrès à la pelle et qui en fait ne se portent pas mieux que nous.

    Vous croyez que c'est ça, l'évolution ?

    Les magnats de la biotechnologie veulent nous faire croire que c'est la fatalité ou dans nos gênes si on tombe d'épuisement à ce régime.

    Mais voyons, cette histoire date déjà de plusieurs millénaires :

    Sortez-donc ces marchands du temple ! De grâce !

    Et respirer, sans penser à rien :

    « "Commence par respirer, puis tu verras après", pour me soulager dans l'immédiat.

    Ensuite : "Fais de ton mieux, et n’oublie pas d’être heureux" pour me rappeler les priorités existentielles.

    Simple. Et sans garantie d'efficacité. Mais toujours mieux que lâcher la bride à l'anxiété.» (Christophe André, lundi 12 décembre 2011)

    La question est :

    Sommes-nous encore capables de prendre soin de nous-même ?

    Sommes-nous encore capables d'établir nos priorités ?

    Sommes-nous encore capables de nous respecter nous-même ?

    Parce que lorsqu'on ne respecte pas les autres, c'est seulement un symptôme, celui qu'on ne se respecte pas soi-même, parce qu'on ne sait pas du tout ce qu'est le respect (de soi, de sa santé, des autres, de la vie, ...), ou on ne le sait plus.

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  44. J'ai écrit ça parce que j'ai perdu plein d'anciens collègues de travail qui critiquaient ma façon de vivre et me trouvaient pas assez "active".

    Et j'ai pleuré (eh oui, j'ai quand-même pleuré). J'ai pleuré d'abord parce que je trouvais injuste qu'ils partent aussi jeunes. Et puis j'ai pleuré parce que je m'en voulais de les avoir laissés me critiquer sans leur dire (ou pas assez) que c'étaient eux les crétins, que c'étaient eux les paresseux qui préféraient se distraire plutôt que de regader la vie en face telle qu'elle est.

    Bon, je vais aller respirer dehors maintenant.

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  45. Bonjour

    Parce que j'y ai repensé hier je l'ecrit aujourd'hui.
    Docteur André si en ecrivant ce billet vous cherchiez peut être une reponse à votre interrogation la reponse est explicitement,et à mon sens brillament proposé par M.Philippe qui dit l'essentiel:
    ON PEUT S'ATTENDRE A CE QU'UNE PERSONNE QUI CONSULTE UN PSY AIT QUELQUES PROBLEMES AVEC LES CODES.

    Et voila la reponse pour aujourd'hui et pour dans dix ans aussi, à mon avis.
    Merci à Boulezail d'avoir relever cette phrasse aussi.

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  46. Je ne sais pas pour vous, Cri Cri, mais cette phrase me faisait penser à un commentaire de Pierre Falardeau, je crois que c'est dans son film "Le temps des bouffons" qui disait à peu près ceci, en parlant de gens importants en train de s'empiffrer comme des cochons, hommes politiques, d'affaires, etc. : "Ces gens qui prennent les grandes décisions, qui décident de ce que doit être notre vie, ce sont ces malades, ces détraqués que vous êtes en train de regarder dérailler complètement".

    Je n'avais pas trop aimé son commentaire, mais cette remarque m'avait frappée : ces décideurs si importants ne sont que des êtres humains ordinaires et pas nécessairement très équilibrés mentalement.

    A voir ou revoir :

    http://www.pierrefalardeau.com/index.php?option=com_content&task=view&id=34&Itemid=1

