lundi 21 mai 2012

« Que des ennuis... »


Il m’arrive toujours plein de choses intérieures sur les quais de gare. Je ne sais pas pourquoi, ce doit être le cocktail idéal pour mon psychisme à moi : un peu de stress, un peu de temps, un peu de changement…

Donc, ça se passe sur un quai de gare, en attendant un TGV de retour vers Paris. Je suis assis sur un banc tranquille, en bout de quai. Sur le banc voisin une dame parle dans son portable. Elle doit discuter avec quelqu’un qui habite loin, car elle parle très fort (on a montré ça, dans quelques études : même si la liaison est parfaite, on hausse le ton si le correspondant est à Tokyo, mais on parle normalement s’il est dans la rue voisine). Du coup, j’entends tout ce qu’elle raconte. Mieux : je l’écoute attentivement. Car à cet instant, je n’ai rien d’autre à faire, je suis de bonne humeur, il fait beau et doux, je me sens bienveillant et prêt à m’ouvrir à tout, à tout accepter, à tout trouver intéressant. Et de fait, ça l’est.

La dame se plaint : «On n’a que des ennuis !» Puis elle raconte tous les ennuis en question : l’internet qui est tombé en panne, le plombier qui devait venir faire des réparations et qui n’est toujours pas là, elle est en conflit avec une amie, etc.

Comme je sors d’un congrès où nous avons parlé de sclérose en plaques, évidemment, je me dis que tous ces ennuis ne sont pas méchants, et qu’elle devrait survivre à tout ça. Je repense à cette phrase de Cioran : «Nous sommes tous des farceurs : nous survivons à nos problèmes». Puis, ma petite voix intérieure fait son boulot d’autorégulation et de dégonflement de l’ego, et s’invitant dans la discussion, elle rajoute : «Ne fais pas le malin, tu es exactement comme elle ! Si ton internet et ton plombier te plantaient, tu aurais la même envie de te plaindre et de dire que tu n’as que des ennuis...» C’est vrai. Sans le savoir, cette dame inconnue me donne une leçon.

D’ailleurs, c’est fini, je ne l’écoute plus (elle continue car elle a plein d’autres ennuis, en fait), ses soucis ne m’intéressent plus. Ce qui m’intéresse, c’est la place que ces soucis bénins prennent dans sa vie. Et celle que les miens prennent dans la mienne. Je réfléchis à mes propres tendances à la plainte excessive et inutile. J’ai progressé pourtant, mais je me dis qu’il faut que je progresse encore.

Mais là, je n’ai pas envie de poursuivre ma réflexion, pas maintenant. Comme souvent dans ces cas-là, j’essaye alors d’ancrer ces résolutions en moi par un peu de pleine conscience : «ne passe pas à autre chose, mais ne continue pas à cogiter sur ça ; laisse le truc décanter, en pleine conscience, laisse-le se déposer en toi». Alors je me redresse sur le banc, j’ouvre mes épaules, je souris, je respire, j’écoute les oiseaux et la rumeur autour de moi, je regarde le ciel, les pins qui se balancent doucement.

Je regarde le sol.

Et je vois ces brins d’herbe (ceux de la photo) qui se sont faufilés dans les fissures du goudron et du béton. Herbes banales, petites plantes de rien du tout. Mais qui me réjouissent au-delà de tout. Victoire de la vie sur la mort, du faible sur le fort (ou plutôt de l’apparemment faible sur l’apparemment fort). Victoire de la vie sur les soucis. De ce qui compte sur ce qui ne compte pas. Victoire, triomphe du végétal sur le mental.

Il me semble que ces herbes viennent aimablement passer la quatrième couche de ma leçon du jour : 1) j’ai observé et écouté la dame ; 2) j’ai réfléchi sur son message ; 3) j’ai respiré et médité ; 4) et voici la muette fanfare végétale, qui s’avance et entonne son hymne sérieux et moqueur à la fois : «il n’y a pas de soucis, il n’y a pas d’ennuis qui doivent te faire oublier la vie ; regarde-nous, et puis c’est tout.»

Je regarde longuement.

Le TGV s’approche. Je me lève, je photographie les brins d’herbe avec mon portable, je renifle une dernière fois l’air frais. La dame continue de raconter ses ennuis, tous ses ennuis, rien que ses ennuis. J’ai presque envie d’aller lui dire merci. Mais je ne veux pas rater mon train. Je monte et m’installe.

Le ciel est magnifique.

406 commentaires:

  1. Jamais contente21 mai 2012 07:26

    Bonjour docteur . Ainsi l'herbe est source de réjouissance ? mais venez donc voir mon jardin.J'en profiterai pour me plaindre.Les mauvaises graines poussent mieux que les bonnes.
    Ah, que la vie est contrariante.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "L'herbe est source de réjouissance?"
      Oui. Même quand elle est pas fumée.

      "Ah, que la vie est contrariante."
      Et vous paraissez contrariée. Faut-il pour votre bonheur que tout saute comme vous dansez?

      Supprimer
    2. C'est par modestie que vous avez choisi ce pseudo?

      Supprimer
    3. Est-ce-que le DrAndré fume de l'herbe?
      Ce ne serait pas étonnant vu la teneur de ses billets ces derniers temps.

      Supprimer
    4. Tiens mon avatar!

      Ma foi, si ça lui permet de dire autre chose que tout le monde il est moche, tout le monde il est méchant, moi ça me va. Ça me repose les yeux de lire le témoignage d'un homme qui va du gnagnagna au Alléluia!

      Supprimer
    5. Il ne fume pas de l'herbe, il fait de la pub pour un nouveau déodorant !!! Si, si .... avec pour preuve sa photo et des conseils pour moins transpirer !

      Supprimer
    6. Peut-être les mauvaises herbes ne le sont elles pas ....

      Supprimer
  2. De la version botanique du souci: calendula officinalis, traditionnellement utilisée pour calmer les irritations cutanées...
    Une si belle fleur que le souci.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. une si belle fleur que le souci..Tout comme ceux de nos vies elle est très résistante et se resème toute seule. En sachant l'apprivoiser elle a beaucoup à nous donner.

      Supprimer
  3. Les "mauvaises herbes" , c'est l'énergie de la vie , les herbes folles , les simples . De la mauvaise graine mal nommée .

    RépondreSupprimer
  4. merci pour ce très beau témoignage.

    RépondreSupprimer
  5. vous êtes un poète des yeux
    merci

    RépondreSupprimer
  6. Grimaldi Marie josé21 mai 2012 09:27

    comme vous avez raison ! Rien n'est plus réjouissant et apaisant que ces modestes brins d'herbe qui s'entête à pousser au beau milieu du béton et quand y fleurit une pâquerette ... Quel bonheur !

    RépondreSupprimer
  7. Bonjour,

    Merci à nouveau de partager ces instants précieux de reflexion, tellement riches en enseignements...

    On a beau avancer, progresser, il faut toujours rester vigilent.

    Je retiendrai également la phrase de Cioran.

    Belle journée et à bientôt je l'espère!

    RépondreSupprimer
  8. Philippe 201221 mai 2012 12:04

    Les quatre filles nues de la gare de Lyon

    Récemment j’étais en avance gare de Lyon. Je me suis dit que c’était l’occasion de faire un exercice de pleine conscience, comme le recommande C. André.

    Je suis donc sorti sur le parvis de la gare, et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir quatre superbes filles nues devant le café de la plage!

    Un café de la plage s’est en effet installé au milieu du parvis. Mais je me dois de prévenir les amateurs de filles nues: elles sont inaccessibles et elles ont un cœur de pierre.

    En effet elles se pavanent à plusieurs mètres de haut et elles sont entièrement de pierre puisque ce sont des statues. Je me suis demandé tout de même ce qu’elles faisaient là. L’une d’elles enlace langoureusement un engrenage. Serait-ce la fée locomotive?

    Puis je me suis retourné et j’ai contemplé un immeuble moderne aux murs tout plats. J’ai alors trouvé que les anciens murs en 3D étaient beaucoup plus beaux que les murs modernes en 2D.

    J’ai réalisé que sans cet exercice volontaire, je n’aurais jamais vu tous ces détails, alors que je passe très souvent par là.

    PS: j’étais sur le point de poster ce message dans le fil de discussion précédent, comme exemple d’exercice de pleine conscience. Le changement de billet me permet de faire l’enchaînement, comme disent les journalistes.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les exercices de pleine conscience reviendraient en quelque sorte à regarder le monde avec des yeux nouveaux comme celui de touristes ou d'un enfant émerveillé qui découvre le monde?
      Quand je "monte" à la capitale, il me semble que je regarde la ville avec ce regard là, assaillie par mille beautés qui m'entourent mais je me fais bousculer sur les trottoirs parce que je n'ai pas "le pas parisien"...

      Supprimer
    2. Philippe 201222 mai 2012 00:43

      La méditation de pleine conscience permet effectivement de retrouver la fraîcheur et l’éclat des perceptions de l’enfance.

      Sauf gros problèmes, les enfants sont beaucoup plus ouverts que les adultes. Leurs perceptions n’ont pas encore été écornées par les aléas de la vie.

      Par exemple lorsque nous vivons une expérience négative, nous avons tendance à éviter tout ce qui peut nous la rappeler. Une personne nous a fait du mal? Nous allons éviter toutes celles qui lui ressemblent physiquement, même si leur caractère n’a rien à voir.

      Si nous commettons un acte néfaste, par exemple un objet emprunté et non rendu, nous aurons tendance à éviter la personne à qui nous sommes redevable.

      Au fur et à mesure des aléas de la vie, nous rétrécissons de plus en plus notre espace vital car il y a de plus en plus de zones que nous sommes incapables d’atteindre.

      La méditation de pleine conscience permet de retrouver l’aptitude à tout confronter, indépendamment de nos expériences passées.

      Du coup nous recommençons effectivement à regarder le monde avec les yeux nouveaux d’un petit enfant.

      Supprimer
  9. "l'herbe qui pousse ne fait pas de bruit"
    Se taire, taire en soi tout ce qui "dit" comment les choses devraient être . Alors la vie simplement nous porte.
    Tous les brins d'herbe m'interpellent.
    Merci de la photo qui va si bien avec les mots.

    RépondreSupprimer
  10. Bonjour, je trouve que vous "vulgarisez" vraiment bien votre pensée et c'est très agréable ! Je vous remercie car j'ai retrouvé dans votre billet de ce matin, des sensations que j'éprouve souvent quand je regarde le pavé parisien où l'herbe et la mousse se fraient un chemin en éclatant le bitume !
    Enfin, je vous remercie aussi pour le sourire et la précieuse "bouffée d'air" sain que votre billet m'a donnés lors de ma pause-déjeuner ! Bien à vous, tous !

    RépondreSupprimer
  11. Windsor Elizabeth, Queen21 mai 2012 14:55

    "Victoire, triomphe du végétal sur le mental."

    Des fois Christophe André, je vous aime.

    RépondreSupprimer
  12. Le Dr André nous donne une grande leçon: quand vous êtes sur le quai d'une gare, ou tout autre lieu public, n'étalez jamais vos ennuis, réels ou supposés sur votre téléphone portable ou essayez de le faire discrètement, en vous éloignant si vous sentez que des oreilles indiscrètes épient vos moindres propos et vous jugent sans indulgence.

    Comment réagit le Dr André quand il reçoit des patients dépressifs (c'est son métier) qui se plaignent sans cesse et accordent sans doute une importance excessive aux moindres contrariétés qu'ils ne peuvent plus supporter?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vous le dites, il réagit...puis il s'autorégule, comme un grand.

      Que vous importe donc le jugement d'indiscrètes oreilles?

      Supprimer
    2. Cher Dieu,

      Je vous écris une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps.
      Vous avez doté le Dr André d'un autorégulateur, or après examen, il semblerait que le mien soit défaillant. Je vous le renvoie donc avec le certificat de garantie éternelle afin d'obtenir un échange standard.
      En l'absence de réponse de votre part sous huitaine, je me verrai dans l'obligation de porter ma réclamation devant un tribunal pour vice caché.
      Aussi afin d'éviter d'en venir à un jugement qui se voudra dernier, je vous serais reconnaissante de bien vouloir porter toute votre attention à ma réclamation.
      Recevez l'expression de toute ma ...sidération.

      Supprimer
    3. Philippe 201222 mai 2012 10:07

      Cher Dieu,

      Pourriez-vous fournir également:

      - Le manuel de l'utilisateur
      - Le code source

      Merci

      Supprimer
    4. Chairs Claire et Philippe,

      Vos prémisses sont erronées, je ne dote personne de rien. Et quand bien même.
      Vous croyez encore que je vais me taper tout le boulot tout seul? Vous croyez vraiment que j'ai rien d'autre à faire moi qui ne fait rien que contempler tendrement la Création?

      Ce que je donne, vous n'avez qu'à le prendre, puisque c'est donné.

      En vérité, je vous le dis: abandonnez vos vieilles peaux de croyances, et VIVEZ! Pour l'amour du ciel! C'est pas difficile à comprendre quand même. (J'aimerais tant voir un humain adulte vivant...)
      Si vous avez besoin de manuels d'utilisation, codes sources et autres régulateurs, allez donc voir le site gourou.org, ou encore mes avatars certifiés conformes par votre raison. Ils doivent même des grille-pain aux ondes positives avec tout le tintouin inclus. Pour trois fois rien.

      Je suis d'une autre Nature, de celle qui ne se détraque pas, tenez vous le pour dit.

      Supprimer
    5. Ben voilà... Une lettre standard type pour faire face à la demande de plus en plus pressante de ses créatures en plein désarroi... Un vrai politique au pouvoir! Même pas pris la peine d'une réponse personnalisée.
      Bah, laissons le à ses illusions d'indétraquabilité... et retournons roupiller.

      Supprimer
    6. Claire, Claire...
      Je ne suis pas propriétaire de créatures.
      Vous me confondez avec les z'usurpateurs, ceux qui se font appeler jéhovah, yahvé, elohim, dieutoupuissant, dieulepère, adonaï, l'éternelestmonberger et autres noms de dieux.
      Pouvez vous l'envisager?

      Supprimer
    7. Un des "usurpateurs"22 mai 2012 18:25

      Si la pratique de la pleine conscience conduit à toutes ces débilités, je suis content de ne pas m'y livrer. Je me demande si le Doc n'est pas un peu atteint, lui aussi .

      Qu'est- ce qu'un usurpateur ? celui qui veut se faire passer pour un autre, pour Dieu, par exemple. Le choix d'un tel pseudo est révélateur de la haute opinion qu'il a de sa propre personne.

      Supprimer
    8. Et? Est-ce grave docteur?

      Claire, vous n'avez pas besoin de moi, il y a TOUJOURS un chevalier blanc qui vient à votre rescousse pour faire le boulot. Non, vous n'êtes pas seule.

      Supprimer
    9. Que je n'avais pas besoin de vous, je le savais déjà. J'ai su m'adapter à mes défauts de câblage.
      Pour le chevalier blanc, on pourrait pas attendre encore svp, car là, présentement, j'aimerais bien être seule.
      Merki.

      Supprimer
    10. Philippe 201223 mai 2012 20:46

      "Dieu" pourrait être aussi son vrai nom.

