jeudi 19 avril 2012
Les mots de la guérison
Nos mots sont liés à nos ressentis.
Parfois ils les trahissent : ce sont nos lapsus.
Parfois ils les traduisent : ce que nous disons, et surtout la manière dont nous le disons, reflète, sans que nous le réalisions vraiment, notre vision du monde et notre équilibre émotionnel.
Des collègues néerlandais viennent d’en faire la preuve dans une belle étude conduite auprès de 299 patients en psychothérapie.
Ces patients souffraient de ce que l’on appelle « troubles de personnalité », c’est-à-dire présentaient des façons d’être anciennes et habituelles, des traits de personnalité les faisant souffrir.
Tendances à l’évitement social (63%), à la dépendance (15%), à l’obsessionnalité (40%), à la paranoïa (7%), au narcissisme (4%), etc.
Si vous faites le compte, vous verrez que la somme est supérieure à 100% : car la moitié d’entre eux présentaient plusieurs traits de personnalité pathologique.
Pourquoi avoir choisi ce type de patients ? Parce que dans les troubles de personnalité, les difficultés sont anciennes et chroniques. On peut donc supposer que leur vision du monde et leurs ressentis émotionnels, anciens et enracinés, auront largement eu le temps d’imprégner leur langage et leur manière de raconter leur vie.
On évaluait donc les patients avant le début de la psychothérapie (cognitive ou rogérienne), puis après 1 an, et après 2 ans, alors qu’ils étaient encore en traitement (en général, ces thérapies pour troubles de personnalité sont assez longues, car il y a du travail…).
L’évaluation comportait des entretiens approfondis, la passation de nombreux questionnaires, et une petite rédaction d’un texte sur le modèle suivant :
« Essayez de décrire votre vie : quel genre de personne êtes-vous ? Comment en êtes-vous arrivé là ? Comment ça se passe pour vous en ce moment ? Comment voyez-vous la suite ? »
Les 3 versions de ce texte (avant psychothérapie, après 1 an et après 2 ans) étaient passées au crible d’un logiciel d’analyse sémantique, qui traquait dans le détail toutes les manières de parler de sa vie…
Les chercheurs obtinrent des résultats nets : les progrès faits dans la thérapie s’accompagnaient de changements mesurables dans l’usage des mots.
Certains de ces changements étaient prévisibles, et attendus.
Par exemple, plus les patients s’amélioraient, moins ils utilisaient dans leurs récits de mots décrivant des émotions négatives et plus ils exprimaient d’émotions positives. Rééquilibrage de la balance émotionnelle…
De même, leur mieux-être se traduisait aussi par des verbes moins souvent au passé ou au futur, et plus souvent au présent. Capacité accrue de savourer l’instant présent, au lieu d’anticiper ou de ruminer…
Mais il y a avait aussi des résultats inattendus.
Celui-ci, par exemple : le mieux-être s’accompagnait d’une diminution de l’usage du « je » et des pronoms à la première personne. Capacité à se décentrer et à s’oublier, pour plutôt s’intéresser à tout ce qui nous entoure…
Ou celui-là : la diminution des formulations négatives (« ne pas… » etc.) qui traduisait, selon les auteurs de l’étude, le recul des occasions ratées, des renoncements, des reculs et échecs, si fréquents dans les trajectoires existentielles de ces personnalités. Ou du moins la non-focalisation sur ces inévitables ratages de notre quotidien…
Intéressant, tout ça, n’est-ce pas ?
Désolé pour ce billet un peu long et technique, mais ses résultats sont si riches d’enseignements ! Ou plutôt de confirmations…
Ça fait du bien aussi de savoir qu’on est sur la bonne voie, lorsque nous nous efforçons :
1) de ne pas nous focaliser sur nous, mais, de notre mieux, de nous ouvrir au monde qui nous entoure ;
2) de revenir inlassablement vers la « présence au présent », alors que nos ruminations et inquiétudes nous en éloignent non moins inlassablement ;
3) de cultiver, encore et encore, le maximum possible, compte tenu de ce qu’est notre vie, d’émotions positives. André Comte-Sponville définit la sagesse comme « le maximum de bonheur dans le maximum de lucidité ». C’est exactement ça…
Et cette étude nous conforte dans nos efforts (à reconduire et à reproduire inlassablement) vers un tout petit peu plus de sagesse quotidienne…
Illustration : mon écrivaine préférée, et ses mots sobres pour écrire la vie...
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Pas le courage de lire jusqu'au bout!
RépondreSupprimerOn s'en fout royalement !
SupprimerTout le monde se fout royalement de tout le monde dans ce blog sympa, vous ne l'avez jamais remarqué?
SupprimerArticle très intéressant! Merci de nous faire partager cette étude. Cela prouve aussi que les thérapies cognitives sont très utiles et efficaces!
RépondreSupprimerIL est vrai que lorsque l'on est focalisé sur nous même et nos problèmes, non seulement cela ne les résous pas, mais cela nous empêche de s'ouvrir aux autres et de voir la beauté de ce monde.
C'est tout le travail de la thérapie cognitive pour un thérapeute, faire voir le vide à moitié plein au lieu d'à moitié vide.
Emmanuel , j'adÔÔre trop ce "vide à moitié plein"... dont vous parlez ici . C'est un concept passionnant qui ouvre des perspectives prodigieuses . Bon , ceci dit personnellement je pense que ce que nous croyons être plein est essenciellement constitué de vide . En fait je pense que dans le plein il y a au moins 99% de vide , mais en fait je pense qu'il existe des quantités de vides trés divers , et bien sûr il y a aussi ce que la plupart des gens appelle le "vide" mais ..... Bon , c'est pas grave , laisse tomber , je me comprend , c'est déja pas mal , je vais y réfléchir encore ...
Supprimerps: Mon écrivain préferré c'est Emmanuel Kant . J'adÔÔÔre trop son humour à ce mec . C'est spécial comme humour et ça n'apparait pas en premiére lécture mais à la centiéme lécture là oui j'ai commencée à percevoir le prodigieux sens de l'humour d'Emmanuel Kant . Il était assez "pince sans rire" il faut bien le reconnaitre , mais moi j'adÔÔÔÔre trop ce mec , Emmanuel Kant .
Très intéressant cette étude ! c'est vrai que cela encourage finalement à continuer de pratiquer la pleine conscience.
RépondreSupprimerC'est prodigieux de penser qu'on aura bientôt des méthodes sures de prévention des maladies mentales, pour aller plus loin, car, ça viendra ,j'en suis sure.Merci pour cet article réconfortant.La psychothérapie sera peut -être alors une science exacte;quelle avancée !
RépondreSupprimerver00 ! toujours hantée par ton cher démon de la iâthrocratie = gouvernement du monde par la médecine toute puissante = un toalitarisme bienveillant finalement = un fantasme de purification de l'humanité au nom du bonheur = un triomphe du bonheur obligatoire et tout ce que celà implique ...
SupprimerJ'éspére que celà n'arrivera jamais !...
Mais lorsque je concidére tes concéptions du monde je comprend mieux pourquoi je refuse toutmédicament et toute thérapie = pour échapper à des gens comme toi et à leur toute puissante bienveillance qui ne peut produire qu'un monde "pasteurisé".
Tu as tort de ne pas te soigner,c'est ton choix mais es tu libre ou seulement malade ? Moi aussi je refusais les traitements,je les ai arrêtés pendant 6 ans parce que je ne croyais pas en ma maladie.C'est parce que je suis soignée, aujourd'hui,que je suis de nouveau reconnue et vraiment libre.Je voudrais comprendre avec exactitude ce qui rend malade,est un crime ? Je ne veux pas que mes enfants vivent le même enfer.
SupprimerMerci pour ce partage.
RépondreSupprimerIncitation à effectuer un nouveau voyage vers soi, vers les autres sous un nouveau décor.
Une même histoire abordée sous des angles différents nous offre cette chance de découvrir de nouveaux éléments à chaque fois. Il nous faut cependant avoir cette ouverture d'esprit (de coeur) pour "accueillir" sans jugement.
Passionnant ! Merci de nous livrer ces réflexions "techniques" mais qui nous instruisent !
RépondreSupprimerA tous ces schémas de "Bonheur Total et Obligatoire" devant lesquels se prostérne l'humanité et qui aboutissent inévitablement à des grands programmes de purification , je préferrerai toujours la beauté du Kaos et la richesse infinie de l'univers et l'infinie diversité des attraceurs étranges ... Mes kaos sont plus beaux que vos ordres ... Avotre "bonne santé mentale" je preferrerai toujours ma folie ... Je pense que la iâtrocratie est la pire des tyranies parcequ'elle est la tyranie du "BIEN".
RépondreSupprimerMerci pour vos articles très intéressants qui nous aident à avancer sur le chemin de la vie. Merci aussi pour vos livres qui devraient être remboursés par la sécurité sociale :-)
RépondreSupprimerDOC , je trouve que dans vos phrases en conclusion de votre billet il y a comme un "effet puits" . C'est tellement "VRAI !"et incontéstable ce que vous dite parceque chacun peut aranger votre conclusion à sa sauce sans même s'en appercevoir .
RépondreSupprimerEn effet qui oserait s'opposer à votre discours si ce n'est quelque fou ou folle ? Personne à l'évidence . Merveille de la raison raisonnante ! Et finalement le patient PAR MIMETISME avec le discours de son thérapeute , va adopter le même langage et apparaitre comme merveilleusement guéri ... ça ressemble tellement à un programme politique que s'en est affolant ! Car , en effet qui pourrait se déclarer contre la sagesse , le bonheur , les emotions positives ... et comble de l'effet puits : la présence au présent ... Qui pourrait se déclarer pour l'inquiétude et la rumination ? ... On voit évidemment que toute personne qui pense autrement que vous , DOC , ne peut être concidérée que comme dangereusement MALADE et qu'il conviendrait de l'hospitaliser sous contrainte de toute urgence ! Cher Docteur ! comme vous étes BON ... Lorsque je considére votre toute puissante bonté je suis contente d'y avoir échappé à la votre et celle de vos semblables car sinon je serais aujourd'hui sous neuroléptiques , probablement lobotomisée et controlée en permanence par quelques flic de l'âme ... et je fabriquerais des balais de chiottes dans un atelier protégé pour 300 euros par mois . SUPER ! ......
eh ben, ça va pas fort Zoé on dirait...
SupprimerPour une fois, j'adhère sans aucune restriction à ce que dit Zoé. Je sens aussi cette "tyrannie" du Bien, l'attente du salut terrestre ne me semble pas un chemin "bien faisant". Les mots sont tout autant prison que libération, le bien-être peut tout autant enfermer que le mal-être. Ce billet m'a laissé une impression d'étouffement. Si une mémoire s'est créée en nous, c'est qu'elle a un rôle, nous parler du passé. Si nous avons un potentiel imaginatif, c'est pour être amenés à un potentiel du futur à façonner. Réduire nos conjugaisons au présent c'est nous amputer, nous lobotomiser. L'équilibre est plutôt dans l'art de manier notre rapport au temps et de ne pas s'enfermer dans une forme unique d'existence, passée, présente, future, elles s'articulent sans cesse.
SupprimerAîe! Non, je ne peux plus lire des trucs techniques psy... chirurgiens de l'âme. Aïe, ça me fiche la trouille. Les psychothérapies fonctionnent toutes sur le principe de la manipulation, positive et bienveillante certes, dans le respect d'une certaine éthique, mais manipulation quand même. Beaucoup sont issues des techniques de marketing. En avoir la pleine conscience en détruit-elle les effets? Peut-être pas totalement... que la pleine conscience nous éclaire...
Heureusement que la vie n'est pas que psy et que certains restent rebelles.. car vaut mieux être belle et rebelle que moche et remoche!
Zoé, je ne suis pas toujours d'accord avec vous mais cette fois, je vous approuve à 200 % 100. Votre démonstration est magistrale et imparable!!
SupprimerEn effet, Le Doc exerce une telle fascination sur les personnes un peu fragiles que non seulement, il est interdit de le critiquer mais on se doit de toujours l'approuver, sous peine de se faire "démolir" par tous ses admirateurs aveugles et incapables de raisonner par eux-mêmes.(cerveaux lobotomisés par leur gourou? ) les visites dans ce blog sont convaincantes!
Les ouvrages de C.André me font froid dans le dos: ces conseils ,ou intimations pour toujours contrôler ses réactions, ses émotions assorties d'informations "scientifiques" sur le fonctionnement du cerveau, rechercher un bonheur sur commande, bien factice me font penser au "Meilleur des Mondes" d'Aldous Huxley, en plus effrayant!
Les livres de C.André ne doivent pas être remboursés par la Sécu. Au contraire , ils doivent être signalés comme dangereux pour la santé, au même titre que le Médiator ou les prothèses P.I.P.
Faut pas exagérer quand même... et tomber dans un excès.
SupprimerSi j'aimais venir lire ici, c'est justement que je trouvais touchant un psy qui regardait le monde autrement que toujours par la lorgnette médicale. Tout est à prendre avec recul, les livres de CA ouvrent des portes pour certains, ils ne prétendent pas connaitre toutes les portes et en cela ils sont respectables. Les "Andrénautes" ne se font quand même pas greffer les livres à la place de leurs lobes cérébraux!
Dans ce blog, il y a les Andréphiles et les Andréphobes. A remarquer que l'on peut passer de l'un à l''autre et vice versa, au gré de la teneur des billets, ou des bisbilles entre Andrénautes.
SupprimerLe Dr André aime les chiffres et les statistiques, il devrait donc se livrer à une étude approfondie des messages de son blog et évaluer combien de troubles de la personnalité se sont aggravés au fil des mois.
La maladie est difficile à accepter,les "Andréphobes" sont surement ceux qui la refusent,ils rejettent la thérapie et le thérapeute, d'un bloc.
