jeudi 23 février 2012

La voix des morts


Hier, j’essayais de mettre un peu d’ordre dans le répertoire de mon téléphone portable : supprimer les contacts enregistrés deux fois, ou mettre à jour les changements de numéros.

Et je suis tombé sur le numéro de téléphone d’une amie morte. Morte l’été dernier, d’un cancer foudroyant.

Paralysé. Évidemment impossible de l’effacer, ce numéro dont je ne me servirai plus jamais. J’aurais l’impression de commettre une violence sans nom à son égard. De la faire mourir à nouveau. L’effacer de la mémoire de mon téléphone serait comme un préambule à l’effacer de ma mémoire tout court.

Alors j’ai décidé de laisser son numéro, et de repenser à elle à chaque fois que je le croiserai. Je verrai bien jusqu’à quand cela me sera nécessaire. Et apaisant aussi : je ne me fais pas d’illusion, je crois que cette décision me fait plus de bien à moi qu’à elle. Quoique finalement, je n’en sais rien du tout…

Je n’ai pas pu non plus effacer les coordonnées de David Servan-Schreiber, mort cet été lui aussi. Mais je n’ai jamais pu, non plus, réécouter sa voix, ni regarder une de ses vidéos.

J’aime garder le souvenir des défunts que j’ai aimés, grâce à une photo, des lettres, des textes par eux écrits. Mais je suis terriblement mal à l’aise de devoir me confronter à une reviviscence artificielle : un film ou un enregistrement audio. L’impression de presque-vie devient alors insupportable, et réveille la tristesse de leur disparition de manière trop violente.

Lorsque mon meilleur ami est mort, alors que j’étais étudiant à Toulouse, je me souviens de mon bouleversement lorsque, peu après, j’avais réécouté sa voix sur mon répondeur téléphonique. Nous nous laissions beaucoup de messages, et à l’époque cela se passait sur des gros appareils qui enregistraient tout sur des cassettes à bandes (la préhistoire !).

J’ai gardé précieusement ces cassettes, même si cela fait un bail que je ne les ai pas écoutées. Je sais exactement où elles sont rangées, dans quelle boîte, à quel endroit. Pour l’instant, il reste encore un vieux lecteur de cassettes à la maison. Je sais que je pourrai, si je le souhaite, réentendre sa voix. Mais le jour où il disparaîtra ? Garderai-je ces vestiges devenus muets ?

Ces voix des morts, et leurs images animées, gardent une puissance vitale. Alors notre cerveau et notre cœur sont dans le trouble : ils savent que c’est factice, mais ne peuvent s’empêcher de vibrer. Comme l’espoir qu’on va se réveiller d’un mauvais rêve. Mais non, ce n’était pas un rêve. Juste la vie. Et puis la mort.

Alors, dans ces moments où mes états d’âme commencent à tourner au triste, je me rappelle de tous les bons moments passés avec ces morts. De tout ce qu’ils ont vécu de beau, de tous leurs bonheurs. Je souris à l’intérieur de mon envie de pleurer. Je ne cherche pas à me consoler ou à relativiser. Juste à respirer. À respirer un peu pour eux. Et à leur sourire.

Illustration : un corbillard de la religion Cao-Dai, au Viet-Nam.

129 commentaires:

  1. Très beau ce que vous dites !

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  2. Bonjour,

    je vous rejoins sur le fait de remettre en question les avancées technologiques qui continuent à faire vivre les morts. Supporterions nous mieux leur absence sans ces souvenirs poignants? Je pense que oui...

    Merci pour ce partage et cette réflexion.

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  3. C'est étrange cette façon de vouloir conserver des empreintes de " nos " défunts " et de ne pas vouloir les ranimer... Je me demande si c'est leur rendre, et nous rendre service, au fond ?
    Je pense au Rippling ( voir le Jardin d' Épicure d' Irvon Yalom ) et, là, je me dis, que tous ces gens, et nous même, souhaitons ardemment laisser un petit quelque chose d'utile à nos descendants, à l'humanité, sans orgueil démesuré, juste pour justifier notre passage,... Je réfléchis à ça en lisant ce message de Christophe André, et alors j'avoue que, personnellement, j'aimerai bien qu'"après " on se souvienne de moi, bien sûr, mais aussi à travers ma voix réécoutées, qu'on regarde mes films où j'étais vive et souriante, comme un soleil qui se lève, puis qui se couche, sans que cela ne fasse de drame. Comme le jour et la nuit, les printemps, les hivers, ... Sans drame, parce que c'est là, justement...
    Bien à vous tous ;o)
    V

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  4. Je suis de tout coeur avec vous Dr!

    Un ami est décédé l'année dernière...quel étonnement la première fois où j'ai vu un message sur son Facebook!?

    C'était sa soeur qui a décidé de laisser activé son compte et qui poste de temps en temps des messages en fonction de l'actualité, parfois des vieilles photos apparaissent. Ses amis laissent des commentaires de soutien..c'est curieux! ça ranime une tristesse qui pouvait ne pas ré-apparaitre..j'ai supprimé son compte du coup. Cet acte fut délicat, plein d'interrogations, mais je ne regrette pas. A chaque fois que je pense à lui, ça me rend triste, donc il me parait inutile de forcer les choses

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  5. On peut tout supprimer photos, enregistrements des voix tout mais ce qui reste dans notre coeur est toujours là donc faisons en sorte de garder les bons souvenirs des êtres chers qui sont partis... le temps le temps fait bien les choses... après on peut regarder de nouveau les photos sans chagrin ni tristesse et enfin avec sérénité... mais le parcours est parfois plus long et lent qu'on aimerait...

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  6. J'ai ressenti la même chose lorsque je suis tombée sur le numéro de téléphone de mon père parti il y a 2 mois. Impossible de l’effacer, comme si je le faisais mourir une seconde fois. Le plus important est ce que nous gardons au fond de notre cœur, ce que nous ne pourrons jamais effacer malgré le temps qui passe. Merci à vous pour ce témoignage touchant !!

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  7. Je n'ai rien à dire, je suis déjà morte!

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  8. Accepter....c est la derniere phase...la plus dure...c 'est comme une gifle en pleine figure, c 'est un reveil qui surprend et fait mal ,seulement c 'est la realite...

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  9. Cao-Daï est-ce Gao Mata ? ...
    Gao Mata contemple d'un oeil placide et bienveillant l'agitassion du monde ...
    Gao Mata nourrit tous les êtres ...
    Gao Mata trace dans le ciel sa voie lactée ...
    La lumiére et l'ombre ...
    La voix et le silence ...
    Je pense que le repos c'est alors l'Ahimsa ...

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  10. Merci pour la sincérité de votre post.
    Merci également pour cette photo, dont les couleurs sont si "vivantes" !

    Il y aurait tant à dire...

    C'est étonnamment quelque chose de très intime, et à la fois quelque chose qui touche absolument tout le monde sans exception.

    Mon père nous a quitté il y a 5 mois, et j'ai été confronté à la même chose que vous ce mois ci. Ce numéro de tél., c'était déjà celui-ci dans mon enfance. Le fait que plus personne ne décroche est déjà très dur, mais j'ai toujours besoin de voir sur mon combiné l'intitulé "papa" dans la liste de mes contacts. Je ne ressens pas l'idée d'une autre mort en effaçant son nom, non,
    c'est plutôt que je ne peux effacer tout tout d'un coup...
    Je sais qu'il faut du temps pour gérer ce manque physique, ses sourires, ses attentions...
    Je l'ai vécu il y a 20 ans avec ma mère.
    Mais je me rappelle ce que j'avais dit à mon père : tu te rappelles de ses derniers jours, mais n'oublie pas que tu as passé de si belles années avec elle...
    J'ai ajouté que moi, j'aimerai qu'on se souvienne de moi non pas juste à la fin (là où au final, on ne contrôle plus vraiment grand chose...), mais les bons moments, les choses qu'on a échangé, qui nous ont tous porté dans la joie, le bonheur.
    Sinon, se limiter aux tout dernier moment, c'est effacer l'être merveilleux qu'on vient de perdre...

    Ohhh bien sûr, les photos, et comme vous le dites, M. André, les films, les enregistrements, la voix... Je les ai pour mon père, pas pour ma mère...

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  11. Mais, et ce au risque de passer pour une illuminée, ce dont je n'ai strictement rien à faire ! Je vais vous relater ce qu'il m'est arrivé peu avant la perte de mon père :
    ma meilleure amie me disait avoir une amie médium, et elle insistait pour que je la contacte. Je n'en voyais pas vraiment l'intérêt...
    Et puis, mon père a vu sa santé se dégrader... Cette amie m'a dit de contacter un réseau audiotel où elle exerçait. Moi qui n'avait jamais utilisé ce système... Bien entendu, le jour où je me suis décidée en me disant : bon bah comme ça, voilà, je l'aurai fait, je le raconterai à mon amie qui n'insistera plus ...Eh bien, je me suis trompée... Cette médium ne travaillait pas ce jour là... J'entends différents profils et me dis : bon, maintenant que j'y suis, allez, soyons fou, et une voix m'a plu. je me suis retrouvée à lui parler. Parfaites inconnues l'une et l'autre... Et après m'avoir demandé mon prénom et ma date de naissance, elle me dit que mon père nous quitterait avant la fin de l'année. Bon. Puis elle me parla de ma mère. Me précisa qu'elle avait perdu 2 frères (vrai), le prénom de l'un d'eux (vrai), et que le prénom de sa meilleure amie était Annie (vrai), son plat préféré qu'elle nous faisait presque toutes les semaines (vrai), et là, je me suis demandé ce qui se passait...

    A présent, je fais le deuil, c'est vrai, c'est long, mais c'est ainsi.
    La présence physique me manque, sa voix, ses mots, tellement de choses...

    Mais je sais aussi qu'il y a autre chose.

    Pour autant, nous suivons TOUS ce chemin, et nous, nous sommes là, nous avons un destin à accomplir.
    Comme me disait une amie récemment : nous sommes tous obligés de vieillir, mais ça dépend de nous de grandir.

    Nous avons tous notre chemin,
    l'un d'eux, et j'en suis absolument sûre, c'est d'apprendre à nous aimer, nous. A nous accepter tel que nous sommes, et ne pas chercher à nous battre face à nos émotions. Elles ont des choses à nous dire... Accepter ses faiblesses, c'est vrai, mais accepter aussi les forces, pour celà, faut-il encore avoir pu les identifier sans se juger...
    Si nous ne nous aimons pas, comment aimer véritablement autrui sans biaiser la relation?

    D'avancer en hurlant, en criant en se révoltant ne change en rien le temps qui s'écoule,

    de plus, et je le pense au plus profond de moi, aider les autres commence par se sentir bien soi. D'ailleurs, n'est ce pas ce que fait le DalaÏ Lama? Il suffit de le regarder, juste le regarder, son sourire, son expression, si apaisante, si aimante, si bienveillante.
    Il n'a même pas besoin de s'exprimer en mots... D'ailleurs, on peut dire des mots sans être sincère, mais on ne peut sourire de cette manière, avoir ce regard, sans que celà ne vienne de l'intérieur...
    Et c'est ça qui attire, qui donne envie d'atteindre (ou tout du moins de s'en approcher) une telle sérénité et une telle bienveillance.

    Tout commence par le regard que l'on pose sur nous-même, et sortir de l'illusion (culture, pensées d'autrui et sur nous-mêmes, car nous sommes probablement ceux qui expriment le plus de dureté envers nous-même...)

    Ahhh la force, la puissance des mots...

    Ahhh d'ailleurs, M. André, ne dit-on pas "rendre l'âme"... Mais à qui? Nous sommes de passage, autant profiter du chemin...