      Il y a en France 3115 personnes dont le nom de famille est Dieu.

      Supprimer
    11. @ Philippe

      Bien vu...merci!

      Supprimer
    12. Et il vit à Dieulefit?

      Supprimer
    13. Philippe 201224 mai 2012 10:04

      Par la magie d'Internet, j'ai découvert qu'une centaine de personnes en France portent le patronyme Lucifer.

      Il serait amusant qu'un fils Dieu épouse une fille Lucifer!

      J'entends déjà le prêtre:

      Monsieur Dieu, voulez-vous prendre pour épouse Mademoiselle Lucifer ici présente?

      Supprimer
    14. @Philippe
      On se dirait dans "le magasin des suicides", excellent roman de Jean Teulé!

      Personnellement, j'épouserais plutôt UN Lucifer...
      Hey, mais ce serait pas alors comme la fin des turpitudes?

      Supprimer
  13. Merci pour ce beau témoignage qui tombe parfaitement bien car aujourd'hui au boulot, mes collègues n'ont fait que de se plaindre (il pleut, il fait froid ...) et je reconnais que j'ai eu beaucoup de mal à gérer d'où un retour anticipé à la maison pour me retrouver au calme, avec moi. Demain j'essaierais d'observer la quiétude de ma corbeille à papier :-)

    RépondreSupprimer
  14. Ce billet m'a fait du bien, ce matin ...moi qui ai si souvent tendance à me noyer dans un verre d'eau!

    RépondreSupprimer
  15. Comment vais-je le recevoir, ce témoignage, alors que je rentre du boulot épuisée (je suis atteinte de SEP) avec des idées d'arrêter de travailler, c'est trop dur, je n'y arrive décidément pas. Que de soucis!!! Aujourd'hui, les fleurs, les herbes, je les vois à peine à travers ma vue rendue floue par la fatigue. Stop! Accepte de t'arrêter! De ne pas tout gérer! Regarde autour de toi, puis en toi. Comme le dit Lise: Tais-toi!
    Taire en moi tout ce qui "dit" comment les choses devraient être . Alors la vie simplement peut me porter. Merci

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Simplement une pensée vers vous et l'espoir que vous irez mieux

      Supprimer
    2. A chaque jour suffit sa peine,vivez au jour le jour,soufflez,ne voyez pas trop loin sinon vous allez être découragée.Je suis fatiguée aussi par mon traitement,et la maladie, je continue à travailler mais c'est dur,jusqu'à quand ? Il ne faut pas y penser,faire de son mieux,c'est notre bataille, notre fierté,courage ! Nous ne sommes pas seules dans ce cas,il y a tellement plus malheureux encore.

      Supprimer
    3. "Il y a des hauts, Il y a des bas, ... Mais il faut toujours garder la flamme" ...
      Grégory Lemarchal
      Accrochez vous du mieux que vous pouvez et continuez à prendre bien soin de vous Véronique et Providence

      Supprimer
    4. Merci Eric ,heureusement vous êtes là ,toujours quelqu'un pour nous tendre la main.Comme dans la chanson "On vous souhaite tout le bonheur du monde,et que quelqu'un vous tende la main...".

      Supprimer
    5. A providence,
      Prenez soin de vous physiquement et moralement, et essayez de vous changer les idées même si c'est quelques minutes par jour...Et je rejoins les amis du blog pour être avec vous par la pensée...

      Supprimer
  16. Une nouvelle piqûre de rappel nous obligeant à nous replacer dans le contexte de l'Etre Humain, avec toutes ses tendances que nous voyons, que nous acceptons tout naturellement, sans jugement et ce, peu importe notre distance parcourue sur le chemin de la pleine conscience, du travail sur soi.

    "Si un problème a une solution, alors il est inutile de s'en inquiéter ;
    s'il n'en a pas, s'inquiéter n'y changera rien"
    Proverbe tibétain

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. merci de ce proverbe :)

      Supprimer
  17. Je suis l'ultime voyageuse en cette gare abandonnée . Déja les herbes folles ont envahies les quais . La nature reviend doucement . Les hirondelles ont refait leurs nids tout en haut des piliers de fonte . Quelques lapins courrent sur les voies . Au loin déja la forêt s'approche et les arbres , timides , se risquent à pousser pourtant le long des rails ... Je marche en équilibre sur les rails , par jeu ... et je m'en vais là bas , ailleurs ... Mais ici dans cette gare abandonnée , ailleurs est partout présent . Ici je suis ailleurs . Ici je me sens chez moi . Ici c'est le voyage , mon voyage , un voyage qui n'en finit pas ... Je suis ici l'ultime voyageuse ... L'herbe folle ici c'est moi .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Votre message m'a donné envie de relire ceci de Giono, extrait de "la destruction de Paris", Solitude de la Pitié.

      "Suis moi. Il n'y aura de bonheur pour toi, homme, que le jour où tu seras dans le soleil debout à côté de moi. Viens, dis la bonne nouvelle autour de toi. Viens, venez tous; il n'y aura de bonheur pour vous que le jour où les grands arbres crèveront les rues, où le poids des lianes fera crouler l'obélisque et courber la tour Eiffel; où devant les guichets du Louvre on n'entendra plus que le léger bruit des cosses mûres qui s'ouvrent et des graines sauvages qui tombent; le jour où, des cavernes du métro, des sangliers éblouis sortiront en tremblant de la queue."

      Et moi je prie: "Puisque la Nature est chassée, qu'elle revienne au galop. Ainsi soit-il."

      Supprimer
    2. Ilyavaitunjardin22 mai 2012 19:35

      Merci pour cet extrait.

      Je suis bien contente aussi de voir que la nature sait reprendre ses droits parfois, mais je pense qu'un jour notre belle et unique terre finira en une gigantesque poubelle et ses habitants diront encore "parce que nous le valons bien !"

      Supprimer
    3. Oui, c'est un risque terrible, la terre est si incroyablement belle, si vivante, et pourtant outragée de la pire façon. Quel est donc ce mauvais génie qui croit le valoir?
      Peut-être aussi que cette planète n'est qu'une étape de la Vie, qui patiente pour se révéler dans des splendeurs que nous ne pouvons pas encore appréhender. J'ai grande confiance en ces forces de la nature, voyez le pouvoir d'un peu d'herbe, comme il nous fait du bien. Tant qu'il y en aura quelques uns pour s'émerveiller de ce miracle, tout reste possible.

      Supprimer
    4. Ouais! Sus au round up!

      Supprimer
  18. Quand un brin d'herbe vient nous rappeler la puissance de cette force de vie permettant à cet ^"être" frêle de percer le goudron, bravant les apparentes barrières pour trouver la lumière salvatrice...
    Jamais laisser tomber, les barrières de maintenant m'apprennent à dépasser mon ignorance, et un jour je regarderai cet obstacle comme quelque chose qui m'a fait grandir
    Oser observer sans à priori sans jugement pour laisser émerger les solutions et agir en conscience.
    Merci à ces simples

    RépondreSupprimer
  19. Couic, Couic...
    On pourrait penser au piaillement d’un oiseau, en fait c’est le surnom que donne aux enfants un homme que je rencontre généralement le weekend.
    Avec son bonnet sur la tête, il est là assis sur le même banc de métal bleu. A côté de lui, un poste de radio et un sac dans lequel il transporte ses trésors. Il se nourrit des va et viens des gens du village et de temps en temps il reçoit un bol de souffle humain comme une halte d’un passant, une discussion sur le temps qu’il fait, des demandes de nouvelles et je le vois parfois rire de bon cœur comme un enfant. Lorsque je passe à côté de lui, je le salut d’un bonjour souriant auquel j’ai toujours un retour bienveillant. Dans l’échoppe alimentaire à côté de là, je lui achète parfois un sandwich, un petit pain au chocolat. Je lui propose s’il le souhaite ma maigre contribution au repas de sa journée et quelques mots. Il n’attend rien en fait mais accueille avec plaisir la bonté d’une parole, d’un geste qui lui donne le sourire et il nous en remercie vivement. Les enfants viennent lui parler et comme ils sont nombreux, il ne se souvient pas toujours des prénoms alors il les appelle Couic, couic et en retour il le surnomme de la même manière…
    Il y a quelque temps me serai-je arrêté pour lui parler, j’en doute. J’aurai plutôt eu un regard de compassion, m’aurai dit quelle misère ! Et je mesure au combien mon insuffisance en tant qu’humain, moi qui me faisait une montagne de soucis que j’amplifiais, anxieux de choses qui n’en valaient souvent pas la peine mais prenant un espace disproportionné en moi…
    Merci à vous toutes et tous sur le blog qui m’avaient tant apporté d’enrichissement intérieur.

    RépondreSupprimer
  20. Merci pour cette libération qui se cache comme souvent derrière ces mots tout simples.
    Merci de nous rappeler que le problème n'est pas les soucis inévitables mais la place qu'ils prennent ou qu'on leur donne par la plainte excessive qui nous noie dans la douleur.

    Bien sûr,ce n'est peut-être pas l'idéal que de cogiter la-dessus ou même de répondre.On voudrait s'ancrer à cette vision plus large une fois pour toutes et ne pas la perdre dans les mots.

    Merci de nous rappeler que c'est par la pleine conscience que nous y parviendrons.Je l'oublie trop souvent.

    RépondreSupprimer
  21. Philippe 201223 mai 2012 20:36

    Révélations ferroviaires

    C. André écrit «Il m’arrive toujours plein de choses intérieures sur les quais de gare.» C’est mon cas également: j’ai eu plus d’une fois des révélations et des intuitions justes sur des quais de gare. C’était le cas également d’Einstein. Le mathématicien Henri Poincaré a eu quant à lui une intuition géniale en montant dans un bus.

    Il semble donc que les voyages et les zones de transition soient des moments privilégiés permettant à notre intuition de faire des miracles. Mais pourquoi?

    J’ai la théorie non démontrée suivante, basée sur la perception de mon propre fonctionnement.

    Je crois que dans notre environnement habituel, nous nous reposons beaucoup sur des automatismes de vie. Nous fonctionnons en pilotage automatique de façon un peu robotique.

    Mais dès que nous sommes en déplacement, nous ne pouvons plus nous reposer sur nos automatismes. Nous sommes obligés de remonter notre niveau de vigilance et notre esprit est forcé de sortir du carcan des automatismes.

    C’est un état de conscience amélioré qui est propice aux intuitions et aux révélations.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Philippe 2012, vous avez donc un point commun avec Einstein et Raymond Poincaré....et c'est bien le seul !

      Supprimer
    2. Vous les avez connus?

      Supprimer
    3. Philippe 201224 mai 2012 11:02

      @ Anonyme 24 mai 2012 08:34

      Il s'agit de Henri Poincaré, le mathématicien, pas Raymond Poincaré, le président de la république.

      Histoire de mettre des points (carrés) sur les i.

      Supprimer
  22. Bonsoir Docteur,



    Apparemment, vous étiez agacé par les parents des premiers communiants à l'église alors que pour cette femme qui parlait TRES FORT sur un quai de gare, vous aviez presque envie de la REMERCIER...


    Vous étiez aussi très agacé par l'attitude d'une de vos filles, mineure, qui ne cessait de téléphoner à ses copains-copines le soir à tel point que vous lui CONFISQUIEZ son portable...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et vous, ???, vous semblez agacé par le Dr André: ce n'est pas un reproche, je le suis de plus en plus, moi aussi !

      S' il avait envie de remercier la dame sur le quai de la gare, c'êtait uniquement parce qu'elle lui donnait l'exemple de ce qu'il ne fallait pas faire , c'était donc du mépris de sa part: pensez donc: il sortait d' un congrès sur la sclérose en plaques, cette maladie invalidante et incurable, et cette dame ose se plaindre de petits ennuis mineurs!

      Supprimer
    2. Paille ou poutre?24 mai 2012 07:52

      On ne peut voir que ce qu'on porte en soi.

      Supprimer
    3. Moi ce que je remarque, c'est qu'en sortant d'un congrès SEP, C.A se sent "bienveillant et prêt à m’ouvrir à tout, à tout accepter, à tout trouver intéressant. Et de fait, ça l’est."

      Comment allez vous interpréter cela?

      J'ai l'impression que vous faites du docteur ce dont il tente de se défendre, un genre de fils naturel du Dalaï Lama et de Soeur Théresa.

      Moi je me reconnais bien dans ces pensées un peu agacées de C. A et comme lui, je corrige bien vite, je ne suis guère différente de la dame du quai quand j'ai des préoccupations. Et j'en ai très souvent!
      Par contre, quand je me reconnais dans quiconque qui râle, se plaint, pleure, je lui adresse alors un sourire, un signe de compréhension, de connivence, et très souvent, j'ai la joie de recevoir un beau sourire en retour.
      Mais quand je remarque que la plainte ou la critique deviennent un mode de communication systématique, là, je tourne le dos.

      Supprimer
    4. Vous avez raison, il est interdit de critiquer le Dr André: il est PARFAITEMENT PARFAIT, comme dans la pub pour le Camembert!

      Ceux qui ne sont pas contents, ils n'ont qu'à quitter ce blog qui est la propriété exclusive de ses adorateurs !

      Supprimer
    5. bonjour à tous !
      Je m'aperçois que le jugement est toujours de rigueur dans ce blog...
      Mais que peut bien penser le docteur C. André ?
      Il tente de l'expliquer, mais les ressentis à la lecture sont bien différents.
      cela me conforte dans ce que j'ai appris : la communication est sans doute le lien relationnel le plus difficile à entretenir !
      Faire passer un message, "l'écouter" et y répondre. Vaste programme !!!!
      Ce billet m'a incitée à me pencher sur 2 situations que j'ai vécues hier :
      * le traitement que je prends actuellement est un peu "lourd", avec effets secondaires grandissants. Mes plaintes (intérieures et extérieures) liées à la douleur m'ont conduit à revoir le dosage à la baisse : j'avais dépassé mon seuil de tolérance à la douleur. Si cela vous intéresse, plus de détails dans mon blog http://unebouteillealamer.over-blog.org
      *la deuxième concernait l'agacement et les plaintes d'une autre personne. Un alea venait interférer sur une période de vacances prévue. Etonnement : moi qui dois partir aussi, je ne m'agace pas mais me dis qu'une solution peut-être trouvée; 1 h plus tard, la personne me rappelle en me disant "j'ai une très bonne nouvelle..." et s'étonne, elle, de ma Non-réaction enthousiamée "mais je pensais bien qu'il y aurait une solution"...
      Ma façon "d'écouter" ce billet de C. André m'a permis de constater quels progrès j'avais fait en la matière. Par quel moyen ? En lisant notamment ce blog, des lectures variées,... en étant ouverte au monde, je crois.
      En vous souhaitant de passer une aussi belle journée que celle qui se dessine pour moi...

      Supprimer
    6. Comment faire pour que les pensées négatives que réveillent les billets chez certains ne viennent pas gâcher le plaisir qu'ils procurent chez d'autres?
      Je ne comprends pas pourquoi prendre ce petit voyage intérieur sur le quai d'une gare pour prétexte à exprimer une animosité.
      J'entends souvent les pissenlits parler. Eux ne jugent jamais et pourtant Dieu sait quelle est l'amertume qu'ils portent en eux.
      Allez je retourne à mes soucis.