SupprimerSi j'ai bien compriS, VerOO, les Andréphobes sont des malades mentaux qui refusent" l'aide "de la THÉRAPIE tandis que les Andréphiles sont forcément des gens équilibrés!
SupprimerSur quoi vous basez-vous pour affirmer une proposition aussi scandaleuse?
Je comprends bien que votre attirance pour le Doc vous égare mais dans ce cas, c'est vous qui avez besoin d'une thérapie.
Bon, j'admets que j'ai été un peu vite dans mon raisonnement mais il n'est pas entièrement faux,je pensais à une personne en particulier.
SupprimerOui , finalement il faudrait toujours s'inscrire dans des scénarios de gagnants et jouer son petit rôle de gagnant parcequ'au fond être normal ce n'est que celà : faire partie du camps des plus forts , le camps des Winners . Et tout échec , toute experience dite négative se trouve rejetée , marginalisée , neutralisée ... Mais les êtres vivants apprennent par échecs succéssifs et l'évolution du vivant est faite de celà aussi , tout autant que de réussites ... Et je ne vois pas au nom de quelle "norme" de "bonne santé mentale" mes experiences négatives , atroces , horribles de la vie devraient être considérées comme insignifiantes d'autre chose que de "pathos"... Je me moque du "pathos" et mes échecs sont ma richesse mentale et si je n'ai aucune réussite sociale je m'en moque aussi . Je me nourri de mes échecs et de mes souffrances . J'adore mes manques . Et si je dois trouver une harmonie , mon harmonie , je la trouverai en harmonisant mes défauts entre eux . Je les mettrai en résonnance les uns et les autres et j'inventerai ainsi ma musique , qui ne sera pas une musique bourgeoise fondée sur la grande synphonie bien orchéstrée , mais qui sera une musique chaotique organisée en elle-même par mes attracteurs étranges et qui prendra ainsi dans l'éspace et le temps les formes infinies de la nature parcequ'au fond il me semble que j'aime de plus en plus les chants d'oiseaux et que je pense que mon modéle ,l'arbre est capable d'harmoniser le passé par ses racines , le présent par son tronc fort et l'avenir par les fractales de ses branchages et que la vie et la mort s'y mélangent sans cesse au delà de tous schémas de tous scénario . Voilà
RépondreSupprimerM. André,
RépondreSupprimerJe fais partie des silencieux qui lisent avec grand intérêt tous vos billets. Je les apprécie énormément et je ne lis plus le "crêpage de chignon"qui suit. Aujourd'hui j'ai lu et je veux vous dire à quel point je suis désolée.
Continuer à écrire vos billets. Ils font du bien à moi et à bien d'autres. Voilà, j'utilise le "Je" mais aussi le "nous""vous" et "ils".
Marie-Anne Rossi
Je suis navrée aussi pour le docteur, c'est tellement injuste, mais il connait les troubles de personnalités qui peuvent amener de tels commentaires, donc je pense qu'il les excuse.
SupprimerJe souscris moi aussi à ce qui est écrit juste au dessus . Je ne parviens pas à comprendre l'acharnement à critiquer ,dés que le billet est apparu , au lieu de le fuir . Il s'agit peut être de fanatiques des blogs qui en font le tour ,et se soulagent en vidant leur haine un peu partout ?
SupprimerJ'aime bien aussi Annie Ernaux. Bizarre qu'aucun encore ne crache dessus !
Ah non, Christophe André, ne me dites pas que vous aimez Annie Ernaux... Pitié ! Et puisque vous faites tellement attention aux mots (et vous avez mille fois raison), oubliez celui de "écrivaine". Quoique écri-vaine, ça n'irait pas mal à Annie Ernaux, non ? :-)
RépondreSupprimerAgnès
Merci, Agnès,d'avoir si bien exprimé ce que je pense ! Habituellement les choix littéraires de C. André sont meilleurs. Personne n'est parfait...F.R.
SupprimerLes pauvres pardonnons-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font...
RépondreSupprimerC'est d'un pitoyable!
Les gens qui écrivent des vacheries sont tout à fait conscients de ce qu'ils font.
Les pôvres ils sont malades!, c'est un discours désolant.
Finalement, la moins folle dans ce blog c'est Zoé!
Tout le reste n'est qu'une folie gouroutisante!
Pour moi, la méchanceté est une maladie,c'est le symptôme d'un mal être.
SupprimerOù voyez-vous de la méchanceté?
SupprimerLe fait de ne pas être d'accord avec quelqu'un?
C'est dans la manière de le dire.
SupprimerHi Hi Hi
SupprimerLa méchanceté est l'intention, la volonté de faire souffrir, d'humilier l'autre pour en tirer une jouissance.
Face à un méchant pervers, il faut pas rester indifférent, mais savoir rétorquer.
Ha Ha Ha
SupprimerLa méchanceté est un acte, pouvant être une réponse à un mal-être,
La perversité est un trait de caractère méchant, gratuit.
Pour qu'il y ait un pervers, il faut qu'il y ait un masochiste...
SupprimerA moins de se trouver dans une situation où l'on ne peut pas fuir (traquenard, séquestration, prison, contexte de viol, etc.), on peut toujours se soustraire aux effets de la perversion.
Il suffit de ne pas être DEPENDANT DU PERVERS.
S'il y a des personnes qui souffrent sur ce blog c'est parce qu'elles en sont dépendantes, parce que sinon ça ferait bien longtemps qu'elles seraient allées voir si l'herbe est plus verte ailleurs...
Bonne journée.
Hé Hé Hé
RépondreSupprimerPourquoi donner de la confiture aux porcs?
Mais à quoi servent les fous???
RépondreSupprimerA occuper les psychiatres, té pardi!
C'est pas d'une carapace dont j'ai besoin, c'est de carapater à toute berzingue.
La CNV vous connaissez?
Yves Paccalet a écrit "L'humanité disparaitra, bon débarras". Aurait-il raison? J'ai de plus en plus de mal à nourrir l'espérance. Mais je continue à utiliser "je" pour ne pas créer des généralités qui ne concerneraient que moi, ne pas croire que ce que je pense puisse être vérité universelle.
Ma copine (comme d'hab!)a raison, c'est trop rance ce blog.
RDV ailleurs, là où nous allons tous sans savoir où c'est.
Adieu Jean-Loup, à bientôt !
SupprimerT'es mourant toi aussi, anonyme du Apr19, 2012 09:56 AM?
SupprimerCNV : vous voulez dire "Communication Non Violente" ?
SupprimerHey, Jean-Loup,
SupprimerNe te casse pas la tête,
Apprends à faire la fête,
Avec des gens qui ra-radotent,
Manie le verbe comme antidote,
Pour pas tomber dans la souffrance,
Et finir dans la déchéance.
F 61.0 et ...
RépondreSupprimerAvril, le mois des fous (fool's day = 1er avril) comme disent les anglo-saxons. C'est peut-être pas si grave. Juste les taux d'hormones qui prennent l'ascenseur, avec le retour de la lumière.
Ouf ! le mois de mai approche !
RépondreSupprimer...le mois de mai...
RépondreSupprimer"où les fleurs volent au vent , si jolies mignonnes , où les fleurs volent au vent , si mignonnement " ...
Merci pour cet interressant sujet ou je me retrouve dans le fait que depuis quelque temps j'écris un receuil intitulé "Ecrire pour exister" sur ma vision des choses, mes expériences, mes aprentissages , mes ressentis. Cette avancée dans l'écriture est pour moi un étonnement et une joie lorsque j'édite une nouvelle page. Biensûr mes différentes lectures m'ont apporté beaucoup...
RépondreSupprimerLors de ma descente dans ce que l'on pourrait appellé un enfer et que je commençais à m'enfonçer dans un abîme dont je ne savais quand et comment tout celà finirait, j'avais écrit des phrases sur mes ressentis comme des leçons à retenir en quelque sorte.Il me restait encore un peu de lucidité mais plus de bonheur puis ceux sont les douleurs, le chagrin, les regrets, les remords qui m'ont envahis et peu de temps après se fût la torpeur qui a commencé à m'étouffer ...
Aujourd'hui je vais bien mieux et récemment j'ai donné à ces phrases une juste place dans une de mes pages.
PS : Pendant l'écriture du commentaire, des larmes sont revenus comme un rappel à ce qui a été vécu
puis elles ont laissé place au présent et à la gratitude envers ceux qui m'ont aidé.
Les écrits m'ont beaucoup aidé aussi,je vous comprends pour être descendue aux enfers aussi.Aujourd'hui, je sais que l'enfer, c'est nous qui le faisons,mais même si c'est psychologique,c'est difficile de s'en soustraire.Bon courage dans votre entreprise,n'oubliez pas il ne tient qu'à nous de voir les choses autrement.
SupprimerMerci de votre soutien Véronique, vous aussi comme tant d'autres ont eu et connaissent encore un combat difficile dans leur vie et c'est à eux que je pense parfois également, à toutes celles et ceux qui sont toujours dans cet enfer et qui n'ont pas de soutien, d'aide appropriée à leurs maux...
SupprimerJe pense qu'une partie de cet l'enfer est dû effectivement à nous dans la manière de gérer nos émotions, notre environnement mais aussi de choses que l'on ne peut maitriser, que l'on reçoit en héritage si je puis dire et d'autres qui s'imposent à nous. Comme vous le dîtes il est important de voir les choses autrement et j'ajouterai de s'y adapter autrement.
Bonne continuation possible...
Merci,je vous souhaite pleins de bonnes choses aussi.Mon combat est quotidien pour garder mes acquis et payer les études de mes 2 enfants mais je suppose que votre vie n'est pas plus facile,bien à vous.
SupprimerEric, vous êtes une personne qui m'a marqué sur ce blog, par votre belle sensibilité et votre volonté je sais que vous allez continuer à avancer, l'écriture est un beau moyen pour nous comprendre nous-mêmes, et le billet du Docteur André est riche d'enseignements dans ce sens, je vous souhaite beaucoup de belles choses :)
SupprimerAmitiés d'Algérie
Merci pour votre amical message qui me touche beaucoup, je vous souhaite de belles choses à vivre également.
Supprimer« Epilogue …
En chacun de nous il y a des choses à partager, à enrichir les autres et s’enrichir des autres. Je pense que notre vision nous est unique de par notre histoire, nos expériences, nos apprentissages.
L’important est d’avoir conscience que les fondations de notre vie se construisent dans l’enfance, je suis convaincu que se connaître soi-même en profondeur permet de mieux prendre soin de soi en consolidant nos fragilités et en sachant nous protéger.
Notre nature appartient à un ensemble qui apprend à vivre, survivre sur notre planète.
Il y a du beau, du merveilleux dans notre monde à qui sait le découvrir …
« Ils y en a qui peuvent choisir leurs couleurs de vie, d’autres à qui les choix ceux sont imposés par la force des choses.
Je pense qu’il appartient malgré tout à chacun d’y apporter ses nuances. J’espère et souhaite que pour celles et ceux connaissant des couleurs plus sombres trouveront la force, l’aide afin de rendre plus lumineux leur arc en ciel de vie »
Illustration du "Paysage avec l'arc-en-ciel." Caspar David Friedrich
Extrait "Ecrire pour exister"
Ma vie est différente Véronique, pour moi il n'y a pas à proprement dit de degré de plus ou moins. Quand je lis les commentaires ou croise sur mon chemin d'autres êtres et qu'ils me confient leurs souffrances, je me rend bien compte que chacun de nous à son lot qu'il supporte plus ou moins bien selon sa force intérieure et le soutien de son entourage. Vous êtes une mère courage comme la plupart des mamans qui aiment au delà de tout leurs enfants.
Continuez à prendre bien soin de vous.
Eric, merci beaucoup de nous faire partager cet extrait de vos écrits, comme vous le dites même si on n'est pas tous égaux face aux difficultés, on peut apprendre à gérer les choses et les situations, je me rappelle aussi que vous vous intéressiez à la neuroplasticité, je vous mets un lien d'un livre qui parle du sujet :
Supprimerhttp://livre.fnac.com/a4055336/Boris-Cyrulnik-Votre-cerveau-n-a-pas-fini-de-vous-etonner?OriginClick=YES
Amitiés d'Algérie
Merci pour l'information. J'avoue avoir de la difficulté dans la lecture des livres de Boris Cyrulnik. Je l'ai découvert sur des sujets très intéressants sur la résilience et son histoire lors d’interviews. Je constate qu'avec le temps et notre évolution on revient vers certains livres que l'on avait abandonné. Ce ressenti de fluidité lors des lectures je le vois comme un éclairage en nous.
SupprimerJ'ai lu un livre également intéressant sur la neuroplasticité qui s'intitule "Le cerveau de Bouddha" de Rick Hanson, Richard Mendius préfacé par Christophe André.
Il est intéressant aussi de découvrir les liens dans les sujets proposés de Christophe André comme celui "cognitive" sur la thérapie des schémas du Dr Pierre Cousineau. Il explique et donne des pistes sur ce que nous reproduisons dans nos vies lié au vécu de notre enfance.
Bien cordialement.
Je viens de découvrir la présentation du livre "Votre cerveau n'a pas fini de vous étonner" qui propose des entretiens diverss de six auteurs médecins et chercheurs Boris Cyrulnic,Thierry Janssen, Christophe André, Pierre Bustany, Jean-Michel Oughourlian et Eersel Patrice Van. Les sujets proposés m’intéressent en effet... Merci .
SupprimerEric, moi aussi j'ai été très intéressée en cliquant sur "cognitive" , je vais me procurer le livre "Je réinvente ma vie" cité sur cette même page, merci à vous de m'indiquer le livre "Le cerveau de Bouddah" et pour toute votre gentillesse :)
SupprimerAmitiés d'Algérie
Message aux adorateurs du JE
RépondreSupprimerENFIN LIBRE !