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  47. Bonjour docteur,

    Votre message me rappelle un petit événement sympathique que j'ai vécu dans un train, il n'y a pas très longtemps.
    Je ne sais pas si vous prenez le train de temps en temps, mais moi oui. Il arrive relativement fréquemment qu'un voisin, ne réponde pas seulement au téléphone mais engage une conversation, du registre de l'intime, pendant une période plutôt longue. (30 minutes voir plus).
    Cela arrive souvent, Je me suis longtemps posée la question du comment réagir. Et puis j'ai décidé d'improviser selon mon humeur, de mon état de "zenitude" si j'ose dire.
    Mais c'est chaque fois, un merveilleux exercice de pleine conscience, l'occasion de me demander ce que je ressens au niveau de mes émotions, de mes sensations corporelles, de mes pensées.
    Ce jour là, je décide de prendre mes cliques et mes claques et de changer carrément de wagon, car le monsieur en question parlait vraiment fort.
    Je m'installe, mais voilà que mon nouveau voisin, costard, cravate (l'habit ne faisant pas le moine) renifle de manière très "paysanne" toute les 3 minutes, m'incommodant au moins autant si ce n'est plus que mon ex. voisin bavard.
    Que faire ?
    Je fouille dans mon sac, ne trouvant pas de mouchoir, je me tourne vers mon autre voisine et lui demande gentiment:
    -Madame n'auriez-vous pas un mouchoir à me donner ?
    Lorsque je le reçois je me tourne, gentiment à nouveau, vers mon voisin renifleur, le lui tend en lui disant:
    -Je crois que vous en avez grandement besoin.

    Tous les passagers présents esquissent à mon égard un sourire complice et soulagé.

    Merveilleuse journée à vous tous

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  48. Les gens n'ont plus honte de rien...moi qui, à l'inverse, suis mortifiée pour la moindre bricole : peur de gêner, peur d'attirer l'attention sur moi etc... j'envie ces gens qui n'ont aucun complexe et aucune honte , sûrs qu'ils sont de leur bon droit! Je me dis que la vie doit être bien plus facile en n'accordant aussi peu d'importance aux autres et en faisant passer ses envies et ses besoins d'abord...mais au final, quel monde égoîste, non?

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  49. Sans vous déifier Dr André, je trouve que votre réaction est un exemple... Libre à chacun de s'en inspirer mais : vous relevez quelque chose qui vous gêne, vous le relevez en faisant l'économie de la réaction scandalisée et dédaigneuse du genre de (les autres sont des crétins...), mais en affirmant vos valeurs dans une attitude empathique et la recherche d'une communication "vous faites souvent cela?".

    Vous vous interrogez, avec intelligence sur la pertinence de vos interrogations, avec lucidité car il y a un cours du monde, une évolution sociétale forte comme un courant de fond, mais auxquels vous décidez néanmoins de résister humblement, dans l'affirmation de soi et de vos valeurs tout en restant au contact de ce et ceux que vous désapprouvez...

    On peut se retrancher sur son île, se renfermant dans sa névrose, en fuyant les autres que nous détestons, et survivre avec dans un esprit de rentier qui ne se nourrit que de ses certitudes...

    On peut aussi se risquer de vivre parmi les autres, se frotter à l'épineuse altérité de ceux qui ne voient, ne pensent, ne se comportent par comme moi..., mais avec le désir de comprendre et de respecter tel qu'il est humainement possible... (c'est à dire avec nos humeurs, nos conditionnements..).

    Cette seconde voie est certainement le plus difficile et la plus contre-nature tant l'héritage cérébral de nos ancêtres, selon la psychologie évolutionniste, nous rend enclins aux perceptions catégoriques : celui qui est de mon clan, et celui qui en est exclu et donc une menace...

    Aussi bien qu'il Il coexiste nichés au coeur de nos neurones, 2 loups : un loup d'amour et un loup de haine..

    Le Dr André a comme nous toutes et tous, ces 2 loups dans son cerveau, mais il a choisi d'étendre l'influence du loup d'amour.

    Il ne s'agit pas d'aimer naïvement, mais de cultiver une compréhension et une compassion constructives quand le loup de haine grogne la menace de l'intrus qui n'est pas comme nous et ne se comporte pas selon les code de notre clan.

    On prête à Newton ces mots "les Hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts".

    On peut établir un pont vers l'autre, tout en choisissant son chemin, et nous serons étonnés qu'il y a bien plus souvent à découvrir qu'à fuir... Nous demeurons et devons demeurer libres de rejoindre notre rive..

    Mais soyons indulgents envers nous-mêmes, l'évolution a placé en nous ces 2 loups, et se départir de nos instincts, est parfois l'oeuvre de toute une vie...

    Ces petits moments du quotidien - l'autre (quelque soit son statut de patient ou soignant ou je ne sais quoi) comme le relate le Dr André sont des exercices bien utiles de compassion et d'affirmation.