      Supprimer
    7. Philippe 201224 mai 2012 10:13

      @ Dignes du Bonheur

      Dans son livre «Plaidoyer pour le bonheur», Matthieu Ricard cite le cas de personnes atteintes d’une forme de cancer très douloureuse, qui parvenaient à surmonter la douleur et à se passer d’analgésiques grâce à la méditation.

      Supprimer
  23. Bonjour,
    Je la regarde cette herbe qui transperce le goudron et fait un pied de nez aux actions humaines. Cela me rappelle une parole extraite de la bible mais ne me demandez pas dans quel livre elle se trouve; elle dit dans les grandes lignes ceci: l'eau, toute douce qu'elle soit, finit par éroder la roche.
    Je vous ai découvert par hasard, dans une médiathèque, toujours à la recherche d'oeuvres qui pouraient m élever, un peu comme cette herbe, j'ai lu un de vos livres "les Etats d'âmes", qui non seulement permet d'offrir des outils de compréhension sur son propre fonctionnement mental mais en effet à postériori, nous recentre dans notre environnement mais aussi nous aide à reprendre sa place parmi les humains. Mais combien, même pour la croyante que je suis, avoir été dans l 'épreuve ( et je le serai encore) porte atteinte à la compassion ( si essentielle au fond pour la paix de l âme. Une petite anecdote...
    Ce matin, en sortant pour faire une course, je vois une femme avec sa poussette et sa jeune fille dedans, cette femme, préoccupée à envoyer un sms a foncé dans ma poubelle avec sa poussette, (aucun mal pour la petite). Forcement... Eclats de rire!! Mais elle l'a super mal pris, je lui est assuré que ce n'était pas de la moquerie mais que la situation était drôle, mais à ce moment là, je m aperçois qu'elle a un strabisme, je n ai pas rit cette fois mais Dieu sait combien mon fou rire intérieur était grand.Elle avit doublement raison d'être à ce qu'elle faisait; une tête remplie de ce qui n était plus de l'essentiellement présent.
    C'était elle vexée parce qu'elle s'imaginait que je me moquais d'elle ou bien qu'elle ait eu un complexe?... Je ne sais pas, mais je n ai vécu ni culpabilité ni regret d'avoir bien rit.
    Je vous souhaite à tous dès que possible de bien rire, non de la souffrance des autres mais dès que l on en a l'occasion.
    Merci encore pour votre bouquin.

    RépondreSupprimer
  24. Ouf, j'ai passé toute la matinée à tondre 800 m2 de pelouse , sans compter les finitions autour des arbres et des massifs de fleurs et je suis crevée. Je ne vais donc pas philosopher sur quelques brins d'herbe qui poussent sur le quai d'une gare car l'herbe, j'en ai assez pour aujourd'hui!

    J'ai bien noté l'agacement de quelques internautes,en lisant les messages de la matinée: (??? 23/05 22:55, anonymes 24/05 6:51 et 8:51)

    C'est de plus en plus fréquent et c'est étrange car moi qui était une inconditionelle du Dr André, je commence à ressentir aussi une certain ras-le bol de ses ouvrages. Je ne comprenais pas pourquoi mais, il y a quelques jours, je suis tombée par hasard sur un article de l'Express, datant déjà de plusieurs années car il a été publié au moment de la sortie du livre :"l'estime de soi" de C.André et Lelord, sous la plume de Jacqueline Remy, journaliste, écrivain et ancienne rédactrice en chef du Service Société et débats à L'Express.

    Je cite cet article qui m'a fait l'effet d'un détonateur:

    " Il y a un certain nombre de questions essentielles que vous vous posez tous les matins en vous réveillant: à partir de quel moment une altération de l'estime de soi devient-elle un trouble dépressif? .......ou faut-il se mettre des bâtons dans les roues pour l'améliorer?

    Les psychiatre et psychothérapeute C.André et F.Lelord explorent ces graves questions dans un ouvrage qui, bien que publié chez Odile Jacob, ressemble fort à un manuel de savoir-vivre moderne, c'est à dire à du bla-bla psychologiquement correct. Leur message a le mérite d'être simple: cultivons notre estime de soi, les autres ne le feront pas à notre place.....lorsqu'on ne s'estime pas, on est rarement heureux, mais ouf, rien n'est irrémédiable!

    Donc, vous êtes quelqu'un de bien, il suffit de le savoir, éventuellement de le faire savoir. Au pire, de faire semblant. Au milieu d'une bouillie de truismes à l'anglo-saxonne, on peut s'initier sans se faire mal à la théorie du béhaviorisme (comportementalisme) et se ressourcer à la bonne vieille méthode Coué qui avait au moins le mérite de nous faire prendre sans remords des vessies pour des lanternes. Le tout agrémenté de tableaux, de courbes, de tests, exercices, conseils..bref, de quoi étayer la pensée..

    Ainsi il faut savoir que l'estime de soi repose sur trois piliers: l'amour de soi, la vision de soi et la confiance en soi. Pour modifier son estime de soi, il suffira d'appliquer trois clefs dans trois domaines, soit neuf clefs.....

    Mais c'est le sous-titre qui donne vraiment le ton: s'aimer pour mieux vivre avec les autres et non aimer les autres pour mieux vivre avec soi....
    On l'aura compris, il ne s'agit pas là d'un essai sur la modestie, la lucidité, ou l'art de se regarder dans le miroir sans se faire peur. Il s'agit bien de se regonfler l'EGO avec des mots. La pensée tautologique a au moins un mérite: elle balise le vide. On a tous besoin d'être rassurés. "

    Voilà: un peu long, mais j'ai recopié cet article dans sa quasi-totalité pour ne pas en altérer le sens.

    A méditer!

    Mais cet article confirme remarquablement ce que je ressentais depuis quelque temps: le Dr André nous enseigne l'art de la contemplation de son nombril et c'est particulièrement frappant dans ce blog: autosatisfaction, étalage de sa vraie ou fausse érudition, pas ou peu de compassion pour les autres ou surfaite, rejet des opinions divergentes, sarcasmes de part et d'autre.

    Merci, Docteur André, il n'est pas certain que vos livres nous guident sur le chemin de la vie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @ Anonyme 15h43
      Et là, par votre sagesse, votre modestie et votre érudition, vous venez de nous donner le bon exemple de l'art et la manière de se comporter sur un blog.
      C'est pour rire au moins?

      Supprimer
    2. @ anonyme 15h43
      L'herbe est sèche? On peut déjà tondre? J'ai pas encore trouvé le courage de m'y atteler.

      Supprimer
    3. Ni parfaite,, ni libre, ni heureuse mais vivante24 mai 2012 19:18

      Recette pour ne pas être agacé par qui que ce soit: ne jamais être inconditionnel dans les relations. Ne rien attendre et on est sûr de ne pas être déçu. Le problème étant que les attentes sont souvent implicites, inconscientes.
      Dans tous types de relations, il y a toujours des attentes implicites. Ce sont elles qui toujours frustrées finissent par décevoir puis agacer. D'un auteur, se contenter de ses livres. Les recycler quand ils ne servent à plus rien de positif. Mais penser qu'ils peuvent en aider d'autres et qu'ils nous ont aidés un temps.
      Imparfait, libre et heureux...
      Pourquoi ne pas laisser l'auteur être ce qu'il écrit: imparfait. Je me dis parfois qu'avoir une bonne estime de soi, pourrait commencer par ne pas mettre les autres sur un piédestal.
      Quant aux blogs... pffff système D (D pour découragé).
      Claire

      Supprimer
    4. Vous vouliez dire : ne jamais être conditionnel dans ses relations? Il y a quelque chose qui colle pas dans les deux premières phrases. Ou alors je comprends pas.

      Frustration, agacerie, déception pourraient être autant d'occasions de prendre conscience de nos inhumaines attentes. Et des efforts insensés que nous déployons pour rester sur notre quant à soi en laissant nos ailes se rabougrir. Peur de vivre.

      Supprimer
    5. J'ai juste rebondi sur Anonyme qui disait être une "inconditionnelle" de Ch André. Et j'ai cru voir dans cette "inconditionnalité" le point de départ des déceptions à venir.
      L'élan groupie, je connais, et j'aime bien ces moments là mais bon, c'est un élan, pas un état.

      De mon coté je ne vois pas le lien que vous faites avec les ailes rabougries. Avez vous été papillon, ou faucon, ou moineau, ou frelon, ou abeille. Vous rêviez-vous Icare? Ou Pégase? Ou ange?

      Je crois surtout que l'écrit est un bien piètre moyen de communication et d'échange. L'écriture a été créée pour établir des inventaires par les comptables mésopotamiens et pour les échanges commerciaux. En faire un mode de communication était sûrement une erreur. Un mode d'information aurait sûrement suffit.
      Au commencement était le Verbe, qu'il disait. Il aurait pu nous prévenir que c'était aussi le début des emm....

      Supprimer
    6. Je ne vois pas ou est le problème.TOUT EST VRAI.Ce que vous dites,et ce que le docteur dit.J'ai perdu confiance en moi, parce que j'ai perdu, plus d'une fois la raison,et croyez moi, c'est horrible.TOUT COMPTE,en fait, il faut savoir jouer sur tous les tableaux,s'aimer, aimer les autres, l'amour n'est jamais en trop, sauf si l'on materne (déresponsabilise) ou accapare.NOUS AVONS TOUS RAISON,personne n'a tort, nous voyons des côtes différents de la vérité, c'est tout.

      Supprimer
    7. Je ne sais pas ce que je fus, mais je rêve souvent que je m'envole, sans ailes. Ou alors avec des pieds ailés comme Hermès, le messager. C'est mieux qu'avec les pieds façon Oedipe.
      Les ailes dont je parle sont une métaphore, elles représentent nos capacités à nous libérer du monde pour aller vers la liberté.

      Je ne sais pas non plus pourquoi l'écriture a été inventée, peut-être juste pour la compta comme nous l'apprenons à l'école, ou pas ou pas que.
      Si je peux regretter cette invention quand elle ne sert que le commerce, je ne peux que la louer quand elle permet une merveilleuse lettre d'amour, un petit mot trouvé sur l'oreiller qui dit "Repose toi bien et fais de beaux rêves, sur tout".
      Qui ne s'est jamais endormi avec un livre de poésie serré contre le coeur et s'est trouvé en chaleureuse compagnie, comme avec mon chien?
      L'écriture est la concrète du poète, celle qui permet de parvenir à l'absolu. Mais pas tout de suite.

      Supprimer
    8. Votre humeur poète me comble à l'heure de prendre repos.Que nos nuits soit douces.......

      Supprimer
    9. Merci ver00, de dire aussi simplement que tout est vrai, chacun avec son petit bout de lorgnette.
      @Jules,
      Pour en revenir à l'éventuelle fonction de communication que peut avoir l'écriture, j'ai fait dans ma vie la distinction entre communication et communion.
      La poésie serait pour moi, l'écrit d'une forme de communion . Je me laisse emporter par certains poètes comme par un trapèze (pour reprendre l'expression de Christian Bobin). La poésie ne m'apporte aucune information, aucune vérité, aucune pensée à laquelle je pourrais imaginer opposer un "sauf que". Je la ressens comme un liant/déliant de mes pensées, de mes émotions, de mes vibrations. Elle me lie tout autant qu'elle me lit. Les mots y perdent leurs sens et s'offrent à moi comme une trame où le poète a disparu lui même de ce qu'il offre. Les mots du poète sont les mots allégés de leurs sens mais qui réveillent tous mes sens. Depuis quelques années, je traque Bobin bien que je n'ai pas un seul livre de lui. Mon plus grand bonheur était de m'arrêter au rayon presse de mon super marché une fois le caddie rempli et de m'asseoir lire les revues où il écrivait. Je repartais alors le coeur si léger qu'on aurait dit une illuminée, genre Mary Poppins fait ses courses.
      Immanence de la transcendance...
      Je ne cherche pas ce que vous appelez l'absolu, je ne sais pas ce que c'est.
      Si je vous ai "taquiné" sur la métaphore des ailes, c'est que je me dis que marcher, pour les bipèdes que nous sommes, c'est déjà pas si mal..
      Ceci dit, je fais tous les jours le constat que les mots, hors ceux du poète, séparent plus que ce qu'ils ne rapprochent. J'en suis toujours profondément désolée voire même profondément triste, mais à ce qu'il parait, il ne le faut pas, car "c'est la vie". Laissons donc vivre les guerres in-sensées qui nous animent. On verra plus tard, dans une autre dimension si des mondes en paix peuvent exister. Mon ange me dit régulièrement qu'on peut avoir cet espoir, alors je veux bien encore trainer mes guêtres sur cette terre pour quelques années encore.
      Allez, faut que j'aille causer à ma pelouse. Prière que ma tondeuse soit en panne!

      Supprimer
    10. Distinguer communication ou communion, soit, bien qu'à mon sens l'un n'empêche pas l'autre. Ce qui fait que je peux y opposer un "sauf que". Les poètes disent aussi des conneries. J'auto-régule: des trucs qui ne me conviennent pas.

      Vous dites que dans la poésie les mots perdent leur sens, il se passe exactement l'inverse pour moi. Les mots prennent en poésie tous leurs sens. Profondément.

      Vous traquez Bobin, moi les poètes me surprennent, ils me tombent dessus comme la pluie comme le soleil comme une touffe d'herbe parfois comme une maladie contagieuse. Partout. Je ne suis responsable de rien.
      De même pour l'absolu, c'est lui qui me poursuit. Comme l'odeur des madeleines a poursuivi Proust. C'est bien pour essayer de l'encrer que je le crie.
      Mais je suis comme vous, je ne sais pas ce que c'est, l'absolu. C'est pour ça qu'il s'appelle comme ça.

      Ça veut dire quoi "immanence de la transcendance"?
      Quelle savante expression, quand je voudrais briller dans les dîners, faudra que je sorte ça entre la poire et le fromage en prenant un ton shakespearien. Histoire de faire rigoler les enfants qui s'ennuient.

      Je ne me suis pas senti taquiné par cette histoire d'ailes mais comme un peu limité par vos suggestions. Comme quand le prof prend son air supérieur pour tacler le même enfant qui toujours regarde par la fenêtre.
      Marcher, oui, c'est aussi pas mal pour les bipèdes. Sauf que ça ne m'empêche pas de voler ni de songer.

      Vous causez à votre pelouse avec une tondeuse?

      Supprimer
    11. Je précise, les poètes disent parfois des conneries et je les aime quand même. Sans frustration, sans déception, sans rogations. Juste un peu d'agacement.

      Supprimer
    12. Si je distingue communion et communication, ce n'est pas pour qu'une en exclue une autre.
      Désolée de vous avoir agacée..
      Les mots que vous qualifiez de "savants" me parlent à un tout autre niveau. Ils ont été écrits par un auteur qui me touche, et ils résonnent en moi. Le mépris que j'entends dans votre "savants" m'agacent à mon tour. Nous sommes donc quittes.
      Si l'expression de divergences et de vécus différents vous importunent et vous agacent, au lieu de les accueillir comme un témoignage qui ne parle que de moi, je crois que nous ne pourrons pas échanger plus longtemps.
      Evitons donc à l'avenir de nous interpellez.