    Une dernière chose : un dialogue selon moi extra tiré d'un film (rediffusé récemment : Polly et moi) :
    "Le truc, c'est de ne pas rester bloqué sur le passé ou de rêver à ce qui pourrait bien nous arriver, mais profiter du voyage nom d'un chien !
    Quel intérêt de monter dans le train et d'être secoué, si tu ne profites en rien du voyage !
    Tu veux que je te dise? C'est au moment où tu t'y attends le moins qu'il t'arrive quelque chose de bien. Bien mieux que ce que tu avais pu prévoir."

    :o)

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  12. Juste merci ça m'a fait du bien.

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  13. Bonjour,

    c'est un très beau témoignage et touchant.
    Cela m'évoque la mort,il y a moins d'un an,de mon père.
    Son image reste gravé dans mon coeur et son souvenir me provoque une pointe de tristesse mais aussi de joie, d'avoir pu partager, avec lui beaucoup d'amour et de bon moments.
    Et qui-sais? Il est peut-être heureux maintenant, enfin débarrassé de sa terrible maladie qui le rongeait à petit feu.
    Alors, en pensant à cela je souris doucement et je respire la joie d'être plein vie et d'espoir et de pouvoir coucher ses mots sur ce blog.

    A bientôt

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  14. Le jour où vous aurez fait votre deuil vous pourrez probablement effacer ces numéros de téléphone et ces adresses. Les films et les enregistrements audio c'est assez violent c'est vrai. Ils peuvent faire du bien comme ils peuvent faire du mal. A chacun de voir en fonction de sa propre sensibilité je pense. Sophie

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  15. j'aime, moi, revoir ces visages, entendre ces voix qui font revivre ceux qui ne seront plus jamais là. Peut-être que j'ai tout simplement peur de les oublier ... Vous parlez de David Servan-Schreiber, l'autre soir j'ai regardé un DVD, il y parlait de son cancer, sans fard, simplement, de sa vie, de son bonheur d'être utile (Oh combien) et je me suis sentie bien ...

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  16. Même les petits mots insignifiants comme des recettes de cuisine, écrits sur des feuilles quelconques, dont on n'a que faire, qu'on aurait jeté sans ambages si la personne était encore de ce monde, je n'arrive pas à les déchirer.
    J'essaye de les oublier dans un fatras de documents.
    Effectivement, il semble qu'on aurait l'impression de tuer cette personne.
    Les traces de nos défunts sont ineffaçables dans nos cœurs.

    Mais il y a aussi les personnes qu'on n'aimait pas : on n'ose même plus dire du mal d'elles. On se le reprocherait. A quoi bon.

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  17. C'est troublant... J'ai moi aussi une veille boite en carton au fond d'un placard avec les vielles cassettes de mon vieux répondeur téléphonique, et je sais qu'elles contiennent des messages laissés par mon père, parti en 1997. Je ne réécouterai probablement jamais ces messages, ce serait beaucoup trop d'émotion, et pourtant je suis contente qu'elles soient là...

    Sylvie B, de Marseille...

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  18. Ce billet est touchant, sensible nous remémorant en chacun de nous de nombreux moments de vie, de partage avec ceux qui nous ont été chers, d’autres qui ont croisé notre chemin et qui nous ont quitté un jour, partis je ne sais où mais laissant une empreinte en nous d’éternel.
    Il y a maintenant plus de quatre ans que ma fille a perdu une de ses meilleures amies lors de son entrée au collège. Un drame dont je n’ai pas pris toute la mesure pour son psychisme, si j’avais eu la connaissance du besoin d’une aide professionnelle pour l’aider au mieux pour réduire sa peine , je l’aurai fait mais après l’enterrement, la vie reprend mais les douleurs restent profondes et apparaissent sans crier gare… Ma fille garde précieusement les dessins, mots tendres qu’elles s’envoyaient dans une boîte et lors de ses moments de tristesse, d’abandon elle l’ouvre et parle à son amie. Je me souviens d’une fête que l’on avait fait à la maison, ses yeux pétillaient de joie, nous avons filmé ce moment inoubliable et nous avons revu le film il y a un an, comme un besoin de la revoir, de l’entendre, les émotions ont été vives …
    Lors d’un voyage, j’ai vu une lumière dans la lunette arrière de notre voiture alors qu’il n’y avait apriori personne et j’ai voulu croire que c’était elle qui nous envoyait un signe comme pour nous dire je suis là quelque part...

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  19. Mon tendre frère est décédé il y a quelques semaines à l’âge de 58 ans. Je réagis de la même façon que vous : incapable d’effacer son nom de mon bottin, incapable de regarder une vidéo le montrant. Et c’était la même chose au décès de mes parents. Après un certain temps, j’ai opté pour inscrire, dans ma liste de personnes proches, le numéro d’emplacement de mon père au cimetière.
    On s’attend à ne pas vieillir avec ses parents, mais pas à perdre un membre de la fratrie si tôt. Dur dur de penser que plus jamais je ne le reverrai.

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  20. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    1. Vous avez mis des mots sur ce que j’éprouve et que j’ai du mal à exprimer par rapport à nos « chers disparus » ; je n’arrive pas à aller sur leurs tombes, à regarder leurs photos, à réécouter leurs voix, tout en sachant très bien où je pourrais trouver ces supports qui me raccrocheraient à eux. Quelque chose en moi, de plus fort, me retient. Est-ce une espèce de protection contre ma propre tristesse qui m’empêche de rouvrir la « boite de pandore » ? Je crois bien que oui, parce qu’il est toujours difficile de vivre avec le plus jamais qui sonne comme une inéluctable fatalité qui est pourtant bien le fondement même de la vie qui ne peut être séparée de la mort, que nous l’acceptions ou non. D’autant plus que cette réalité se reflète en nous comme un miroir qui nous rappelle notre propre pérennité. Ce qui ramène à la question fondamentale : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Et c’est précisément à travers ce questionnement que l’on peut trouver une force qui nous propulse à dépasser nos noirs états d’âme pour trouver une réponse à nos angoisses fondamentales par la création d’un possible qui permet de dissiper nos doutes et nos peurs et de puiser en nous nos propres ressources pour continuer sur le chemin.

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  21. Mon père est décédé en 1979 et le souvenir de sa voix reste cependant très présent. Je sais que je pourrai encore la reconnaître entre toute. Celle de ma mère décédée plus récemment me semble moins précise mais si je l'entendais à nouveau, je sais que je saurai immédiatement l'identifier. Sacha

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  22. Merci d'exprimer ce que tant ressentent. Il m'est étrange de voir à quel point il est difficile de réentendre ou revoir ceux qui nous ont quittés. Pourtant je regrette énormément d'avoir perdu le souvenir de la voix de mon grand-père, parti il y a 10 ans. J'étais très jeune et depuis j'apporte beaucoup d'attention aux voix de ceux qui m'entourent, proches comme inconnus. Une simple voix peut me décontenancer ou me mettre à l'aise. Alors je suis triste d'avoir perdu cette voix si chère, comme si je lui refusais la parole à tout jamais, comme si je l'empêchais de me dire l'indicible à travers les mondes...Pascale

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  23. Ce que vous exprimez là, je le ressents exactement de la même manière... je n'aurais pas pu l'exprimer plus justement.... En fait, c'est certaienement pour cette raison que j'aime tant vous lire Dr, j'ai souvent l'impression que vos émotions sont les miennes (en dehors des sujets en rapport avec le rugby qui ne sucsite absolument rien en moi :-))))) et de vous lire "pose" mon propre ressenti, mes propres interrogations, et ça me fait du bien !!! MERCI MERCI MERCI

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  24. C est en changeant d'opérateur et de téléphone portable avec un système très différent (smartphone) que les chers disparus de mon répertoire se sont envolés : c'est long et laborieux de tout ressaisir!
    Bonne journée.
    A.B.

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  25. J'ai entendu dire que certaines personnes se font enterrer avec leurs portables...

    Peut-être qu'un jour nous pourrons avoir des forfaits "eternity" et que nous pourrons nous faire effectivement enterrer avec nos portables mais qu'en plus, il y aura une messagerie automatique qui enregistrera les messages pour les défunts...et pourra peut-être même envoyer des messages automatiques pour les anniversaires de nos proches, histoire de leur faire plaisir même après notre mort.

    Après tout les égyptiens entraient dans le monde des morts avec pas mal d'objets de leurs vies.

    J'ai bien peur que là encore hélas il y a ait des discriminations sociales...

    L'éternité pour les grands, riches et puissants et la petite mort, après la petite vie, pour le peuple.

    Je prône pour la part, la dispersion des cendres et aussi celle des voix...

    Entendez vous les sempiternelles plaintes docteur André? Ce sont les plaintes des morts!

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    1. La dispersion des voix, en période électorale, c'est dangereux. Le vote utile est préférable.

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    2. Dr André, si vous entendez les sempiternelles plaintes des morts, est-ce en faisant soulever les guéridons?

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    3. AnonymeFeb 24, 2012 05:37 AM

      C'est mieux de voter selon ses convictions, au moins au premier tour!

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    4. AnonymeFeb 24, 2012 07:52 AM

      Le docteur André répond très rarement sur ce blog.

      Mais il lira votre message, soyez rassuré!

      Bonne soirée à vous !

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  26. Ne pas pouvoir écouter la voix des êtres chers disparus,être finalement encore trop "faible" pour pouvoir les voir en vidéo ou film,c'est normal et c'est humain, on a peur d'avoir trop de chagrin.En même temps, vous nous dites de ne pas fuir nos émotions, mais ne faites vous pas là une sorte d'évitement tout de même, pour vous protéger surement?Parfois il est difficile de faire ce que l'on prône.J'ai toujours pensé que les êtres chers restent à jamais dans nos têtes (en souvenir), dans nos coeurs.Et il faut penser à eux comme vous le faites, de façon positive. C'est, j'en suis persuadée un excellent moyen de continuer sans avoir trop de souffrance et en même temps sans masquer notre peine.Je dis toujours à ceux qui ont perdu des personnes très proches, de parler d'elles, de raconter des anecdotes, des histoires ou des morceaux de leur vie.Ca aide à faire le deuil, même si ils doivent pleurer en racontant en se souvenant, ça fait du bien.Ce n'est pas honteux, c'est juste humain.

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    1. Bonjour Laure,
      je ne pense pas qu'il s'agit de faiblesse. Je ne vois pas ça ainsi. Après tout, ceux qui écoutent peuvent être aussi dans ce cas qualifiés de faibles car besoin de les écouter ou voir...
      Je le vois plus comme : ça convient à ce moment là dans le cheminement.

      Par contre, je ne comprends pas trop ce que vous voulez exprimer lorsque vous parlez de ne pas fuir ses émotions et que le Dr André dans ce cas fait une sorte d'évitement tout de même.
      Pour moi, c'est le contraire : les identifier, les accepter, les "vivre", afin de leur permettre de "passer" et non bloquer.

      "Je dis toujours à ceux qui ont perdu des personnes très proches, de parler d'elles, de raconter des anecdotes, des histoires ou des morceaux de leur vie.Ca aide à faire le deuil, même si ils doivent pleurer en racontant en se souvenant, ça fait du bien" : attention Laure, ce qui fait du bien pour vous, ne fait pas nécessairement du bien aux autres.

      Un jour, pendant nos études, une collègue et amie proche m'a dit : ohhh il est arrivé à ta patiente ceci etc. ... Moi je lui dirais ceci, celà... Et là, je lui ai répondu : attention : c'est ce que tu aimerais qu'on te réponde, ou ce que tu penses qu'elle a vraiment envie et besoin d'entendre?

      Surtout respecter ses propres sensations, et au final émotions, c'est aussi ainsi qu'on respecte celles des autres... ;o)

      Douce journée!