Se dit la feuille,
en tombant de l'arbre
La feuille n'a donc pas atteint l'idée que l'autonomie n'est pas antinomique de la dépendance, ni l'idée de la complexité qui les lie.
SupprimerEdgar Morin écrit:
"Nous avons fait un pas considérable, nous pouvons comprendre l'autonomie comme dépendante (éco-dépendante, géno-dépendante, socio-dépendante) sans perdre de vue qu'elle est autonomie. Nous réalisons que l'individu comme la société sont des machines non triviales, capables d'actes inattendus et créateurs..."
La petite feuille, en se réjouissant de la fin de sa dépendance à l'arbre a perdu de vue qu'elle seule, faisait une ombre et une musique qui lui étaient propre et uniques et qu'elle va les perdre. Cela parle de la vie.
Ou peut-être que sa joie dans le détachement de celui qui lui donne vie est la joie que toute forme de vie ressent à la dernière minute. Cela parle de la mort.
C'était mon 1/4 d'heure philo de la semaine. Certains vont à la messe à cette heure-ci.
Promis la semaine prochaine, je ne vous en fais pas part! Je me sens souvent ridicule de partager mes pensées avec des inconnus et je me jure à chaque fois qu'on ne m'y reprendra pas mais c'est devenu ma clope depuis que j'ai arrêté la nicotine. C'est pas meilleur pour le coeur car on s'en prend souvent plein la tronche mais c'est mieux pour les poumons!
A mon point de vue l'écriture peut être une forme de thérapie.
SupprimerParfois une pensée tourne sans arrêt dans ma tête, comme des particules élémentaires dans un cyclotron.
Le fait d'écrire les idées casse la boucle. Les idées se déversent ailleurs, comme lorsqu'on dirige le jet de particules d'un cyclotron vers la sortie.
Une fois que j'ai écrit une idée, elle cesse de tourner dans ma tête et je peux passer à autre chose.
"Et cette étude nous conforte dans nos efforts (à reconduire et à reproduire inlassablement) vers un tout petit peu plus de sagesse quotidienne…"
RépondreSupprimerHé Hé Hé
De mieux en mieux,
Ou
De pire en pire?
En tout cas, en venant ici,
Tu apprends pas la vraie Vie,
Juste à vivre tes fantasmes,
Avec en retour des sarcasmes.
Le Doc est à côté de la plaque,
Et les sensés en ont leur claque.
Hé Hé Hé
RépondreSupprimerC'est con,
Mais bon,
Le Doc est ici avec des fous,
Qui prennent les gens pour des trous.
Mais un jour ils passent à l'acte,
Et le Doc doit en prendre acte.
Ayant lu le résumé de l'étude hollandaise, j'ai beaucoup aimé le terme de "non-patients".
RépondreSupprimerCa m'a rappelé le livre de A.E. Van Vogt "Le monde des Non-A". Les A diffèrent des Non-A, selon que leur philosophie est aristotelicienne ou non.
C'est de la science-fiction des années 1950 ou encore avant.
Les gens qui veulent gravirent l'échelle sociale ont affaire à une machine qui leur fait passer des tests. C'est une machine très perfectionnée, qui parle et occupe la taille d'un gros immeuble.
L'histoire fini très mal, dans la guerre totale. Il faut dire que le livre a été écrit au sortir de la deuxième guerre mondiale et que les esprits étaient encore passablement marqués.
C'est tout pour aujourd'hui.
Quel blog de MERDE ! ! ! !
RépondreSupprimerMerci docteur, c'est vous qui en avez fait ce qu'il est devenu et qui avez fait fuir ou désespéré tant d' internautes par votre soi- disant tolérance.
Eprouvez-vous donc une telle jouissance à les voir se déchirer ainsi et. à se retourner contre vous?
Vou ne pensez pas que cela a assez duré?
Quel est donc votre but?
Et quel est donc le votre en revenant encore et encore ....? vous faire du mal ?
SupprimerHé Hé Hé,
SupprimerIl(elle) revient car c'est un(e) fan déçu(e) du Doc,
Hé Hé Hé,
Tu peux espérer en un blog meilleur,
Mais l'espoir entretient la peur,
Car il est soumis à condition,
Et est source de déceptions.
N'attends surtout rien,
Cela te fera du bien.
@Anonyme 9:56
SupprimerC.André a dit: "nos mots sont liés à notre ressenti" .
Alors, que de désespoir dans votre message!
Lorsque je lis tel ou tel étude médicale, je me sens bombardée de chiffre du genre: sur 500 patients,232 hommes-268 femmes, 357 ont reçu le traitement, 58 ont été exclus, 2 sont décédés, 109 ont pris un placebo dont 5...
RépondreSupprimerBref un vrai casse-tête chinois pour une lecture continue. Mais néanmoins utile.
Après l'intro, les méthodes, instruments utilisés... arrivent les résultats tant attendus et leur signification statistique.
Ainsi donc en lisant votre billet que je n'est pas trouvé trop long ;-) je me suis posé cette question: quels ont été les résultats chiffrés de cette étude?
Concernant, le "je", la négation, le "moment présent"...
J'ignore si l'étude en question donne ces informations.
Encore un billet que je trouve très intéressant, docteur. Et je suis ravie de la conclusion qu'il contient.J'apprécie votre style d'écriture, toujours accessible et clair.
Il y a encore un tas de choses que j'aimerais écrire concernant le fond du billet, mais je n'arrive pas à les formuler n'ayant pas le temps maintenant:-p
bonne journée à toutes et à tous.
Eh les zozos, la musique adoucit les moeurs :
RépondreSupprimerhttp://www.youtube.com/watch?v=KGeOwBYY194
8 Mile / Lose yourself / from LKM97480
de Saint-Joseph à la Réunion
Cococinelle au milieu des bisounours!
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerC'est OK pour moi quand André Comte-Sponville définit la sagesse comme « le maximum de bonheur dans le maximum de lucidité ». C’est exactement comme cela que les choses peuvent être vues dans la vie de tous les jours. Il faut toujours revenir au présent, c'est la seule chose importante! Bon courage.
Patrick Farré, coach de vie, en Seine-Maritime.
bonjour
RépondreSupprimerla position du Dr Andre est ambivalente et ambigue,en effet la deontologie conseille le silence, la reserve ainsi que le secret,de plus "se raconter" surtout pour un psy revele un besoin de seduction de reconnaissance presque limite!
D'un autre coté s'il peut par son approche non chimique eviter le massacre des esprits et donner un peu d'espoir aux pensionnaires de St Anne je lui donne l'absolution.
je suis moi meme Medecin et patient,je suis tres attentif et interessé par les therapies non chimiques quelle quelles soit,meme l'effet placebo qui en psychiatrie devrait s'apeller therapie!
tout cela pour vous dire que meme si le Dr Andre n'est pas irreprochable je prefere mediter que de prendre du zyprexa!
en vous souhaitant
Dr HOUSE
Si vous êtes médecin , moi je suis la reine d'Angleterre !
SupprimerGOD shave the graisseuse couenne !!!
SupprimerEnfin,un soignant malade ! Bienvenu au club ! Je suppose que vous n'avez pas eu de délires, sinon, sans traitement,c'est impossible de les enrayer, j'ai essayé pendant 6 ans.J'ai écris énormément,pour comprendre;j'ai tout décortiqué et je suis satisfaite du résultat,je n'ai plus de rancune envers personne,j'ai trouvé une façon de voir le monde qui me plait car elle me laisse paisible.Je ne prends pas de zyprexa mais de l'abilify 5 mg,j'en suis contente,il me fait surement un effet placebo;quand je le prends, je ne veux plus sortir de la réalité.Bien à vous,Dr HOUSE.
Supprimerenfin ! N'est-ce pas !
SupprimerNon l'abilify n'est pas un placebo, c'est un médicament très actif et très puissant, son mode d'action est à peu près inconnu comme tous les psychotropes, c'est le dernier des Thymorégulateurs, bien qu'un nouveau vient de sortir sur le marché.
Le principal c'est que vous allez bien, cela vous permettra peut-être d'avancer et un jour d'arrêter.
Bien à vous aussi.
Dr House.
Post-scriptum.
Je fréquente ce forum depuis peu, je suis venu pour découvrir ce que le docteur André avait à proposer, personnellement je suis sur la même longueur d'ondes que lui.
Il y a beaucoup de critiques sur ce blog concernant l'absence de censure et la violence de certains billets ; je crois que c'est volontaire de la part du docteur André, il écrit un billet comme il vous donne un os à manger, il regarde ce qui se passe, comme un psychodrame, c'est plutôt intéressant.
Si le Docteur André" écrit un billet comme il nous donne un os à manger", cela signifie donc qu'il nous considère comme des chiens. Pas très sympa, mais rien d'étonnant de sa part!
Supprimer@ Docteur House
SupprimerEt vous êtes content de vous une fois que vous avez écrit cette énormité!!!!
Des psychodrames!!! vous délirez, prenez-donc votre tisane et allez donc vous coucher Dr House!
Si ce blog peut faire du bien à certaines personnes et bien tant mieux, s'il fait du mal et bien tant pis pour ceux qui viennent s'y faire du mal, des masochistes, sans doute!
Docteur Foldingue
Ce serait une attitude très PERVERSE de la part du docteur André. Je préfère garder de lui l'image d'un homme gentil qui a priori ne souhaite pas faire de mal.
SupprimerNe serait-ce point une projection de votre part cette assertion? C'est-à-dire votre propre propension à jouir du malheur des autres...
à méditer...
Difficile de savoir exactement nos propres motivations, alors celles des autres ! C'est sans doute un mélange de plusieurs bonnes raisons ou moins bonnes,nous ne sommes pas des anges ! Le docteur n'a pas beaucoup de temps,et nous laissez parler, c'est mieux que de nous faire taire finalement.
SupprimerAutrement dit vous pensez qu'il à d'autres chats à fouetter (pour reprendre un métaphore animale!)...et vous avez parfaitement raison...
SupprimerEntre sa vie professionnelle, familiale, ses interviews, l'écriture de ses livres, etc. vous voyez bien qu'il n'a plus de temps pour son blog.
Mais puisqu'il offre un espace aux internautes, c'est à eux de réussir à s'entendre, à surtout à s'écouter!
Le blog n'est qu'une bonne illustration de la société actuelle, la plupart du temps individualiste et haineuse, mais heureusement de temps à autre il y a un rayon de soleil : un élan de solidarité, un peu de compassion, et quelques échanges chaleureux...
Bon dimanche à vous Ver00 et n'oubliez pas d'aller voter!
Merci Alexandrine,vous participer aux rayons de soleil de ce blog....Effectivement,je crois que c'est un espace d'écriture intéressant,le reste importe peu,même les haineux peuvent se relire et constater le résultat de leurs expressions,c'est très thérapeutique finalement.La bonté doit s'entretenir car elle est fragile , elle se mue vite en haine lorsqu'elle est bafouée, pourtant, il ne faut jamais cesser d'y croire et de la grandir. (J'ai voté socialiste).Amitiés.
SupprimerEn fait ce qui me choque le plus dans l'idéologie du DOC c'est qu'il remplace la morale , le moralisme religieux par une sorte de morale , de moralisme thérapeutique , médicale et il en vient même à suggérer l'idée qu'il existerait une façon médicalement saine de penser , d'écrire , de s'exprimer ... Ce qui me choque aussi c'est la hierarchie qu'il établit entre personnes malades suggérées comme étant inférieures et personnes saines thérapeutiques suggérées comme suppérieures ... On retrouve aussi ce genre de propos chez ver00 qui passe son temps à rabaisser les êtres malades , à les dominer de sa fausse compassion , de sa condécendance impérieuse et moralisatrice ...
RépondreSupprimerJe pense que le monde de la santé n'a en effet pas besoin de personnages manipulateurs de ce genre car ils sont un danger pour la santé mentale des humains . Ceci dit je me tire d'ici car je n'ai plus rien à y faire . Pour moi tout est dit .
Je suis moi même malade,et je respecte énormément les malades,je ne vous permets pas de dire le contraire ;je prône le traitement médicamenteux car il a sauvé mon métier et donc moi-même.Malgré les effets secondaires, qui ne sont pas des moindres,pour l'instant, rien n'est plus miraculeux.C'est mon expérience, ma conviction et je la fais partager.Bien sur, chaque cas est unique,et je vous souhaite de vous en sortir sans traitement,bien que j'en doute.Je suis sincère , vous ne m'appréciez pas et pourtant je vous apprécie.Je ne me sens pas manipulatrice mais je veillerai encore davantage à ne pas l'être.Merci pour l'aide que vous m'apportez à être encore meilleure.Bonne route.
SupprimerChristophe André, est je pense pour la plupart d'entre nous qui le lisons et l'apprécions avant tout un être humain et un soignant. Ce qu'il propose de part ses connaissances, ses expériences ceux sont des outils pour aller mieux avec à l'appui des études scientifiques. Libre à chacun d'entre nous de prendre ce qu'il lui paraît bénéfique pour son mieux être...
SupprimerJe ne sais pour reprendre votre expression qui "se tire d'ici". Je tenais à vous dire que depuis ces trois ans que je vous lis (pas toujours je le reconnais car parfois je perd le fil et le respect n'est pas toujours au rendez vous)que j'ai appris de vous sur moi même et vous en remercie. Je ne sais comment j'aurai réagi avec le parcours que vous avez connu, il m'est impossible d'en ressentir les effets . Vous avez le courage de résister et essayer de trouver des solutions.
J'espère que vous trouverez du soutien. Comme vous le savez je suis déjà parti du blog, j'en suis revenu et cela reste votre choix également...
Depuis le temps que vous nous annoncez que vous vous tirez ! Si vous lisez ce commentaire, c'est que vous ne vous êtes pas encore tirer ! Que les esprits des arbres de votre forêt vous apportent sérénité et santé mentale !