      Supprimer
    13. J'ai dit que parfois les poètes m'agaçaient, je ne parlais pas de vous.

      Supprimer
    14. Ras la casquette de ces chamailleries d'égo minables?

      Supprimer
    15. @ Jules, je ne ressens pas votre agacement dans votre second message, mais dans le premier. Mais passons, afin de ne plus lasser les anonymes horlogers.
      C

      Supprimer
    16. Mouais.
      Je comprends mieux pourquoi l'écriture vous semble un piètre moyen de communication et d'échange.

      Supprimer
  25. @Philippe 2012
    Merci de me le rappeler. J'ai en effet lu des choses à ce sujet. Mais hélas, même si j'ai progressé, je n'en suis pas à ce stade là...
    Dans mon cas, le seul moyen de m'en sortir a été la prise de ce traitement (moins nocif que ce que je prenais avant !). Alors, placebo ? Efficacité réelle (ce que je pense) ? Cela m'importe peu : le résultat auquel j'aspirais depuis si longtemps est là.

    @Anonyme de 14h43
    Je ne partage évidemment pas votre avis.
    S'occuper de soi n'a rien à voir avec l'égoïsme ou le nombrilisme !
    Pendant longtemps, j'ai aimé les autres pour mieux vivre avec moi. C'est à dire que pour vivre, j'avais besoin d'être aimée, de m'imprégner de la souffrance des autres,... au détriment de mon moi profond qui criait surement "Au secours !".
    En changeant mon comportement, je me suis aperçue TRES VITE qu'en m'occupant de moi un minimum, de mon physique, de mon âme, de mes désirs, j'étais beaucoup plus disponible pour les autres QUE JE N'AI JAMAIS OUBLIES !!! D'ailleurs, ceux-ci m'en font part régulièrement. Je suis toujours là. Mais différement. Je sais me protéger pour continuer mon chemin de la vie, avec TOUS les autres...

    L'égoïste, lui, ne voit que son intérêt, ses problèmes. Tout ce qu'il fait, il ne le fait que pour lui... Je pense aussi que souvent, il ne comprend pas la différence, puisqu'il ne se remet jamais en cause : sa façon d'être ne peut être que la bonne !
    J'entends ce que vous ressentez (visiblement de la colère ?), mais qu'est- ce qui fait que vous assurez à sa place, ce que le docteur André "nous enseigne" ?
    Bonne continuation

    RépondreSupprimer
  26. Cet exercice d’autorégulation de nos pensées m’est plus difficile, tout au moins plus long lorsque l’émotionnel est vif. Là encore c’est un entraînement de l’esprit comme le nomme Matthieu Ricard et comme tout entraînement une implication est nécessaire, lire des livres ne suffit pas.
    Hier je me suis surpris dans cet exercice face à l’adversité, ma patience avait atteint une certaine limite plus courte qu’à l’habitude et mes pensées agacées c’étaient mis en mots ce qui a surpris mes interlocuteurs. J’avais touché l’égo d’une personnalité narcissique ce qui n’est pas très bon mais parfois il faut savoir remettre les pendules à l’heure comme on dit. Fidèle aux réactions narcissiques, il a essayé de me déstabiliser en m’envoyant des piques. J’ai pris quelques instants, respirer et réfléchit sur ce qui m’avait mis dans cet état d’agacement et j’ai pris conscience que j’étais tourmenté également par autre chose. Alors qu’il revenait à l’assaut sur mon comportement, j’ai senti qu’il fallait désamorcer le dialogue et dans un élan je l’ai embrassé sur la tête et lui ai dit que je l’aimais au fond car je le connais depuis 20 ans maintenant et j’ai appris à l’apprivoiser, à voir autre chose que son côté sombre et piquant... L’effet a été radical, il en a été déstabilisé provoquant de la rougeur sur ses joues. Puis j’ai laissé passer du temps en poursuivant mes activités, en travaillant et pour reprendre le terme de Christophe André en auto-régulant mes pensées. Le soleil était là, la lumière, la chaleur et il était bon de le ressentir. Plus tard je suis revenu en rediscuter avec lui posément et mon attention était plus affûtée pour entendre ses arguments et lui répondre vis-à-vis de mes ressentis.
    Il y a encore quelques temps, je n’aurai pas du tout réagit comme cela, j’aurai gardé beaucoup de choses au fond de moi, au pire laisser exploser ma colère et m’aurait senti mal toute la journée…

    RépondreSupprimer
  27. Votre histoire, Christophe, m’a fait penser à une formule que j’utilise parfois pour me décrire, ou décrire un aspect de ma (passionnante) personnalité. La voici : « j’ai de la chance, un brin d’herbe peut me faire la journée ». Vous aviez compris qu’il ne s’agissait pas d’un nouveau régime végétarien un brin drastique mais d’un exemple pour dire que dans l’infime, « l’ordinaire », le normal dira-t-on désormais, se cache beauté, surprise et signe souvent amical à qui se laisse cueillir par ces petits rien qui font beaucoup.
    Je crois que le regard compte plus que tout, regard au sens d’attitude. Derrière le regard, il y a la curiosité, l’aptitude à l’émerveillement, y compris pour un brin d’herbe, surtout pour un brin d’herbe, une confiance, une envie, une envie de vie.
    Trop de fois, nous pouvons être comme des appareils photos avec le cache. Il faut enlever le cache. Sans blague ? Oui, sans blague. Tout ne devient pas rose quand on a enlevé ses œillères, mais on a plus de chance d’être réceptif, et de voir la beauté de la nature et des hommes, même si personnellement je suis plus attentif à celle des femmes. Etre aware nous aurait dit Jean Claude. Prendre un instant, respirer,se rinçer l'oeil, s’ouvrir, cueillir, partager, et engranger, pour le mauvais temps.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Content de vous lire Stéphane.
      Bonne continuation...

      Supprimer
  28. Certains ont ici cité Irvin Yalom. En juin, il sera en France et assurera quelques conférences.
    Pour ceux que le concept de thérapie existentielle peut toucher, un auteur à suivre?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ses livres sont fascinants et m'ont ouvert de nouvelles perspectives, un autre regard sur la vie ... Si vous avez la chance d'aller l'écouter alors foncez !

      Discussion with Arnaud de Saint-Simon &
      Violaine Gelly (Psychologies Magazine)
      7:30 pm
      Théâtre Marigny
      Carré Marigny / Champs-Elysées – 75008 Paris
      www.theatremarigny.fr

      Thursday June 7th, 2012 – Paris, France
      Discussion and signature at Comme un roman bookstore
      7:00 pm
      Comme un roman
      39 rue de Bretagne – 75003 Paris
      www.comme-un-roman.com

      Thursday June 14th, 2012 – Montpellier, France
      Discussion and signature at Sauramps bookstore
      6:30 pm
      Salon du Belvédère, au Corum,
      Esplanade C. de Gaulle – 34000 Montpellier
      www.sauramps.com

      Très bonne journée à tous.

      Supprimer
    2. Merci pour cet agenda. Je crois que je ne vais pas manquer d'aller à l'une ou l'autre.

      Supprimer
  29. Bonjour Doc,


    Il est quelque part écrit dans la Torah (la Bible Juive) ces 2 phrases :

    1. Tu honoreras ton Dieu (notion de respect, de Loi, de Transcendance)
    2. Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

    Ces 2 recommandations ne vont pas l'une sans l'autre car il n'y a pas d'amour sans respect de la Loi, des règles, de l'étiquette.



    Que ce soit dans un lieu de culte, dans un lieu public, au sein de la famille, dans une communauté virtuelle, etc., l'on peut se proposer de méditer sur ces notions d'amour et de respect pour ne pas finir par être agacé et confisquer la liberté de l'autre...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour ???
      Si les lois de la Torah et de tous les autres textes avaient eu raison de nos guéguerres intestines, le monde devrait-il être ce qu'il est? Notre esprit est limité et nous ne pourrons jamais embrasser une vision globale. Il n'y a jamais je crois, un seul effet, une seule cause même si nous sommes un peu condamnés à raisonner ainsi effet/cause.
      Vous parlez d'amour, de respect, agacement et de confiscation de liberté. Ces mots sont forts...

      Que disent les tables de la loi sur la fidélité ou le divorce? Le divorce peut par exemple être un précieux allié de respect et de liberté, tout simplement parce que les routes se séparent, dans le plus grand respect, non? La fidélité peut-être la pire des prisons quelle que soit la relation, amicale, amoureuse, communautaire.
      Aimer son prochain comme soi-même est dans certains cas dangereux quand on sait combien certaines personnes sont en manque d'estime d'elle m^me.
      Je crois que l'idée d'autorégulation est vachement intéressante, ces lois là ne peuvent pas nous suffire. Même si comme vous dites, elles restent à méditer, il me semble que les appliquer comme une contrainte comme l'ont fait les religions n'a pas rencontré grand succès. On voit bien que ça marche pas...
      Eric nous a offert sa petite expérience "d'autorégulation", je me suis de suite dit que parce qu'il connaissait cette personne, il avait pu avoir cet élan même s'il avait du faire des efforts. Je me suis aussi du coup rendu compte que mon autorégulateur n'était pas aussi défaillant que ce que je croyais (merci donc Eric) avec les personnes avec qui je partage mon, mes quotidiens.

      Mais j'ai bien conscience que l'autorégulateur a tout de même ses limites. Toutefois il m'apparait que peut-être ses limites là pouvaient aussi être intéressantes à intérioriser par respect pour soi. En ce moment j'ai une telle aversion pour le mépris, le sarcasme, le cynisme, le jugement que j'en suis venue depuis le début de l'année à ne même plus supporter les humoristes. Ma limite m'a fait éteindre un écran chez moi et je crois que j'arrive à une autre limite.
      Merci à tous pour ces échanges. Je n'en ressors pas plus éclairée sur ma route mais plus au clair sur celle que je ne veux pas suivre. Je crois aussi que je me suis décidée à découvrir la pratique de la méditation.
      Cordialement.

      Supprimer
    2. @Claire,

      Le blog de Chistophe André s'intitule:" Blog Psychoactif" et non "Blog Egoactif"

      Bonne Méditation!

      Supprimer
    3. Non, je ne méditerai pas, je ne sais pas le faire.
      Par contre veuillez m'excuser d'avoir dérapé ces derniers jours et d'avoir ainsi envahi le blog. J'étais en fait juste profondément blessée par une personne qui s'exprime ici et que je connais. Mais ça y est, j'ai enfin suffisamment pleuré, je peux aller vers autre chose.

      Supprimer
    4. "La dame continue de raconter ses ennuis, tous ses ennuis, rien que ses ennuis. J’ai presque envie d’aller lui dire merci. Mais je ne veux pas rater mon train. Je monte et m’installe.

      Le ciel est magnifique."

      Supprimer
    5. "...Aimer son prochain comme soi-même est dans certains cas dangereux quand on sait combien certaines personnes sont en manque d'estime d'elle même..."


      Le vrai problème n'est pas dans l'estime de soi-même mais dans la dépendance vis à vis du jugement, de la critique de l'autre (risque de sur-réaction...)

      Sur sa route, le Samaritain n'a que faire du mépris de l'autre, car il sait écouter la voix de son coeur, de la compassion...


      Très Bon Dimanche

      Supprimer
  30. Un ciel bleu ...
    Un champ vert ...
    Dans le champ un arbre ...
    Dans le ciel un nuage , un petit nuage blanc ...
    Sous l'arbre une ombre bleue ...
    A l'ombre de l'arbre un cheval , un petit cheval blanc ... qui réve le monde ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Par terre, quelques pâquerettes, au coup de sifflet elles se sont couchées.
      Par terre quelques violettes, alertées elles aussi se sont cachées.
      En bordure les myosotis ont tremblé, trop haut pour se cacher, je les ai contournés.
      La tonte a pu commencer. J'ai ramassé l'herbe, et au cheval blanc je l'ai portée.
      En retour il m'a offert son fumier pour mon jardinet.

      Supprimer
    2. Trop sympa ce petit moment de poésie jardinière avec sourire en coin .... merci à son auteur .

      Supprimer
  31. Une gare immense . Un bruit noir à odeur métalique .
    Quelqu'un parle dans un téléphone . Ses paroles ne sont que du bruit parmis le bruit ? mais leur couleur n'est pas la même . Elles sont bleu-pâle comme de petits cailloux semés là ! dans le bruit noir . Et si je suivais ces mots ces notes bleu-pâle , elles ne me méneraient nulle part ? ou vers quelqu'un d'inconnu ?... J'ai assez souvent ce sentiment de reconnaitre les inconnus que je croise , mais c'est simplement leur solitude que je reconnais ... Cette solitude est toujours la même et lorsqu'elle parle elle séme des petits mots comme ça qui ressemblent à de petits cailloux perdus dans un grand bruit noir ...

    RépondreSupprimer
  32. ... ça y est ! le train démarre ! ... Mais non ! ... C'est la gare qui glisse à travers l'éspace et le temps et je m'en vais avec elle , bien assise sur mon banc sur ce quai à présent vide puisque tout les gens ont pris le train ... Pour aller où ? ... Quelque part où ils seront encore là ! avec eux même , alors pourquoi y aller s'ils y sont encore avec eux même ?... C'est moi qui suis partie avec la gare vers ailleurs que moi-même ... et je m'en vais vers cet ailleurs où je ne suis pas , où je ne serai jamais ... et j'y vais en gare à travers le temps et l'éspace , je voyage en gare , sur mon banc , sur ma voie de garage ... Ils ne reviendront plus tous les trains d'autrefois ... Je suis partie trop vite , trop loin pour eux ... Jamais ils ne me rattraperont tous ces voyageurs qui savent où ils vont puisque là où ils vont il n'y a qu'eux déja ... Mais moi je vais ailleurs , ailleurs c'est beau , ailleurs , là bas où je ne serai plus moi ... AILLEURS ! ... En cette gare abandonnée je suis l'ultime voyageuse à présent ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "... En cette gare abandonnée je suis l'ultime voyageuse à présent ..."

      Comme c'est triste !

      Supprimer
  33. vendredi, je rentre de Paris à Nantes en train. Je coure pour ne pas le rater. J'ai très chaud et je viens d'être mal reçue dans une boutique. Pour "couronner le tout", j'apprends que le train aura 1h heure de retard. J'écris à une amie qui organise un barbecue que je la verrai une autre fois.Le souffle court, je me dis que c'est le moment idéal pour méditer. Après un moment, mon souffle revient et je me sens apaisée. Au point de m'endormir quelques instants. Je regarde le paysage défiler à travers la fenêtre. La lumière du soir est belle. S'en suit des échanges de sms avec l'amie qui organise le barbecue. Elle m'attend de pied ferme et nous plaisantons ensemble par sms interposés. Finalement je me dis que ce retard est bénéfique. J'ai pris le temps de méditer et j'ai passé une soirée très chaleureuse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. L’herbe pousse, les fleurs se pavanent. Sur ma pelouse, à différents endroits, des marguerites poussent fièrement en dressant leur tige et en m’offrant leurs magnifiques fleurs. Ca let là , j’ai plusieurs carrés, plusieurs tapis de fleurs. Maintenant avec ma tondeuse à gazon, je prends bien soin de laisser vivre mes fleurs qui égaient ma vie quotidienne. Au beau milieu de ma pelouse, successivement j’admire mes carrés de tulipes, puis mes carrés de marguerites, puis des fleurs sauvages.. J’encourage à avoir des prés fleuris. Pourquoi cette frénésie à couper tout ce qui dépasse, qui n’est pas dans la norme. La poésie de ces fleurs m’émeut et je suis fier de les voir se dresser si belles. Chez moi les fleurs sont reines, j’en prends soin comme un serviteur. Ce qui vit dans cette gare triste, c’est l’herbe, qui défie le goudron en lui faisant un bras d’honneur ; pas le béton, pas ces gens qui gémissent. Il y a ce qui existe, il y a ce qui vit, moi je choisis la vie.