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  27. Une personne que je connaissais qui venait d'Haïti est décédée récemment. Alors qu'elle sentait que venait pour elle le moment de mourir et qu'elle avait beaucoup de craintes, elle m'a raconté les histoires et les croyances de son pays et de sa religion, qui entourent la mort. Ainsi, elle avait peur de recontrer des gens qui ne seraient pas de vrais vivants, faux morts ou revenants. Il y avait alors un rituel à observer pour s'assurer de qui se trouvait en face de soi.
    Maintenant, tout cela me fait réfléchir et il me semble important que les morts soient bien morts et reconnus comme tels. Films, voix enregistrées et photos dans une moindre mesure, pourraient nous donner l'impression que nos chers disparus sont encore là physiquement et faire naître en nous une impression étrange, irréelle ou alors une grande tristesse. J'imagine qu'il faut du temps, avant de pouvoir jeter ou revoir, réentendre. Bon week-end.
    C.C.

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  28. bonsoir,
    Très touchant votre billet.
    Nous sommes sans doute nombreux à parler de l'absence d'un être cher. Ma Fille chérie de 18 ans nous a quittés il y a presque 14 ans, emportée par un méchant cancer (et que l'on ne me parle pas de "faire le deuil"). Au début, j'avais besoin de revoir les cassettes -et quel regret de ne pas en avoir davantage- d'entendre, de la revoir. Maintenant, cela me bouleverse tellement mais, comme vous, je sais "où se trouvent les DVD", et je ne peux me résoudre à supprimer quoi que ce soit. Les vêtements, les livres sont là... intouchables.
    Merci de nous comprendre
    Bonne fin de semaine

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    1. "Faire le deuil","tourner la page"...autant de bonnes paroles comme des coups de couteau ...

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  29. Le "travail de deuil" d'un être cher, c'est bien ainsi que l'on nomme l'ensemble des phases à traverser, si énergétivores, de durée variable,avec des "avancées et des retours en arrière" ... d'abord la douloureuse séparation des effets personnels,en plusieurs étapes,..prise aux entrailles et entrée lente dans une réalité que l'on ne peut accepter ... suivie de détachements en détachements à l'insu de la raison ... conduit au "consentement": seul mot qui me convienne ...car comme dit plus haut Valérie "Accepter....c est la dernière phase...la plus dure...c 'est comme une gifle en pleine figure, c 'est un réveil qui surprend et fait mal ,seulement c 'est la réalité..." Pourtant c'est la condition pour accéder à une autre relation fécondante d'un ordre nouveau avec le défunt ...jamais acquise une fois pour toute ... de la fatigue, du stress ... et le manque renaît ... les souvenirs qui nous réchauffaient hier ... redeviennent plus nostalgiques.On finit par apprivoiser aussi ces oscillations.
    "Les essuie glaces chassent la pluie mais laissent des traces"

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  30. Merci Christophe pour cet émouvant billet. Ce n'est jamais simple de dévoiler ce que nous ressentons face au thème de la mort. Parfois, j'ai l'impression que c'est un sujet encore tabou pour bon nombre de personnes. Après un drame horrible et extraordinaire survenu dans ma famille et que j'étais en plein deuil, une amie m'a dit : "le temps t'aidera". Sur le moment, j'ai été choquée par ses mots. Une phrase si banale sortant de la bouche de cette amie chère à mon cœur. N'avait-elle rien d'autre à
    me dire ?. En quoi le temps pourrait-il bien m'aider ? Je ne comprenais pas. Les années ont passé. 5 ans. Aujourd'hui, avec le recul, je comprends enfin la signification de ses mots. Oui, le temps m'a aidé. Il atténue la douleur de la perte de mes proches. Cette douleur ne s'effacera jamais, mais elle se fait moins vive au fil des ans. Laisser le temps au temps. Prendre le temps de penser aux morts. Mais surtout prendre le temps de penser à soi. Ne pas essayer de cacher ses émotions de peur de paraître faible aux yeux des autres. Au contraire, laisser parler ses émotions aide énormément. Vivre le deuil selon ses propres ressentis. Avec des numéros de téléphone encore enregistrés ou pas. Tout simplement écouter son cœur ...

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  31. Un vrai temps de Toussaint!

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  32. Est-ce que les morts nous aident à vivre ?
    Parfois, j'ai l'impression qu'ils nous en empêchent...

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    1. Même impression souvent...nos morts, ou les morts ?

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    2. nos morts, les morts...quelle différence ?
      Je préfère ne pas y penser, cela m'empêcherait de vivre, de penser qu'ils sont là omniprésents auprès de moi...brr, ça me donne la chair de poule...
      Qu'ils reposent en paix dans leur monde et qu'ils nous laissent aussi en paix dans notre monde.
      Que nous diraient-ils s'ils revenaient en vie ? De vivre non ?
      Faut arrêter de regarder les "portes fermées"
      Pensons aux personnes en vie, qui souffrent.
      J'aimerais simplement pouvoir aimer les vivants, et pas de façon maladroite, je me sens parfois coupable de ne pas les aimer comme il faut...

      Bonne journée à tous les vivants !

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  33. J'ai perdu mon plus jeune fils il y a quelques années. J'ai assisté à sa mort. Et j'avoue ne pas savoir ce que je dois faire : effacer toute trace de son passage (notamment les photos posées dans des cadres çà et là) ou au contraire entretenir, à la manière des asiatiques, un autel que j'allumerais chaque matin afin de me rappeler que je suis moi-même mortel et éphémère. Je me pose cette question car pour moi la vie est devant, pas derrière. Ce qui compte c'est ce qui me reste à vivre,pas ce que j'ai vécu.

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  34. Il y a une différence à faire entre 1) l’amour gratuit, qui est une sorte de solidarité, de fraternité entre humains, et 2) la dépendance affective, dont l’utilité est de nous soutenir jusqu’à ce qu’on tienne debout tout seul.
    La deuxième exige de faire le deuil, mais pas la première car elle n’attend rien de l’autre, elle dépasse notre propre personne.
    Magnifique corbillard.
    Amitiés

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  35. Très beau texte de Christophe André et très émouvant.

    Il a fait remonter à ma mémoire un souvenir douloureux.Mon fils,qui avait 20 ans était sorti et,je l'attendais,vers minuit,pour lui annoncer le décés accidentel de son meilleur ami.Je me souviens de ma tentation d'aller me coucher et de lui laisser passer encore une bonne nuit.
    Mais il est arrivé et j'ai été mise au pied du mur de l'annonce de la nouvelle.
    Il m'a dit quelque-chose comme:"Maman,tu mitonnes"=tu dis n'importe quoi.Et,sa première réaction a été de sortir son portable,cet instrument de communication, ce détecteur de mensonge,et de composer le numéro de son ami.
    Au bout du fil,sa voix enregistrée qui n'était pas la vie mais sa simulation.

    Après,ce que je vois dans ce beau texte de Christophe André,c'est une description du lien mais d'un lien, qui d'un côté,n'est plus amarré.Aucun moyen technique-audio,vidéo-ne sait nous restituer l'élément absent,ou,s'il nous le restitue,c'est en créant un malaise insupportable.

    Ensuite,je vois aussi l'image du corbillard qu'on croirait peint par des enfants.Il nous emmène au Viet-Nam.
    Mon fils est allé faire des études à Taiwan.Je n'y ai pas vu de corbillard peint comme celui-là.
    Mais,devant les buildings modernes,devant les mairies comme devant les maisons obscures,brûlent des papiers dans des chaudrons:de l'argent(factice)pour les ancêtres.
    Dans les fonds de couloir d'immeuble,on dispose de la nourriture pour les ancêtres.
    Moi qui aide mon fils financièrement,je l'entends parfois me dire:maman,ça va pour ce mois-ci.Mon beau-pére nous ramène les restes du repas des ancêtres.
    Son beau-père,c'est un honorable monsieur taiwannais selon nos critères occidentaux mais qui veille à un partage sans gaspillage entre les vivants et les morts.

    A Taiwan,au pays de la technologie avancée,les morts ne finissent pas leur repas et laissent à manger pour les vivants.
    Ainsi se trouve maintenu l'élément absent du lien.
    Cela est un peu surprenant pour nous mais,si on accepte de s'en imprégner,c'est très apaisant et très doux.Comme le corbillard peint aux couleurs de la vie.Il n'y a pas de rupture de lien.

    Maintenant,je vous dis tout.J'ai un petit-fils taiwannais qui n'a pas 2 ans et va bientôt rentrer avec ses parents en France.Une vieille dame taiwannaise s'inquiète pour lui,parce-qu'elle doit deviner qu'il vient dans un pays où il n'y a que des télephones,parfois muets.

    J'ai été longue.Merci de votre patience!.

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  36. Dans un article précédent, Christophe André énumérait les aspects positifs de son accident.

    En s'inspirant de cette pratique, quels aspects positifs pourrions-nous trouver à la mort ?

    En voici un :

    Une vie sans mort correspondrait à des êtres immortels. L'évolution des espèces serait bloquée.

    Donc sans la mort, nous serions probablement tous encore à l'état de plancton.

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  37. Parfois je me dis que ce blog sert aux différents intervenants (l'auteur y compris) à étaler leurs vies de façon un peu impudique.

    Mais si ça leur fait à tous du bien, pourquoi pas?

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    1. On est libre d'écrire ce que l'on veut, c'est vrai,
      tout comme on est libre de lire ce que l'on veut...
      Qui serait le plus impudique dans ce cas, celui qui écrit, celui qui lit?
      Pour ma part, c'est l'échange que je trouve le plus riche, il nous permet de se sentir moins isolé, profondément humain, et aussi d'avoir de nouvelles "pistes", d'autres manières d'appréhender les choses.

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    2. D'accord avec Anonyme 2:17 et Isa . J'imagine que les personnes qui ont relaté ici des drames personnels vont se sentir douloureusement blessées . Quand au Dr André, on ne saurait lui reprocher d'étaler sa vie privée. Quand il livre des anecdotes personnelles, c'est toujours avec beaucoup de pudeur et de délicatesse et toujours dans le but de nous faire réfléchir.

      Etant donné la gravité du billet, vos propos sont déplacés et injustes, anonyme 12:56

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    3. Ne pensez-vous pas un seul instant que votre intervention déplacée peut peiner les personnes souffrant du départ/absence de leurs proches ? Passez votre chemin. Merci !

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  38. Joli billet Docteur André,
    Ce n'est pas facile de quitter des proches que l'on a aimé. Aussi, ayant perdu mon père en 1985 quand j'avais 10 ans, j'ai pu vivre l'expérience de cette douleur. Ce que je ressens souvent, c'est son absence.

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  39. ... Ton absence ouvre en moi une faille
    ... Par laquelle déferle l'au-delà ...
    ... Ta mort est pour moi un déluge ...
    ... De ciel .......

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    1. Superbe.
      Je regrette si souvent de ne pas avoir un tel don d'écriture, comme cela doit être bon de pouvoir exprimer avec exactitude et avec beauté ses pensées et ses sentiments. Cela doit être "libérateur"

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  40. Bonjour à tous,

    L'expérience des uns sert aux autres, si personne ne dit rien on reste tous enfermés avec nos doutes, questions et problèmes.
    Pour moi le partage fait parti intégrante de la communication.
    Merci à toutes et tous de partager sur ce blog, et merci à vous Dr André,vos textes sont nourrissants, les plus grands thérapeutes pour moi, sont ceux qui ont du vécu et fait un grand travail sur eux mêmes, vous faites parti de ces personnes riches et merci de partager avec nous.
    Vous souhaitant à tous et toutes un agréable dimanche

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  41. PARADIS

    Une porte ...
    Un jardin ...
    Et l'éternité ...
    Pour apprendre la contemplation

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  42. Bonjour, merci pour ce billet.
    Tout à l'heure j'ai vu un lien vidéo "Relaxation rapide, essayez la maintenant!!", ça m'a fait rire. Bonne soirée à tous, amicalement.

