mercredi 14 décembre 2011
Divorce médical
Une de mes collègues, médecin généraliste, me racontait l’autre jour cette petite histoire.
C’était avec un de ses patients au caractère difficile, rouspétant souvent, n’écoutant pas assez ses recommandations d’hygiène de vie.
Un jour, agacée ou même exaspérée, elle lui propose (en s'efforçant de le dire aussi calmement que possible) une séparation : «Écoutez, nous avons souvent du mal à nous entendre, si vous voulez, vous pouvez essayer un autre médecin…»
Le patient s’arrête de râler, interloqué. Il garde le silence un instant. Puis, calmé par l’imminence d’une séparation, il répond : «Non docteur, je ne veux pas divorcer !»
Et ils éclatent de rire tous les deux.
Elle me disait que, depuis ce jour, il s'était mis à faire davantage d’efforts au sein de son «couple» médical. Étrange, ce besoin que nous avons parfois besoin de nous faire remonter les bretelles pour procéder à de petits ajustements dans nos vies...
Illustration : un médecin de jadis se rendant au chevet d'un patient malade de la peste (avec la baguette pour le palper sans le toucher, et le masque pour ne pas respirer ce qu'on nommait ses "miasmes"). C'était déjà mieux que ne pas y aller du tout...
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Alliance thérapeutique, rapport collaboratif, parfois de la résistance ...
RépondreSupprimerParfois besoin de résister, de savoir jusqu'où aller trop loin pour être sûr d'être entendu, pour tester cette alliance thérapeutique si importante, savoir si l'on peut faire confiance et se livrer vraiment.
RépondreSupprimerC'est parfois si difficile de faire confiance ...
Les séparations ont ceci de commun avec les rencontres,il faut savoir les réussir.
RépondreSupprimerTout comme une belle rencontre,une belle séparation se mérite.
Lorsqu'une relation est morte et qu'il n'y a plus rien à en sauver alors il faut savoir au moins sauver les bons souvenirs et pour cela il est nécessaire de réussir la séparation.
Savoir bien se séparer l'un de l'autre est aussi une preuve de réspect de l'un envers l'autre,ainsi ne pas savoir vivre cela peut être trés néfaste et rien de bon ne peut en advenir.
Voici un lien vers une passionnante conférence donnant des idées afin de renforcer l'observance thérapeutique "Comment motiver son patient ?"
RépondreSupprimerhttp://www.canal-u.tv/producteurs/canal_u_medecine/dossier_programmes/pedagogie_des_sciences_medicales/colloque_et_evenement/semaine_medicale_de_lorraine_2009/sml_2009_comment_motiver_son_patient
J'ai déjà "divorcé" de médecins par choix personnel et respect de moi-même. Parce que je n'étais plus d'accord avec leur façon de me soigner : un généraliste qui ne prescrivait pas moins de 3 médicaments par ordonnance : je suis allée chez son confrère, qui partage le même cabinet : lui soigne en allopathie ET homéopathie et acupuncture...il s'est même formé à l'osthéopathie et sait réparer les petits bobos ...
RépondreSupprimerEt j'ai aussi changé de gynécologue obstétricien, un homme intéressé par mes grossesses mais pas par l'état de mon périné...
Les médecins sont des hommes et des femmes comme les autres, ce ne sont pas des Dieux, et parfois , en tant que patient...on a aussi le droit de choisir de changer de médecin. Mais il ne faut pas bien sûr tomber dans l'errance thérapeutique et changer de médecin comme de chemise :-)
besoin de nous faire remonter les bretelles
RépondreSupprimerQue je n'aime pas cette expression, surtout dans le cadre d'une relation qui doit être entre patient et médecin collaborative, et non dominant / dominé.
Pour moi, dire:
Écoutez, nous avons souvent du mal à nous entendre, si vous voulez, vous pouvez essayer un autre médecin
c'est poser un ultimatum, en laissant la responsabilité de la relation au patient.
Or, le malaise est double :
1 ) le patient teste (angoisses, autres ?)
2 ) le soignant est exaspéré .
Apparemment, c'est très difficile de dire : "je", de la part du soignant, de lui dire : je ne peux pas vous soigner comme je pense le mieux pour vous, car je ne me sens pas écoutée dans les conseils et instructions que je vous donne, vu que vous ne les prenez pas en compte. Je me sens impuissante dans ce cas à vous apporter ce que je considère le plus adapté pour vous.