SupprimerPeut-être, allez-vous encore assaissoner "la vieille dame indigne" qui vous souhaite pourtant de trouver la paix avec vous-même pour en finir un petit peu avec les autres pauvres humains imbéciles !
Revenez-nous sans colère... un jour, car on vous retrouvera, chère... qui au fait? Zoé, Azraelle, Sophie, etc. Pëut-être aussi : ADIEU, Madame "Je sais tout mieux que quiconque".
Zoe, je ne suis pas d'accord avec vous, ni pour le Docteur André, ni pour Ver00. Personnellement j'ai résisté pas mal de temps pour ne pas prendre de médicaments, j'ai compris à un moment donné que je n'avais pas le choix, par la suite j'ai découvert les livres du Docteur André ce qui m'a permis de réduire les médicaments de manière très significative, quand quelqu'un nous aide c'est normal de ressentir de la gratitude, c'est une aide derrière laquelle il y a un travail plus qu'énorme, un humanisme, et une expertise hors du communs...
SupprimerJe souhaite comme Eric que vous allez trouver "votre" aide, peut-être qu'elle sera très différente de la mienne, peu importe, quelque chose qui construit, je vous le souhaite...
Amitiés d'Algérie
La philosophie du "hic et nunc" ne date pas d'aujour d'hui...cf Sénèque!
RépondreSupprimerBonne soirée.
AB
"Les années" est un livre magnifique...
RépondreSupprimervenez me lire;moi aussi j'ai besoin d'une aide médicamenteuse,cependant je travaille,je suis chirurgien!
RépondreSupprimerje tiens.."seul l'esprit peut soigner l'esprit" avec l'amour.
Dr House
http://zorg-f.fr/
Hey, zorg,
SupprimerParlant d'esprit et d'amour,
Peut-être que tu connais ces 3 versets:
Esprit, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l'amour,
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
(Con)fraternellement
Sinon, ici, attends-toi au pire,
SupprimerEt prends-le avec le sourire.
J'y vais de ce pas.Merci.
SupprimerCher Christophe
RépondreSupprimerMerci pour cette inlassable et imperturbable quête de l'autre,pour cette respiration que vous nous transmettez à ma femme et moi,même si nous nous connectons moins souvent sur votre blog.
Humainement vôtre!
Quelle mouche a-t-elle piqué le Dr André pour qu'il nous fasse part de cette étude qui ne regarde en fait que les soignants? J'aime beaucoup venir lire vos petites touches d'humour, récits d'anecdotes à réfléchir...Mais là, je reste gênée, mal à l'aise.
RépondreSupprimerNous sommes susceptibles, nous patients malgré tous nos efforts pour tenter de changer et il me semble difficile d'entendre parler de troubles de la personnalité et d'études pour les évaluer sans réagir avec hostilité par réflexe de protection sans doute. Péché d'orgueil pour vous peut-être, de brandir cette études pour mieux vous conforter dans les bienfaits de votre travail? Sans hostilité aucune mais avec quelques interrogations...
Instructif billet.
RépondreSupprimerQuand la science rejoint l'intuition .
pardon pour l'os,maladroite métaphore,disons qu"il le relance,qu'il l'alimente,qu'il le fait vivre,que serais un blog si personne n'y parlais!
Supprimeril faut du carburant!
Dr House
@Dr House
SupprimerVous n'avez pas à vous excuser, votre métaphore est bien vue, elle est exacte et vous n'êtes pas responsable des débordements de ce blog, ils ont commencé bien avant votre venue et ne cesseront pas tant que C.André n'aura pas mis un frein à toutes ces dérives qui n'apportent rien de bon à personne.
Son blog, ce n'est pas " les mots de la guérison" mais les "mots de la souffrance"
Il n'y a pas de censure en pratique,
SupprimerMettons-donc en place une éthique.
Vous avez des propositions?
Vous avez entendu parler du livre intitulé "PLATO and a PLATYPUS WALK INTO A BAR : Understanding Philosophy Through Jokes" (Platon et un ornithorynque entrent dans un bar Ou Comprendre la Philosophie à travers les blagues) de "Thomas Cathcart et Daniel Klein" (tous deux docteurs en Philo à Harvard).
SupprimerLes auteurs ont abordé notamment le problème de l'éthique que je vais essayer de vous résumer si vous me permettez.
Certains, disent-ils, peuvent interpréter l'éthique selon cette règle : "Tu feras à l'autre ce que tu aimeras que l'on te fasse." ou "Tu laisses la libre parole à l'autre parce-que tu veux que l'on te laisse la libre parole."
Or cela risque de conduire à une relation sado-maso (s.m.).
En effet le maso 'savoure' la souffrance et à son tour il va l'infliger à l'autre.
Le premier pas dans l'éthique consiste donc à laisser faire, mais à prendre conscience de la souffrance de l'autre et de soi-même pour ne pas l'aggraver ou la perpétuer.
Ce blog parfois, souvent, tourne à une relation s.m. Et l'on ne vient certainement pas sur ce blog pour se faire vacciner contre ce genre de choses, quoique l'on puisse en dire...
Désolé petite erreur :
Supprimer"Le premier pas dans l'éthique consiste donc à laisser faire"
à remplacer par :
"Le premier pas dans l'éthique consiste donc non pas à laisser faire,"
@ ???,
SupprimerJe réponds à votre message de 10:45:
Pour une charte de bonne conduite générale, sans remonter à Platon, voici un site qui donne les règles d'or indispensables pour tout blog qui se respecte:
nethique.info/charte
Pour les propositions, il y en a déjà eu plusieurs dans ce blog, sans résultat. Il n'est donc pas inutile de répéter encore et toujours. La solution la plus simple :créer un compte avec son nom ou pseudo et un mot de passe que l'on fournit à chaque message qui reste libre, ouvert à tous et publié immédiatement mais assujetti à l'envoi de son adresse mail (qui n'apparait pas)
Vous verriez que cette simple précaution qui est d'ailleurs la règle de tous les blogs sérieux serait efficace et permettrait des échanges apaisés et profitables et pourrait éviter bien des discussions stériles qui s'enveniment si vite. Mais seul le Dr André peut modifier les conditions d'accès à son blog, donc, la balle est dans son camp...s'il le désire!
Tout à fait de votre avis, vous le dites très bien: ces disputes risquent de conduire à une "relation sado-maso" et "le premier pas dans l'éthique consiste à prendre conscience de la souffrance de l'autre de de soi-même pour ne pas l'aggraver...."
Je consulte ce blog depuis presque deux ans, d'abord avec beaucoup de joie et, de plus en plus perplexe et désabusée devant la multiplication des posts haineux et délirants. Ce qui est inacceptable, ce ne sont pas tant les attaques entre internautes ( nous sommes tous anonymes, alors quelle importance?) que celles, incompréhensibles, envers le Dr André qui ne mérite pas cet opprobre.
Enfin, je lis souvent que les internautes qui ne sont pas contents et en souffrent n'ont qu'à partir. Eh bien, NON, NON et NON! Ce n'est pas à eux de laisser la place à ceux qui agressent les autres!
Amicalement et bon dimanche de vote.
Et croisons les doigts pour que la situation s'améliore enfin ! Il y a tout de même de belles choses dans ce blog et cela vaut le coup de se concentrer uniquement sur elles !
Richard Bach, l'auteur de "Johnathan Livingston le Goéland", a écrit un autre livre qui s'intitule "Le messie récalcitrant". C'est un roman qui narre les aventures d'un maitre spirituel du XXème siècle, débordé par les demandes incessantes de pauvres gens cherchant un remède à leurs souffrances. Entre chaque chapitre, l'auteur propose de courtes maximes. L'une d'elle dit : "Fais aux autres ce que tu as envie de leur faire" en contrepartie de "Fais aux autres ce que tu voudrais qu'ils te fassent". Bien entendu dans une perspective d'être civilisé et non pas d'animal sauvage.
SupprimerBonne réflexion ....
La loi des séries …
RépondreSupprimer1. Je lis actuellement un livre du Dalaï Lama « Cheminer vers l’éveil », selon lequel « le soi » n’existe pas vraiment, car il est une production du corps et de l’esprit.
2. Sur ce C. André mentionne cette étude, selon laquelle la santé mentale augmente lorsque l’importance accordée au « Je » diminue.
3. Puis dimanche matin, dans l’émission « sagesses bouddhistes », l’invité indique que nous sommes piégés dans le « Samsara » parce que nous croyons dur comme fer à un « Je » qui est une illusion.
Cette idée m’arrive donc de façon quasiment simultanée par trois canaux différents.
A priori ça tombe mal. Car une de mes motivations est de rechercher une forme de survie après la mort. Mon combat est-il vain, si « Je » n’existe pas vraiment ?
Mais à côté du « Je » sans existence inhérente, le Dalaï Lama distingue deux types de conscience : une consciente grossière qui dépend du cerveau et disparaît à la mort, et une conscience subtile qui survit à la mort du corps et va se réincarner lors d’une vie future. Je peux donc espérer survivre en tant que « conscience subtile ».
Le problème vient d’une confusion au niveau des définitions : qu’est-ce que le « Je » ou le « Soi » ?
Cela me ramène à un autre de mes auteurs favoris, le philosophe Korzybski, père de la sémantique générale, selon lequel une partie de nos problèmes vient des mots, qui sont impuissants à représenter complètement la réalité. Lorsque nous utilisons de fausses définitions c’est encore pire.
Il a proposé un système de pensée non aristotélicien, qui s’avère très proche du bouddhisme sous bien des aspects : par exemple la confusion que nous faisons en identifiant notre représentation mentale du monde avec le monde réel, source de beaucoup de nos problèmes. Ou cette notion que tout est relié, très proche de l’interdépendance bouddhiste.
Selon Korzybski, les mots sont comme des cartes, et les cartes ne sont pas le territoire.
J’ai d’ailleurs remarqué qu’une partie des disputes sur ce blog provient de ce que tout le monde ne donne pas le même sens aux mêmes mots. Il arrive que C. André dise une chose et que des commentateurs comprennent le contraire.
C’est le piège des mots.
Hi !
SupprimerMa conception du monde
Ta conception du monde
Sa conception du monde
Notre conception du monde
Votre conception du monde
Leur conception du monde
Bonne suite ...
Mes conceptions du monde
SupprimerTes conceptions du monde
Ses conceptions du monde....
Etc...
Tout ça du vent?
C'est tout et rien à la fois! C'est ce qui nous fait avancer et c'est en cela que cela ne peut pas être illusoire.
Les mots nous construisent avec toutes les vérités, illusions, enchantements, fantasmes mais aussi brindilles de réalités et ils font de nous des réalités uniques et reliées.
Considérer que nos regards ne portent que sur des illusions, c'est faire de nous des êtres évanescents pourtant:
j'ai mal, tu as mal, il a mal, nous avons mal, vous avez mal, ils ont mal.
Mais aussi, je jubile, tu jubiles... ou n'importe quel autre verbe porteur d'un élan de vie.
Je ne ressens pas la souffrance de la faim d'un habitant du Sahel, parce que je vis en france. Sa réalité n'est pas la mienne, pourtant je sais que la faim engendre de la souffrance. Souffrance illusoire?
La souffrance psychologique, morale me semble avoir le même impact sur la vie d'un individu. Les "études" (puisque c'est le sujet du billet) ont depuis longtemps montré que l'être humain ne se nourrit pas que d'aliments (cf les orphelinats de Roumanie dans les années 90).
Un petit humain à qui on ne parle pas, sera un être dont l'âme ne parlera pas, ne vibrera pas. Les mots sont bien plus que le territoire, ils sont nos repères, nos outils pour tracer nos chemins sur ce territoire, ils sont la matrice de notre évolution vers une humanité plus accomplie.
Je suis lasse et souvent en colère de lire que nos ressentis, ne sont qu'illusions.
Seule nos représentations du monde si diversifiées soient-elle, sont réelles puisque nous devons faire avec elles, n'ayant pas la possibilité mentale, intellectuelle d'accéder à la totalité cosmique, l'infiniment grand et l'infiniment petit ne sont pas de nos dimensions accessibles. Notre réalité est celle contenue dans les limites de nos possibilités. Nous pouvons tendre vers un élargissement de nos connaissances mais les limites seront tjs là.
Quant à notre rapport, nos rapports à la mort, nous sommes en train de perdre la force des rituels anxiolytiques établis par les religions, et il faudra je crois que nos sociétés occidentales post-modernes se décident à regarder cette réalité que la vie sous cette forme va s'arrêter.
Ou peut-être est-ce à chacun de trouver une "réalité" qui lui convienne pour vivre au mieux avec l'idée de mort, tout comme Philippe nous en parle à son propos.
Il y a un évènement dans la vie d'un être humain qui fait s'effondrer le mythe secret de l'immortalité (à travers sa descendance, ou à travers ses oeuvres), c'est la perte d'un enfant. Il y a un avant, il y a un après et les illusions/réalités changent. Le voile de la paix n'a plus du tout le même tissage.
Dreams are my reality ...
Supprimer@Philippe,
SupprimerBen oui, si nous n'existons pas, nous ne souffrons pas. Elémentaire. Mais alors, je me demande, qui donc vit à la place du soi? Autrement dit, qui paie les factures et gère l'intendance? Ces pauvres Joseph et Marthe qui se tapent le sale boulot, je le crains. Tant qu'à faire, la prochaine fois que j'aurais des soucis d'intendance, je leur raconterais ça, exactement. Tout n'est qu'illusion, mon brave, remballez moi cette paperasse, d'ailleurs je me demande pourquoi je vous parle puisque Toutestilluson...
Illusion ?
SupprimerIllusion peut avoir essentiellement 2 sens:
1. fait irréel, évanescent (l'Anglais le traduit aussi par 'illusion')
2. perception fausse, tordue de la réalité (l'Anglais le traduit par 'delusion, distorted view of reality')
Nos peurs, nos souffrances psychiques (qui sont réelles) souvent découlent de nos 'illusions', càd de nos perceptions fausses ou exagérées de la réalité liées aux expériences douloureuses dans le passé que nous n'avons pu surmonter.