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  43. Ce post sur les défunts (bien que l'on ne soit pas en période de la Toussaint) me fait penser à un récit.

    C'est l'histoire d'un juif qui demanda un jour à un Maître (Jésus pour ne pas le nommer):

    "- Seigneur, que dois-je faire pour avoir le bonheur éternel?
    - Viens avec moi annoncer la Bonne Nouvelle!
    - Mais Seigneur, laisse-moi rentrer enterrer mon père...
    - Laisse les morts enterrer les morts!"



    Le père du juif en question certainement ne venait pas de mourrir, sinon son fils ne serait pas avec le Maître.
    Dans la tradition juive, les funérailles peuvent durer jusqu'à un an, se terminant par la "Matzevah" où les endeuillés dévoilent une dernière fois la tombe avant de la sceller par une pierre tombale. Et c'est probablement le cas ici, l'homme certes rentrerait chez lui apposer une dernière touche aux funérailles, mais parviendrait-il à vraiment enterrer son père dans sa tête?


    Des fois, dans des moments de blues, quand je repense à mes chers défunts, ce récit me rappelle à la réalité des vivants présents et au bonheur que je peux leur prodiguer...

    Bonne Semaine.

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    1. Bonsoir Louis,

      je me souviens également de ce passage dans St Luc, mais à la place de la "Bonne nouvelle", il s'agit d'annoncer le Règne de Dieu".

      "Laisse les morts enterrer les morts" n'est pas à prendre au pied de la lettre. Il s'agit de répondre à un appel, comme lorsque l'on prend le chemin d'un pèlerinage et de laisser la vie d'Avant pour accueillir la vie du Présent.

      Désolée pour les personnes athées de ce blog qui n'auront qu'à zapper tout simplement
      ce commentaire afin de ne pas se sentir offensées par l'évocation de Dieu.

      Heureuse de pouvoir échanger avec vous sur ce sujet!

      Bonne semaine.

      Niobée.

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    2. @Niobée,

      "Désolée pour les personnes athées de ce blog qui n'auront qu'à zapper ce commentaire pour ne pas se sentie offensées par l'évocation de Dieu "

      Un peu agressive, votre phrase mais elle illustre bien le climat qui règne dans ce blog: selon vous seuls les croyants devraient s'exprimer dans ce blog, les autres, les affreux athées n'ont qu'à aller voir ailleurs, ils n'ont pas leur mot à dire. Quel bel esprit de tolérance à sens unique, et quel mépris!

      Et pourquoi penser que les athées seraient offensés par l'évocation d'un dieu qui, pour eux n'existe pas et qui fait donc partie des nombreuses mythologies fabriquées par les êtres humains. C'est d'ailleurs ce qui fait la diversité et la richesse des innombrables civilisations qui se sont succédées aux cours des siècles et qui ont apporté le pire comme le meilleur.

      Dans ce blog, On peut constater que seuls les Evangiles et la Bible sont régulièrement cités. jamais je n'y ai lu des messages de Musulmans évoquant le Coran ou de Juifs évoquant le Talmud. Quant aux rares athées ou agnostiques qui s'y aventurent, ils sont vite cloués au pilori! On peut donc en conclure que sa tendance est plutôt catho-intégriste!

      Je suis athée mais j'ai des amis prêtres et des amis Juifs: beaucoup de tolérance et de respect mutuels. Nous ne cherchons pas à imposer nos convictions à ceux qui ne les partagent pas, sachant que c'est inutile. J'assiste parfois à des cérémonies Bouddhistes à la Pagode du Bois de Vincennes, un lieu où je me sens paisible, même si je ne comprends pas toujours le sens des mantras qui sont chantées. J'aime aussi aller à la Mosquée de Paris, où on est accueilli avec une grande bienveillance et sans aucun prosélytisme (à l'inverse de ce blog). Et quel plaisir d'y savourer des pâtisseries orientales dans un cadre somptueusement décoré ..y compris jusque dans les pipi-rooms (passage obligé après avoir bu plusieurs tasses de délicieux thé à la menthe)!

      Trève de plaisanterie! Que pense le Docteur André de certaines dérives de son blog qui n'est pas un espace de liberté, contrairement à ce qu'il veut nous faire croire? mais il ne manifeste jamais rien: comme Dieu tout puissant, il est sourd, muet et aveugle.La seule différence, c'est que lui(le Dr André) il existe. Il ne peut répondre à tout, c'est évident et, quand il le fait, c'est toujours par un message anodin qui ne révèle rien et dont on pourrait se passer.

      Je lis régulièrement ce blog depuis un an et demi environ. J'y participe le moins possible. J'y ai vu trop de mépris, d'intolérance, de souffrances et de méchancetés, sans doute induites par ces souffrances. Quant aux messages positifs, il y en a, c'est sûr mais seulement entre personnes de bonne compagnie qui restent entre elles et qui rejettent tous ceux qui ne pensent pas comme elles .

      On dit toujours qu'un blog reflète la personnalité de son hôte. Alors, Docteur André, si vous lisez ces lignes, voilà un bon sujet de méditation et d'introspection.
      Mais je doute de votre capacité à vous remettre en question! Le manque d'estime de soi, c'est destructeur mais trop d'estime de soi, ce n'est pas bon non plus!

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    3. AnonymeFeb 28, 2012 06:39 AM

      Bonsoir,

      je suis vraiment désolée que vous ayez ressenti cette phrase comme agressive. Car nulle était mon intention.

      Je souhaitais seulement que les personnes athées ne se sentent pas importunées par mes propos.

      Pour ma part, j'accueille toutes les religions, et j'accepte aussi les thés à la menthe avec bonheur!

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  44. Bonsoir Niobée,

    Annoncer la Bonne Nouvelle ou annoncer le Royaume (ou Règne) de Dieu pour moi est pareil. Seulement voilà, le règne de Dieu n'est pas celui de César.

    Lui, le Maître (je veux dire Jésus), la veille de sa passion, a lavé les pieds de ses disciples. Savez-vous, Niobée, que l'acte de délier les sandales de l'autre et de lui laver les pieds est un signe de servitude?

    Bien à vous.

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    1. Bonsoir Louis,

      je pense que l'humilité est en effet une grande qualité aussi bien pour les grands que pour les petits.

      Douce soirée à vous.

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    2. Les religions monothéistes en général et le Christianisme ,en particulier, confondent toujours humilité et humiliation.

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  45. Bonjour,
    Je suis toujours relié par la pensée et par l'émotion à mes grands-parents qui sont morts depuis longtemps et aussi à mon père qui est parti en septembre 2006. Je pense aux bons moments passés ensemble et je me dis que je suis seulement de passage sur terre!
    Cordialement, Patrick FARRE coach de vie.

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  46. "Mes" morts sont là, ils me portent et je suis grâce à eux.
    Merci à eux.
    Merci à vous pour ce beau billet.

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  47. Ce thème de la mort me fait penser à cette citation du philosophe pascal : « Les hommes n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, se sont avisés, pour se rendre heureux, de n'y point penser : c'est tout ce qu'ils ont pu inventer pour se consoler de tant de maux. Mais c'est une consolation bien misérable, puisqu'elle va, non pas à guérir le mal, mais à le cacher simplement pour un peu de temps, et qu'en le cachant elle fait qu'on ne pense pas à le guérir véritablement. »

    Cela fait penser qu’il est peut-être possible de « guérir » la mort. Pour la plupart des gens, il n’est pas concevable de penser qu’il y a peut-être une solution au problème de la mort, encore moins de travailler à la recherche d’une telle solution.

    C’est l’une des raisons pour lesquelles le bouddhisme m’intéresse : il propose des pratiques, entre autres celles de la pleine conscience décrites par Christophe André (bien qu’il ne parle pas d’une possible application à la gestion de la mort), procurant une amélioration du niveau de conscience pouvant aller tellement loin que selon les bouddhistes il est possible de rester conscient au-delà de la mort du corps physique et de mieux gérer ce qui se passe ensuite.

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    1. Bonjour Philippe2012,
      C'est vraiment très intéressant ce que vous écrivez là. Il est bien vrai qu'en entourant la mort d'un tabou, c'est une belle façon que de jouer la politique de l'autruche. C'est pourtant bien la seule certitude que nous ayons, celle de disparaitre de la forme de vie que nous connaissons. La peur, voire la terreur qui entoure cette fin empoisonne nos vies... mais plus rien n'est fait dans nos sociétés pour nous aider à bien vivre la mort. Je suis née dans un monde de chrétiens qui s'accrochent à leur foi comme à une bouée mais ne me semblent pas apaiser par leurs croyances.
      Je n'ai pas de recette prêt-à-porter... mais je cherche. Il me semble qu'en occident la physique quantique nous permet d'aborder le monde de la vie sous un autre regard.
      Regard perçu intuitivement par les traditions anciennes?
      Si seulement nous pouvions retrouver la capacité à la lecture symbolique de nos textes fondateurs...
      Bien cordialement.

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    2. Bonjour Claire,

      A mon point de vue la mécanique quantique modélise les relations entre le spirituel et le matériel, pour les raisons suivantes :

      Il existe de remarquables analogies entre la mécanique quantique et les techniques de traitement de signal (photo et télé numérique, etc.)

      Si par exemple vous jetez un caillou dans l’eau et si vous prenez une photo numérique des vaguelettes ainsi produites, vous verrez de belles ondulations qui semblent continues. Mais si vous zoomez au maximum, vous ne verrez plus que des points, des pixels, et vous direz que les ondelettes n’existent pas vraiment, il n’y a que des pixels.

      Les physiciens nous tiennent un discours similaire : « Toutes les ondes qui peuplent l’univers, les ondes radio, la lumière, etc. n’existent pas vraiment : elles ne sont que des ondes de probabilité de présence de particules, les photons. »

      Le point de vue probabiliste dérangeait beaucoup Einstein, qui répondit « Dieu ne joue pas aux dés ». Selon son intuition les choses doivent exister vraiment, pas juste être probables.

      Ce dilemme peut se résoudre simplement en considérant qu’il existe en fait deux univers : un univers infini, dans lequel les ondes continues existent vraiment, et notre univers fini qui nous renvoie une image pixélisée de ces ondes infinies. En zoomant dans notre univers matériel, nous ne voyons plus que des particules.

      De même que les vagues dans l’eau sont quasiment continues, mais la photo numérique n’en renvoie que des pixels discontinus. Dans cette analogie l’eau représente l'univers infini alors que la photo numérique est l’équivalent de notre univers fini.

      Ce point de vue explique nombre de bizarreries de la mécanique quantique : la dualité onde/corpuscule, le principe d’incertitude de Heisenberg, le temps de Planck et la longueur de Planck, etc.

      Dans ce modèle le photon (grain de lumière) tient une place spéciale : en effet il n’a pas de masse et selon la théorie de la relativité, comme il voyage à la vitesse de la lumière, il n’a pas de temps ni d’espace : lorsqu’il traverse l’univers d’un bout à l’autre, de son point de vue à lui il s’est écoulé zéro seconde de son propre temps et il a parcouru zéro mètre dans son propre espace.

      Le photon est donc une sorte de messager entre l’univers infini, sans temps sans masse et sans espace, et notre univers fini, fait de temps, d’espace et de masse.

      Selon la plupart des écoles spirituelles, le spirituel est sans forme, sans temps, sans masse et sans espace, l’univers infini dont nous parlons a donc les attributs de la spiritualité.

      C’est pourquoi il me semble que la mécanique quantique décrit l’interface entre l’univers spirituel et l’univers matériel.

      Est-ce pour cela que vous placez des espoirs dans la mécanique quantique ?