    Dr André je vous apprécie, ce qui ne m'empêche de ne pas toujours vous rejoindre, même si je le concède, mon loup de haine s'assagit bien plus aisément à votre endroit qu'à celui de certains commentateurs aux instincts de canidés aux canines particulièrement acérées..et interventions acerbes..

    Bon we à toutes et tous

    M.

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  50. @ Petit garcon, il est l'heure......." 10h08,

    Vous avez dit: "ça ne vous choque pas? et ben moi si!"

    Moi aussi mais il s'agit de votre commentaire, bien entendu!

    Récapitulons: Le Docteur André reçoit un patient qui a des difficultés, il va l'écouter, l'aider avec sollicitude et dévouement et vous réduisez cela à une simple relation commerciale! Sous prétexte que le Dr André reçoit de ce patient une certaine somme d'argent en échange de ses soins, ce dernier a tous les droits et le médecin n'est rien de plus qu'un simple prestataire de service qui doit tout accepter, en échange du chèque. Ce qui est valable pour le Dr André l'est également pour toutes les relations entre soignants et soignés et d'ailleurs, il faut remarquer que les appels que reçoit un médecin pendant ses consultations sont rarement d'ordre privé mais plutôt pour répondre à des renseignements ou des urgences, ce que le PATIENT ROI devrait comprendre!

    Une histoire véridique: une jeune fille de ma connaisssance qui a obtenu son diplôme de professeur d'Anglais, a été nommée à la rentrée scolaire dans un Etablissement privé de la banlieue parisienne. Elle enseigne des Premières et des Terminales. Dès le premier jour, les portables se sont mis à sonner dans la salle de classe. Aux injonctions du prof d'éteindre ces engins perturbateurs, il lui a été répondu par ces charmants ados que leur parents payaient tous les mois une certaine somme d'argent pour qu'ils puissent faire des études dans cet établissement sélect, alors il avaient le droit d'utiliser leur portable comme bon leur semblait et elle n'avait rien à leur dire car si elle recevait son modeste salaire de prof, c'était en partie grâce à eux. Je suppose que cela vous indigne! mais n'est-ce pas un raisonnement semblable à celui exposé par l'internaute de 10h08?

    Lors de tout rendez-vous, chez le médecin, le dentiste, son avocat, son patron ou autre, les portables devraient être éteints...sauf si l'on attend un coup de fil vital, alors dans ce cas, il faut en avertir son interlocuteur, c'est la moindre des choses. C'est aussi valable pendant les conférences, ce qu'a très bien dit "le CHEMIN DU BONHEUR" hier à 8h50: J'assistais moi aussi à cette conférence de la Rue Jacob quand un portable s'est mis à sonner longuement au premier rang. Il était d'autant plus sonore que la salle est petite. Thierry Janssen et Christophe André se sont tus, ce dernier avec un sourire narquois, est-ce que je me trompe, Docteur?

    J'aime beaucoup le commentaire de Boulezail 12h49:" Parce qu'on ne respecte pas les autres, c'est seulement un symptôme, celui qu'on ne se respecte pas soi-même."

    Il est regrettable qu'un tel progrès technologique dont on ne pourrait plus se passer et qui facilite et même sauve des vies soit utilisé de façon aussi anarchique et dommageable pour autrui.

    Bon Week-end à tous

    Chris

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  51. En moins pompeux que le commentaire que je viens de rédiger sur la coexistence des 2 loups en nous,

    le commentaire de fée vert pomme de 14h52 est plein de fraîcheur et savoureux pour arriver à la même conclusion, je crois!

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  52. Je ne suis pas choquée par ce genre de comportement, je suis même etonnée que cela ne vous sois pas arrivé bien avant.
    Ca fait déjà quelques années que certains de mes patients décrochent leur téléphone portable en pleine consultation pour dire qu'ils sont occupés, mais ça ne me dérange pas vraiment, tant qu'ils ne passent pas 15 minutes à discuter de tout et de rien...
    En revanche je suis toujours très gênée quand mon téléphone professionnel sonne alors qu'un patient me parle de ses difficultés. Je ne réponds pas toujours d'ailleurs.