      Supprimer
  34. Il y a des gens (et ce peut être n'importe qui) qui parlent fort au café , dans le train , au téléphone portable ... Ils parlent fort pour être entendu mais par qui ? ... Par l'auditeur idéal qui est peut-être là quelque part mais où ? ... Pas au téléphone , pas sur le siége en face d'eux , mais ailleurs et peut-être là ! dans cette foule qui passe et qui les entoure ... Dans la masse anonyme il y a peut-être l'auditeur idéal : celui qui saura entendre les paroles du coeur , l'émotion intime ... Mais personne ne vient , personne d'inconnu et miraculeux ne s'approche en disant : "Oui ! je comprend , je suis là ! avec vous , au monde comme vous" ... L'auditeur idéal est éternellement absent et c'est sans doute pour cela qu'il peut être idéal ... Alors les gens qui parlent fort , trop fort , continuent à parler trop fort et à tenter de crier le besoin d'amour idéal ... Un amour éternellement absent , éternellement ailleurs , mais un ailleurs qui est peut-être là ! tout proche , juste à côté , dans la foule des gens anonymes ... Mais qui sera toujours et de toutes façons à côté , tout proche peut-être mais ailleurs ... Etre autre c'est être ailleurs et y être seul ... C'est le voyage ...

    RépondreSupprimer
  35. Les gens crient, les gens pleurent, les gens hurlent, les gens se plaignent.. Qui entend ? qui écoute ?
    Dialogue de sourds. J’ai pris le parti de m’écouter, de ressentir mes état d’âme. Je ne cherche pas dans l’autre une écoute idéale qui me dirait oui tu as raison, oui tu as bien fait. C’est plutôt dans quel état émotif suis-je en ce moment et Je l’accueille. Qu’elles sont mes envies, mes besoins. A partir de ce moment-là, je peux commencer mon dialogue. L’auditeur idéal c’est nous même, pourquoi le chercher ailleurs, alors qu’il est présent, au plus près de nous. Si je m’écoutais, je me sentirais et je me comprendrais un peu plus.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est pareil pour les gens qui chantent, fredonnent, murmurent, se racontent, éclatent de joie. Qui les entend? L'écureuil sur la branche et pire, parfois, il répond.
      Quand je suis en forêt, je suis intimement écouté et j'écoute de même. Quand l'insomnie me tient éveillé dans mon lit ou sous les étoiles, le silence de la nuit est si velouté qu'il me tire des larmes de reconnaissance.

      Parfois, des voix qui se sont tues depuis longtemps, me parviennent et me parlent par le biais des livres. C'est comme si, étranger en un pays depuis trop longtemps, tout d'un coup j'entendais parler ma langue originelle. En les lisant, ça me fait du bien aux yeux, aux lèvres, aux oreilles. Même la main qui tourne la page semble sous la caresse. Je sens mon coeur battre tel en amoureux qui n'y croit pas tellement c'est beau de se retrouver ainsi, par delà le temps...

      Le reste du temps, c'est plutôt du rebrousse-poil.

      Mais je vous rejoins Michel, non seulement nous sommes nos meilleurs auditeurs mais surtout, nous sommes la seule personne qui sera avec nous jusqu'au bout. Ça vaut le coup de s'écouter et de bien s'entendre.

      Supprimer
    2. Vive l'EGO!

      Supprimer
    3. Nan,nan, nan, on dit Vive les Gogos!

      Supprimer
    4. Pour paraphraser un cantique bien connu des chrétiens:

      J'ai un Ego, voilà ma gloire,
      Mon espérance et mon soutien
      Mon chant d'amour et de victoire
      J'ai un Ego, j'ai un Ego

      Supprimer
    5. Il avait raison Giono: "Le sort des hommes qui veulent rester libres ou qui tiennent à leurs propres idées est tragique : ils sont livrés aux chrétiens. »

      Supprimer
    6. Encore à côté de la plaque, comme d'hab. Pour saisir le fond de votre pensée, il faut se lever de bonne heure! mais les voies de Dieu sont impénétrables.
      Pas certain que vous vous compreniez vous-même mais l'essentiel est de montrer votre érudition.
      Qui a dit: " la culture, c'est comme la confiture, moins on en a , plus on l'étale" ?

      Supprimer
    7. Qui a dit cela? certainement celui qui donne de la confiture aux cochons, qui le valent bien par ailleurs.

      Supprimer
    8. Dieu,


      T'es à côté de la plaque,
      J'en ai ma claque,
      Tu dois pas être très Sain,
      Car tu n'as pas d'Esprit Saint.

      Supprimer
    9. C'est l'effet miroir. L'arroseur n'aime pas être arrosé.

      Supprimer
  36. Il y a dans beaucoup d’écrits du blog des ressentis très profonds, véritables si je puis dire qui m’ont donnés à réfléchir sur ce dévoilement. Aurais-je le même courage de livrer de telles choses ? Est-ce le lieu ?
    Du courage il en faut pour s’exposer ainsi aux jugements, aux critiques qui ne manquent pas de fuser sous couvert de l’anonymat. L’estime de soi est à rude épreuve malgré la virtuelle protection d’un écran, de plus le visage de l’émotion ne passe pas au travers de celui-ci, ce qui laisse à l’esprit toutes sortes d’interprétations. Certaines personnes se sont résignées à partir, malheureusement blessées. Merci du fond du cœur à toutes celles et ceux qui ont eu le courage de livrer une part de notre vraie nature dans leurs écrits, c’est tellement libérateur pour les autres…
    Est-ce le lieu de se livrer, Christophe André a mentionné des précautions à prendre en compte dont celle vis-à-vis de nos sensibilités, laissant libre à chacun le choix de leurs écrits, de leur présence. Claire m’a également apporté des éléments de réponse dans son commentaire du précédent billet que j’ai relu plusieurs fois. A de nombreuses relectures quelles quels soient, je découvre du fait de notre évolution d’autres perceptions des choses. Je pense que c’est souvent les autres qui nous alertent de nos écarts, savoir l’entendre est parfois plus difficile tant nous sommes attachés à notre vision des choses et malheureusement à nos souffrances liées à notre vécu … Cela remue également en moi, n’exprimant pas tous mes ressentis, mon vécu qui m’appartiennent mais des choses remettent en question ma façon de penser, d'agir et j’essaye de m’améliorer grâce à vous, aux autres. J’ai pris conscience de cela et l’ai accepté. Comme bon nombre d’entre nous, une faille s’est ouverte en moi il y a maintenant quatre ans ce qui implique pour ma part d’être prudent et nécessite un certain recul …
    Mon égo avait besoin d’un décapage et je me rends compte que le travail porte doucement ses fruits et est à poursuivre tout au long du chemin de vie…
    La méditation a été le moyen le plus accessible pour m’aider à réguler mon attention trop prisonnière d’anxiété, de ruminations, de vives émotions. Accessible car elle ne me coûte rien, juste prendre du temps pour m’y exercer.
    En attendre un miracle, une résolution de nos problèmes nous conduiraient je pense dans une impasse, une frustration. Se comparer à d’autres grands méditant qui prônent et à juste titre les vertus de la méditation car aujourd’hui la science le prouve, nous conduiraient je pense dans le découragement. Comme dans le sport il y a des athlètes qui s’entraînent inlassablement pour arriver à un niveau auquel on ne saurait arriver tant il demande de volonté, d’hygiène stricte de vie et de capacités liées également à notre culture. Je pense que chacun est à même de trouver son rythme, l’important est d’y travailler sans attente. Je ne ressens plus cette frustration de méditation réussie ou pas, d’ailleurs je n’ai ressenti que deux fois ce qu’on appelle de la plénitude en méditant, mais cela m’a marqué car s’il l’on pouvait le ressentir plus souvent cela serait merveilleux… Dans l’attention, dans l’apaisement intérieur indéniablement j’ai progressé et je continue …
    Je pense qu’il y a bien d’autres outils et libre à chacun de les découvrir afin de ressentir un mieux-être avec soi-même…
    Bonne continuation à vous toutes et tous…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je tenais à ajouter après réflexion.
      Merci du fond du cœur à toutes celles et ceux qui ont eu le courage de livrer une part de leur vraie vie intérieure dans leurs écrits, c’est tellement libérateur pour les autres…
      Que depuis que je médite, ma santé s’est améliorée dû à l’affaiblissement de mon stress.
      Je me suis fait un recueil de nombreux billets de Christophe André que j'aime à relire et je redécouvre tous les enrichissements qu'il nous a offert...

      Supprimer
  37. Je reviens à ce nouvel angle de vision:"il n'y a pas de soucis qui peuvent nous faire oublier la vie".c'est déjà une première libération,intellectuelle.
    Maintenant,si je suis la démarche,aujourd'hui,je crois que je vais prendre le temps de méditer,comme une chose importante que j'ai à faire pour bien m'ancrer à cette nouvelle vision.

    RépondreSupprimer
  38. J'aime bien les gares abandonnées ... et les usines abandonnées ... et les cimetiéres de bateaux ... et les terrains vagues ... et les chateaux en ruines ... J'aime ces lieux de nulle part qui n'existent plus qu'entre deux mondes , celui des humains et celui de la nature ... Et là , ces deux mondes se rejoignent , se mélangent , s'unissent , se nourrissent ... J'aime la liberté de ces lieux abandonnées et leur beauté chaotique ... J'aime les machines mortes et leur ésthétique d'animaux de métal préhistorique ... J'aime les flaques d'eau noire irisées d'huile et l'odeur de la rouille et du goudron ancien et la beauté de la nature et des fleurs sauvages qui reviennent à travers le béton et la roche ... Ce sont pour moi des lieux magiques où je erre depuis ma plus tendre enfance je crois car j'y suis l'ultime voyageuse en un pays de réve qui ne finit pas ......

    RépondreSupprimer
  39. Ah, si tout le monde pouvait faire comme la nature...souffrir en silence...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. A qui le dites-vous!

      Supprimer
    2. Parce qu'en plus vous êtes sourd...

      Supprimer
    3. La grosse handicapée29 mai 2012 19:21

      Merci Dieu pour ces paroles encourageantes ! vraiment !
      Vous êtes bien tel que je me l'imaginais, celui qui va toujours crtiquer et mettre le doigt sur ce qui ne va pas...
      Mais qu'est-ce que vous cherchez au juste ? notre perte ?
      Je ne vous écoute plus !

      Supprimer
    4. @La grosse handicapée

      C'est incroyable que vous réagissiez à mon message et pas à celui auquel j'ai présentement répondu...

      Ce que je cherche ne vous regarde pas. De la perte de qui parlez vous?

      Supprimer
    5. En voilà un qui entend...


      Testament - René Guy Cadou

      Dans le temps de ma vie
      Je vous ai tout donné.
      Sur mes mains, sur mon sang,
      Je vous ai promené.

      Pour vous plaire, j'ai dû
      Me soulever du monde,
      Eloigner mes poumons
      Des cryptes enfumées,

      Reprendre au jour nouveau
      Son butin de solfège,
      Et ses vitraux couverts
      De graffiti, de neige

      Peu d'années ont suffi
      Pour voiler mon regard.
      J'ai pâli, j'ai vieilli,
      Mon coeur a fait sa part.

      Dans la mansarde bleue
      Qui me gardait des branches
      J'ai vu mon front s'ouvrir
      Sous une étoile blanche.

      Que voulez-vous de moi,
      Maintenant que je n'ai
      Pas même, pour saluer,
      La grâce des poneys?

      Dans le cirque des mots
      J'ai trop fait de voltige,
      Trop d'oiseaux sont venus
      S'appuyer à ma tige.

      Je ne puis rien pour vous,
      Pas même vous soumettre
      A la lumière, au vent,
      Au dernier kilomètre.

      Supprimer
    6. La grosse handicapée30 mai 2012 12:05

      @ Dieu

      Est-ce nécessaire de vous répondre, à vous qui savez tout ?

      Je voulais parler de la perte de l'homme, en général.

      Si je n'ai pas répondu au message d'Anonyme 28 mai 15:13, c'est qu'en fait, cet Anonyme et moi ne faisons qu'un. Par ce message concernant la souffrance et le silence, je n'ai pas exprimé ma pensée, j'ai juste « traduit » à ma façon le billet du docteur.

      En fait, je ne suis pas sûre d'avoir bien compris son message, particulièrement cette phrase : «il n’y a pas de soucis, il n’y a pas d’ennuis qui doivent te faire oublier la vie ; regarde-nous, et puis c’est tout.»

      Peut être est-ce le « je vais bien, tout va bien » de Dany Boon  :)

      Supprimer
    7. Je sais pas tout, quel ennui ce serait, moi aussi j'adore les surprises. Je l'ai dit je ne sais plus où, ne croyez pas tout ce qu'on raconte sur moi, je suis sans volonté, et encore moins après un apéro kir aquarium dont je viens de bénéficier...goucksss...

      Supprimer
  40. Parmis les plantes qui poussent spontanément dans les lieux abandonnés (plantes dites "rudérales")celle que je preferre c'est le Buddléia ou "arbre à papillons"qui est un arbuste de diverses couleurs . Sa floraison attire les papillons . Le Buddléia adore les friches industrielles , les endroits encombrés de gravas , les voies ferrées abandonnées , les abords d'autoroutes , les maisons en ruines et même les sites fortement polués d'hydrocarbures ... Il ne craind rien .
    J'adDÔÔÔre le buddléia , mais j'aime aussi les ronces , les orties , les chélidoines , les plantins , les liserons , les fétuques diverses , la folle avoine , les giroflées qui aiment à pousser tout en haut des murs , le centranthe ou valériane rouge qui adore aussi les vieux murs .....
    Merci ! Merci à toutes ! ... Bizoux ! et encore BRAVO ! mais cette année je remets la palme au Buddléia ! et voilà .....

    RépondreSupprimer
  41. Le Blog le plus taré?

    La Palme d'Or est attribuée à l'unanimité au Blog Psychoactif de Christophe ANDRÉ

    RépondreSupprimer
  42. La tare étant le poids servant à équilibrer une balance, j'imagine qu'être taré, c'est un peu comme être le sel de la soupe.
    Pour les autres significations du mot tare, je crois qu'elles appartiennent à une époque que j'espère révolue. Je viens de regarder un doc sur la colonisation en Namibie sous le second Reich allemand...
    http://www.pluzz.fr/namibie-le-genocide-du-iie-reich-2012-05-27-22h00.html

    Pour eux aussi, tout ce qui n'était pas konform aux diktats sciendifik de l'époque moderne était taré.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Voici des propos qui confirment la Palme d'or ...de la débilité , de la stupidité, de la bêtise, de la nullité, de l'idiotie, de la crétinerie, de la connerie......au choix, la liste est longue et non exhaustive.