      Bien cordialement,

      Philippe

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    3. Bonjour Philippe,

      Oui, je crois que vous venez d'expliciter bien mieux que je n'aurais pu le faire le fond de mon ressenti, mes connaissances en matière quantique étant encore très limitées.
      "Que la Lumière soit et la Lumière fut." peut alors se lire à de nombreux niveaux et c'est quand se rejoignent en moi tous les sens et niveaux de lecture différents que l'on peut avoir du monde que je me sens "éclairée" et donc vivante...
      Grand merci donc pour cette analogie!!!

      Pour en revenir au sujet de la mort, une pensée m'a beaucoup apaisée. Nous pensons souvent à la mort qui met un terme à la vie. Mais quid de l'état qui a précédé notre naissance? Quelque chose en nous a peut-être gardé la mémoire de cette "non-existence"... Notre peur de la mort n'est peut-être due qu'à cette mémoire effacée.
      Je vous souhaite une belle journée ensoleillée.

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    4. Philippe 20122 mars 2012 01:24

      Bonjour Claire,

      Vous évoquez ici le sujet des vies passées. Il est vrai que si nous avons vécu avant, nous pouvons espérer vivre après. Auquel cas la mort est moins traumatisante. Ce n’est plus une destruction absolue, mais une transition. Le problème tout de même est que nous perdons la mémoire dans le processus. L’idéal serait de changer de corps comme on change de voiture, sans devenir amnésique.

      Il semble cependant que tout le monde ne soit pas amnésique et il existe de nombreux récits de vies passées. Un des mieux documentés est celui de Shanti Dévi, petite fille indienne née en 1926, qui se rappelait avec une précision extraordinaire dès l’âge de 4 ans sa vie de femme mariée et de mère. Elle parlait le dialecte de son ancien village, alors qu’aucun membre de son entourage ne le parlait. Vers l’âge de 9 ans elle rencontre son ancienne famille. Malgré des permutations d’identité destinées à la piéger, elle reconnaît son ancien mari dans le groupe et déjoue tous les pièges. Elle se rappelle où était caché l’argent du ménage. Elle nomme les gens par leur nom dans son ancien village, où elle n’avait jamais mis les pieds en tant que petite fille. Son cas a été étudié en profondeur par une commission d’enquête nommée par Ghandi, qui a conclu à la véracité de son récit. Cette attestation émanant du sommet de l’état Indien est pour moi un cachet d’authenticité.

      Un grand nombre d’êtres humains passés et présents croient aux vies antérieures : Socrate, Platon, Pythagore, les chrétiens des premiers siècles (par exemple St Origène) avant que le concile de Nicée ne déclare la réincarnation hérétique, les hindous, les bouddhistes, etc.

      Par contre notre monde occidental et technologique n’y croit pas tellement.

      Pour ma part, j’ai revisité le pari de Pascal en lui donnant une orientation bouddhiste. D’après le Dalaï Lama, les techniques bouddhistes nous permettent de passer d’un niveau de conscience grossier, qui dépend du cerveau, à un niveau de conscience subtil qui ne dépend pas du corps. A partir de ce niveau d’aptitude, nous pouvons continuer de fonctionner au niveau de la conscience subtile après la mort du corps et mieux gérer ce qui se passe ensuite.

      C’est impossible à prouver. Mais la science moderne a validé les bienfaits des techniques bouddhistes : amélioration des défenses immunitaires, augmentation de la densité de matière grise, amélioration de la mémoire, allongement des télomères, amélioration du niveau émotionnel, aptitude à gérer le stress, aptitude à gérer et même atténuer la souffrance physique, etc.

      Les bienfaits sont nombreux. Donc même si mon projet d’aller vers la conscience subtile échoue, j’aurai gagné pas mal de choses dans la tentative. Dans l’esprit du pari de Pascal, ce jeu est forcément gagnant, avec l’aval de la science dure et matérialiste.

      Bien cordialement,

      Philippe

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    5. Bonjour,

      A vrai dire, ce n'est pas à des vies antérieures ou postérieures que je pensais. Cette idée n'ayant pour moi rien d'apaisant, bien au contraire!
      Non, je pense plutôt à des états d'existence qui échapperaient à notre entendement actuel. Peut-être proches de l'état de conscience subtile bouddhiste.. mais je suis née dans un monde fondé par le mythe christique... et je ne connais pas la culture de Bouddha.
      Mes connaissances, mes expériences m'ont conduite aujourd'hui à revisiter mes croyances ainsi que celles du monde qui m'entoure, puis à m'en défaire peu à peu et j'ai l'impression d'arriver à un état de "non-connaissance", un "je-ne-sais-pas", un vide face à la question existentielle. Bien que très anxiogène, traverser ce vide me semble nécessaire pour tendre vers un élargissement du champ de la conscience. J'y pressens la symbolique de la résurrection.
      Mais ciel que la route est longue et semée d'embûches! A vous lire, il me semble que les écrits de Pascal pourraient devenir un de mes bâtons de route..
      Une vie pour préparer la mort... Qui donc y réussit?

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    6. Dans l'Hindouisme comme dans le Bouddhisme la réincarnation est bien conçue comme une illusion qu'il faut apprendre à dépasser .
      Tous les textes sont clairs à ce sujet .
      Claire et Philippe , votre désir de trouver des PREUVES matérielles à votre spiritualité est un paradoxe à l'évidence en ce sens que vouloir démontrer par la matiére ce qui n'est pas de la matiére est absurde .
      A mon avis le pari Pascalien est une stupidité car rechercher à GAGNER , à être forcemment gagnant dans le domaine spirituel et celà en plus en se rassurant avec des arguments extrapolés à partir de la science dure ... Vraiment c'est assez pathétique et désolant à mon avis , mais bon , c'est votre probléme actuel qui signe un grand attachement au besoin de prouver , de posséder , de s'approprier le SAVOIR comme une sorte de POUVOIR SUPREME , une sorte de TOUTE PUISSANCE , et cela aussi n'est qu'illusion .

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    7. ... Louange à Dieu, seigneur des mondes, le miséricordieux ...

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    8. Encore merci Philippe pour votre intervention qui a happé toute mon attention ainsi que pour votre témoignage et ce court partage. Si rares sont ceux qui ne baissent pas les yeux face à un tel sujet. J'ai été confrontée à la mort dans des conditions singulières et depuis, elle ne cesse de me questionner et j'ai souvent besoin de pouvoir en parler.
      Merci aussi au Dr André pour nous avoir ouvert à ce partage.
      Bien cordialement.

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    9. Philippe 20123 mars 2012 12:16

      Bonjour Stéphanie,

      Je crois effectivement que nous discutons d’illusions. Toutes nos pensées et toutes nos actions ont pour objet non pas directement le monde réel, mais les représentations mentales que nous en avons. Je crois voir l’écran de mon ordinateur ? C’est faux ! Je vois en fait l’image mentale que j’en ai. Pour l’essentiel cet écran est recouvert de millions de transistors TFT dont je n’ai pas conscience. Je vis en permanence avec des illusions, dans le sens illusions d’optique. Mes sens physiques me nourrissent d’illusions et mes pensées sont des pelotes d’illusions. Mais que faire d’autre ? Je dois gérer un monde presque infini avec un mental qui est fini, de cette réduction naissent beaucoup d’approximations et d’erreurs. Nous vivons dans une sorte d’univers parallèle, le mental, qui s’efforce de singer avec plus ou moins de succès l’univers réel.

      Vous critiquez le pari de Pascal. Ses fondements philosophiques ne sont peut-être pas très solides, mais ce qui compte, c’est qu’il permet d’interpeler efficacement les athées en leur montrant qu’une démarche purement matérialiste est un cul de sac, alors qu’une démarche spirituelle offre une possibilité de se sortir de ce guêpier. Il n’est pas prouvé que cela va marcher, en ce sens c’est un pari, mais le jeu en vaut la chandelle. Le pari de Pascal a mis de nombreuses personnes en mouvement depuis des siècles, il a au moins ce mérite. Les personnes ancrées dans le spirituel n’en ont rien à faire du pari de Pascal. Par contre il a un effet moteur sur les athées.

      Ensuite vous me reprochez mon avidité pour les preuves. Ce n’est pas tant de preuves dont j’ai besoin, que de critères de choix. A partir du moment où je me sens limité par une démarche matérialiste, que choisir ? Faut-il suivre une des religions occidentales classiques ? Une religion orientale ? La théosophie ? Un mouvement New Age ? Si je n’ai pas trouvé de preuves, je peux au moins procéder à une évaluation en termes d’efficacité. Pour l’instant c’est le bouddhisme qui m’a semblé le plus efficace.

      Ensuite vous me reprochez un appétit de pouvoir. Je ne me sens pas très incliné à vouloir contrôler les autres. Par contre j’ai envie de maîtriser mon environnement. Professionnellement je suis ingénieur, et j’ai envie d’aborder le domaine spirituel avec une approche du type ingénierie : de la connaissance, des outils, construire quelque chose qui fonctionne.

      Après tout, si Dieu existe, n’est-il pas une sorte d’ingénieur cosmique ? Ne sommes-nous pas censés être à son image ?

      Bien cordialement,

      Philippe

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    10. ... "ingénieur cosmique"...?...N'importe quoi Philippe . Et s'il y a un ingénieur , alors qui l' a "ingénié" lui ? .... ça ne veut rien dire .... Bon , ceci dit vous me semblez prisonnier d'une vision dualiste des êtres qui selon vous seraient formés de matiére et d'ésprit . Personnellement je ne crois pas en cette separation entre la matiére et l'ésprit . Je crois que seuls les corps sont vrais . L'ésprit c'est le corps , l'âme c'est le corps , le souffle c'est le corps ... Les êtres n'existent qu'en tant que corps et chacun de ces corps est seul dans l'univers . ... Efficacité ... ? Mais c'est quoi l'efficacité ? Etre efficace à quoi ? ça ne veut rien dire "efficacité" . A quoi voulez vous donc être efficace ? ... Construire un "grand-tout" qui fonctionne ? ... Mais pour quoi faire ? Pour produire un état de "bonheur total" ? .... Pour découvrir la "réponse sans quéstion" qui , parcequ'elle est sans quéstion a réponse à toutes les quéstions ? ... Seriez vous en quête de vérité absolue ? ... Posséder la vérité pour quoi ? se rassurer face au mystére de l'univers ? ... Echapper à la peur enfantine d'un immense univers trop obscur pour ne pas sans cesse en avoir peur ? ..... Rechercher LA VERITE , soit , mais alors en sachant que LA VERITE est toujours audelà de l'horizon .... Alors ainsi il est possible de marcher avec cet immense plaisir de se tenir debout , libre et sans savoir autre que soi-même , marcher marcher vers sa liberté .....

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    11. Philippe 20124 mars 2012 22:43

      Bonjour Stéphanie,

      Selon les religions monothéistes, l’univers a été créé par un Dieu architecte, cause de tout. Selon le bouddhisme, un tel dieu ne peut exister, car sinon se pose la question « qui a créé Dieu » ? On ne fait que reculer le problème.

      Ma position actuelle est la suivante : je crois qu’il existe un niveau supérieur où la question ne se pose pas, car cette recherche de la cause de tous les effets suppose l’existence du temps. Or le temps est l’un des attributs de notre univers matériel et en dehors de notre univers je n’en sais rien : il se peut que le temps n’existe plus ou ait une structure différente.

      Je crois par ailleurs que la question est mal posée. Elle suppose un Dieu unique, or je crois qu’il existe toute une hiérarchie de dieux. Selon l’astrophysicien Trin Xuan Thuan, notre univers est réglé d’une façon tellement fine et parfaite qu’il y voit l’intervention d’un créateur et je partage ce point de vue. Pour moi ce créateur n’est pas Dieu, mais un ingénieur, ou une équipe d’ingénieurs, parmi beaucoup d’autres. Si vous lisez le dernier numéro de Science et Vie, vous verrez que les physiciens commencent à penser que notre univers n’est qu’une création parmi beaucoup d’autres.