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  53. Je rejoins complètement votre commentaire "Anonyme 17 dec 15:35"
    Je rajoute même que si ma mère m'appelle je décroche sans me poser de questions,vu la distance qui nous sépare, pour m'assurer que tout va bien. S'il n'y a pas d'urgence je lui propose de l'appeler plus tard. Pour quelques secondes d'interruption il n'y pas de quoi sortir la guillotine.
    Mais la question ne se pose pas si souvent, étant donné que dans tout les lieu publiques: théâtre, conférence, cinéma, philharmonique, opéra... On est gentillement invité à éteindre son portable.

    Quant au train, sérieusement, on y voit de tout: du papy qui ronfle aux enfants qui pleurent...en passant par le coups de fil d'une heure.
    C'est comme ça il faut l'accepter. C'est aussi ça vivre ensemble.

    Bon w-e à tous, la nuit est déjà tombée en Roumanie. Heure d'hiver oblige ;-)

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  54. Re
    Avis pour ceux et celles qui voudraient que leur messages soient lu par le plus grand nombre.
    Les messages seraient plus accessibles s'ils etaient pour certains un peu moins longues.
    Je suis sincère.Certains avant même de les lire je me dis "Oh la tartine!"
    Pardon à tous ceux qui se sentiraient vexés par ma confidence.
    Comme ce lieu c'est un lieu de partage et communication je partage alors mon point de vue.
    Merci

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  55. On vit dans un monde de plus en plus virtuel, coupé de l'essentiel, ce qui vient du coeur. C'est démodé, le coeur.
    Contrairement à vous, je pense que ce n'est pas une situation normale.

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  56. Cri cri, pourquoi se vexer, vous dites que certains, comme moi, en mettent une tartine, je n'ai pas de raison d'en faire un fromage ;)

    C'est votre point de vue et il est pertinent.. Certains s'étalent ou l'étalent comme moi, d'autres, ont l'art et le talent du concis du vite et bien dit..

    Mais tant pis, si je ne suis pas lu, j'ai au moins pour moi, ce sentiment de contribuer en pleine conscience et de prendre un peu de distance avec le besoin de reconnaissance et de publicité ;)

    Important pour les anxieux phobiques sociaux, de s'affranchir un peu du besoin d'approbation...

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  57. Beaucoup de commentaires intéressants dans ce billet un peu trop "tartine "du Dr André mais dont je partage entièrement le point de vue. Merci à lui: il nous donne une leçon de savoir-vivre et de respect des autres. Merci aussi à Boulezail, et à Anon.14:57 et bien d'autres (un peu trop tartines!)

    Quand vous marchez paisiblement dans la rue, il doit vous arriver de vous faire bousculer par des gens qui, les yeux rivés sur leur écran de smartphone, ne voient plus ce qui les entoure. Ils vont même jusqu'à taper leurs SMS en pleine foule. En cas de collision, pas même une excuse: il n'ont rien vu, rien entendu. Le monde autour d'eux n'existe plus! Une fois, j'ai même subi une engueulade d'un de ces allumés du portable qui m'était rentré dedans et qui ne s'en n'était même pas rendu compte. C'était à moi de lui faire des excuses. Le monde à l'envers!

    Il n'y a pas longtemps, sur un quai d'une gare de banlieue: le train arrive, une jeune femme monte avec, à la main gauche une grosse valise et, dans la main droite, à la fois un sac de voyage et son portable. Ce qui devait arriver arriva: le portable lui a échappé et a atterri sur le quai. Par chance, il n'est pas tombé sur les rails. Je l'ai ramassé, je lui ai tendu et j'ai entendu un sonore: "oh putain!" qui ne s'adressait pas à moi, bien sûr, mais je n'ai pas eu droit non plus à un merci, ce qui montre à quel point l'usage abusif de ces petites merveilles de technologies font perdre tout sens de la bonne éducation.

    Je n'ai rien contre les gens qui téléphonent ou jouent avec leurs portables dans les transports, la rue ou les salles d'attente mais à conditions qu'ils aient eux aussi un minimum de respect et d'attention envers ceux qui les entourent. Quand je suis dehors, mon portable est toujours dans mon sac, jamais dans la main et s'il sonne, le temps que je le trouve, ça a déjà raccroché!

    Dans les salles de concert, les cinémas, les théatres et les conférences, il doit toujours être éteint. c'est évident.cest une question de convivialité. Méditez cette phrase: "la liberté des uns s'arrêtent où commence celle des autres."