      Supprimer
    2. Philippe 201228 mai 2012 21:01

      @ Jules,

      Ce dialogue me rappelle une phrase des 3 mousquetaires:

      "On ne se bat pas avec la boue qui vous éclabousse".

      Un conseil à suivre?

      Supprimer
    3. @Philippe

      Chez moi on dit un truc avec une blanche colombe...mais c'est pas très gentil pour les crapauds dont le chant d'amour est d'une exquise douceur.
      Je sens de la bienveillance dans votre message, soyez en remercié.
      La boue, ce n'est rien, je ne me sens pas sali par ses éclaboussures, tous les enfants font des ragougnasses de boue. Enfin, ceux qui habitent à la campagne et qui ont cette liberté de se salir comme des enfants qui s'amusent bien.
      Pour la boue dont vous parlez, il n'est cependant pas inutile de lui passer un coup d'étrille afin de la tenir en respect quand elle devient trop envahissante.

      Supprimer
    4. Je suppose Jules, que vous faites allusion à l'expression "la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe."

      Sincèrement, je ne me sens ni crapaud, ni colombe, ni tare, ni génie, juste un être humain faisant route avec d'autres compagnons de fortune, sous un ciel clair, avec parfois des éclairs orageux....

      Supprimer
    5. Philippe 201229 mai 2012 21:08

      @ ???

      Il s'agit de savoir quelle est la meilleure façon de gérer les insultes: est-il utile d'essayer d'y répondre?

      C'est comme dans la fable le loup et l'agneau: le loup est insensible à la logique et à l'analyse, il a sa propre logique de destruction. Toute réponse ne fait qu'alimenter et renforcer sa hargne, aucune chance qu'il change d'avis.

      Supprimer
    6. @???
      Mais pourquoi donc vous sentez vous visé?
      Je répondais à Philippe et je continue.

      @Philippe
      je suis d'accord avec vous jusqu'à un certain point concernant la logique de destruction du prédateur, mais...mais...je sais aussi qui se cache derrière la poudre aux yeux des insultes, le loup est l'agneau.
      Je suis un incurable optimiste quant à la nature humaine. Même les "loups" peuvent transformer le plomb en or. Ne serait-ce pas désespérant sinon?
      Je crois que moins ils trouvent quelqu'un en face d'eux, plus ils deviennent enragés par le sacro-saint sentiment de toute-puissance.
      Tout n'est pas logique ni analyse. A propos, dans la fable, si l'agneau lui donnait un peu moins de "Sire" et de "Majesté", peut-être qu'il ne se ferait pas béqueter.
      En tous cas, je suis content d'avoir redécouvert cette fable, je cherchais justement l'origine de la phrase "si ce n'est toi, c'est donc ton frère", je l'ai trouvée grâce à vous. Joli hasard, non?

      Supprimer
    7. Philippe 201230 mai 2012 12:09

      @ Jules,

      Je vous remercie de prendre le temps de me remercier.

      Ce type d'expérience m'arrive souvent: je dis quelque chose, on me répond "justement j'y pensais".

      Par exemple, il y a de cela un paquet d'années, je disais que selon moi, il fallait unifier la spiritualité et la science, les utiliser en synergie et ne pas mettre une barrière artificielle entre les deux.
      Sur quoi on me répond: c'est justement l'intention de prière que vient de publier le Vatican.

      Je me suis émerveillé de cette coïncidence: j'ai eu cette inspiration venue de nulle part juste au moment où des milliers de gens de par le monde commençaient à émettre cette pensée.

      Supprimer
    8. A moi aussi cela arrive d'être ainsi en correspondance, il m'est déjà arrivé de décocher le téléphone pour appeler un ami et de l'avoir immédiatement au bout de fil car lui aussi venait d'avoir le même mouvement. Quand je suis amoureux, c'est terrible. Cela a à voir avec l'intrication quantique. A mon sens.
      Il m'arrive aussi de songer à un problème ou d'écrire un mot et de les entendre à la radio.
      De lancer un souhait en l'air, pour des choses tout à fait prosaïques et abracadabra, le souhait se réalise tout seul.
      Quant à mon chien, je le soupçonne carrément de télépathie.

      Il y a des tas de lectures sur la noosphère:
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Noosph%C3%A8re
      et dans son genre, Rupert Sheldrake est particulièrement intéressant: http://fr.wikipedia.org/wiki/Rupert_Sheldrake

      Supprimer
    9. Philippe 201230 mai 2012 21:20

      @ Jules

      Merci pour les liens. Je ne connaissais pas Rupert Sheldrake.

      Concernant le chien télépathique, j'ai eu une expérience de ce genre il y a une semaine. J'étais en visite chez ma nièce et son chien dormait sur son tapis. A un moment donné, je décide de sortir faire un tour dans le jardin. Juste avant que je ne fasse le moindre geste, le chien se lève et va m'attendre à la porte!

      La méditation permet d'examiner des tas de pensées qui passent. Certaines sont les miennes, elles semblent être le produit d'un travail en tâche de fond qui répond à des problèmes ou des questions en suspend.

      Mais certaines autres pensées semblent vraiment venir d'ailleurs. De toute façon mes pensées sont toutes fortement influencées par les pensées des autres. J'ai donc tendance à croire au concept de la noosphère.

      Quand à la perception des gens qui me regardent, évoquée par Rupert Sheldrake, c'est quelque chose qui m'arrive assez souvent. Par exemple je suis dans un lieu public et brusquement je me retourne pour me retrouver regarder les yeux dans les yeux quelqu'un qui me regarde. Il y a deux mystères: comment ai-je perçu une personne qui me regardait mais qui était derrière moi? Et quelle est cette impulsion qui m'a fait me retourner?

      Supprimer
    10. Ces autres pensées, en d'autre temps, s'appelaient "inspiration". Beaucoup d'artistes disent sans fausse modestie, que ce ne sont pas leurs pensées qu'ils retranscrivent mais une réalité qui leur vient d'ailleurs, du "grand tympan du monde". Du cerveau droit, quoi.

      Pour les questions que vous vous posez sur vos deux mystères, Arte avait diffusé un doc qui s'intitulait "l'instinct de la musique" qui pourrait vous éclairer, peut-être pouvez vous retrouver ce doc en googelisant adroitement.
      Je pense que ce ne sont pas les regards que nous sentons mais les intentions, la pensée étant de nature électrique, donc vibratoire, les ronds dans l'eau...finissent par toucher la rive.

      Supprimer
    11. Philippe 20121 juin 2012 10:29

      @ Jules

      La noosphère, définie en tant que somme des consciences et pensées humaines en interaction, existe.

      Mais sa nature exacte reste à déterminer.

      Par exemple ce blog est un petit bout de la noosphère. C'est un lieu d'échange de pensées dans lequel nous sommes dématérialisés.

      Ce petit morceau de noosphère existe grâce à Internet, qui donne un coup d'accélérateur formidable à la noosphère. Il existe ici un support matériel, encore que personne ne soit capable de le cerner avec exactitude. Par exemple mon message va transiter par un mix de fils de cuivre, de fibres optiques, d'ondes radio, de serveurs, mais je suis incapable de dire par où il passe exactement. Dans ce cas le lien entre la pensée et la matière devient très flou.

      Il se peut également que la noosphère mette en oeuvre des formes de télépathie. A ce sujet je trouve intéressant d'étudier l'évolution de l'humanité primitive, à une époque où les échanges intercontinentaux étaient à peu près inexistants.

      Il est très intéressant de constater la synchronisation, un peu partout sur la planète, des principales phases de l'évolution: l'apparition du langage, de l'écriture, des premières constructions en pierre, des premières pyramides, etc.

      Cela évoque pour moi une forme de communication immatérielle entre les humains.

      Supprimer
  43. Philippe 201228 mai 2012 20:56

    J’aimerais répondre aux diverses critiques dont C. André fait l’objet sur ce blog.

    Le plus important à mon avis, ce n’est pas tellement sa personnalité ou son style, mais c’est ce qu’il fait et son impact sur notre société. Selon moi il y a deux impacts importants:

    1) L’introduction de méthodes douces pour le traitement des personnes dépressives, notamment la prévention des récidives grâce à la méditation de pleine conscience, qui permet de libérer un certain nombre de personnes des traitements chimiques. Il a été l'un des premiers en France, et commence à faire des émules chez ses confrères.

    2) La vulgarisation des techniques de méditation grâce à une présentation laïque les rendant accessibles au plus grand nombre. Cet impact est mesurable, puisque la dernière édition de «Méditer jour après jour» porte un bandeau signalant plus de 100 000 lecteurs.

    C’est donc un impact important, aussi bien en direction d’une psychiatrie plus humaine que par la diffusion des techniques de méditation, qui selon moi sont vitales comme remède aux nombreux maux dont souffre notre civilisation.

    Il améliore la vie de milliers de personnes, ce qui est tout de même assez extraordinaire, n’est-ce pas?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "...Il améliore la vie de milliers de personnes, ce qui est tout de même assez extraordinaire, n’est-ce pas?"



      Pas tout à fait, Philippe.
      Aucun thérapeute n'a la prétention d'améliorer la vie des gens, de changer leur vie. Il offre un service, plus ou moins bien accepté ou toléré.

      J'en prends pour exemple ce blog que j'ai suivi depuis le début. Il y en a des super-content(e)s, mais aussi des super-déçu(e)s.
      Je salue néanmoins le courage de son hôte.


      Ceci me rappelle l'histoire d'un Maître Soufi qui, à la fin de sa vie, dit à l'un de ses disciples : "Les gens pensent que j'avais envie de changer le monde alors que je voulais juste leur dire qu'ils avaient entre leurs mains les moyens de changer juste leur vie, pour être heureux, indépendamment de moi..."

      Supprimer
    2. Philippe 201229 mai 2012 21:28

      @ ???

      Le but d'une thérapie n'est-il pas d'améliorer la vie?

      En tout cas, en ce qui me concerne, ma vie a beaucoup changé, dans le bon sens, depuis que j'ai commencé à étudier et pratiquer le bouddhisme.

      Si je m'exprime sur ce sujet, c'est avec l'intention de contribuer, même d'une façon infime, à améliorer la vie des gens.

      Supprimer
  44. " Il nous faut regarder
    Ce qu'il y a de beau ...
    ...Par delà le concert
    Des sanglots et des pleurs
    Et des cris de colère
    Des hommes qui ont peur ..." Brel
    Il y a beaucoup de beau dans ce blog aussi .

    RépondreSupprimer
  45. Les plantes dites rudérales aiment bien voyager car elles poussent sur des terrains difficiles et pauvres et doivent découvrir de nouveaux lieux pour vivre . Elles voyagent avec le vent comme font les graines du pissenlit et du sénéçon , et avec les animaux comme fait la bardane avec ses graines qui s'accrochent aux pelages et aux habits . ça fait des jeux d'enfants ces graines de bardane et ces fleurs de pissenlits ... Les coquelicots sont aussi des plantes rudérales . C'est un bon somnifére le coquelicot et j'ai vu de petites abeilles sauvages qui , ayant butiné leur polen , s'endormaient en révant au coeur de la fleur ... C'est leurs étranges voyages ...

    RépondreSupprimer
  46. Philippe 201229 mai 2012 10:09

    Le temps perdu retrouvé

    Souvent les gens disent qu’ils n’ont pas le temps de méditer.

    Pourtant il ne leur est demandé que 20 minutes par jour pour en ressentir les effets bénéfiques.

    J’ai réalisé que dans mon cas, le temps consacré à la méditation était retrouvé.

    En effet cette plage hors du temps me contraint à me calmer, à échapper pour un temps à toutes les urgences.

    Lorsque je sors d’une séance de méditation, je me sens libéré du poids du temps et j’ai tendance à faire les choses plus facilement.

    Du coup je vais plus vite. Le temps est retrouvé.

    RépondreSupprimer
  47. Lorsque je vois une rose ...
    Je revois chaque rose ...
    Lorsque je sens une rose ...
    Le parfum de chacune me revient en mémoire ...
    Cet instant est semblable à une rose épanouie ...
    Un présent infini ...

    RépondreSupprimer
  48. Comme un chemin soufflé par une bouche muette
    Un chemin qui naît au sillon de ton dos
    Et par là-bas un nuage
    Et par ici le grain de ta peau sur le soleil
    Un deux trois qui le saura ?

    Deux pas en avant un pas en arrière
    Si tu trembles encore, ouvre la main
    Ta vie s’envole de branche en branche
    Voit l’aube blanche les passages obscurs
    Un deux trois ponts suspendus

    Charme les ellipses
    Charme les corps célestes
    Apprivoise un renard écarlate
    Tisse les herbes rudes approche toi
    Un deux trois points de suspension…

    RépondreSupprimer
  49. Une petite abeille rousse
    s'endort dans un pavot ...
    Les blés sont brulés de soleil ...
    La petite abeille rousse s'endort
    et réve de son palais de miel
    où vit sa reine blonde et douce .
    Le soir vient et la fleur se referme sur elle ...
    Au matin la fleur s'ouvre au soleil
    et l'abeille s'envolle dans le bleu du ciel ...
    Une petite abeille d'or sur champ d'azur
    c'est son drapeau ...
    Et son coeur bat pour sa reine là-bas
    en son palais de miel ...

    RépondreSupprimer
  50. Quelle poésie, Azraelle! ! c'est agréable de vous lire, c'est reposant après les divagations d 'illuminés qui ont envahi ce blog. Si la pratique de la méditation mène à cette folie, alors il faut la proscrire d'urgence, au mëme titre que la drogue ou l'alcool.

    @DrAndré
    Les vacances approchent et vous allez bientôt annoncer la fermeture de ce blog, ce qui permettra à tous et toutes de se régénérer les neurones, y compris les vôtres qui en ont bien besoin , à en juger par le contenu de vos billets.

    Bonnes vacances et n'oubliez pas:
    Trop de méditation nuit à la santé, à consommer avec modération!

    RépondreSupprimer
  51. J'aime l'araignée et j'aime l'ortie,
    Parce qu'on les hait ;
    Et que rien n'exauce et que tout châtie
    Leur morne souhait ;

    Parce qu'elles sont maudites, chétives,
    Noirs êtres rampants ;
    Parce qu'elles sont les tristes captives
    De leur guet-apens ;

    Parce qu'elles sont prises dans leur oeuvre ;
    Ô sort ! fatals noeuds !
    Parce que l'ortie est une couleuvre,
    L'araignée un gueux;

    Parce qu'elles ont l'ombre des abîmes,
    Parce qu'on les fuit,
    Parce qu'elles sont toutes deux victimes
    De la sombre nuit...

    Passants, faites grâce à la plante obscure,
    Au pauvre animal.
    Plaignez la laideur, plaignez la piqûre,
    Oh ! plaignez le mal !