      Concernant le dualisme, lorsque vous dites « l’âme c’est le corps », pourriez-vous le prouver ?

      Concernant mon expression « efficacité », je l’applique au domaine spirituel, au développement des aptitudes spirituelles, par exemple le chemin vers l’éveil bouddhiste. Je n’ai pas envie de patauger trop longtemps, j’ai envie de disposer de techniques et de méthodes, de progresser réellement. C’est d’ailleurs ce qui me séduit dans le bouddhisme : des lois de base dont plusieurs d’entre elles peuvent être vérifiées avec un bon degré de certitude, de nombreuses techniques ayant des résultats bien définis, des techniques de réparation lorsque ça se passe mal (par exemple « les antidotes »), etc.

      Bien cordialement,

      Philippe

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    12. Bonjour,

      Un livre pourrait vous intéresser si vous ne l'avez déjà lu :
      "L'homme superlumineux" (qu'il vaut mieux entendre supralumineux).
      de Régis Dutheil.

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  48. Saint Christophe, priez pour nous pauvres pêcheurs, maintenant et à l'heure de notre mort.
    Amen.

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    1. Non , je ne peux rien vous prouvez , Philippe .
      Je peux simplement éprouver et cette épreuve n'est preuve que de moi à moi ...
      Bon , tout votre discour n'est à mon sens qu'un bavardage scientiste , une construction mentale déstinée à vous confortez dans vos certitudes ... Et vous ne pouvez ni prouver ni même éprouver quoi que ce soit de ce que vous affirmez qui n'existe que dans l'intélect .

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    2. Philippe 201211 mars 2012 01:27

      Bonjour Stéphanie ,

      Je posais la question de la preuve pour mettre en évidence le fait que les athées ne peuvent prouver que les âmes n’existent pas, pas plus que les religions ne peuvent prouver que Dieu existe.

      Toutefois les religions ont une légère supériorité en termes de cohérence : en effet elles ne prétendent rien prouver, elles demandent d’avoir la foi. Alors que selon les matérialistes il faut croire uniquement aux choses rationnelles et prouvées. En affirmant des choses qui ne peuvent être prouvées, ils trahissent leur propre credo.

      Nous avons donc ce paradoxe, que les religions sont finalement plus cohérentes que le matérialisme athée.

      Vous me dites que mes affirmations n’existent que dans mon intellect, vous avez raison.

      Mais ne sommes-nous pas tous dans ce cas, même pour les choses les plus ordinaires ?

      Si nous regardons une pomme, nous croyons voir une vraie pomme. Mais en fait nous voyons une image que notre intellect veut bien nous donner. Nous ne percevons jamais la vraie pomme dans sa totalité. Nous trouvons la pomme appétissante, alors qu’elle est peut-être empoisonnée.

      Cela me rappelle qu’un jour en achetant une pizza, j’ai dit au vendeur « donnez-moi plutôt celle du bas, elle est beaucoup plus belle ». Sur quoi il me répond « je ne peux pas, c’est un modèle de présentation en matière plastique ».

      Quoi que vous fassiez, vous n’êtes jamais en prise directe avec le monde réel. Vous passez toujours par le filtre de votre mental.

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  49. AH ! La la....Vous vous prenez la tête ! Ce blog est forcément hétéroclite puisqu'il est ouvert.Catho ou pas,la n'est pas la question, nous sommes tous les bienvenus,même les "méchants" qui ne sont, somme toute, que des souffrants en mal d'amour.

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    1. Moi , j'ai une tasse athée , et bien pas de problémes je la tolére mais je m'en sers pour boire du café ou du jus de citron de Sicile(ouaih ! j'adore le jus de citron de Sicile)... J'ai aussi des tasses à thé avec la hanse à gauche et d'autres avec la hanse à droite ... Et bien je les tolére toutes ...
      Je suis hyper-tolérante comme meuf ! ...
      Tiens ! pour rigoler il faudrait que j'essaie de boire de l'eau bénitte dans ma tasse athée ! ... Si ça se trouve l'eau va bouillir et le Diable va en sortir en criant ... ça serait rigolot ! ...

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    2. Bonsoir Véronique,

      merci pour ces mots plein de sagesse.

      Pour les "méchants", je suis en partie d’accord avec vous. Les "méchants" ne le sont peut-être qu'en interaction avec des "trop gentils"?

      Après tout, on peut décider de passer à côté de la méchanceté, à moins qu'on ne dépende du méchant en question ou qu'on soit séquestré ou violenté par lui?

      Sinon, on peut se mettre à distance de la méchanceté, on laisse ainsi la méchanceté s'épuiser sans qu'elle puisse se répandre en soi.

      On a le choix de ne pas répondre du tout également à la méchanceté. C'est très désarmant le silence...

      Bonne fin de we à vous, profitez-bien des enfants. Pour ma part, je suis très heureuse d'avoir mes enfants à mes côtés cette semaine de vacances.

      Amicalement,

      Niobée.

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    3. Bonsoir Niobée,


      Entièrement d'accord avec vous,nous sommes en phase.Mais, je me souviens avoir été une jeune fille méchante,je n'avais pas la maturité pour détecter cette méchanceté et la refouler,par exemple je n'aimais pas les enfants remuants parce que je n'avais eu le droit de bouger petite,je ne sais pas si je me fais bien comprendre mais il me semble que la méchanceté est une forme de maladie psychique, une soupape sous forme d'agressivité pour un être en recherche de bonheur.

      Mes enfants n'ont pas de vacances, mais je savoure les weekends,amitiés.


      ver00.

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    4. Bonjour Véronique,

      je comprends ce que vous voulez dire. Les personnes qui disent des méchancetés ne le font pas en pleine conscience mais parce qu'elles sont souvent malheureuses et que c'est leur seule façon de l'exprimer.

      Prenez bien soin de vous et de vos enfants.

      Je pars quelques jours dans ma région d'enfance et je n'aurai pas de connexion internet.

      A bientôt sur ce blog ou sur le vôtre.

      Amitiés.

      Niobée.

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    5. @ VerOO et Niobée,

      Je précise tout de suite que je ne fais pas partie des personnes "méchantes"qui ont cassé du sucre sur le dos du Dr André car je découvre seulement ce matin les commentaires de cette semaine.

      Je pense en particulier à Anonyme 28-02 6:39 et "Athée or not athée" qui ont fait preuve de cruauté envers le Dr qui ne mérite pas cet opprobre. Messages outranciers que pourtant, je désapprouve pas complètement car si j'apprécie le Dr André, certains de ses billets, de ses écrits et de ses prestations télévisées me causent un certain malaise. Je ne vais pas m'étendre sur ce sujet, ce serait trop long et je ne le connais pas assez pour juger en toute impartialité. Je peux me tromper et je ne voudrais pas être injuste, mais je suis de plus en plus perplexe devant son attitude: j'ai également le sentiment que sa gentillesse n'est qu'une attitude calculée pour qu'on l'aime lui et non pas par véritable empathie envers les personnes qu'il est amené à cotoyer ou à soigner.

      VerOO et Niobée, excusez ma franchise et je vous le dis en toute sincérité: je décèle, en effet dans vos dialogues, un certain mépris envers les personnes qui ne partagent pas votre point de vue (sur la religion...entre autres) et qui s'expriment parfois de façon très peu diplomatique. Selon vous , ces personnes sont forcément méchantes. Il faut donc les plaindre car elles souffrent: elles ne sont pas conscientes de leur méchanceté (fausse compassion) et surtout ne pas leur répondre, elles n'en valent pas la peine et vous valez tellement mieux (mélange de mépris et d' autosatisfaction)

      Sans rancune

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    6. Pour Anonyme Mar 2, 2012 07:10 AM

      Bonsoir,

      je ne suis pas sûre que Véronique soit croyante et encore moins pratiquante. Elle pourra vous le dire elle-même si elle le souhaite et si elle vous lit.

      Ce que j'apprécie beaucoup chez Ver00, c'est surtout sa tolérance.

      Pour ma part, je ne suis pas pratiquante, je ne vais jamais à la messe, et je ne fais aucun prosélytisme. Je vis ma foi par le prière et au contact de chrétiens engagés sur le terrain éducatif, associatif et social.

      Je comprends aussi les personnes qui n'ont pas forcément envie qu'on évoque la religion.

      Pour le silence, ce n'est pas du mépris ou de l'auto-satisfaction mais une forme de protection pour ne pas laisser le pouvoir à une personne de vous faire mal.

      Dans le silence, vous avez tout : le mépris, certes mais aussi la non-violence et le pardon.

      Le dialogue, la parole, restent il me semble la meilleure façon pour les personnes de se comprendre et de s'accepter sans jugement.

      Peut-être que la gentillesse du docteur André est un mélange de besoin d'être aimé et de sensibilité aux personnes qui souffrent. Il n'échappe pas aux grandeurs et aux misères des autres humains. Et comme dans toute âme humaine, il y a en lui certainement du bien et du mal.

      En espérant que vous pourrez discuter un jour avec le docteur André et que votre cœur dissipe ce malaise que vous éprouvez à son égard.

      Prenez bien soin de vous.

      Niobée

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    7. @ Anonyme, Niobée.


      Je ne sais pas si je crois.Quand j'étais malade mentale, je croyais.

      Aujourd’hui, je suis, il me semble trop tolérante,j'ai mal quand je vois un automobiliste arrêté par la police ou même je souffre pour tous les prisonniers et pour leurs victimes ;l'erreur est tellement provoquée par l'éducation.


      Le mal et le bien,n'ont plus pour moi, beaucoup de limite, seule la souffrance des hommes compte,et me rend malheureuse.Aussi,chaque être a droit au respect, même le docteur André (lol),parce que la vie est difficile, et que chacun fait selon les moyens qu'il a pu obtenir, en fonction de ce qu'il a cru bon de faire, et même s'il s'est trompé.


      Merci à vous deux de m'avoir permis l'expression,je me cherche encore et je me trouve un peu plus tous les jours grâce à l'écriture.

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  50. Je visite souvent votre blog.

    En effet ,moi aussi, un certain jour j´ai décidé de garder sur mon agenda les nº de téléphone de personnes très chères disparues, elles restent ainsi proches de moi.

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  51. Athée or not athée?29 février 2012 10:24

    Moi, je trouve normal que le Dr André n'intervienne jamais dans les discussions, surtout celles, sujettes à polémique, concernant les religions et pour deux raisons:

    -Il est lui-même un peu calotin sur les bords: il a souvent déclaré (livres ou interviews) qu'il avait une double casquette, à la fois Bouddhiste et Chrétienne. Ça protège mieux du froid quand on n'a plus un poil sur sur la tête mais il doit savoir que dans le Bouddhisme, il n'y a pas de dieu créateur, contrairement au christianisme . Comment peut-on croire à la fois à l'existence et à la non-existence d'un Dieu? question de simple logique, mais un psychiatre n'est pas forcément un philosophe!
    Mais nous revenons ici à un débat récurrent dans ce blog, qui agite beaucoup les internautes, les rassemble ou les divise et pour lequel il n'y aura jamais de réponse: c'est le serpent qui se mord la queue.

    Deuxième raison pour laquelle le Dr ne peut intervenir dans les discussions: il doit avant tout se vendre, c'est à dire vendre ses livres,ses prestations télévisées, ses conférences. Il doit donc se montrer consensuel, ne prendre aucun risque en plaisant à tout le monde, quitte à ne pas être très cohérent avec lui-même mais son prestige est tel que cela passe toujours, ou presque. Il est tout le contraire de Michel Onfray, qui n'est pas psy mais un philosophe que j'admire et qui a soulevé des polémiques incroyables parce qu'il a le courage de livrer le fond de sa pensée sans détours et montre qu'il ne craint pas les critiques. Il vend des livres lui aussi mais je ne sais pas s'ils ont autant de succès que ceux de C.A, succès un peu inexplicable, il faut l'avouer.

