mercredi 27 mai 2009

Thérapie

« Qu’importe la thérapie, pourvu qu’on n’ait plus la détresse ! »

C'est un de mes patients, Philippe, qui m'a offert cette maxime en cadeau, pastichant Alfred de Musset (souvenez-vous : «Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse»).

15 commentaires:

  1. (^-^)hihi ! elle est très bonne !
    ...
    "tous les chemins mènent ..."
    quoique ...
    si on se penche un peu sur la question ...
    mais bon !
    c'est ce que je dis souvent avec des amis qui me parlent de nouvelles formes de thérapie florissantes ...
    je dirais plutôt :
    qu'importe la thérapie , pourvu que l'être qui occuppe la fonction de Thérapeute soit au service de la libération du patient....
    et non pas ...
    au service de son égo !
    Dans mon expérience , la différence est là !

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  2. Ouh la... Au moment du procès de la scientologie, cette phrase me met mal à l'aise

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  3. Bonjour,

    C'est pas faux mais tout dépend des évaluations des thérapeutes et des détresses.

    D'un côté, les sectes s'emparent des psychothérapies et de l'autre, des psychothérapeutes qui deviennent sectaires.

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  4. oups !!
    Je ne vois pas le rapport entre la phrase de ce patient guéri de sa douleur et l'église de scientologie..quant aux psychothérapeutes qui deviennent sectaires..je ne vois pas où vous êtes allé chercher cela..
    Pour bien connaitre ce milieu en tant que patiente,je n'ai jamais été confrontée à ce genre de situation .Ma psychothérapeute est très polyvalente, elle pratique différentes thérapies et différentes hypnoses et j'ai eu un psychiatre de l'école Freudienne qui pratique plusieures thérapies, il est aussi pédopsychiatre.Aucun de l'un ne s'est opposé à l'autre, bien que leurs manières de travailler soient différentes .
    Je comprends très bien la phrase de ce patient et j'espère pouvoir la prononcer très vite..
    "peu importe l'hypnose, pouvu que je n'aie plus la détresse"..Faut-il encore l'avoir connue pour pouvoir en parler .
    Bonne journée à tous

    Laura.

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  5. Oui, il y a eu des dérives, sans doute marginales. Des guerres de tranchée (ex: le livre noir de... etc) des anathèmes, des imprécations, des attaques personnelles.
    Peu importe! Je dirais que la seule chose qui importe, c'est de soulager la souffrance du patient, et si possible de le guider dans son accomplissement personnel, sans oeillères, en invididuel ou non, en concertation avec d'autres thérapeutes ou non...en respectant ses attentes.

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  6. Cher Auteur,

    Cette phrase n'est pas anodine et il faut en mesurer toute l'importance. Je partage volontiers le point de vue de Bipote.

    La vulnérabilité des personnes en souffrance fait l'objet de beaucoup de convoitises. L'argent est une valeur suprême à l'heure actuelle. Alors si on peut faire de l'argent facilement sur le dos de tous ceux en souffrance, cela ne gêne en rien bien des vautours.

    La scientologie l'a compris, il y a longtemps d'ailleurs, en fustigeant la psychiatrie pour tenter de récupérer les plus en détresse. Mais il n'y a pas qu'elle. Les thérapeutes "auto-proclamés" se démultiplient. ils auraient torts de s'en priver, députés et sénateurs ne prenant pas leurs responsabilités de voter les décrêts qui finiraient de valider la loi d'août 2004(depuis 5 ans !) encadrant l'excercice de la profession de psychothérapeute et la réservant -en toute logique - aux médecins diplômés d'Etat et aux psychologues cliniciens (diplômés universitaires d'un DESS ou master 2).

    Et si en plus, chaque psychothérapeute pouvaient rééllement suivre la formation médicale continue (on apprend bien au fur et à mesure les nouveaux outils informatiques), ce serait formidable.