    Il n'est rien qui n'ait sa mélancolie ;
    Tout veut un baiser.
    Dans leur fauve horreur, pour peu qu'on oublie
    De les écraser,

    Pour peu qu'on leur jette un oeil moins superbe,
    Tout bas, loin du jour,
    La vilaine bête et la mauvaise herbe
    Murmurent : Amour !

    RépondreSupprimer
  52. Quand j'entends parler d'illuminés,je me vois.C'était un échappatoire à trop de souffrances......COMPRENEZ VOUS CELA ? Non, quand on ne l'a pas vécu,on ne peut pas comprendre.L'être humain malheureux,s'échappe dans les méandres de ses pensées et s'y perd.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. @ver00
      Je trouve que de se faire traiter d'illuminé est un compliment, c'est le participe du verbe illuminer qui veut dire ensoleiller, embellir. Et "divaguer" me fait immédiatement penser à l'océan ou encore à "vagabonder". Ça sent bon l'école buissonnière, non?

      Rappelez vous que bien des génies comme Rimbaud, Gaston Couté, Jésus, Max Jacob, Beethoven, Van Gogh, et tant d'autres ont été raillés de leur vivant et de quelle manière. Les illuminés sont en bonne compagnie.
      Et pour vous consoler, écoutez ça:
      http://www.youtube.com/watch?v=oxHnRfhDmrk
      Vous trouverez facilement la traduction des paroles.

      Supprimer
  53. Philippe 201230 mai 2012 21:26

    Je trouve les poésies qui tapissent ce blog très belles.

    Je trouve aussi qu'elles ont un rapport avec la pleine conscience. Elles décrivent des perceptions plus profondes d'aspects cachés du monde réel, au-delà des perceptions ordinaires, et témoignent d'une élévation du niveau de conscience.

    RépondreSupprimer
  54. Il y a des tas de niveaux de consciences différentes.....mais....si l'on ne respecte pas la conscience ordinaire, on est fou,c'est comme pour le code de la route ,on perd son permis,"un code de la déroute". C'est comme ça,j'y suis soumise à ma grande désolation,maintenant,la poésie permet une grain de folie mais sans plus.

    RépondreSupprimer
  55. Il faudrait voir, dans la vie réelle,si les poètes ne gardent que leurs folies pour leur art.Et, alors,ils sont ; bien éduqués ,bon pour le service ordinaire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ver00, s'il y a un monde où les choses sont remises d'aplomb, c'est le monde de la poésie. Pas pour tous les poètes, certes, certains sont juste des caniches bien dressés qui font des vers comme d'autres font des boulons, avec un esprit de métal. Tout dans la forme, rien dans les tripes.
      Mais il y en a qui me sont mieux que des frères, je ne saurais vous dire ce qui se passe entre eux et moi. Leurs mots me donnent la force d'aller vers eux, de construire le pont qui me permettra enfin de rejoindre ma vraie famille.
      Alors, ce n'est pas une recette, il n'y en a pas, ce qui vaut pour moi ne vaut pas forcément pour les autres mais je suis certain que vous trouverez bientôt vos alliés.

      Supprimer
    2. Merci pour votre sollicitude,Jules,les petites attentions que l'on a pour moi me vont droit au cœur.

      Supprimer
    3. Juste quelques mots Véronique.
      J’espère que le passage à vide que je ressens en vous va s’estomper au plus tôt.
      Je rejoins Jules dans le fait que des écrits nous font du bien, qu’ils éclairent notre for intérieur le rendant plus doux, plus lumineux. Je repense à vos phrases qui vous portent et qu’il est bon de relire comme tout ce qui vous a fait du bien. J’espère que vous ne vous isolerez pas que vous rechercherai un soutien véritable auprès de vos proches, amis et n’hésiterez pas à solliciter l’aide de soignants si vous sentez que vous perdez pied, je compte sur vous pour l’entendre.
      Je vous souhaite de vous offrir quotidiennement des petits plaisirs qui vous font du bien, il y a de nombreux petits plaisirs simples et doux que vous connaissez et qui vous apportent du mieux.
      Voir le malheur des autres est une bonne chose afin de rester lucide, de ne pas rester prisonnier de notre propre souffrance, je pense qu’il importe néanmoins de prendre soin de soi pour pouvoir au mieux prendre soin des autres en sachant s’accorder des pauses, du repos…
      J’aimerai que vous vous voyez moins de façon réductrice vis-à-vis des propos de personnes ignorantes, je préfère de loin les mots d’instabilité émotionnelle pour évoquer vos maux, les émotions sont des ressentis qui peuvent nous dépasser et qu’il convient à adoucir par un travail sur soi avec l’appui de traitements appropriés. J’ai visionné un reportage sur ce dont vous souffrez avec le message plein d’espoir d’une personne qui avait retrouvé une stabilité émotionnelle. Le plus difficile étant de diagnostiquer la maladie et d’y apporter le bon traitement. La science avance, les soignants sont de mieux en mieux informés afin de mieux soigner…
      Les personnes ne connaissent pas votre potentiel humain pour aider les autres comme vous l’avez montré sur le blog et vis-à-vis de votre métier, un métier noble qui demande tant de qualités humaines.
      Toutes les questions existentielles que vous vous posées sont normales au milieu de la transition de vie, c’est un cap psychique difficile a passé. Christophe Fauré a écrit un livre enrichissant sur le sujet « Maintenant ou jamais » si cela vous intéresse.
      Portez-vous du mieux que vous pouvez, je compte sur vous pour continuer à entretenir votre flamme intérieure…
      Avec ma bienveillance, mon estime.

      Supprimer
    4. J'ajouterai que de nombreuses personnes de votre entourage proche et autres que vous aidez compte sur vous.

      Supprimer
    5. Encore et toujours merci,cela résume tout.Je compte beaucoup sur les écrits,car, je ne peux parler librement dans mon entourage, je n'ai pas une écoute aisée.J'ai toujours été différente de mes proches, c'est ainsi,et l’étranger n'apporte beaucoup.Bien sur j'aime énormément mes enfants,c'est plus compliqué avec mon conjoint.Bref,la chaleur de ce blog m'est nécessaire.

      Supprimer
  56. Jules ...Supervielle30 mai 2012 22:37

    Il vous naît un poisson qui se met à tourner
    Tout de suite au plus noir d’une lampe profonde,
    Il vous naît une étoile au-dessus de la tête,
    Elle voudrait chanter mais ne peut faire mieux
    Que ses sœurs de la nuit les étoiles muettes.

    Il vous naît un oiseau dans la force de l’âge,
    En plein vol, et cachant votre histoire en son cœur
    Puisqu’il n’a que son cri d’oiseau pour la montrer.
    Il vole sur les bois, se choisit une branche
    Et s’y pose, on dirait qu’elle est comme les autres.

    Il vous naît un ami, et voilà qu’il vous cherche
    Il ne connaîtra pas votre nom ni vos yeux
    Mais il faudra qu’il soit touché comme les autres
    Et loge dans son cœur d’étranges battements
    Qui lui viennent des jours qu’il n’aura pas vécus.

    Pardon pour vous, pardon pour eux, pour le silence
    Et les mots inconsidérés,
    Pour les phrases venant de lèvres inconnues
    Qui vous touchent de loin comme balles perdues,
    Et pardon pour les fronts qui semblent oublieux.

    Extrait des « amis inconnus ». 1934.

    RépondreSupprimer
  57. La poésie . La poésie ? quoi ? La peau est si ...
    La peau est si noire , blanche , rouge , jaune , verte ou bleue pour les extraterrestres ...
    La peau est si pale ou bronzée , lisse ou ridée , jeune ou vieille ...
    La peau est si grace ou séche ou moite ou même visqueuse ... ou gluante ... ou collante ou glissante ... Existe-t-il une hygiéne de la peau et si oui laquelle ? ... Genre : créme à bronzer la poésie ? ...... créme anti rides pour la poésie ? ....... La peau est si douce !!! La peau est si rugueuse !!! ... La peau est si écailleuse , poilue ! Oui ! la poésie poilue ! pourquoi pas ? ... Genre poésie de chienne en chaleur : AH ! oui ! Grand Fou ! Léche moi le minou ! C'est de la poésie poilue , surtout si c'est une chienne en chaleur qui le dit à un bel étalon ... Bon , Bref , la poésie de toutes façons c'est n'importe quoi et même autre chose .

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Philippe 201231 mai 2012 20:28

      A l'origine les poèmes avaient un rôle utilitaire. Ils servaient à la transmission orale des connaissances, car le rythme et les rimes soutiennent la mémoire humaine.

      Les Védas indiens! nés il y a environ 7000 ans, ils ont été transmis par voie orale pendant environ 3000 ans sous forme de poèmes avant d'être couchés par écrit.

      De nos jours le rythme et les rimes servent d'ornement et ont perdus leur rôle utilitaire.

      Supprimer
    2. @ Azraelle,

      Votre sens de l'accouplement est, euh..., surprenant?
      Apprécier la poésie poilue en ces temps d'épilation forcenée, est admirable.

      Supprimer
  58. Quel puits de science, ce Philippe 2012!

    Que deviendrait ce blog sans lui?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il partage ses connaissances, propose ses points de vue, il faut du courage, de la sincérité .

      Supprimer
    2. Philippe 20123 juin 2012 10:52

      Si j'ai l'air savant
      C'est pur accident
      Chaque jour j'ai conscience
      De mon ignorance

      Supprimer
    3. " Je ne sais qu'une chose , c'est que je ne sais rien."

      Supprimer
    4. Philippe 20125 juin 2012 10:09

      @ Anonyme 3 juin 2012 15:40

      "Je ne sais qu'une chose , c'est que je ne sais rien."

      Cette formule de Socrate a le mérite de nous aider à prendre conscience de l'étendue de notre ignorance.

      Mais elle est exagérée et caricaturale.

      Une formule plus proche de la vérité serait:

      Je sais que je ne sais presque rien.

      Supprimer
  59. Les graines d'une fleur ont été retrouvées dans le sol gelé de Sibérie . Elles y dormaient depuis 32000 ans ... 32000ans d'un long voyage immobile ... 32000 ans de réves sous la terre gelée de Sibérie ... Et puis s'épanouir à nouveau au soleil d'aujourd'hui ... 32000 ans de voyage dans le temps ... Le temps est un voyage ... 32000 ans de méditation au coeur de sa beauté enfouie et puis renaitre au soleil dans sa robe blanche immaculée ... Alors pour elle sans doute la vérité est elle au coeur du réve , au coeur de cette immense force infime , cette immense force intime ...

    RépondreSupprimer
  60. La Beauté sauvera le monde ...

    RépondreSupprimer
  61. Philippe 20122 juin 2012 19:06

    La cigale et la fourmi

    La cigale dansait et chantait
    De la fourmi elle se gaussait
    Dans la vie il faut s’amuser
    Point n’ai besoin de méditer!

    Mais la fourmi, elle, méditait
    Dans sa sagesse elle le savait
    A trop penser à s’amuser
    La cigale allait déguster!

    Quand vint la saison des ennuis
    La cigale en fut fort marrie
    Et interrogea la fourmi
    Comment as-tu l’air si en vie?

    Dans la vie il faut s’entraîner
    Pour des ennuis se protéger
    Il suffit de bien méditer
    Viens donc ici je peux t’aider!

    Mais dites-vous c’est incroyable!
    Car la fourmi n’est point affable!
    Peut-être, mais la méditation
    Nous enseigne la compassion …

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En Inde, les gens sont de grands méditants devant l'Eternel. Il y a des castes et des intouchables... Heureusement que Mère Teresa ne passait pas son temps à méditer...

      Supprimer
    2. Philippe 20124 juin 2012 10:39

      Le bouddhisme insiste sur l'importance de la compassion.

      La méditation analytique sur le concept d'interdépendance m'a permis de comprendre à quel point je dépend des autres, quel que soit leur rang social.

      Ce qui m'amène à désirer le bonheur des autres, car comme j'en dépend, plus ils sont heureux et plus je le suis moi-même.

      Cette attitude n'est pas compatible avec le système de castes. Matthieu Ricard rapporte cette anecdote: lors d'une visite au parlement européen, le Dalaï Lama a demandé à visiter en premier les cuisines, avant même de rencontrer les responsables politiques. Une façon de dire que pour lui, un cuisinier est aussi important qu'un chef d'état.

      Supprimer
  62. @Philippe

    Pourquoi opposer méditation et amusement?
    Je n'aime pas l'idée de se protéger pour avancer dans la vie, j'associe cela au fait d'enfiler armure sur armure, tant est si bien qu'on finit par ressembler à un oignon, quiconque vous touche en pleure. C'est ainsi que l'on aboutit à la glaciation émotionnelle, pour reprendre une juste expression de Michael Haneke, cette glaciation étant pire que tout et à l'origine de nos plus grandes souffrances.
    Je préfère m'amuser tout nu, au sens figuré bien sûr, que de méditer sous une chape de ferraille, s'il fallait choisir. Mais il n'en est rien.
    Ceux qui chantent, dansent, poétisent, sculptent, ..., bref, ceux qui "s'amusent" de bon coeur, sont au moins aussi sages que les méditants, car ils sont dans le don. Je dirais même qu'ils pratiquent une haute forme de méditation, chapeau l'artiste!

    RépondreSupprimer
  63. Philippe 20123 juin 2012 11:20

    La méditation et l'amusement sont tout à fait compatibles. C'est l'absence d'équilibre qui pose problème.

    Beaucoup de gens sont motivés presque uniquement par la quête des plaisirs, des fêtes, des vacances. Il n'y a rien de mal à ça, mais c'est un bonheur fragile.

    Selon le bouddhisme, derrière tout plaisir réside une souffrance cachée, qui va montrer le bout de son nez un jour ou l'autre. C'est pourquoi il est utile de cultiver les aptitudes permettant de surmonter cette souffrance à l’affût.

    C'est justement lorsque nous sommes en forme qu'il faut en profiter pour s'entraîner, alors que nous sommes en pleine possession de nos moyens, afin de cultiver la force et les ressources nécessaires qui nous permettront de surmonter les circonstances difficiles, telles que l'instant de notre mort.

    Ce n'est pas construire une armure qui nous isole du monde, c'est plutôt comme se faire du muscle sur le plan mental et spirituel, ce qui au contraire d'une armure nous rapproche des autres.

    Donc dansez et chantez, mais n'oubliez pas de méditer!

    Selon Matthieu Ricard, vous passerez ainsi d'un bonheur artificiel qui repose sur des circonstances extérieures et éphémères, à un vrai bonheur qui repose sur une force intérieure et endurera les tempêtes du monde.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. "...vous passerez ainsi d'un bonheur artificiel qui repose sur des circonstances extérieures et éphémères, à un vrai bonheur ..."


      Pourquoi le Dalaï-Lama demande t-il depuis des années à la Chine de lui rendre son Tibet qui après tout n'est qu'éphémère?
      Le Bonheur que lui apporte la méditation ne lui suffit-il pas?

      Supprimer
    2. Philippe 20124 juin 2012 10:21

      @ ???

      Je crois que le Dalaï Lama a atteint ce stade du bonheur intérieur. Il est maintenant dans une démarche altruiste.