    P.S. Merci à Stéphanie dont les jeux de mots me font rire et contribue à atténuer un peu les maux de ce blog.Je crois qu'elle serait une psychiatre plus efficace que le DOC.

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    1. normal or not normal ? Je lis avec tout autant de curiosité, d'intérêt ces deux auteurs ....et Stéphanie ! et tous les autres sur ce blog !

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  52. Pour Athée or not athée?

    Bonjour,

    je me souviens d'avoir entendu dire Michel Onfray qu'on a pas besoin de promettre la lune à une femme pour obtenir ses faveurs...

    Que pensez-vous de cette assertion qui n'a rien de religieux?

    Pour ma part, j'imagine cet homme comme une sorte de Dom Juan des Universités prêt à promener en bateau ses admiratrices dévouées et à leur faire prendre des vessies pour des lanternes.

    Au moins avec le docteur André, vous ne prenez aucun risque, aucune séduction déplacée vis-à-vis des femmes. Pour une fois, un homme qui se satisfait de la sienne sans papillonner dans les champs de fleurs!

    Bonne journée.

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    1. Athée or not athée?29 février 2012 15:31

      @ Cher Anonyme 02:38

      Je ne comprends pas très bien où vous voulez en venir: j'ai l'impression que vous déplacez le débat sur la vie privée de nos deux "séducteurs" Vous dites:
      "J'imagine cet homme (M.Onfray) comme une sorte de Don Juan des Universités prêt à promener en bateau ses admiratrices dévouées et à leur faire prendre des vessies pour des lanternes." J'ai exactement la même impression concernant le Dr André. Sauf que lui, c'est le Don Juan de Ste Anne!

      J'ai parfois assisté à ses conférences et là encore, j'ai toujours eu l'impression qu'il cherchait à séduire un public essentiellement féminin, non pas pour "plus si affinités" mais uniquement pour le plaisir de voir un auditoire suspendu à ses paroles et parce qu'il aime qu'on l'aime. Il a un problème d'égo, cet homme!

      Non, si j'ai critiqué plus haut le Dr André, c'est uniquement pour sa propension à trop soigner son image et, dans ce domaine, c'est: THE ARTIST, sauf qu'il n'est pas vraiment muet! J'ai dit tout à l'heure qu'il était un peu calotin, j'aurais dû ajouter qu'il était aussi cabotin.

      Cher Anonyme, vous dites que le" Dr ne manifeste aucune séduction déplacée vis-à-vis des femmmes": vous me donnez donc une bonne idée: à la prochaine rencontre: ce sera au Salon du livre à Paris, je vais essayer de le draguer, rien que pour voir sa réaction, mais avec prudence, quand même, pour ne pas me faire éjecter, non pas par lui mais par ses fans!

      Vous dites aussi qu'il" se satisfait de la sienne", (de femmme ). Vous semblez bien renseigné ! j'en suis très contente pour lui mais il s'agit là de sa vie privée sur laquelle je ne me permets aucun jugement, car je ne la connais pas et elle ne me regarde pas, pas plus que celle de M.Onfray.

      Bon après-midi et sans rancune.
      On s'amuse quand même dans ce blog !

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    2. @ Athée or not athée?

      Chère Athée or no Athée,

      j'ai bien lu votre réponse enfin du moins je crois.

      Vous n'avez pas l'air de beaucoup apprécier le docteur André mais je ne suis pas là pour le défendre. S'il a envie de vous répondre, il peut le faire en un clic!

      Je pense, pour ma part, que le succès du docteur André est mérité. Et qu'il fait du bien à ses patients en tant que psychiatre.

      Toutes les personnes souhaitent être aimées, c'est très humain. Vous préférez être détestée?

      Bien sûr, quand on est conscient et même un peu éveillé on est détaché de l'intérêt que l'on suscite (en bien ou en mal).

      Mais il faut le dire très humblement, nous passons une bonne partie de notre vie à dormir (et pas que la nuit!).

      Sans rancune.

      Bonne fin de journée.

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  53. ... Et puis elle est partie ...
    ... Une nuit elle a tournée vers moi son regard magnifique ... Dans l'ombre elle m'a regardée avec douceur ...
    ... Et puis elle a franchi la porte mystérieuse ...
    ... Elle était venue un beau jour , animal errant , libre , elle s'était installée chez moi avec douceur ...
    ... Elle savait qu'elle allait mourir , je le savais aussi et je m'en inquiétais vraiment ...
    ... Alors elle est partie libre pour mourir comme elle avait vécue sa vie libre , belle , sauvage , douce à l'infini ...
    ... Bien sûr j'ai un peu recherché son corps sous les arbres , dans les fossés , dans les buissons , mais je ne l'ai pas retrouvé ...
    ... Elle connaissait les portes qui ouvrent vers l'audelà car la nature est pleine de portes invisibles à ceux qui n'y croient pas ...
    ... Et puis voilà , elle est partie par l'une de ces portes de beauté mystérieuse ...
    ... Partie pour me dire : "Je vais mourir oui ! mais je serai toujours avec toi ... libre dans ma vie et dans ma mort"...

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  54. Je ne résiste pas au plaisir de partager :
    "Ceux qu'on aimait nagent en silence
    Dans le temps sage de l'absence"
    d'un certain Duteil Y.

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  55. Vous lire, voir que votre ressenti est comme nous parfois, rassure .
    Je me souviens de votre visage anéanti par la douleur, quand votre ami est parti dans un accident .
    Je suis repartie dans les rues de Toulouse, bouleversée, oubliant mes peurs . Vous m'aviez dit "nous ne sommes pas mieux armés que les autres "...Cela m'a aidé par la suite .

    Six ans après les décès de ma mère, je ne peux pas regarder les photos, ni un film sur sa vie, mais je sais qu'il est là et que je pourrais entendre sa voix, la regarder bouger, sourire...

    Je me posais la question de votre ressenti par rapport à la mort de vos proches . Pour David Servan Schreiber, je ne peux pas non plus regarder les videos . Je ne l'ai jamais rencontré mais j'avais ses livres "Guérir" et " Anticancer", les méthodes évoquées m'ont permis une autre approche de la vie . Vous faites partie de ma vie, difficile de parler de ces sentiments intimes avec des amis ou autres personnes . ..Vos billets sont si précieux .

    Mes sincères remerciements, ma profonde reconnaissance .
    Monique MB

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  56. Bonsoir
    Votre témoignage docteur je le comprends et je le partage.
    Je crois qu'on n'a d'autres choix que de laisser le temps faire œuvre charitable en apaisant les plaies de nos âmes.

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  57. Je confirme , d'expérience,l'effet saisissant de la voix enregistrée ,même 20 ans plus tard. Le fantome de l'être cher est dans la pièce et ma respiration est suspendue un instant.
    Avec les films ,sans le son, c'est bien plus supportable . Pourquoi ?

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  58. Satipatthana-Sutta
    ... Ainsi il demeure observant les sensations intérieurement; il demeure observant les sensations extérieurement; il demeure observant les sensations intérieurement et extérieurement. Il demeure observant l'apparition des sensations; il demeure observant la disparition des sensations; il demeure observant l'apparition et la disparition des sensations : "Voilà les sensations"; cette introspection est présente à lui, seulement pour la connaissance, seulement pour la réflexion, et il demeure libéré ...

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    1. Lorsqu'on observe une sensation alors on ne la vit plus . Ce qu'on observe n'est plus la sensation vécue , c'est la sensation observée . L'observateur de sa propre sensation modifie sa sensation en l'observant et ainsi il n'observe plus sa sensation vécue mais sa sensation modifiée et ainsi de suite en abime . Observer sa sensation cela reviend à regarder son image dans un miroir et à regarder l'image de son image dans un autre miroir et ainsi de suite ... Cela ne ménne à rien . ....... . Ce n'est que du bavardage intéléctuel comme une fausse sagesse ...
      La réponse est simple : Vivre , car seul le corps est vrai .

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    2. C'est ce que je pense aussi...
      Je comprends que l'on ne veuille pas se laisser emporter par la vague de ses sentiments, que l'on veuille tout maitriser, mais je ressents comme un danger, celui de devenir étranger au monde des vivants.

      Pourquoi empêcher son corps de "parler" ?
      "Boys don't cry", C'est ce qu'on dit...mais ne respire-t-on pas mieux après avoir pleuré un bon coup ?

      Les séparations sont difficiles, c'est vrai, mais ce n'est qu'un "au-revoir", vous ne pensez pas ?
      J'ai parfois même l'impression que l'on sera heureux de retrouver dans l'autre monde les plus "barbants" d'entre nous :)

      Finalement, je pense qu'on a tous des "doudous" auxquels on s'accroche, quoi de mal à ça ? Faut peut être juste faire attention à qu'ils ne deviennent pas trop encombrants :)

      Voilà mes impressions...

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  59. Cher Christophe André,

    "Je souris à l’intérieur de mon envie de pleurer" écrivez-vous magnifiquement.
    Puissante image à visualiser au coeur de nos chagrins en veille à l'instant où nous sentons qu'ils se mettent en mode pluie et pour qu'un éclat de sourire reflète à l'horizon un rayon d'arc-en-ciel...
    Merci.

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  60. Oui,c'est une belle image et la manière dont vous la développez est très belle aussi.
    Puisqu'on en est à commenter le texte,moi j'ai particulièrement été frappée par la puissance de :"ces voix des morts ,et leurs images animées,gardent une puissance vitale".

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  61. Pour Noël ma soeur m'a offert " Méditer jour après jour"....Pur Bonheur ou Bonheur Pur, on peut le lire dans les deux sens, j'ai mis des majuscules mais j'aurais pu aussi ne pas en mettre.
    J'ai un petit blog d'images,j'aimerais extraire quelques lignes de votre livre est ce que vous êtes d'accord? Merci d'avance

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    1. Christophe André4 mars 2012 21:23

      C'est OK, pas de souci du moment que vous citez vos sources ;)
      Cordialement.

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  62. Docteur André, vous nous avez offert un superbe billet qui a été droit au coeur de tous mais qui, paradoxalement, a remué en moi de bien pénibles souvenirs!

    Mes parents ne sont plus de ce monde depuis bien longtemps et quand je pense à eux ou regarde des photos, je n'éprouve aucune tristesse, que de l'indifférence. Je garde le souvenir de parents froids, jamais la moindre marque de tendresse, jamais d'encouragements, que des reproches malgré mes efforts pour les contenter. ils me repoussaient quand, enfant, je voulais les embrasser et j'ai très vite compris que je devais me tenir dans mon coin et me faire oublier le plus possible. Ils ne redevenaient affectueux qu'en présence de tiers : amis ou famille, soucieux de passer pour des parents parfaits. Ma mère est décédée en 2002 peu avant ses 90 ans; la veille de sa mort, comme elle commençait à mal respirer sur son lit d'hôpital, je lui caressais doucement les cheveux pour l'apaiser et elle m'a dit :"fiche-moi la paix" Ce furent ses dernières paroles qui sont gravées au fer rouge dans ma mémoire..
    J'ai un jeune frère que j'aime beaucoup et qui, comme moi, n'aime pas évoquer la mémoire de nos disparus. Il a tourné la page.

    Je me demande parfois si je suis un monstre d'indifférence car par la suite, j'ai perdu des membres de ma famille , oncles, tantes, cousins sans éprouver de vrai chagrin. J'ai de très bons amis auxquels je suis attachée et qui pour l'instant, sont tous en vie.