Et demander au patient pourquoi il ne suit pas les conseils. Par peur? Autre?
Car au final, si le patient a peur des traitements, ou l'impression de ne pas être écouté, ou infantilisé, que sais-je? Comment, dans le cas cité plus haut cela est-il réglé?
Au final, si c'est une crainte face au fait de prendre un médicament par exemple, eh bien, la crainte sera toujours là,
le patient aura la peur du rejet, car la responsabilité du "divorce" comme il dit (d'ailleurs, terme choisi très intéressant, car il est très chargé sur le plan affectif) il acceptera au final de faire des choses qu'il n'aura pas accepté au fond de lui.
Et celà me semble aller à l'encontre de la relation soignant / soigné.
Au final, si le patient ne peut accepter ce que lui dit le soignant, ce dernier, s'il le peut, et en a le courage, peut dire ceci (car il ne dit pas : si vous ne voulez pas, mais ne pouvez pas ):
Si vous ne pouvez prendre en compte mes conseils, peut être serait-il mieux que nous arrêtions là ma prise en charge, et que vous voyiez l'un de mes confrères.
Non, vraiment, cette vision dominant / dominé (que j'avais d'ailleurs étudié dans le cadre de mon mémoire, lors de mon Diplôme Universitaire d'Ethique Médicale à l'hôpital Saint Louis, sur Paris, m'a énormément apporté, dans la relation soignant / soigné.
Ehhh non ! Un soignant, ce n'est pas PAPA, ou MAMAN.
Le rôle du soignant est de responsabiliser, en aucun cas de rendre dépendant du soignant !
Dans le cas contraire, c'est au soignant de réfléchir au besoin qu'il exprime à conserver cette "toute puissance" ! Non ? ;o)
Oui
RépondreSupprimerSympathique cette anecdote.
Touchante egalement.
Lecteurs medecins (s'il y en a) prenez note!
Relation soignant/soigné tout un programme
RépondreSupprimerOn ne peut rien faire pour les autres ...
RépondreSupprimerOn peut faire avec ...
Croire en la toute puissance de la bien veillance ne peut avoir que des effets iâtrogénes ...
Bonjour,
RépondreSupprimerPeut-être y-a-t-il eu, tout simplement, une véritable communication entre ce médecin et son patient le jour où elle lui a fait sentir qu'il n'était pas toujours facile de se faire entendre ?... et que lui a compris ?
@ Julie :
RépondreSupprimerPour ma part, j'ai lu :
nous avons du mal à nous entendre,
et non, vous avez du mal à m'écouter,
C'est dans les 2 sens, je pense.
Nb.: petit rectificatif : lorsque je dis : "le médecin, s'il en a le courage", je souhaitais dire : s'il en a la force, l'énergie, à ce moment là .
Le courage est trop dans le : si vous ne l'avez pas, vous êtes un couard, et ce n'est pas ce que je souhaitais exprimer. Car le soin, ça "pompe" de l'énergie !
Je ne vais jamais plus chez les médecins .
RépondreSupprimerEn fait je suis alérgique aux relations soignants-soignés , ça m'horripile .
Ma maladie m'appartiend .
Ma maladie c'est moi et je suis donc mon seul reméde , ma seule guérison .
Il m'est déja arrivé d'être gravement malade mais je me suis alors soignée seule .
Si vraiment je devais dépendre d'un systéme médical j'en mourais assez rapidement .
En fait je suis insoignable sauf par moi-même et c'est trés bien ainsi car je pense que la maladie est une richesse de l'être .
Il m'est déja arrivé d'être gravement malade mais je me suis alors soignée seule .
RépondreSupprimerC'est quoi gravement?
Face à un patient non-compilant(ne suit pas son traitement ou les conseils du soignant) il y a plusieurs données à prendre en compte et plusieurs étapes.Celles qui me viennent en tête maintenant:
RépondreSupprimer1) Tout d'abords,la relation médecin-patient se construit et se transforme au fil du temps.En bien ou en mal.
2) La pathologie dont souffre le patient est importante: un début d'hypertension ou un cancer c'est pas pareil. Cela s'aborde différemment techniquement, éthiquement et psychologiquement.
3)Le lieu compte aussi:Cabinet privé ou hôpital, là encore, les relations médecin-patient ou personnel soignant-patient sont différentes.