    Cela étant dit, et pour faire honneur aux propos de Philippe, il demeure fondamental que ceux qui soignent et soulagent ne s'égarent pas, au détriment du patient, en fonctionnant en chapelle dogmatique et fermée et en rejetant les outils thérapeutiques d'autres qu'eux ou les nouveaux outils qui se découvrent(partant du principe que la médecine et la psychologie ne sont pas des sciences exactes).

    Respect de chaque thérapie validée scientifiquement et donc respect de celui en souffrance.

    Bonne journée.
    A.G.

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  7. Il y a tant de voies
    pour faire un pas
    vers Soi.

    L'important c'est le pas .

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  8. Tout dépend de comment on entend cette phrase. A partir du moment où on ne déplace pas la détresse et où l'on ne fait pas dans l'abus de faiblesse, chacun peut en effet choisir la thérapie qui lui semble la plus adaptée à ses besoins afin d'aller vers un mieux être. A ce propos, les croyances, les placebos, le jardinage...peuvent donner des résultats étonnants.
    Il est évident que lorsque l'on ne va pas bien il est difficile de se protéger des charlatans.
    Vive la simplixité !

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  9. Le tout étant de savoir si n'importe quelle thérapie peut soulager n'importe quelle détresse. Est-ce bien la thérapie qui est importante ou bien le thérapeute et sa manière de mettre en oeuvre les thérapies ? Mais peut-être, comme le dit Lilou, que l'important c'est le pas ...

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  10. D’accord, si le temps ne compte pas pour celui qui a dit cette maxime. Le temps si précieux que dure la vie prend toute son importance à partir d’un certain âge. Il est bon de savoir qu’il y a des thérapies plus aidantes et plus rapidement efficaces que d’autres. L’important c’est d’arriver à se sentir bien mais si l’on peut y arriver un peu plus tôt c'est encore mieux.

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  11. Bien vu !!! Et qu'est-ce que c'est bon lorsque la détresse est partie ! Qu'est-ce que l'on se sent mieux, que la vie est plus douce.
    J'en profite pour vous remerciez pour ce que vous faites. J'ai lu dernièrement "imparfaits, Libres et heureux"... en même temps que je consultais une psy. Il m'a fallu plusieurs mois pour le lire. J'ai été remuée lors de la lecture de nombreux paragraphes... mais curieusement, une fois la lecture terminée je me sentais beaucoup mieux et cela a coïncidé avec le moment où j'avais l'impression d'avoir fait le tour de la question (pour le moment tout du moins) avec ma psy.

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  12. C'est intéressant et compliqué, la notion de thérapie... Je ne suis pas sure que la relier à l'ego du praticien soit la solution. J'ai connu des praticiens imbuvables à l'ego surdimensionné, avec d'excellents résultats thérapeutiques et des types très sympas mais pas très efficaces...
    C'est une excellente question surtout en ce moment avec la perspective de la scientologie...
    Après tout si certains de ceux qui se sont délestés de leurs richesses aupres des scientologues ont réussi (que ce soit par naivete, ou pour de mauvaises raisons, peu importe) à se débarasser quelque temps de leur malaise... est ce une thérapie ?

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  13. A propos de thérapies, voir ce sommaire de Sciences Humaines qui pourrait intéresser certains :
    http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_parution=347&lien=sommaire1
    A+

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  14. Jon Kabat-Zinn pourrait il être récupéré par le mode de pensée de la scientologie ?
    Ce n'est qu'une question ouverte, je ne cherche pas à me faire lyncher par ces défenseurs.
    J'envisage d'acheter "Au coeur de la tourmente" et j'aimerai savoir où je met les pieds avant de me plonger dans son programme.

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  15. Christophe André11 juillet 2009 11:14

    Pour Yann : non, à ma connaissance, Jon n'a rien à voir avec la Scientologie. Il est simplement très proche du bouddhisme. Vous pouvez acheter et lire ses livres sans souci.

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