    M..... quand j'écris, je suis un peu trop tartine, je ne sais pas faire court mais on n'est pas obligé de me lire et je n'écris pas pour ceux qui ne lisent que des B.D. ou les gros titres de la presse!

    Mea culpa et bonne soirée.

    Chris

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  58. A anonyme du 16/12-15h20 : je suis l'anonyme de 15h06 , je ne comprends pas le sens de votre phrase , que j'ai déjà vue dans un commentaire et qui me laisse perplexe. Pourriez-vous m'expliquer ? Je vous remercie .

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  59. Petit garçon: qui ne veut plus se lever...17 décembre 2011 18:13

    Bonsoir,

    Moi, je rêve avoir une consultation avec mon médecin sans qu'il décroche le téléphone...une seule fois...
    Je vis sans portable, ceci explique peut-être que j'ai ce souhait naïf en moi.
    Bon dimanche à tous.

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  60. J'ai connu dans la montagne un vieux paysan qui , à force de vivre seul parlait tout seul en permanence . Mais au fond parlait-il vraiment tout seul ou bien parlait-il à des compagnons de réves ,à des visions , à ses chiens morts peut-être mais qui l'accompagnaient toujours sans doute , à un voisin disparu depuis longtemps mais qu'il croisait toujours au même endroit dans la montagne ... et puis aux nuages qui pleuvent quand ils veulent sans se géner et puis aux arbres et au froid trop froid et au chaud trop chaud ..... sans doute parlait-il à toutes ces présences ...... à toutes ces absences ........
    On a inventé des machines à parler tout seul , à avoir des visions , à entendre des voix lointaines ...... Voilà , des machines qui sont là pour ça , donc on n'est pas fou .... Pas comme ce vieil homme dans la montagne qui parlait tout seul .

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  61. En fait je trouve que c'est trés pratique ces téléphones portables . Bon , je ne m'en sers pas diréctement à vrai dire mais ils me servent bien . Voilà pourquoi : Moi je parle seule comme ce vieil homme dans la montagne ... Enfin non , pas seule mais avec les arbres les fleurs les animaux les nuages les ombres de la nuit , enfin tous ces êtres étranges et étrangers au monde des gens normaux .... Parfois lorsque je marche tout en parlant seule , il m'arrive de croiser quelqu'un et c'est là que les portables me servent bien car ces gens que je croise , au lieu de se dire : "tiens elle est folle celle là! elle parle toute seule!".... Ils pensent que je parle à un portable et que donc je suis normale . Voila pourquoi j'aime bien les portables et qu'ils me servent beaucoup ....

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  62. au risque de paraître dinosaure, je pense que la société de zapping est mal barrée! Cet exemple montre bien qu'on est tenté de papillonner entre un coup de fil, un sms, une émission de tv...et qu'on ne sait plus se donner à 100% au moment présent. c'est un peu comme si on lâchait tout d'un coup la discussion avec une personne, qu'on se tourne vers une autre pour parler d'un sujet complètement différent !

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  63. vos codes ne seront dépassés que lorsque la majorité les considèrera comme l'étant.
    au public toute la journée, évidemment le téléphone sonne, mais les personnes sont sincèrement concernées par le dérangement occasionné... encore des raisons d'y croire...

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  64. Merci à anonyme de 16h43!
    Frainchement c'est peut être bête et je sais pas si pleine conscience ou pas mais ca me fait rire , rire l'histoire de la tartin à qui on repond fromage.
    Et cette envie de dire "Et la cerise alors"?
    Avec cette question la fragile rhéthorique par l'image s'evapore quelque peu et c'est pourquoi ca me fait encore plus rire.
    Merci
    Et l'occasion de faire une REVELATION:Ne nous prenons pas toujours au serieux!
    Serieux!

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  65. Ah il est tard mais comme je derange personne j'ose dire encore un truc.
    Je viens de lire quelque chose que je trouve à la fois drôle et...encore autre chose que j'arrive pas à définir:

    "A anonyme du 16/12-15h20 : je suis l'anonyme de 15h06 ".....

    J'avais jamais lu ça ailleurs!
    C'est leger et grave à la fois.
    Bon... bon (ca sonne comme bombon).
    Est ce vrai?