4) La famille est souvent un grand atout et le trio:patient-médecin-famille peut en être un, gagnant!
5)Un deuxième avis médical pour gagner la confiance du patient ou pour s'assurer de son diagnostique en tant que médecin peut être utile parfois.
6)Et puis enfin, conseiller un autre médecin lorsque la prise en charge n'aboutit pas au résultat escompté, malgré les effort, à cause d'une compliance défaillante.
Il n'y a aucune honte à cela. Et comme disait Hippocrate"PRIMUM NON NOCERE"(avant toute chose, ne pas nuire).
Voilà ce que j'en pense, mais encore une fois c'est vraiment du cas par cas.
Et puis on nous apprend en fac de médecine que la prise en charge est différente en fonction de la personne que l'on a en face de soi(son organisme, son type de personnalité, sa culture, ses croyances...).
Il y a également certains cas extrêmes: comme cette jeune fille(16 ans) qui ne souffrait pas d'une maladie grave mais suite à une opération a nécessité une petite transfusion.
Le père faisant partie d'une secte s'y est opposé malgré l'accords(officieux) de la fille, mais celle-ci était légalement mineure. Il a fallu l'intervention de la justice pour que l'enfant soit correctement soignée.
Je trouve mignon cela dit le "Non docteur,je ne veux pas divorcer" :-))
Bon fin de journée à toutes et tous!
La médecine est un art, pas une science.
RépondreSupprimerCa serait bien un peu plus d'humilité dans ce milieu je trouve... Sans compter que de nombreux patients réclament le résultat, tout de suite, comme si la Santé, et à fortiori, la bonne santé, était un simple enjeu de consommation... Je paie, je dois avoir. Certes les médecins ont des obligations de moyens, pas de résultats. Eh bien, pourquoi en France divise t on les médecins par spécialités à ce point, des hyper spécialistes, alors que l'être humain est un tout, comme est l'approche d'ailleurs de la culture médicale chinoise par exemple ?
J'ai vu et vois des soignants "détruits" par l'égo démesuré de certains de leurs collègues, et ça a une incidence sur les patients.
J'ai des exemples à la pelle.
Sans compter qu'il serait intéressant de développer le sujet du paternalisme médical. Il n'existe pas partout sur toute la planète...
Il est dit par l'OMS que la bonne santé n'est pas que l'absence de pathologie... Le bien-être, l'équilibre psychique, c'est essentiel.
J'ai toujours été surprise de voir qu'on dit qu'en France nous avons la meilleure médecine, et que dans le même temps, notre pays est le plus grand consommateur d'anxiolytique et d'antidépresseur.
Cherchez l'erreur...
les rapports entre médecin et malades sont souvent compliqués: certes la confiance envers celui qui est en charge de votre santé est primordiale mais elle peut se montrer perverse et dangereuse quand le médecin n'est pas compétent ou simplement négligent.
RépondreSupprimerje garde un souvenir douloureux de la façon dont deux médecins généralistes ont traité mes parents, qui sont décédés depuis longtemps.
C'était en 1987: ma mère , depuis 3 ou 4 ans souffrait de problèmes digestifs, amaigrissement progressif, bilan sanguin alarmant: anémie, trop de plaquettes, trop de globules blancs et une grande fatigue. Le médecin ne voulait rien savoir: pour lui l'anémie était due au manque d'air et la fatigue au manque d'exercice! Ma mère qui avait une confiance inébranlable en elle avait peur de la vexer en allant en consulter un autre. J'ai enfin pu la convaincre de voir un gastro-entérologue et diagnostic après une fibro-coloscopie: gros polype cancéreux de l'intestin. Elle a été sauvée in extrémis par une merveilleuse équipe chirurgicale et médicale mais au prix de 4 mois d'hôpital, deux interventions lourdes et de nombreuses complications dont elle a gardé des séquelles jusqu'à son décès en 2002. Après son opération, elle a divorcé de son médecin!