Merci beaucoup, delusion, c'est un mot sur lequel j'ai buté longtemps ... Tout s'arrange.
SupprimerHi Hi Hi
SupprimerVous connaissez sûrement cette histoire :
Un couple se présente dans un cabinet dentaire.
L'homme s'adresse au dentiste :
- Dr, je voudrais faire enlever une dent. Mais pas de chichi, pas d'anesthésie. Pour moi, la souffrance n'est qu'illusion, car voyez-vous, je pratique le zen.
- Hé ben, Monsieur, vous m'impressionnez. Car dans mon métier, je souffre de voir les gens souffrir, et donc je les anesthésie systématiquement. Mais bon, vous voulez bien me montrer la dent en question?
- (l'homme se tourne vers la femme) Chérie, ouvre la bouche et montre la dent au docteur...
Un pote à moi arrache ses dents tout seul en les attachant à un fil et en claquant la porte du plus fort qu'il peut. Il y a différentes sortes de culture, différentes sortes de manière de soigner les dents, des niveaux sociaux différents. Comprenne qui pourra ...
Supprimer"Un pote à moi arrache ses dents tout seul ..."
SupprimerTrès sérieusement, dites-moi l'endroit où vous habitez et je pourrai vous diriger vers les services dentaires ou de stomatologie pratiquement gratuits.
Vous pouvez aussi effectuer des démarches auprès de la CPAM pour obtenir la CMU (Couverture Medicale Universelle).
Si votre ami est un étranger, il peut avoir accès à l'AME (Aide Médicale de l'Etat).
Cordialement
Comme il avait raté son coup, je l'ai envoyé chez un cool dentiste qui pratique des tarifs bas pour les invalides, les assistés et les laissés-pour-compte, merci pour l'intention, c'est sympa.
Supprimer@Jules,
SupprimerSelon le bouddhisme, le soi existe, mais il n’a pas d’essence propre, car il est fabriqué par le corps et par l’esprit. Tel un arc en ciel, si l’une de ses composantes vient à manquer, le soi disparaît. A la fin de la pluie l’arc en ciel s’éteint, de même à la fin du corps le soi disparaît en grande partie. Par contre il existe un niveau spirituel plus fondamental qui survit à la mort du corps.
Pour m’aider à comprendre, j’ai osé l’analogie suivante : selon Shakespeare, le monde entier est un théâtre dont nous sommes les acteurs. Tels des acteurs antiques, nous avons fabriqué un « soi » que nous portons comme un masque. Notre erreur est de nous identifier à ce masque, il nous colle à la peau et nous ne savons plus le détacher. Dès lors le chemin de l’éveil bouddhiste va consister en partie à détricoter ce masque pour renouer avec un niveau plus fondamental.
Je perçois ces différents niveaux pendant mes séances de méditation : j’observe des pensées qui passent, la plupart liées au soi, et je réalise qu’en tant qu’observateur, je ne suis ni mes pensées ni ma mémoire. Alors qu’avant d’expérimenter la méditation, je m’identifiais à mes pensées et à ma mémoire. Donc j’identifie moins et je perçois mieux les différences, ce qui selon Kozybski est un critère de santé mentale.
Je crois qu’une des étapes vers la libération spirituelle consiste à bien réaliser qu’à un niveau fondamental nous sommes des êtres spirituels, différents du masque du « soi » que nous donnons à voir aux personnes qui nous entourent.
Ceci dit, à partir du moment où nous désirons vivre dans cette société, il vaut mieux disposer d’un soi fonctionnel et en bon état, ne serait-ce que pour payer les factures. Mais, comme le dit fort bien Matthieu Ricard, prenons garde à ne pas lui attribuer une importance exagérée.
Ce n’est pas facile car le soi est équipé de défenses vigoureuses, qui se déclenchent dès qu’il est attaqué. L’une des premières lignes de défense va comprendre ces sarcasmes ou cette rébellion qui se déclenchent dès que l’on évoque « la non existence du soi ». Cette formule fait du sens pour les bouddhistes mais est un peu brutale pour les non bouddhistes.
@Jules,
SupprimerLe mot « illusion » utilisé par les bouddhistes est souvent mal compris. « ??? » a posté deux excellentes définitions, il vaut mieux utiliser la deuxième définition.
Beaucoup de personnes pensent à l’expression « se faire des illusions », ce qui évoque effectivement quelque chose qui n’existe pas. Il vaut mieux faire référence à l’expression « illusions d’optique » : il existe quelque chose de réel, mais l’illusion nous trompe et nous fait voir autre chose.
L’un des principaux responsables de ces illusions est notre mental, qui par nature n’a que ce produit en magasin : des illusions. Les chrétiens nous disent affligés par le péché originel, j’ai quant à moi le point de vue que nous sommes affligés par la faille originelle du mental humain.
Celui qui explique le mieux cette faille originelle, à mon avis, est Korzybski : en effet il montre bien comment le mental ne contient que des modèles abstraits du monde réel, lesquels modèles sont bien incomplets. Vous croyez voir une pomme ? Faux ! vous contemplez en fait l’image de la pomme que vous avez dans votre mental. Et cette image est terriblement imparfaite : elle ne vous dit pas si la pomme est empoisonnée, ou couverte de pesticides, elle ne vous montre pas que la pomme est en train de se décomposer au travers de milliers de réactions chimiques dont vous n’avez pas conscience, etc. De plus le mental a tendance à créer des objets isolés, autonomes, alors que dans la réalité tous les objets sont interdépendants. Cette pomme a l’air d’un objet autonome ? Mais il y a peu de temps, elle était attachée à son arbre, et dans peu de temps ce sera de la bouillie dans votre estomac. L’objet « pomme » est une illusion à courte durée de vie fabriquée par notre mental.
Nous devons donc nous débrouiller avec des approximations du monde réel toutes fausses, jamais parfaites ! Comment être sain d’esprit avec ça ?
C’est en ce sens que le mental ne contient que des illusions : c’est-à-dire des images déformées du monde réel.
Or donc, quelle pomme je fais !
SupprimerHey Philippe,
SupprimerTrès sérieusement, j'ai vraiment du mal à vous suivre.
Pourquoi ne pas aller chercher l'aide d'un vrai maître zen si vous voulez vraiment faire de la méditation? Vous découvriez entre autres les vertus du silence et de la sobriété...
Cordialement
Pourquoi écrire "cordialement " alors que vous ne l'êtes pas du tout ?
SupprimerC'est vrai ça... Ce double langage, Philippe manifestement vous gave et vous forcez votre plume à une politesse faussement vraie. Peut-on dire tout ce qu'on pense en toute sincérité sans blesser les autres et sans hypocrisie? Il doit bien y avoir un truc. Si non... faudrait alors le créer ce truc. La politesse et la courtoisie c'est important mais faut que ça sonne vrai.
SupprimerJe trouve pour ma part un certain intérêt à voir Philippe développer sa pensée.
Je n'entends pas dans le terme "soi" le même sens que lui. Mais je n'ai pas le même parcours que lui et j'ai croisé un psychanalyste jungien qui m'a offert un tout autre sens à ce terme. Je ne suis pas sûr de trouver les mots pour pouvoir encore le partager avec vous. Peut-être un jour... Si vous entendez parler du petit soi et du grand Soi et de la SCS, tendez l'oreille! Ca vaut le coup!
J'ai eu ce matin une révélation sur l'hypersensibilité, carapace et tutti quanti et j'ai eu envie de revenir vers ce blog (ça s'en va et ça revient, c'est fait de tout petits rien, ça se chante, ça se danse...) mais à vous lire, j'ai plus le temps ce matin...
Nice day et pas que pour les niçois!
D'accord avec ???
SupprimerOn a perdu zoé /Stéphanie et on a Philippe 2012 . Pas sûr qu'on ait gagné au change! Au moins, avec elle, on riait car il y avait beaucoup d'esprit et d'humour dans ses outrances.
. Quel esprit confus pour tenter de nous expliquer des principes fondamentaux du Bouddhisme. Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
De toute évidence, Philippe 2012 il ne parvient pas à rassembler ses idées avec clarté et cohérence et se contente de faire du copier-coller de certains textes auxquels lui- même ne comprends pas grand-chose.
Pas certain qu' il devrait apprendre la méditation avec un maître zen, je suis persuadé, à l ' inverse, que trop de méditation nuit à la santé, physique et morale!
Jean Loup, vous avez écrit le 19/04: ".....c'est trop rance, ce blog, RDV ailleurs....."
SupprimerVous revoilà donc, il vous manquait donc à ce point?
ah addiction, quand tu nous tiens!
'Pourquoi écrire "cordialement " alors que vous ne l'êtes pas du tout ?'
SupprimerParce-que j'apprécie le désir de Philippe de connaître la culture bouddhiste (j'y suis né dedans). Je pourrai discuter de cela avec lui, mais ce n'est pas le but de ce blog.
Cependant, en bref, la méditation est une rencontre avec le ressenti (la prise de conscience des 5 sens du corps) permettant de court-circuiter les divagations (délires?) de la pensée si nuisibles à son psychisme et aussi à l'entourage.
Elle permet aussi pour ceux qui sont assujettis aux psychotropes (qui comportent pas mal d'effets secondaires) de diminuer les doses.
@ anonyme 01 21 de la part de jean loup:
SupprimerVOUIIIII, mon manque est grand.... même le champix n'en vient pas à bout........ je souffre du manque de ce truc rance. La clope, ça pue, ça tue et pourtant c'est parfois bon....
Non, sans rire, j'avais un truc marrant à dire sur "les mots pour le dire" mais ma journée l'a effacé.
Demain je passe à 2cps par jour, je devrais tenir plus longtemps... patience.
@Jean-Loup,
SupprimerJe suis l'anonyme d'hier 1:21
Je constate simplement que vous êtes revenu dans ce blog. Je ne vous le reproche pas car je suis dans la même situation que vous: je voudrais le quitter et je n'y arrive pas, je suis addict moi aussi.
Quels comprimés prenez-vous donc pour vous guérir?
J'ai entendu ce matin à la radio que le Baclofène qui est un décontractant musculaire est efficace dans la dépendance à l'alcool, mais dans la dépendance au blog de Christophe André, y-a-t-il un résultat?
Je pense que le mieux serait une petite thérapie avec l'hôte, ce ne serait pas désagréable mais le pauvre, il va avoir du travail pour réparer les dégâts qu'il a causés!
Et la nana, elle avait un sexe à piles ou un sex appeal?
SupprimerLes vôtres (de couilles) ne seraient pas un peu athrophiées, par hasard?
Attention, la méditation assise prolongée, c'est dangereux pour les organes directement concernés!
Désolé, il y a eu une erreur de "positionnement", je ne comprends pas pourquoi.
SupprimerEn fait le message de 3:53 pas politiquement correct était destiné" à Philippe 2012", en réponse à son post du 26/04 02:07
@anonyme de 1:21
SupprimerVous pourriez créer le club des accros qui veulent quitter le blog de CA et qui y arrivent pas et ouvrir un blog! En acronyme, ça fait: C.A.B.CA... Cabca, ça sonne bien, non?
On embauchera un bénévole qui jouera le cerbère de service informatique qui contrôleraient les rechutes des plus fragiles. Par analogie à l'éthylotest, on pourrait inventer le BCAtest avant d'allumer votre ordi.
Le blog pourrait s'appeler le club des anonymes anonymes du blog de CA.
Allez, c'est pas grave comme addiction... elle vous ruinera ni les neurones, ni le portefeuille et courage, le doc a sûrement plein de trucs comportementalistes pour vous aider...
Bonjour Anonyme de 03:53 Apr 26, 2012 04:09 AM,
SupprimerCette remontée dans les messages serait-elle due à une remontée des testicules ?
Blague à part, les mots mal compris peuvent vraiment gâcher une vie. Par exemple Henri Salvador racontait à quel point ils avaient compromis son début de carrière. Il y avait plein de mots qu’il ne comprenait pas, ça lui donnait des complexes et handicapait ses relations sociales. Il a finalement surmonté son ignorance avec élégance : à chaque fois qu’il ne comprenait pas quelque chose, il partait dans un grand éclat de rire. Ca mettait fin à la discussion dans la bonne humeur, ça masquait son ignorance, et cerise sur le gâteau, ça devait donner l’impression à ses interlocuteurs qu’ils étaient dotés d’un humour prodigieux.
Et encore lui savait qu’il ne savait pas.
C’est encore pire quand on ne sait pas qu’on ne sait pas.
Nourrissons-nous des bons mots.
RépondreSupprimerPour certains, nous sommes des patients, pour d'autres nous sommes des frères, et cela fait toute la différence...
Ah, c'est dur ce matin, y pleut sans arrêt. Annie ERNAUX, je connaissais pas. J'en ai trouvé un à la Gromi. Ca me plait bien, elle a des choses à dire cette femme, même si elle manque un peu de chaleur.
RépondreSupprimer"Gromi" ? C'est quoi ?
SupprimerC'est du verlan
SupprimerJe m'en doutais un peu, mais je ne trouve toujours pas de quoi il s'agit ?
SupprimerGooguelise ...
SupprimerC'est un impératif ? De googleliser ? Mes neurones sont oxydés hélas ...
SupprimerCornegidouille ...
SupprimerScrogneugneu ... Pataphysicien(ne) ? Je chercherai ma réponse ailleurs . Je viens de lire un entretien avec Annie Ernaux dans "Rue 89" de février/mars , je l'avais aussi entendue à la radio , et tout cela m'a donné envie de lire cet auteur . J'ai trouvé deux de ses livres , pas à la "Gromi" , mais à la bibliothèque tout simplement .Il me reste comme ressources :les amis, Emmaüs,internet d'occasion , et en dernier , la librairie (c'est cher les livres et quel jeu de piste pour trouver une librairie!)