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  66. Mon psy n'hésitait pas à répondre au téléphone portable. J'ai fini par arrêter la consultation...

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  67. à cri-cri : "Zoéé!!!! sors de ce corps !!!! loll :DD" . c'est vrai que je me demandais comment comprendre ce commentaire . et je n'ai pas encore l'habitude de la ponctuation actuelle des messages écrits qui peut aider à décrypter . Donc , serait-ce de l'humour ...diabolique ? Une phrase "légère et grave" ? Entre tartine et fromage ? Un clin d'œil ? Une pichenette ? Un code de langage entre membres d'un groupe ?
    anonyme du 17/12-de 17h36 , en Béotie !

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  68. Ce n est pas une question de génération : on voit des personnes agées tenir des conversations au téléphone (à très haute voix!) dans les transports ou les lieux publics...sans aucune gêne apparente.
    PS Moi non plus, je n ai pas compris le message d Anonyme du 16/12 de 15h20 : on veut des ex-pli-ca-tions! !!!

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  69. Au fait, c'était une pub pour quoi ce " aujourd'hui je l'ai fait avec un très bon ami"???

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  70. Il s'agit en fait de la dernière campagne de pub d'ING Direct (banque en ligne)

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  71. pfffffffff je suis perdue de chez perdue parmi tous les horaires des anonymes.
    Il vaut mieux alors un numero de portable alors.
    Au moins avec lui on peut faire la distinction entre un chiffre et une personne.

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  72. Excusez-moi j'étais au téléphone, j'ai perdu le fil de la discussion, quel était le sujet déjà?

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  73. Pour Zoé, une chanson qui a bercé mon enfance :

    Il habite dans le froid
    Il n'a plus ni père ni mère
    Il habite dans les bois
    Il ne connaît que l'hiver
    Il a treize ans aujourd'hui
    Il n'a plus un seul ami je crois
    Parfois il rêve la nuit
    Parfois il coupe son bois

    Oui mais il parle aux oiseaux
    Au soleil et aux forêts
    Oui mais il parle aux ruisseaux parfois
    Quand le temps n'est pas trop froid

    Il ne lit pas les journaux
    Il connait cela par cœur déjà
    Il n'écoute pas la radio
    Il préfère couper son bois

    Oui mais il parle aux oiseaux
    Au soleil et aux forêts
    Oui mais il parle aux ruisseaux parfois
    Quand le temps n'est pas trop froid

    Oui mais il parle aux oiseaux
    Au soleil et aux forêts
    Oui mais il parle aux ruisseaux parfois
    Quand le temps n'est pas trop froid
    La la la la ... (Gérard Lenorman)

    Et puis hier soir, le sujet était au rendez-vous avec Jacques Languirand qui s'inspirait de ces livres :

    - Nicole Aubert, "Le culte de l'urgence : la société malade du temps", Éd. Flammarion, Coll. Champs.

    - Jean-Louis Servan-Schreiber, "Trop vite! Pourquoi nous sommes prisonniers du court-terme", Éd. Albin Michel.

    Désolée de briser des illusions, mais même avec un cellulaire ou une tablette numérique de lecture, un dinosaure reste un dinosaure, et, le temps nous le confirmera, l'être humain n'est pas fait pour ce genre de communications -- bien pratiques, c'est vrai, si utilisées comme un "moyen" et non comme une "fin".

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  74. Anonyme sans horaires et avec portable18 décembre 2011 16:37

    Pour en revenir aux tartines d'hier un peu critiquées par Cri-cri, il faut remarquer que C.André nous donne souvent par ses billets remarquables, matière à réflexion et que les commentaires ne peuvent se limiter à quelques lignes. Il est préférable de lire un commentaire long, à condition qu'il soit bien construit, bien argumenté avec clarté et logique plutôt qu'une multitude de commentaires courts, émaillés de lieux communs, de phrases toutes faites ou peu compréhensibles car l'auteur n'aura pas osé développer sa pensée et qui nos détournent du sujet proposé.

    De toutes façon, certains "tartineurs" l'auront remarqué: l'espace est limité: au delà de 4076 caractères, le message n'est pas publié, il faut donc revoir sa copie et procéder à une cure d'amaigrissement. Malgré tout, il reste une bonne marge pour rédiger un copieux commentaire sans tomber dans le roman-fleuve.