Mon père, lui n'a pas eu besoin de divorcer du sien car il n'a pas survécu: amaigrissement, fatigue, toux persistante et douleurs osseuses généralisées. Très pudique, il avait omis de dire qu'il avait aussi des problèmes urinaires. Ce médecin, pendant des mois, lui a prescrit du sirop pour la toux et du di-antalvic pour les douleurs qui selon lui étaient causées par l'arthrose et ceci sans jamais demander le moindre bilan sanguin ou radiographie. La consultation auprès d'un rhumatologue qui a tout compris, tout de suite , a révélé la terrible vérité: cancer de la prostate avec métastases osseuses et pulmonaires. Il était trop tard et après une hospitalisation en urologie et une courte rémission, les métastases ont envahi le foie et le cerveau. Il est décédé en 1990 après plusieurs mois de grandes souffrances.
Et des faits similaires que je constate souvent dans mon entourage familial et mon voisinage me donne à penser que de nombreux médecins ne devraient pas exercer ce métier à haute responsabilité. Je suis consciente que le diagnostic est souvent difficile mais dans les deux cas cités , il s'agissait d'une grande incompétence alliée à une négligence impardonnable.
Malgré un âge respectable, j'ai la chance d'être encore en bonne santé et j'ai un médecin en qui j'ai confiance mais j'appréhende le moment où la maladie surviendra inexorablement! Aurais-je alors autant confiance?
Pour aborder un sujet moins grave, je voudrais vous dire un IMMENSE MERCI, Docteur André, pour les rencontres du 27 Rue Jacob. je n'avais pu écouter celle du 8 Novembre avec M.Ricard mais j'ai assisté à celle du 6/12 avec T.Janssen et celle d'hier soir avec Fabrice Midal. J'y allais pourtant avec un certain scepticisme, étant rétive à toute forme de méditation ( j'en ai déjà parlé ici) J'ai été carrément "scotchée" par l'intervention de F.Midal et par la façon dont il exposé les rapports entre méditation et un Bouddhisme dénué de tout contexte religieux car c'est ainsi que je le ressens. J'ai aussi aimé votre douceur, votre façon de mettre en valeur votre invité et de vous effacer derrière avec une grande modestie. Peut-être étiez vous un peu trop en retrait et j'attends avec impatience la rencontre du 20/12 où vous ferez la synthèse de ces journées. Je vais d'ailleurs me replonger dans votre livre que j'avais abandonné un peu trop vite ! J'avais exprimé ma déception mais je réalise maintenant que j'en suis la seule responsable et si je veux progresser dans cette voie, moi seule peut y arriver à force de volonté, personne ne peut le faire à ma place mais que c'est dur !!!
Bonne fin de journée à tous !
Chris
Je me reconnais dans ce patient difficile et peu agréable vu que la dernière fois je disais que le yoga ne marchait pas sur moi ni la respiration ni les mantras!! Lol!
RépondreSupprimer"Le médecin ne voulait rien savoir: pour lui l'anémie était due au manque d'air et la fatigue au manque d'exercice!"
RépondreSupprimerJe trouve cela choquant!
Votre maman a eu bien raison de consulter un autre médecin.
Et puis: anémie+ amaigrissement+ fatigue+autre symptôme(digestif, renal, respiratoire...douloureux OU NON) c'est quand même "téléphonné" pour un médecin! En effet, il doit toujours s'attendre au pire et vérifier les diagnostiques différentiels.
Je trouve qu'il est tout à fait normal de demander un second, troisième...avis lorsque patient/médecin le désir.
Je vous souhaite une excellente santé Chris! ;-)
il y a 3 ans je me suis sentie devenir importante à mes propres yeux, importante dans le sens du prendre soins, de moi, de ma vie, ma santé.
RépondreSupprimerCette prise de conscience, je la dois à un médecin généraliste. Ce regard qu'il a posé sur moi, son regard, ses mots, ses gestes m'ont fait prendre conscience que je pouvais... devais avoir de l'importance, du respect pour moi.
Il est devenu mon médecin, je pense souvent être "tombée" sur LE médecin. Il est toujours dans un coin de ma tête et je sais que je peux compter sur lui, qu'il est là pour moi.
Et je sais aussi qu'il compte sur moi pour avancer tout en étant à l'écoute de mes doutes, retour en arrière et progrès sans jamais me juger. Merci à lui.
il y a 3 ans je me suis sentie devenir importante à mes propres yeux, importante dans le sens du prendre soins, de moi, de ma vie, ma santé.