      Pourtant il a perdu tous ses biens temporels: son royaume, son palais, son statut de chef d'état, il a survécu a des tentatives d'assassinat ...

      Mais il fait de son mieux pour sauvegarder la culture tibétaine. Actuellement il ne demande pas à la Chine de lui rendre le Tibet, mais d'autoriser la libre expression de la culture et de la religion tibétaine au Tibet.

      Il a partiellement réussi ce sauvetage, en encourageant l'installation de monastères tibétains un peu partout sur la planète, ce qui a débouché sur un important essor du bouddhisme en occident.

      Supprimer
  64. (Vous connaissez peut-être cette histoire)


    Il s'agit d'un homme qui vient de recevoir en héritage de sa défunte maman un appartement. Il en prend possession, seulement voilà, il ne peut se résoudre à dormir sur le lit de sa chère mère car il pense qu'il y a des fantômes en dessous du lit. Vendre le lit et acheter un autre? N'y pensez-pas, car c'est un souvenir très affectif...

    Après des nuits d'insomnie, il va consulter un psy qui lui recommande de faire de la méditation pour dépasser son angoisse irraisonnée. Mais çà marche pas.

    Un jour, en passant dans une rue, le psy tombe sur notre homme en train de savourer, tout heureux, une bière à la terrasse d'un café.

    Il lui dit : "Ah, je suis content de vous revoir tout heureux. Vous voyez que çà marche, la méditation."
    Et l'homme de rétorquer : "Heu, Dr, Hé Ben, à vrai dire, je suis heureux, je dors mieux, c'est vrai, mais pas grâce à la méditation , mais à un ami menuisier qui m'a proposé de raboter les pieds de mon lit..."

    RépondreSupprimer
  65. @Philippe,
    Dans votre réponse, vous parlez de ceux qui ne savent plus que se comporter en consommateurs d'amusements, ce n'est pas vraiment ce que suggère votre fable par son ton quelque peu revanchard.
    Je reconnais que ce n'est pas tant votre fait que la cruauté de la fable originelle qui m'a toujours prodigieusement agacé, moi qui suis un cigale, chanteur de mandalas.

    Je ne suis pas convaincu que l'instant de notre mort soit une "circonstance difficile". En cela, je suis assez bouddhiste, pour qui l'opposé de la mort est la naissance, non la Vie.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Philippe 20124 juin 2012 10:47

      @ Jules

      C'est justement la morale de la fable revisitée: la fourmi revancharde de la première fable a été transformée par la méditation en fourmi compassionnelle.

      Supprimer
  66. tous les jours dimanche est un blog qui décrit exavctement ce qu'est le bonheur , à voir d'urgence !

    RépondreSupprimer
  67. et bien je découvre ce blog , d'un psy que j'adore ! mais je hais un peu tous les autres psys qui ont gaché ma vie ; un peu de bon sens que je n'ai pas trouvé aurait pu me sauver !! à quand remplacer les conseiels des psys par des conseils d'amis qui ont du bon sens !!
    mon histoire tient en trés peu de ligne : 20 ans , une vie paisible dans un joli village , prés de mon pére viticulteur et ma mére au foyer
    , pas de grande ambition, mais suivre les traces de mes aieu qui justement , comme dans le billet d'aujourd'hui , trouvent leur bonheur dans les petites choses de la nature "ce matin, j'ai croisé un perdreaux "dit mon pére le taiseux , et je le sens heureux
    mais voilà , je n'arrive pas à conduire
    suis ma mongue descente aux enfer chez les psys "l'automobile c'est l'autonomie , vous devez couper le cordon, vivre loin de chez vos parents , vivre votre vie etc "je caricature ien sur , mais c'est cà , et moi, stupide idiote , de partir , quitter les vignes , les chants d'oiseaux , la grande maison fraiche , mon petit muret ou j'aimais à révasser ,
    et de me retrouver dans un studio , dans une grande ville , dans le bruit des klaxons , je suis malheureuse , mais tellement autonome aussi !! je passes sur qqs années ; mais oups !
    j'ai 40 ans maintenant ! et dieu que je suis autonome , je vais faire mes courses à auchan dans ma belle voiture payée à crédit , je m'enquiquine dans mon boulot , mais j'ai quitté mes parents ; mon psy peut etre fier de moi !!
    mes parents ne sont plus là , les derniers temps j'allais de mouns en moins les voir , les weeks ends je me forcais à rester en ville , à faire des activités avec d'autres personnes qui m'etaient indifférents
    je suis toujours aussi timide , limite phobique sociale , sauf que dans mon village je serai entourée de gens bienvaillants , connaissant mes aieux et mon pére amoureux de la nature , connaissant ma lignée et mon histoire , qui me parleraient de mes racines
    j'ai voulu écouter des conseils psys , et je suis en studio, dans une grande ville , isolée et perdue , et un peu désespérée aussi , pour moi ma vie est un échec , je suis toujours aussi timide , sauf que les gens de la ville ne trouve pas ma timidité émouvante , mais juste pitoyable !
    morale de tout cà : ne pas trop écouter les psy
    mieux vaut un bon ami plein de bon sens terrien qui conseillera mieux ,
    enfin, c'est mon avis

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu t'es trouvé un résponsable à tes malheurs : le Psy (les psys). Bon , c'est bien , tu connais la cause VERITABLE de tes malheurs et pourtant tu continues dans la même diréction et à être trés malheureuse , mais bien sur tu n'y ais pour rien . Ta vie est un échec ? Si tu le dis c'est certainement vrai ... Qui te trouvera émouvante ? ... Bon , moi je ne te trouve pas émouvante . Je trouve que ton discour sonne faux . Qu'est-ce que tu veux ? ou prétend vouloir ? un bon ami plein de bon sens terrien ? Oui mais voilà : TOI , t'es RIEN ! alors ? ...... Retourne pleurer au téléphone sur le quai de la gare .....

      Supprimer
    2. Philippe 20124 juin 2012 11:01

      @ Anonyme3 juin 2012 23:05

      J'ai envie d'appeler cela le syndrome du magicien d'Oz:

      On croit pouvoir faire confiance à un maître tout puissant, puis on finit par découvrir que c'est un petit bonhomme ordinaire qui parle dans un grand haut-parleur.

      Pour ma part j'ai avalé quelques couleuvres dans ce genre, et je ne suis sans doute pas le seul.

      Ce qui compte c'est de ne pas rester sur un échec et le ressasser, mais se relever puis continuer à chercher jusqu'à trouver la bonne voie.

      Un peu comme un bébé qui se casse la figure sans arrêt, mais finit par apprendre à marcher.

      Supprimer
    3. @Anonyme 3 juin 2012 23:05

      Mais pourquoi diable avez vous écouté ce psy alors que manifestement vous étiez heureuse auprès de vos parents dans votre village?
      Croyez vous vraiment que l'autonomie c'est de payer des crédits et de faire ses emplettes au supermarché?
      Qui vous empêche de retourner dans votre village?

      Vous avez assez de lucidité pour faire le constat que finalement, rien n'a changé profondément vous ou si peu. Faites le pas suivant, donnez vous les moyens de vivre une vie qui vous satisfasse.
      Et pour l'amour du ciel, cessez de vous flageller ainsi et de vous faire violence, à 40 ans, vous avez les moyens de changer de vie. Pas de "oui, mais...".
      Bon courage!

      Supprimer
  68. Bonsoir Docteur, merci de tout ce que vous nous mettez à disposition, même la TV vous suit, gratitudes !
    Cette histoire est très juste, vos pensées choississent mais si peu le savent? Merci de continer à s'aimer.... Je serais très heureuse de votre soutien pour le projet XY3... chaleureusement. Hélène

    RépondreSupprimer
  69. A anonyme de23:05

    Je comprends votre témoignage.
    Les psy appartiennent à leur société et à leur temps.Couper le cordon,être indépendant,conduire,cela fait partie de notre société.
    Mon fils a fait des études pendant 6 ans en Asie.Il en est revenu avec un diplome,une femme asiatique , 1 enfant métis et un autre qui va naître dans 1 mois.Cela fait beaucoup de monde à la maison.

    Comme vos psy,une assistante de la PMI lui a demandé s'il ne voulait pas prendre un logement indépendant.Il a trouvé cette question ridicule.Il lui a répondu qu'on ne s'était pas vu depuis 6 ans et qu'on était content de se voir.Et il pense qu'il doit assurer sa situation avant de déménager.

    Pour moi aussi,c'est un grand changement.
    Je reçois par la poste les herbes chinoises qui vont donner du lait à la maman pour allaiter son fils pendant 1 an.Je vais apprendre à préparer les soupes qui seront réchauffées à la maternité...
    Dans ma tête,se bousculent cet état de fait et ma peur d'occidentale,le modèle de vos psy,de l'assistante sociale de la PMI:être indépendant,préparer son avenir professionnel ne pas mettre tout entre parenthèse pendant 1 an pour allaiter un bébé.

    Que faire sinon accepter ce qui est et qui nous déroute,accepter nos craintes,accepter aussi cette "piété filiale" que m'expime mon fils lorsqu'il m'explique que maintenant on le soutient,mais,plus tard,quand on sera vieux,c'est lui qui nous soutiendra.Et, même,cela me trouble,car notre société a un modèle d'indépendance de toutes les générations.

    La traditon,lorsqu'elle entrave notre modèle social d'indépendance,de compétition,d'insertion professionnelle rapide,fait peur aux psy,aux assistantes sociales,aux mères de famille...

    Il ne nous reste plus qu'à méditer sur ces états d'âme pour réagir avec toute notre lucidité aux situations.

    RépondreSupprimer
  70. A anonyme de 23h30 ....
    1°Si tu prenais un prénom placé en bas de tes messages pour simplifier les réponses ...
    2°Lorsqu'on est disponible aux rencontres , elles arrivent d'elles même . Tu dis souhaiter rencontrer un bon ami terrien et il se trouve qu'à la campagne il y a plein d'hommes solitaires qui souhaitent certainement rencontrer une femme même trés timide , mais il faut pour celà accépter les rencontres . Bon , beaucoup d'hommes souhaitent des relations sexuelles et c'est naturel , alors il faut être clair dés le départ : Que souhaites tu et comment y penses tu ? ... Il faut essayer et ré-essayer en-corps et en-corps et je suis sure que tu rencontreras un homme qui te plairas et puis petit à petit tu pourras aller plus loin dans la relation .....
    Moi je marche seule . Hier j'ai marché 5 heures . Aujourd'hui je suis allée marcher et je me suis dit que j'aimerais bien marcher avec d'autres gens et j'ai croisée des marcheuses et marcheur et j'en ai parlé avec eux et voilà j'irai marcher avec eux ... C'est simple : lorsque tu es prête aux rencontres , elles viennent à toi spontannément sans que tu n'es besoin de te prendre la tête . Le seul "effort" à faire est de se rendre disponible aux rencontres ...
    Il faut oser désirer tout simplement . Alors , tu es timide , soit , mais si tu désires intenssement les rencontres viendront à toi et alors , si tu es franche avec tel ou tel homme , tu trouveras celui qui te plairas ..... Il faut essayer . Tu es adulte oui ou non ? .... Alors arrétes de chialer sur ton malheur parceque ça ce n'est pas du tout séduisant pour un homme . L'apparence physique compte moins que ce que croient la plupart des femmes . C'est l'intensité du désir qui est séduisant pour un homme . La sincérité des émmotions . Bon , je ne fais pas la "morale". Crois moi , c'est simple ... Et puis il faut choisir en étant clair dans ses éspérances , et voilà .....

    RépondreSupprimer
  71. et bien un grand merci à jules , philippe , azraelle , arlette ,vous qui avez pris le temps de me répondre ; c'est adorable de votre part , chacun avec votre personnalité , de vouloir m'aider (enfin, j'interpréte cà comme cà !) ; certain en me bousculant un peu , d'autre par la douceur
    juste une précision, quand je parle de "bon ami" , c'est vraiment au sens strict du terme , un ami solide qui a du bon sens , qui dit des verités comme vous avez pu me les dire , et pas forcément un petit copain quoi ! mais cà va pour moi malgré ce post qui a du etre alarmiste alors , au vue des réactions !! je m'engage sur un chemin de simplicité volontaire , de décroissance , de réfleion, de méditation, de pleine conscience etc etc , et cà va beaucoup mieux !! pour ce qui est de vivre à la campagne , je penses que je vais y arriver !! en tout cas je ne pensais pas avoir autant de réponse , et franchement que vous ayiez pris sur votre temps pour réconforter une parfaite inconnue , chapeau et MERCI !

    RépondreSupprimer
  72. Philippe 20124 juin 2012 19:41

    @ Anonyme 4 juin 2012 16:21

    En complément de ma réponse précédente:

    Tout d'abord les psys ont leurs propres problèmes: le taux de suicide chez les psys est plus de deux fois supérieur à celui constaté dans la population générale. Selon moi, un psy qui ne va pas bien aura du mal à bien soigner.

    Ensuite beaucoup de psys ont une conception électro-chimique de la nature de l'esprit, alors que selon le bouddhisme la plus grande partie de nos problèmes découle de nos actions dans nos vies passées.

    Et si le bouddhisme avait raison? Il faudrait prendre en compte cette dimension spirituelle pour vraiment résoudre nos problèmes.

    RépondreSupprimer
  73. Un joli film de soir sur Arte: "Le jardin secret" d'Agnès j'sais plusski.

    RépondreSupprimer
  74. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    RépondreSupprimer
  75. ======================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================================

    RépondreSupprimer
  76. 6 juin 2012 Vénus va passer entre le soleil et la terre . Cette éclipse aura lieu à nouveau en 2117 .
    Sacré voyage ... 105 ans d'attente pour le prochain rendez-vous ...

    RépondreSupprimer
  77. Finalement, la fin du monde n'aura pas lieu le 21 Décembre 2012: c'était une erreur d'interprétation du calendrier Maya.
    Avis aux prophètes de l'Apocalypse qui sévissent un peu partout et qui terrorisent les populations et en profitent....financièrement!

    Pourtant, en 2034, un astéroïde "pourrait" frapper ou frôler la terre. Aucune certitude pour l'instant: les scientifiques sont des gens prudents. Dans ce cas, les humains finiront comme les dinosaures, ce qui sera un bien pour la planète qui se régénérera avant qu'une autre espèce maléfique ne vienne la détruire à son tour.

    RépondreSupprimer
  78. Philippe 20125 juin 2012 10:18

    Les secrets des banquettes publiques

    Cette anecdote de C. André me rappelle que plus d'une fois j'ai surpris des conversations confidentielles lors de mes voyages en train.

    Je ne sais pourquoi certaines personnes se libèrent via leur téléphone portable lorsqu'elles sont en train, étalant leurs secrets en public.

    Peut-être se croient-elles sur une autre planète, sans interférence avec la nôtre.

    Telle personne parle de la façon dont elle truande la fisc. Et si un contrôleur fiscal était dans le wagon?

    Tel autre dévoile carrément des secrets d'entreprise. Et si un concurrent était à côté?

    Tel autre parle de sa maîtresse. Et si une amie de sa femme était dans le train?

    RépondreSupprimer

Si vous laissez un commentaire, merci à vous, mais un peu de patience : il sera publié après validation par les modérateurs.