    Cri-cri, vous êtes amusante, vous écrivez: "Comme ce lieu est un lieu de partage et de communication, je partage alors mon point de vue"(hier 16:15.) Vous avez beaucoup de chance et j'aimerais bien être comme vous car je ne suis pas toujours en accord avec moi-même (Manque d'estime de soi?) Je devrais consulter le Dr André, ce qui ne me déplairait pas et je vous jure, Docteur, mon portable sera éteint dans votre cabinet!

    J'ai bien aimé le billet du Dr. André de ce vendredi 16 et je suis en accord total avec lui même si je n'ai pas son "âge avancé" . J'ai aimé aussi quelques tartines qui ont suivi mais je préfère de loin celles que je savoure avec mon café matinal, grillées et avec gelée de groseilles ou framboises faite maison.

    Bonsoir

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  75. L'autre jour, tenaillée par un mélange de désespoir et de nostalgie, je suis allée rendre visite à mon village d'enfance ... par Internet interposé, eh oui.

    Et j'ai vu ... mon arbre. L'arbre auquel je parlais dans la cour d'école, celui qui me réconfortait, me rassurait, m'enlassait, mon saule-pleureur qui baissait les longs doigts que je serrais avant de retourner en classe après la récré. L'arbre auquel je pense en fredonnant la chanson de Brassens : "Auprès de mon arbre, je vivais heueux, j'aurais jamais dû m'éloigner d'mon arbre, ..."

    Beaucoup de choses ont été détruites ou défigurées dans ce petit village qui "veut aller de l'avant", mais mon arbre, lui, était toujours là. Et il m'a redonné la force de continuer, comme il l'avait toujours fait.

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  76. Cher Christophe,
    L'usage du portable ou du smart phone signe l'éducation des individus, du respect qu'ils accordent à ceux qui les côtoient.
    Que dire des collègues qui pianotent sur leur Iphone pendant toute la tenue d'une réunion...
    Que dire de ces personnes qui vous imposent leur intimité.
    Si j'avais la chance d'être votre patiente, c'est sûr, mon portable serait éteint.
    Merci Christophe de nous rappeler le vivre ensemble.

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  77. bonjour
    je vous ai découvert hier puis j'ai acheté votre livre "méditer jour après jour". Dans le même temps, j'ai découvert arnaud desjardin. de belles portes ouvertes donc pour achever cette année et commencer 2012. Belles fêtes à vous. sophie

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  78. Bonsoir Christophe, bonsoir à tous,
    Je partage tout à fait votre analyse sur les perturbations chroniques de la communication (SMS, messageries...). Je peux aussi témoigner que j'ai un ami médecin qui a régulièrement, sur 1 journée, 3 à 4 personnes qui ne viennent pas à la consultation sur rendez-vous et ne le préviennent pas qu'ils ne viendront pas (et certains lui disent que cela lui permet de se reposer grâce à leur absence!!!). Je considère que les médecins consacrent leur temps aux patients et que la moindre des choses c'est de les respecter pour leur travail, pour leur écoute, pour leur disponibilité. Et dans le même temps, l'argent est roi, tout le monde veut faire des affaires, payer moins cher. Est-ce un hasard si la communication en supporte les néfastes conséquences???
    Joyeux Noël à vous Christophe et à vous tous.
    Patrick.

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  79. Je suis étonné de la réaction bien que je l'approuve mais mon médecin ne cessait de répondre au téléphone certes médicaux mais qui ne relevaient pas de l'urgence avec un téléphone fixe. C'était très désagréable pour moi mais je n'ai jamais osé le lui dire. C'est une des raisons pour laquelle j'ai changé de docteur.