RépondreSupprimerVotre phrase, je la trouve très belle... :o)
Merci à vous Isa
RépondreSupprimerBonne soirée
un bon coup de gueule justifié , un bon coup de pied au cul font parfois faire de grands bonds en avant. J en suis convaincu
RépondreSupprimer@ Lolo77 :
RépondreSupprimertout le problème, c'est que ce soit justifié.
Et sur quels critères, pour qui, le problème me semble être là, ne croyez vous pas?
isa, Bien sûr le coup de gueule et le coup de pied au cul doivent être justifiés selon les critres de la raison. Ca ne t ai pas arrivé de te remettre en cause apres une bonne remontée de bretelles? CA PEUT ËTRE PARFOIS PLUS EFFICACE QUE DES ANNEES DE PSY
RépondreSupprimerLes critères de la raison... Jolie formule, mais qui se base sur quoi de concret? Un peu de pragmatisme, ça fait beaucoup de bien, Lolo77, pour ne pas se laisser emporter par des formules toutes faites...
RépondreSupprimer;o)
La raison, la ... votre? Celle de qui? ;o)
Ne vous inquiétez pas (s'il vous plait), au Québec aussi on a le meilleur service de santé au monde. D'ailleurs un rapport sur le sujet vient de sortir de peine et de misère au bout de 10 ans, et un médecin qui le commentait se félicitait que dans son hôpital il en sorte plus de patients vivants que morts. Ouf ! Me voilà rassurée !
RépondreSupprimerMoi non plus, je n'ai pas trop aimé le remontage de bretelles, mais je ne connais pas toute l'histoire. Il y a des gens qui ne veulent rien entendre, patients, médecins, etc. Ce sont des choses qui arrivent.
Dans ce cas-ci il semble que leurs difficultés de communication aient été dues plus à la réserve, à la crainte de s'ouvrir pour le patient et de ne pas être à la hauteur pour le médecin, qu'au manque d'écoute mutuel. Quand ça se règle avec humour, c'est bon signe, à condition que la thérapeute n'indique pas froidement dans son rapport : "Aujourd'hui le patient est d'humeur [jargon psy en plus pour dire tout simplement "joyeuse"]", ce qui aurait doublement justifié la réticence du patient.
Je n'ai pas retrouvé le document que j'ai lu récemment, qui attribuait une origine de cette croyance voulant que le rapport médecin/patient - dominant/dominé soit tout à fait "naturel". Du vrai délire narcissique chez des êtres humains aussi fragiles et qui bénéficient d'un pouvoir dont ils abusent, souvent sans même le savoir eux-mêmes.
Mais celui-ci est assez allucinant aussi :
www.agidd.org/Mythes_2010.pdf
Oui ! vous avez raison LOLO77! ... La violence ça a du bon . J'en sais quelque chose , mon pére adorait ça l'exercice de la violence (je vous passe les détails). J'avoue que celà m'a remise en quéstion progressivement j'ai intégré le schéma de son enseignement (celui que vous préconisez) et l'ayant bien compris , un jour où mon pére me menaçait je l'ai regardé droit dans les yeux , j'ai serré les poings et je lui ai dit calmement "je vais t'éclatter ta gueule! connard!"... Il est devenu tout pâle , ma mére s'est mise à chialer , mais mon pére n'a jamais recommencé . Donc vous avez raison LOLO77 ! la violence ça marche trés bien . Merci de le rappeler .
RépondreSupprimerParfois on a tellement de mal à dire son malaise, on n'arrive plus à faire confiance, on teste le lien thérapeutique inconsciemment et maladroitement.
RépondreSupprimerLa "violence" verbale dans ces cas là ne sert à rien qu'à couper le dernier lien et à précipiter le malade dans la solitude et le désarroi, il se sent rejeter et incompris ...
Croyez vous vraiment qu'on soit casse-pied par plaisir ?
Et en ce qui concerne la remise en cause, elle nécessite du recul, ce qui n'est pas toujours possible dans des douleurs chroniques, aussi bien physiques que psychiques.
Très bonne journée
Quelle sera l'image du médecin d'aujourd'hui devenu médecin de jadis dans le futur ???
RépondreSupprimerDeja on remplace la baguette par des geants
RépondreSupprimerEt puis le masque "mi-film d'horreur mi-comedia del arte" par un masque chirurgical loool ;-)
Merci Cococinelle, j'imagine que l'effet sera le même dans le futur , mi-horreur , mi-comique au vu des gants et du masque ! ;-))
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