Supprimerje connais gromit mais pas gromi
Supprimerça fait trop bien ce langage codé...allez, j'vous laisse entre gens cultivés toujours à l'affut de tel ou tel autre livre...
Oh là, là ...
SupprimerNe nous laissez pas !
SupprimerLes livres sont une consolation, du rêve, des voyages, des fenêtres, des souvenirs . Pas si cultivée que ça ,ou plutôt d'une autre culture puisque je ne trouve pas ce que veut dire "gromi". Et Gromit , c'est ma pâte à modeler préférée .
Je ne m'attendais pas à une telle réponse.
SupprimerMerci pour votre message, Anonyme autrement cultivée :)
En fait, j'aime les livres, mais en ce moment, je sature d'une cetaine catégorie, à savoir ceux qui me prennent le chou.
Oui, vive les livres qui font rêver et rire, ceux qui nous rendent la vie plus légère et gaie.
Bonne journée à vous.
Bonne journée aussi Wallace :)
SupprimerGromit
Bonjour, je suis au travail. en théorie, l'informaticien peut retrouver mon message. Donc, je me tais. Pourtant j'ai des choses à dire. J'ai l'impression d'être raciste par jalousie. je ne suis pas un bon dragueur.
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerVoilà un article fort intéressant....et qui concerne mon rétablissement.
A présent je suis plutôt bien dans ma peau.Ma thérapeute, je la trouve bien belle.
Il y avait pas mal de travail pour moi.
Merci pour ce que vous êtes dans votre métier.
J'en sais maintenant un peu plus sur les éléments que vous évaluez lors d'une TCC.
En même temps je ne suis pas surprise.
Bonjour !
RépondreSupprimerDocteur, coïncidence : je vous imaginais en vacances (comme quoi : ne passer présager pour les autres...), et je découvre aujourd'hui le thème de votre billet. La veille de votre intervention, j'écrivais moi-même "La magie des mots". Même si je partais du dialogue, de l'échange, thèmes précieux à mes yeux, je rejoins totalement votre façon d'aborder le sujet. Outre la pathologie que vous évoquez et dans laquelle je ne me retrouve pas, j'ai toutefois évoluée dans ma façon de poser ces mots qui nous dévoilent, j'en suis certaine : qu'ils soient positifs ou négatifs comme ceux de certains commentateurs de votre blog...
Merci encore pour cette nouvelle lecture que je prends pour une réflexion supplémentaire.
A bientôt de vous lire
Dans ce billet, C. André nous apprend l’effet des psychothérapies sur les mots utilisés par les patients.
RépondreSupprimerMais je crois que la proposition inverse fonctionne également : il est possible de travailler sur les mots dans un but thérapeutique.
Au fil des années, je me suis rendu compte de l’importance des mots et de leur dangerosité. Je me suis construit une boîte à outils basée sur les principes suivants :
1) Il faut faire la différence entre les mots et les objets qu’ils représentent. Lorsqu’on identifie les mots avec les objets, cela nuit gravement au mental. J’aime bien le tableau de Magritte « Ceci n’est pas une pipe » : on y voit une pipe représentée avec beaucoup de réalisme, on dirait qu’elle va fumer. Mais c’est juste de la peinture sur une toile, ce n’est pas la vraie pipe. De façon similaire, les mots sont des mots, c'est-à-dire des abstractions mentales, pas les objets qu’ils décrivent.
http://www.library.yale.edu/librarynews/ceci-n-est-pas-une-pipe.jpg
2) Souvent nous comprenons mal les mots que nous utilisons. Nous n’avons pas appris le dictionnaire à l’école, comment donc donnons-nous un sens aux mots que nous utilisons ? Il existe bien des façons de ne pas comprendre un mot : définitions inventées, utilisation de la définition 1 alors qu’il faudrait utiliser la définition 2, etc. Un mot mal compris peut être la source de difficultés considérables dans la vie. Je me rappelle une jeune fille m’expliquant à quel point son univers mental avait bougé lorsqu’elle avait compris le sens d’un mot : phonétiquement elle comprenait « sexe à pile », tout a changé pour elle lorsqu’elle a compris « sex appeal ».
3) Les mots ont un pouvoir hypnotique. Les hypnotiseurs se servent des mots pour contrôler leurs victimes. De même les phrases que nous entendons dans la vie peuvent nous hypnotiser lorsque notre niveau de conscience est réduit. Un jour j’ai réalisé que j’avais été partiellement hypnotisé par les paroles des chansons entendues dans mon enfance. En fait je m’intéressais juste à la mélodie sans prêter attention aux paroles. Mais les paroles se sont incrustées de façon inconsciente et ont partiellement forgé mes idées et ma personnalité.
Au moindre doute sur le sens d’un mot, ne pas hésiter à plonger dans un dictionnaire ou sur Internet.
Lorsqu’on comprend un mot qu’on avait mal compris pendant des années, c’est une libération, une joie ! Regardez ci-dessus, quelqu’un a enfin compris le mot « delusion ». Quel soulagement !
Tout cela est en accord avec le principe de pleine conscience : prendre pleinement conscience du sens des mots et de leurs pièges.
Ce n’est pas difficile, c’est gratuit, il faut juste décider de le faire.
La pleine conscience,
SupprimerCe n'est pas une science,
Son but n'est pas les mots,
Mais la guérison des maux,
Finies les illusions de la pensée,
Pour pouvoir de nouveau avancer.
Allez, Philippe, allez voir quelqu'un avec qui vous sous sentez bien.
Ce blog parfois ressemble à un couloir de la Mort.
Bonjour « ??? »,
SupprimerJe m’intéresse beaucoup au bouddhisme pour beaucoup de raisons trop longues à développer ici. Disons, pour résumer, parce que ça marche.
Toutefois je ne suis pas un vrai bouddhiste, par exemple je n’ai pas de « maître ». De plus je l’associe à d’autres influences, je ne sais pas si un « vrai » bouddhiste aurait cette liberté.
Plusieurs personnes sur ce blog me reprochent de trop parler et semblent considérer que la démarche méditative devrait impliquer le silence et le retrait. Mais dans son livre « Cheminer vers l’éveil », le Dalaï Lama insiste sur le fait qu’il existe deux grandes catégories de méditation :
1) La méditation analytique, qui recherche la compréhension des phénomènes
2) La méditation concentrée sur un point, où l’on s’efforce de ne pas penser
Le Dalaï Lama évoque des écoles bouddhistes qui réfutent la méditation analytique, mais pour lui c’est une erreur. Il faut un équilibre entre ces deux formes.
C’est pourquoi je préfère le bouddhisme Tibétain au bouddhisme Zen, car j’attache de l’importance à la méditation analytique. J’éprouve le besoin de comprendre les phénomènes. D’un autre côté il est bien également de se détacher de l’emprise du mental. J’aime donc beaucoup ce mouvement de balancier, entre une méditation analytique où je pousse au maximum mes capacités mentales pour comprendre les phénomènes, et une méditation de pleine conscience où tout n’est que perception sans pensées (c’est du moins l’objectif). De plus ce mouvement de balancier donne plus de force, un peu comme un bélier dont le va-et-vient permet de mieux enfoncer les portes.
Cette attitude me semble alignée avec des concepts fondamentaux du bouddhisme, tels que sagacité et vision pénétrante. De plus elle respecte la règle d’or du chemin du milieu, qui recherche l’équilibre entre les extrêmes.
Je considère mes interventions sur ce blog comme la publication de mes séances de méditation analytique.
C’est ça que j’aime bien dans Internet : la possibilité d’être un micro-écrivain, sans éditeur et sans obligation de rentabilité ni de talent.
@Philippe 2012,
SupprimerDans ce blog, le Docteur André rédige des billets qui nous offrent des sujets de réflexions et permettent des échanges entre internautes, échanges tantôt amicaux, tantôt musclés, mais souvent instructifs.
En aucun cas, ce blog est conçu pour la publication d'oeuvres littéraires ou non , d'écrivains avec ou sans talent en mal de reconnaissance. Pour cela, il y a des éditeurs qui peuvent vous aider. Choisissez-en plusieurs et votre manuscrit sera soumis à l'appréciation de leur comité de lecture. S'il est retenu, il sera publié et vous aurez une audience bien plus large que celle que vous pourriez obtenir dans ce blog .
Pour résumer, vos séances de méditation analytique, vous devriez les publier ailleurs car, maintenant, c'est l'overdose. Trop, c'est trop! et, entre nous, il vaut mieux lire directement les ouvrages du Dalai Lama que l'interprétation que vous en donnez!
Quelle chance avez-vous donc Philippe!
RépondreSupprimerVoici encore un bon berger qui vous montre le bon chemin. Pauvre brebis que vous êtes à vous égarer ainsi hors du troupeau en quête de votre propre chemin et à vouloir le partager avec nous...
Allez, partez d'ici n'entrez pas dans la danse si psychothérapé vous n'êtes pas!
Un texte de Proust parle bien mieux que moi, le voici:
"...les écrivains que nous admirons ne peuvent pas nous servir de guide puisque nous possédons en nous comme l'aiguille aimantée ou le pigeon voyageur, le sens de notre orientation. Mais tandis que guidés par cet instinct intérieur, nous volons de l'avant et suivons notre voie, par moment, quand nous jetons les yeux à droite et à gauche sur l'oeuvre nouvelle de Francis Jammes ou de Maeterlinck, sur une page que nous ne connaissons pas de Joubert ou d'Emerson, les réminiscences anticipées que nous y trouvons de la même idée, de la même sensation (...) que nous exprimons en ce moment, nous font plaisir comme d'aimables poteaux indicateurs qui nous montrent que nous ne nous sommes pas trompés[...]: nous nous sentons confirmés dans notre route par le passage tout près de nous à tire d'aile de ramiers fraternels qui ne nous ont pas vus"
Itee
CQFD, même Proust le savait!
SupprimerPhilippe 2012, vous commencez sérieusement à nous casser les couilles!
RépondreSupprimerAllez faire soigner vos maux au lieu de nous saouler avec vos mots!
Ce me rappelle une expérience récente :
SupprimerC'est dans le métro, une jeune fille qui répète plusieurs fois à sa copine, avec beaucoup de force : " Je m'en bat les couilles " !!!
Ca m'a fait bien rire pendant un moment !
;-)) moi aussi !
SupprimerCela me fait penser également à cette phrase de Jean Marie Bigard :
Supprimer"Je vois vraiment pas comment on peut casser des couilles, même en les jetant par terre".
Encore une histoire de mots, utilisés bizarrement ...
Avez-vous regardé les photos de Stéphanie/Zoé ? Je les trouve émouvantes, avec un regard de photographe personnel et pas "formaté" .
RépondreSupprimer"Tiens bon la mer et tiens bon le vent ..." Zoé si cela ne va pas fort comme le supposait un commentaire .
Où voit on ces photos ??
SupprimerLe blog de Stéphanie s'appelle : "La Forêt".
SupprimerPour les amoureux de la nature. :)
En cliquant sur son prénom , quand elle écrit un commentaire .
SupprimerMerci à vous ! superbes images et sacrée Stephanie !
SupprimerAu secours, Stéphanie/Zoé, reviens, tu nous manques !
RépondreSupprimerLe blog est maintenant envahi par un doux dingue qui ne cesse de déverser un flot de délires analytico-psychotico-méditativo "bouddhique" ! ! ! !
tout est question de point de vue :-))
SupprimerMoi je dirais plutôt:
Supprimer"Délire analytico-psychotico-méditativo- mystico-érotico "Bouddhique"
Toujours autant de plaisir de vous lire.
RépondreSupprimerMichel Béquet
Marie Cardinal...
RépondreSupprimer"Les mots pour le dire", un livre qui date de quelques années déjà, mais tjs d'actualité comme témoignage touchant.
Lettre à ceux qui me demandent de partir
RépondreSupprimerComme ça se bouscule au portillon, je vais faire une réponse groupée.
J’en suis venu à écrire ici un peu par hasard : j’ai acheté le livre « Méditer jour après jour » car je m’intéresse depuis quelque temps à la méditation. Comme j’ai beaucoup aimé ce livre, j’ai visité le site de C. André pour connaître mieux le personnage et voir s’il y avait une suite.
J’ai découvert que beaucoup de gens s’exprimaient sur ce blog. Je me suis dit pourquoi pas moi ? En l’absence de nétiquette ou de charte, il m’a semblé que le type de sujet abordé devait se rapporter aux spécialités de C. André, notamment les domaines de la santé mentale et du Bouddhisme, qui sont justement deux domaines qui m’intéressent au plus haut point depuis quelques années.
J’ai été éduqué dans la foi catholique, puis j’ai été athée, puis je suis revenu au spirituel mais avec une double exigence : atteindre des certitudes raisonnées et raisonnables ne dépendant pas d’une foi aveugle, et collecter des outils me permettant de m’améliorer et de résoudre mes problèmes, par exemple le problème de la mort.
Je ne suis pas un spécialiste. De profession, je suis électronicien et informaticien. Je ne suis qu’un humble étudiant du mental et du spirituel. Mais en quelques années j’ai découvert quelques pépites, des choses qui m’ont fait un bien fou, et j’ai maintenant envie d’en faire profiter les autres. J’ai envie de faire de la publicité pour des connaissances et des techniques capables de faire progresser les individus et la société, gratuites et sans effets secondaires indésirables.
J’ai par exemple offert le livre « Méditer jour après jour » à une personne qui broyait du noir, qui m’a remercié en me disant que ce livre l’avait soulagée. Mais je n’ai pas atteint mon but, qui était de l’amener à méditer de façon quotidienne.
Ce blog m’a fourni une autre occasion d’avancer dans cette direction. Vu les réactions, je ne sais pas si c’est utile de continuer.