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  80. Pendant une consultaton avec un psychiatre, l'essentiel n'est-il pas de se concentrer sur son ressenti, de vivre pleinement ce que l'on dit, ne dit pas, éventuellement la parole de l'autre? C'est un moment d'intense presence ou de tentative de présence à soi-même. Le téléphone portable dans ce cas me parait être un bon moyen de s'éloigner de ce qui se vivait à ce moment là. C'est la même chose pour les temps de retraite das un lieu sacré. Là aussi le téléphone portable est un moyen inconscient de ne pas plonger, de ne pas se retrouver seul face à soi-même. Au-delà de la question de la politesse (l'impolitesse n'est pas apparue spontanément chez nos enfants, balayons peut-être devant notre porte)je ressens cette interruption téléphonique comme une perte, celle de l'occasion de vivre inetensément l'instant présent, quel qu'il soit à ce moment là. Dommage pour ce patient, c'est lui me semble-t-il qui y perd le plus.

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  81. c'était une façon de rester dans son univers et de ne pas rester dans le votre. il a bien fait de répondre et vous auriez dû lui autoriser à continuer.
    bonne journée
    clémentine Séverin

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  82. "vous auriez dû l'autoriser" et non pas "lui autoriser"

    Et le Dr André ne l'a pas autorisé à continuer? je n'ai pas cru comprendre cela. Il est bien trop respectueux de ses patients pour leur interdire certains comportements désinvoltes!

    Anonyme, Il est encore plus important de savoir lire un texte que d'en écrire un sans fautes!

    Et si l'on veut rester enfermé dans son univers avec ses problèmes, pourquoi demander de l'aide à un psy.?

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  83. Gilles, vous me faites penser que le psy au téléphone pourrait être un excellent exercice pour remonter son estime de soi, pour s'affirmer gentilment et s'obliger à exprimer sa désaprobation.

    C'est d'ailleurs une des principales causes de conflits et de souffrances relationnelles : la difficulté à exprimer clairement ses besoins, attentes, et pire, croire que l'autre devrait le deviner et, tout en se croyant "gentil" et tolérant, lui en vouloir et même ressentir de la colère.

    Ce n'est pas de la gentillesse, ni de la politesse, mais un manque d'estime et d'affirmation de soi. Ca peut même être une certaine forme de manipulation. Et ça empoisonne les relations.

    Mais je me soigne ;)

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  84. Bonjour,

    J'ai moins de la trentaine et trouve ça insup portable. Dans mon cas c'est mon psy qui decrochait pendant les seances, tres chic et tres pro.

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  85. Bonjour,

    Votre histoire me fait sourire. Je suis un peu dans la même démarche que la votre, à savoir mettre mon téléphone en silence (pas en vibreur) le plus souvent possible. A vrai dire, ii y est même trop souvent pour un commercial.
    En plus de ne pas déranger, cela me permet de consulter ma messagerie aux moments opportuns, de répondre aux appels urgents (urgence relative) et de prendre le recul nécessaire pour certains appels.
    Là où je souris, cela me rappelle mes entretiens en thérapie cognitivo comportementale avec un psychiatre (très sympa au demeurant). A chaque consultation, le portable sonnait au moins une fois et moin interlocuteur s'excusait pour y répondre. A noter également les fréquents retards (au moins 1/2h à la premiere consultation du matin). Bref, tout çà pour dire que oui, on peut se demander à quoi vont ressembler les consultations dans 10 ans. Au plaisir de vous avoir lu.

    ps: je termine votre ouvrage, libre imparfaits et heureux. Cet ouvrage est fort interessant, pour un personne avec une haute estime de soi fragile comme moi. De bonnes pistes de travail

    A bientôt

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  86. bonjour Christophe
    ces pratiques sont de plus en plus fréquentes..la pratique du lieu et de l'instant présent s'imposent.
    sincèrement
    Sylvie('médecin)

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  87. Merci Sylvie,
    Je suis tout à fait d'accord avec vous. cela prend un peu de temps au début pour changer ses habitudes et ancrer de nouvelles attitudes. Mais quand on y parvient, c'est du bonheur.
    Au plaisir de vous lire, peut être un jour de se rencontrer.
    Christophe (attaché hospitalier)

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  88. Il m'arrive souvent de contacter des psys pour mon métier de journaliste. J'ai beau faire attention à l'heure et appeler genre 17h00 pile ou 18h00 pile, je suis toujours effarée quand ils décrochent alors qu'ils sont en séance... Les portable deviennent trop intrusifs !

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  89. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  90. Avec l'image AUJOURD'HUI JE L'AI FAIT, j'ai cliqué sur l'article avec d'autres idées en tete!

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