Philippe, vous connaissez un tas de chose et vous êtes en recherche. A mon avis, c'est très bien d'être à la recherche d'une vie meilleure. Cependant, je pense que vos posts sont un peu longs et que cela peut être décourageant, voir irritant- < il a aussi le ton, peut-être perçu comme didactique ou pédant ... voilà. Cependant, c'est pas ici "le maillon faible", il ne s'agit pas d'exclure. Seulement, il faut un minimum d'harmonie entre les participants. Si l'un prend trop d'espace, il est mal perçu ...
SupprimerBien à vous
Parce que je milite pour la biodiversité, je me permets d'exprimer ici mon ressenti sur les écrits de Philippe.
SupprimerBien qu'effectivement longs, j'aime bien personnellement le coté très carré, très explicite qu'ils ont. Je ne me sens pas touchée par le fond de ce qu'il dit mais par le témoignage de son chemin et de sa quête que je ressens sincère et au plus près de ce que lui, il vit et comment il le vit.
La richesse de ce blog pourrait-elle venir de ce qu'il peut accueillir tout type de personnalité?
Il n'empêche qu'on vous aime bien quand même Philippe . C'est si vite fait de faire glisser le texte quand on est saturé de lecture.
SupprimerLe courrier au dessus résume bien l'essentiel.
Ecrivez quand même pour vous, sur un cahier perso. parfois ça nous aide.
Nous voyons toujours mieux les défauts chez les autres !!
Avec une vraie cordialité , je vous dis bonne journée.
Bonjour, chers anonymes et Itee,
SupprimerMerci pour vos bons conseils.
Une partie des conflits vient du manque de nétiquette.
Et si vous en construisiez une de façon démocratique, en procédant à une synthèse de vos avis ?
Cela s’est déjà produit dans la nature. Pendant plus d’un million d’années, l’homme n’a obéi qu’à la seule loi de la jungle. Puis sont venus les philosophes et les religions qui ont permis d’organiser le chaos.
Bonne journée à vous !
Bonjour Philippe 2012
RépondreSupprimerLe spirituel, ou en d'autres termes, le monde invisible, est régi par l'ordre et la lenteur.
La progression se fait logiquement du centre vers la périphérie.
Du centre vers la périphérie. Il convient de le garder présent à l'esprit.
Et il s'agit d'une progression lente, très lente. Qui prend appui sur la patience.
Lorsque vous faites une découverte sur le plan intérieur, pourquoi immédiatement courir vers les autres et non rester en vous même, à observer ce qui s'y passe?
Pourquoi de l'intériorité (vous même), vous passez si directement, si rapidement, sur l'extériorité (les autres) à distribuer vos buts et vos objectifs?
Pourquoi cette urgence?
Pourquoi cette volonté si affirmée d'agir?
D'agir de surcroît en l'autre sans avoir laissé le temps d'être agi en vous même..
Dans quel but?
Je souhaitais ajouter un dernier point: le spirituel n'est pas une affaire de spécialiste comme je l'ai lu dans votre message. Il n'y a pas d'expert/spécialiste du monde invisible.
En d'autres termes, le monde invisible n'est pas un domaine dont l'on puisse prendre le contrôle par la connnaissance , et ce quelle que soit la nature de cette connaissance: profane ou gnostique.
Il me semblait utile de préciser ces points.
Bonne fin de journée à vous
Voilà qui me fait penser à un proverbe :
Supprimer"Il faut deux ans pour apprendre à parler et toute une vie pour apprendre à se taire"
N'échangeons rien avec personne et supprimons chez nous toute spontanéité.
Bonjour les pollens sont allergènes, merci pour ces remarques de fond.
RépondreSupprimerPourquoi je me dépêche ? Parce que chaque jour est peut être mon dernier jour.
J’ai longtemps douté de l’existence d’un niveau spirituel. J’ai finalement collecté une dizaine d’arguments analytiques lui accordant une bonne probabilité d’existence.
Je le perçois également pendant l’expérience méditative, dans laquelle je distingue :
- Le corps, source de milliers de sensations lorsque j’inspecte ses parties une par une
- Le mental, générateur frénétique de pensées, que je peux apaiser grâce à la méditation
- Enfin moi, qui perçoit le corps sans être le corps, qui perçoit les pensées sans être les pensées, qui perçoit la mémoire sans être la mémoire. Ce moi est pur esprit.
Donc mon modèle actuel est plutôt vertical que sphérique : un empilage corps/mental/esprit.
Mais j’aime bien votre modèle sphérique : avec l’esprit au centre, un point mathématique de dimension nulle, de même que l’esprit, n’appartenant pas à l’espace matériel, est sans dimension.
Je m’arrête là, afin de ne pas trop attiser l’ire des anti-mystiques.
Bien cordialement,
Philippe
Bonsoir Philippe,
SupprimerApparemment, vous avez besoin d'occuper le terrain...
Tant qu'à faire, pourrais-je vous demander pourquoi vous qui étiez éduqué dans la foi catho, vous étes devenu athée?
Bonjour ???,
SupprimerJe n’ai pas l’impression d’occuper tellement le terrain. Je n’ai pris l’initiative que de 4 messages de fond, le reste étant constitué de réponses aux réponses. C’est normal de répondre, ce n’est pas un désir d’invasion. En tout 13 messages sur un total 177 au moment où j’écris. Vous-même en avez posté 20 (ce n’est pas un reproche !)
J’ai effectivement reçu une éducation catholique. J’ai même été enfant de chœur pendant 2 ans. Mais j’ai fini par prendre la poudre d’escampette.
Il y a plusieurs dizaines de raisons, ce serait trop long de tout développer, mais je peux donner un exemple.
Un de mes problèmes est que je n’y comprenais pas grand-chose. J’avais demandé lors d’un cours de catéchisme ce qu’était la Sainte Trinité. Le curé m’a répondu que c’était un mystère, et que par définition il était impossible de comprendre les mystères. J’ai fini par perdre tout intérêt pour une chose impossible à comprendre. Encore un des effets néfastes des mots incompris.
Depuis j’ai compris, mais c’est une autre histoire.
Bonjour Philipe,
SupprimerL'Amour entre êtres humains est aussi un mystère indescriptible mais qui peut être ressenti de l'intérieur.
Peut-être que je peux vous proposer un livre si vous ne le connaissez pas encore; il est intitulé "Fonctionnaires de Dieu" d'Eugen Drewermann. Où il est question de la vocation d'un prêtre catho à qui la Mère Eglise demande de faire le voeu à perpète d'aimer tout le monde sans aimer vraiment qui que ce soit, et qui par conséquent vit dans le déni du ressenti...
J'ai lu ce livre dans les années 90, suite à un article paru dans le journal "Le Monde". Voici un lien pour un aperçu :
http://www.monde-diplomatique.fr/1997/07/HEBDING/8840
Cordialement
Bonjour ???,
SupprimerMerci pour le lien.
Vous avez un certain don d’intuition, car une autre des raisons ayant motivé mon rejet de la religion catholique était mon incapacité à appliquer le commandement « aime ton prochain comme toi-même ».
Pour moi à l’époque l’amour des autres signifiait avoir envie de vivre avec eux. Mais il y avait très peu de gens avec qui j’avais envie de vivre. De plus j’avais des ennuis avec des gros bras au lycée. Je n’avais vraiment pas envie de les aimer ni de tendre l’autre joue.
C’est finalement avec le bouddhisme tibétain que j’ai trouvé une définition utilisable des mots amour et compassion :
Amour : souhaiter le bonheur des autres.
Compassion : souhaiter la cessation de leurs souffrances.
Et miracle ! C’est à ma portée. Je peux sincèrement souhaiter le bonheur de tous les êtres sensibles, sans aller jusqu’à vouloir partager leur vie. Ceci dit il reste du chemin à faire, entre les souhaits et les actions concrètes.
Ici aussi, la difficulté était liée à un problème de définition. Le titre de ce fil de discussion est « les mots de la guérison » : on pourrait dire que les mots sont capables de nous valoir beaucoup d’ennuis, et que pour guérir il est essentiel de les définir correctement.
En ce qui me concerne, la religion catholique a échoué à définir correctement les mots de base. Elle se porterait peut-être beaucoup mieux si elle s’assurait au niveau du catéchisme que les mots et symboles fondamentaux sont bien compris.
Bien cordialement,
Philippe
Le Docteur André a déserté son blog. Il en a laissé la gestion à Philippe 2012 qui ne laisse plus beaucoup de place aux autres internautes ..... mais ce sont peut- être ces derniers qui désertent à leur tour!
RépondreSupprimerJe voudrais dire plusieurs mots....j'ai commencé ma thérapie par l'écriture en 2005.C'est un moyen formidable mais long,car ,au début on parle de n'importe quoi, on évite les vrais sujets....mais qu'est ce qu'on est éloquent ! Je crois que j'arrive au terme;je me suis trouvée,je sais ce que je veux, qui je suis,sans complaisance. et, c'est grâce à internet.Alors, soyons sympa.tout le monde n'a pas la chance d'être au top avec les mots.On cherche une critique modérée pour pouvoir l'accepter et cheminer........avec ses maux.
RépondreSupprimerBonsoir Philippe,
RépondreSupprimerQuel est votre procédé pour l'empilage vertical corps/ mental/esprit: ne craignez-vous pas que tout s'écroule comme un chateau de cartes? d'autant que votre équilibre semble vraiment instable!
Bonjour Mistico ma non troppo,
SupprimerL’empilage corps/mental/esprit s’écroule effectivement au moment de la mort. Mais tant qu’on est vivant, c’est assez bien attaché.
Je vois cet empilage comme une succession de couches.
Le principe d’empilage de couches est très général dans la nature : la terre sous nos pieds, l’atmosphère, etc.
Les ingénieurs aussi empilent les couches. Par exemple pour communiquer via ce blog, nous utilisons un empilage de plusieurs couches matérielles et logicielles.
La religion chrétienne elle-même fait appel à un système de couches, le Saint Esprit étant la couche d’interface entre Dieu et les hommes.
De même le mental est la couche d’interface entre l’esprit et le corps.
Décidément, çà ne s'arrange pas, Philippe 2012!
Supprimeret la connerie, çà s'empile au dessus de la bêtise , de l'ignorance et de l'autosatisfaction?
@Anonyme 30 avril 2012 12:22
SupprimerIgnorance : Il y a plus de 1000 milliards de pages en ligne sur Internet. Il me faudrait environ 10 millions d’années à plein temps pour les lire. Et après cela il resterait des millions de mystères. Je me sens donc très petit et très ignorant.
Autosatisfaction : je cherche à m’améliorer, tout en sachant que je suis loin du but. Je ne suis donc jamais satisfait. C’est d’ailleurs un aiguillon, ça me pousse à avancer.
Bêtise : désolé, je n’ai pas de bêtisomètre à côté de l’oscilloscope. Je ne peux pas répondre de façon objective.
Bonjour !
RépondreSupprimer@ver00. Tout à fait d'accord avec toi : la tolérance ne fait pas de mal, ni aux autres et surtout pas à soi. Pas de colère dit apaisement. Tout le monde a le droit de s'exprimer, à sa manière. Il s'agit, à travers l'écriture, d'une autre forme d'expression - et c'est déjà bien de l'appliquer - et d'une forme "d'écoute" pour le lecteur, à mon sens indispensable au dialogue. La différence est aussi source de réflexion sur soi...
A bientôt
Je ne connais pas Annie Ernaux, mais je me dis que certaines personnes aimeraient bien pouvoir écrire la vie.
RépondreSupprimerAvez-vous regardé France2 à 13H15 hier, samedi ?
Un petit reportage sur l'illétrisme...j'ai trouvé que ces personnes qui osent témoigner nous donnent une belle leçon d'humilité.
Pour ceux que ça intéresse :
http://www.pluzz.fr/13h15-2012-04-28-13h15.html
Sinon, en ce qui concerne quelques messages que j'ai lus ça et là...Certaines personnes croient faire de l'esprit, mais c'est en fait pure moquerie, et c'est si facile...
Et de la place ici, y'en a pour tout le monde, il me semble.
Bon dimanche à tous.
De la place ici, y'en a pour tout le monde, il me semble"
SupprimerC'est bien vrai....sauf pour ceux qui critiquent. Sils ne sont pas d'accord, ils n'ont qu'à se taire ou aller voir ailleurs!
C'est donc cela votre conception de la liberté, Zyta? Tolérance à sens unique!
Vous devriez savoir que les sociétés où les gens se taisaient ou étaient toujours d'accord avec tout le monde, soit par crainte, soit dans leur propre intérêt, soit par le simple désir d'être bien vus ont engendré les pires dictatures.
Rien de tel dans ce blog (il ne faut rien exagérer!) il y a des énervements, des délires, des moqueries mais il faut admettre que certains internautes leur tendent la perche et les irrévérencieux s'en donnent à coeur joie! qui peut le leur reprocher?
Christophe André nous laisse entière liberté et c'est tout à son honneur. Ce qui m'a fait mal, dans ce blog, ce sont non pas les attaques entre internautes,car nous nous ne connaissons pas, mais celles envers le Dr André, à mon avis, profondément injustes (manque de tolérance de ma part?) je lui ai même reproché de ne pas réagir et je sais maintenant qu'il avait raison: ne pas répondre, cest la meilleure façon de désamorcer.
Je souhaite à tous une bonne fin de journée et j'attends avec impatience le week-end prochain et la fête du Bouddhisme à la Pagode du Bois de Vincennes. J'y vais tous les ans et c'est toujours une belle célébration, mais cette année, cerise sur le gâteau, il y aura la participation de Christophe André! Alors, il ne faut plus penser qu'à cela et oublier tout le reste!
Quel courage ont ces personnes du reportage !
Supprimer@ Anonyme Apr 29, 2012 04:50 AM
Supprimervous n'avez pas l'impression de vous contredire ?
Nous voilà revenus à un peu plus de sérénité, je commençais à désespérer de ce blog. Certains veulent monopoliser la parole et cela a le don de m'énerver car on ne lit qu'eux.
RépondreSupprimerIls s'expriment souvent avec suffisance comme s'ils voulaient dire : « regardez comme je suis intelligent(e), comme j'écris bien « Et bien sûr ils cherchent à être reconnus, c'est le principal but.
Personnellement je trouve beaucoup plus intéressants les écrits du doc que les commentaires inscrits plus bas, les combats de coqs.
Quel intérêt de lire en premier commentaire : Pas le courage de lire jusqu'au bout - on s'en fout royalement. Aucune argumentation, des phrases courtes qui disent si peu et si on a rien à dire mieux vaut pas s'exprimer.
J'entends des personne qui se désolent que le doc n'intervienne pas. Heureusement car il y passerait ses soirées et ce serait un combat vain, une cause perdue. Le doc n'a pas à se justifier.
Autre chose.
Je lis au hasard des commentaires, un internaute qui indique et ce n'est pas la 1ere fois : » beaucoup de méditions fait perdre le sens des réalités, rend un peu noeud-noeud...etc.. ».
Je ne crois pas. La méditation permet au contraire d'avoir une réflexion sur sa vie propre, de prendre conscience de la vie, de prendre du recul, de se centrer, de mieux se connaître,
on devient un peu plus poète mais dans ce monde où l'art perd sa place , n'est ce pas un bien ?
Tout ce qu'on fait doit être utile..Donc aucune place pour la découverte, le chemin sans but précis. La méditation est une sorte de thérapie dans beaucoup de cas, mais peut on dire que trop de méditations dérangent l'esprit. Qu'est ce qui est trop. Ceux qui sont dérangés le seraient sans cela. Je ne crois pas qu'elle en soit la cause principale.
Plutôt que de porter des jugements de valeurs sur les personnes, j'aimerais entendre des gens qui parlent de méditation puisque c'est l'objet de ce blog en principe. Acceptons l'idée que la méditation ne serve à rien,soit . Celle qui dérange l'esprit serait à mon sens une méditation mal pratiquée car il y a aussi une façon de pratiquer,
Bonjour Michel,
SupprimerMerci pour votre commentaire. Permettez-moi de vous faire part de mon avis sur la méditation, car il me semble qu'il est nécessaire de porter sur cette technique un regard critique: Si certains se plaignent que la méditation ne leur convient pas, ils ont certainement de bonnes raisons, mais des difficultés à exprimer ces raisons. Pour ma part, lorsque j'ai appris une technique de méditation en 1980, j'ai d'abord ressenti un mieux être, puis les choses se sont gâtées.
J'aurais aimé à ce moment que la personne qui m'a initiée soit capable de m'expliquer ce qui se passait et ce que la méditation avait mis en mouvement dans mon esprit. Mais cette personne s'est avérée incompétente, elle en savait à peine plus que moi et elle a été bien incapable de m'aider. Comme je retirais plus de mal que de bien de la pratique de la méditation, j'ai cessé de pratiquer. La méditation n'est pas un acte anodin. Elle permet d'aller au fond de soi et ce que l'on peut y découvrir n'est pas forcément plaisant. Cela peut même être perturbant. Si personne n'est là pour vous soutenir à ce moment pour passer le cap, c'est très embêtant. D'où la nécessité d'être accompagné par un psy ou un maitre en méditation.
Bien à vous.
La méditation est-elle l'objet de ce blog ? ou l'unique objet de ce blog ? ou un des objets de ce blog ? Dans le titre :"Psycho Actif" et "Etats d'âme d'un psychiatre" et " Le blog de Christophe André " , cela ne me parait pas explicite .
SupprimerDubitativement !
Merci, Michel pour votre commentaire si pertinent, ainsi qu'à "Anonyme d'hier 29/04 04:50. dont le message était touchant.
SupprimerC'est vrai, il y a un peu plus de sérénité sur ce blog, ce qui contribue à des échanges plus positifs.
Je partage votre point de vue: les messages trop courts sont en général agressifs (combats de coqs!) et, en aucun cas ne permettent de développer sa pensée. A l'inverse, les messages trop longs sont irritants car ils occupent trop d'espace, donnent l'impression que leurs auteurs veulent prouver leur supériorité et, le plus souvent, ils expriment de façon confuse et enchevêtrée des notions qui pourraient être exposées avec plus de clarté et simplicité, d'où une certaine lassitude et une tendance à les zapper.
Alors, où est le juste milieu, la voie médiane, décrite dans le Bouddhisme? Comment écrire le commentaire parfait, à la fois limpide, détaillé et concis ? Pas facile, quand on sait que le Dr André, à travers ses billets, nous offre des sujets de réflexion souvent complexes!
La méditation n'est pas l'unique objet de ce blog mais elle y occupe une part importante, surtout quand on sait que c'est une des thérapies utilisées par le Dr André.
J'envie les personnes qui en tirent un bienfait tangible dans leur existence, car, comme l'Anonyme de 8:37, mon expérience est décevante: Après avoir beaucoup progressé dans cette voie il y a quelques années, il y a eu ensuite un retour en arrière soudain et inexplicable avec, au cours de séances, l'atroce impression d'être enterrée vivante! l'angoisse était telle que j'ai tout abandonné et je ne cherche plus l'aide de soi-disant "Maîtres" qui sont enfermés dans leurs certitudes et incapables de vous comprendre en cherchant à vous culpabiliser. Malgré tout, je continue à lire et relire les ouvrages du Dr André car il est le seul à m'apporter un peu d'apaisement. Récemment, au cours d'une rencontre:( le 20/12 Rue Jacob), il a déconseillé la pratique de la méditation chez les personnes dépressives. Serais-je donc dépressive sans le savoir?
Malgré tout, je vais me rendre moi aussi le 5 Mai à la Pagode du Bois de Vincennes où le D André va animer un atelier de méditation. Avec un peu d'appréhension mais aussi un peu d'espoir car j'ai une grande confiance en lui!
Amicalement à Michel et mes excuses pour avoir été un peu longue et un peu trop autocentrée.
Bon après-midi à tous et toutes
Excusez moi qu'attendez vous par méditation ? Comment cela se passe en pratique ? Car j'ai beaucoup réfléchi sur moi-même,mais seule, en écrivant souvent et il est vrai qu'au début, j'ai remué du linge sale et ce fut difficile à "nettoyer",j'ai beaucoup souffert mais avec le temps,j'ai appris la philosophie de vie qui me permettait de m'en sortir sans trop de culpabilité.
RépondreSupprimerBon fin d’après midi.
@Ver00,
SupprimerPendant longtemps j’ai cru que méditer signifiait cogiter. Quelle erreur ! J’ai découvert la définition appropriée dans le livre « Plaidoyer pour le bonheur » de Matthieu Ricard : « se familiariser avec une nouvelle manière d’être. »
Selon le Dalaï Lama, « Il existe deux types de méditations, un qui recourt à l’analyse et l’autre qui consiste à fixer simplement son esprit sur un seul point. » Avec le premier type (méditation analytique), on pense beaucoup, alors qu’avec le deuxième type on pense le moins possible. Selon le Dalaï Lama, il faut conserver un équilibre entre ces deux types, sinon ça ne marche pas.
La méditation a changé ma vie.
Par exemple : j’avais tendance à râler lorsqu’il fallait payer mes charges sociales et mes impôts. Je trouvais que la société me prenait pour une vache à lait. Mais après avoir analysé le concept bouddhiste d’interdépendance, je me suis rendu compte que je recevais énormément des autres : mon langage, ma culture, la technologie, etc. Je reçois beaucoup plus que ce que je donne. Du coup tout sentiment d’injustice a disparu, et je ne râle plus jamais à ce sujet.
Autre exemple : la méditation est comme une trousse de premiers secours. Lorsque je suis perturbé, j’ouvre une séance de méditation et les émotions négatives sont dispersées rapidement. La méditation est le solvant universel des états d’âme négatifs.
Enfin les techniques de méditation englobent tout un arsenal permettant de gérer la douleur physique et mentale.
Bien cordialement,
Philippe
@ver00
SupprimerJ’ai oublié un conseil pratique. Si vous désirez vous initier à la méditation, vous pourriez commencer par le livre « Méditer jour après jour » de C. André.
Il présente une forme de méditation laïque, compatible avec toutes les attitudes possibles, religieuses ou athées.
Ensuite il est très accessible, grâce notamment aux nombreuses illustrations sous forme de peinture illustrant chaque chapitre. Une vue complète en début de chaque chapitre, suivie de gros plans au fil des pages, c’est en soi une leçon d’attention.
Ensuite chaque chapitre est suivi d’un exercice de méditation de pleine conscience, une vingtaine en tout, très accessibles.
Enfin le livre contient un CD d’exercices guidés.
Bonne journée !
Qu'entendez vous ? Plutôt.
RépondreSupprimerÉcriture, philosophie, Bouddhisme, spiritualité, méditation, partage sur des sujets variés que j’ai lu avec intérêt.
RépondreSupprimerLe mal de dos est assez répandu dans notre société. Beaucoup d’entre nous en souffrons et parfois malheureusement irrémédiablement. Aujourd’hui nous savons que réaliser quelques exercices d’assouplissement en adaptant notre souffle puis sa position avant de porter une charge aide notre dos à moins s’user et donc nous préserver de la douleur. Il y a des travaux harassants qui mettent à trop grande contribution notre dos, néanmoins si nous pratiquions ces exercices quotidiennement on l’aiderait à résister …
Je le sais mais ce n’est pas pour autant que je le fais mais depuis quelque temps des douleurs sont apparues et j’y prête plus attention avant de porter…
Je fais le parallèle avec la méditation, on sait depuis quelque temps que les exercices de méditation apporte à notre cerveau des bienfaits, preuve à l’appui des études scientifiques qui s’ouvrent de plus en plus dans le champ de découvertes pleine d’espoir pour l’humanité du moins j’ose l’espérer.
La pratique quotidienne de la méditation depuis maintenant trois années m’a apporté quelque chose, ce n’est pas une guérison mais une forme de prévention face à une éventuelle rechute que j’aurai pu connaître il n’y a encore que quelque temps. C’est dans l’épreuve que je me suis rendu compte que je résistai. Dans mon quotidien c’est l’apaisement qui s’impose le plus en moi.
Pas de maître et beaucoup de tâtonnements m’ont accompagné tout au long de ces années, seul guide dernièrement les exercices de pleine conscience dans le livre « Méditer jour après jour ». Et c’est tous les jours que j’y travaille car je me suis fait une promesse « plus jamais ça » (ça étant la dépression).
J’essaye de ne plus m’attacher à un résultat, ni à un temps de pratique, ni à un moment particulier simplement y consacrer un espace une fois, plusieurs fois dans ma journée…
Le sport, les aliments, les temps de pause, l’apprentissage sur notre nature d’êtres humains apportent beaucoup également, c’est un ensemble de choses qui accumulé renforce nos défenses pour certaines personnes cela ne suffit pas et une aide véritable de soignant est nécessaire…
Ce n’est que le témoignage d’une expérience, d'un avis parmi tant d’autres...
Qu'il devient chiant ce blog!
RépondreSupprimerAu secours, Stéphanie/Zoé, reviens vite!
Quel ennui en effet...
SupprimerVoilà qui ne me donne pas du tout envie de tester la méditation et tout le tintouin
Merci Eric,je vais commencer le livre de Christophe André , j'aurais peut-être une idée plus précise.
RépondreSupprimerBon férié.
Les livres traitant de la méditation ne manquent pas. Autant d'auteurs, autant de pratiques, d'approches différentes. Ils se rejoignent sur un point , méditer, c'est prendre conscience de l'instant présent, se sentir respirer, vivre, c'est entrer en relation avec soi, avec le monde.
SupprimerPlus on vit dans le présent, plus on peut ressentir la joie simple, mais profonde de l'être et du caractère sacré de toute vie.(E. TOLLE).
La méditation de pleine conscience me permet d'être présent à moi-même, à ma posture, à mes émotions,mes sens sont en éveil. Dans ce moment là, je vis un peu moins comme un automate, puisque je suis plus pleinement moi-même, capable de vie.
Il existe d'autres méditations où vous êtes immobiles, la posture est digne, bien droite, l' attention est portée au corps, esprit, vie, effort. (S. TRUNGPA), accueillez ce qui vient. Ce n'est pas faire le vide dans ses pensées. Un souvenir désagréable : je ne cherche pas à le fuir comme souvent dans la vie quotidienne. Il est là, je vis avec et non contre. Je lui dit bonjour : qu'as tu à me dire.. Je m'ouvre à ce qui est.
Méditer c'est lâcher prise. Ce n'est pas facile car souvent notre éducation nous a imposé d'être actif, de faire des choses « utiles ». Ne pas se crisper, ne pas avoir de but car l'important c'est le chemin. Ameuter la vie.
A ceux qui ressentent la souffrance : Il s'agit d’être plus avec la souffrance que dans la souffrance. Juste cet esprit d’ouverture qui empêche les douleurs, non dans le déni mais dans l’instant où on ne se noie pas dans de sombres ruminations. Ne pas se noyer, c'est ne pas se laisser submerger par la vague, c'est faire corps avec, ni en dessous, ni en dessus. Toujours debout comme le surfer. Ce n'est pas facile, je l'admets.
La méditation apporte un apaisement intérieur. C'est un chemin, une expérience à chaque fois nouvelle. Elle aide à vivre mieux sans loin de là être coupé du monde…
Et le muguet, il a poussé chez vous?
RépondreSupprimerAttention aux jeunes enfants, les fleurs sont toxiques et l'eau du vase qui les contient aussi...
Mais il sent si bon, que cela vaut le coup de courir grand danger en cette journée...