    En lisant votre billet ainsi que les témoignages d'internautes qui ont perdu des proches dans des circonstances douloureuses, j'ai le sentiment qu'à leur peine et la vôtre, Docteur, se mêle une sorte de bonheur au souvenir des bons moments passés ensemble et aussi pour les avoir aidés à partir le plus sereinement possible. Pour moi, même s'il y a eu parfois de bonnes choses, seuls remontent à la surface les mauvais souvenirs et les ruminations que je cherche à repousser en vain. Et vous savez quoi? Je vous envie presque d'avoir vécu ces instants douloureux mais intenses qui font que vous êtes toujours en lien avec vos chers disparus. je n'ai presque jamais ressenti ce que vous exprimez si bien, Docteur André:
    " Je me rappelle de tous les bons moments passés avec les morts.....je souris à l'intérieur de mon envie de pleurer"

    Et, pourtant.... depuis bien longtemps, jamais je n'avais été aussi bouleversée à un enterrement: c'était le 27 Juillet dernier, à l'Eglise St Eustache à Paris, Cérémonie en mémoire de David Servan Schreiber que j'admirais tant! Je ne le connaissais qu'à travers ses livres ou quelques TV et vidéos mais je n'avais jamais eu l'occasion de le voir, même à une conférence et j'étais submergée d'émotion à l'idée qu'il se trouvait si près de moi, dans un cercueil. Bien que non-croyante, j'ai pleuré en écoutant une émouvante cérémonie religieuse, j'ai pleuré en écoutant l'hommage poignant de son frère Emile qui lui-même ne pouvait retenir ses larmes. J'ai pleuré quand, à la sortie, son autre frère a demandé à la foule massée sur le parvis de l'église d'entonner avec lui la célèbre chanson: "It's a long way to Tipperary " Je garde précieusement le livret qui était offert aux nombreux Parisiens venus lui dire un dernier adieu. Sur la couverture, sous une belle photo de DSS, une sublime pensée de lui que je transmets:

    "J'aime beaucoup l'idée selon laquelle avant de naître, nous existons déjà sous forme de potentiel dans l'immensité de l'Univers. Une naissance est alors la convergence d'un potentiel encore informe en une forme incarnée qui se développe et se précise selon l'élan de son départ. Lorsqu'on meurt, quelque chose de nous retourne ensuite à cet état de potentiel."

    Bonne soirée
    Chris.

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    1. Vous êtes poignante....Mes parents sont vivants,et pourtant,ma mère trop soumise, mon père trop rigide,m'ont fait beaucoup souffrir.Ils étaient mal équilibrés, pas fous,mais mal dans leur peau comme les vôtres, sans nul doute.J'étais dure avec ma fille parce qu'elle liait mon mariage,je ne l'avais pas désirée, puis, avec la réflexion,j'ai su passer outre, ce n'est pas facile.Il faut pardonner, parce qu'on ne sait pas toujours passer les caps de la vie, prendre conscience de la situation et réajuster différemment.


      J'aime aussi, cette idée de potentiel de vie,comme si une pré vie existait dans un magma avant d'éclore.Je ne sais si je crois, mais je ne suis pas non croyante.


      Je vous embrasse très fort.

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    2. Bonjour Chris,

      Peut-être que vous connaissez le Dr Pierre Angel et son livre "Le Bonheur en Famille". Sinon, faites-y un petit tour, cela peut aider.

      Voici le lien pour un aperçu du livre sur "google.books.fr":

      http://books.google.fr/books?id=O32NWKm67YkC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

      Bonne semaine

      Supprimer
  63. J'ai été bien contente de vous lire, invisibles correspondantes. Pourtant, le sujet n'est ni gai ni facile et je n'aime pas plus que les autres parler de la mort. Mais, j'ai besoin d'apprendre comment d'autres affrontent la mort de leurs parents, ce qui va m'arriver à moi aussi, tôt ou tard.

    Et puis je suis anxieuse de savoir comment bien mourir. J'ai raté bien des choses dans cette existence, alors, comment appréhender la mort, la mienne ? Qui viendra, à n'en pas douter.

    Comment est-ce possible ? Il va falloir abandonner un jour tout ce que j'aime tant sur cette Terre. Abandonner les gens que j'aime.
    Abandonner mon corps, ne plus voir le monde qui m'entoure et qui est si beau, parfois.

    Et avant cela, laisser partir ceux qui doivent partir avant moi. Consentir, accepter, pleurer beaucoup, puis retrouver le bonheur, après la tristesse.

    Bien à vous et bonne semaine

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  64. Daniel Balavoine4 mars 2012 20:17

    Et j'ai souvent souhaité
    De partir avant les miens
    Pour ne pas hériter
    De leur flamme qui s'éteint
    Et m'en aller
    En gardant le sentiment
    Qu'ils vivront éternellement
    Et simplement
    Qu'ils fassent que la nuit soit claire
    Comme aux feux de la Saint-Jean
    Que leurs yeux soient grands ouverts
    Pour fêter mon enterrement

    Père et mère, sœurs et frères
    Je vous aime puissamment
    N'adresser aucune prière
    Où que j'aille je vous attends
    La poussière
    Vit hors du temps

    Il faut rester à la lumière
    Dansez, buvez en me berçant
    Que je vous aime en m'endormant

    Daniel Balavoine

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  65. Christophe ANDRÉ4 mars 2012 21:25

    Merci beaucoup pour vos témoignages, c'était émouvant et passionnant de vous lire sur ce thème qui nous touche toutes et tous. Pour moi, c'est un bel exemple de la richesse que peuvent apporter les commentaires, qui va bien au-delà du billet initial.

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  66. Philippe 20124 mars 2012 22:51

    La voix des morts et la noosphère

    Il y a peut-être une relation entre ce désir de préserver la mémoire des disparus et le concept de noosphère de Teilhard de Chardin.

    J’ai réalisé que la plus grande partie de ce que je considère être moi vient en réalité de l’extérieur : mon corps, mon langage, mes connaissances, mes idées, mes modèles de comportement, etc. Je contribue un peu au tableau d’ensemble, mais vraiment très peu. Sans cet apport extérieur, il n’y aurait presque rien.

    Du coup je me pose la question : est-il vraiment certain que ce que je considère comme être moi soit totalement enfermé dans ma boîte crânienne ?

    J’ai donc tendance à croire au concept de noosphère, définie comme une sorte de conscience collective de l’humanité. Cette sphère étant actuellement en pleine expansion grâce à Internet. J’utilise d’ailleurs Internet comme une sorte de second cerveau. J’y retrouve les choses apprises à l’école que j’avais oubliées. J’ai un accès instantané à la plus grande partie des connaissances humaines.

    Dès lors notre attachement à la voix des morts serait l’une des expressions de notre relation avec la noosphère, car nous sommes reliés par cette conscience commune. Une partie d’eux est en nous et une partie de nous est en eux.

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    1. Merci à vous Philippe. Une ouverture un peu vertigineuse et passionnante .

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    2. Les cranes des intéléctuels sont les tombeaux de l'intéligence : Magnifiques et morts .

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  67. @ Stéphanie:
    Pourquoi mettez vous votre intelligence au service du cynisme et du dédain? Pourtant vous savez souvent nous en faire part avec un humour brillant et une légèreté réjouissante pour tous... C'est dommage.
    Vous lancez de ci de là des coups de griffes comme le ferait un animal sauvage en cage... ou des coups de sabots d'un zèbre qui refuse qu'on l'approche, laissant au cheval ou à l'âne le "plaisir" de se laisser dompter. Cela manque de confort pour nous les "ânes Ô Nimes" qui aimons brouter d'herbes et d'eau fraîche.
    Allez, je file dans le pré du voisin parce que l'herbe y est parait-il tjs plus verte!
    Amitiés bloguesques.

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    1. Parfois c'est la guerre , alors on sort les armes ... Parfois c'est la paix , alors on boit du thé ... Ciel rouge , ciel noir , ciel bleu ... Parfois tout se mélange ... Boire le thé en temps de guerre ,toujours avec sérénité ... C'est s'acheminer vers la paix ...

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  68. Christian Bobin a écrit:
    "...La couleur des fleurs se détache de leur mort, de même que le sourire de ceux qu’on aime ou ces gestes qui faisaient leur âme. Pour revoir cette jeune femme morte il y a seize ans, il me suffit de penser au mouvement qu’elle donnait à sa main pour souligner une parole : une soudaine façon de casser le poignet en bec de cygne avant de le retourner et laisser les doigts s’envoler. Seize ans après, la lumière de cette image me gagne. La joie donnée survit à ce qui la cause. Très peu ressuscite tout. J’écris pour rendre à ce très peu sa force atomique...."

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  69. Voilà qui me rassure : je procède de la même façon! "Évidemment impossible de l’effacer, ce numéro dont je ne me servirai plus jamais. J’aurais l’impression de commettre une violence sans nom à son égard.(...)Alors j’ai décidé de laisser son numéro, et de repenser à elle à chaque fois que je le croiserai. (...) notre cerveau et notre cœur sont dans le trouble : ils savent que c’est factice, mais ne peuvent s’empêcher de vibrer."
    C'est exactement ça... et ça me rassure de savoir que "même Christophe André............."!!!

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  70. Jamais plus demain

    Ami, tu as changé de place,
    Tu as déserté l'agenda.
    Ils sont finis nos face-à-face.
    Les rendez-vous,rendez-les moi!
    Pour lors te voilà dans un cadre,
    Tu me souris mais je me plains.
    C'est ta photo que je regarde
    Toujours hier, mais plus demain

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  71. Je découvre ce blog un peu par hasard (enfin, pas tant que cela, le hasard!) et je tombe sur ce sujet de nos amis morts dont on garde les n° de tel, les lettres, etc....J'en suis là moi aussi, mais je n'avais jamais vraiment réfléchi à cette incapacité à m'en défaire!C'est surtout le N° de mon psy, mort rapidement en pleine thérapie, que je garde, comme un lien avec lui, d'où il est maintenant.Curieux ce que je viens d'écrire, moi qui ne suis pas croyante!
    merci, Monsieur Andre pour vos livres et ce blog.
    J'habite Dijon et je cherche un groupe de paroles ( une therapie de groupe sur l'estime de soi) Quelqu'un peut il me tuyauter?

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  72. J'aime beaucoup ce billet....Même si je ne le lis que bien tard...comme toujours:-)SAns doute personne ne lira mes mots, mais au final, peut être que c'est à ELLE qu'ils s'adressent...A ma douce maman,qui s'en est allée ou plutôt que la maladie à enlevée...Durant plusieurs semaines après sa mort, je l'entendais en rêve, j'entendais sa voix. Elle me parlait, me consolait, et c'était pour moi un déchirement au réveil de découvrir que ce n'était pas la réalité, mais savoir que sa voix était encore en moi...c'était un bonheur...dévastateur, mais un bonheur...Puis les mois ont passé, et je n'ai plus entendu sa voix. Un jour, j'ai regardé un petit film où elle figurait. Un film de rires et de chansons...J'ai pleuré durant toute la soirée. Je me suis même demandé si je n'aimerais pas, au fond, si cela était possible, de clooner ma douce maman...avec un petit cheveu qu'il me restait d'elle, vous savez, comme dans les films de SF, ou me^me de Spielberg, pour la revoir, l'entendre de nouveau, bref la retrouver par un autre vecteur que mon imaginaire et mes rêves et mes souvenirs...et puis, en y réfléchissant, je me suis juste dit que ce ne serait pas elle. Ma mère aujourd'hui, est partie. Sa mort fait autant partie d'elle que de moi, que de nous. Ma mère comme elle m'a aimée, comme je l'ai aimée, est aujourd'hui dans mon coeur, à jamais, et désormais,sa présence est invisible, inaudible, juste en moi, sans autre manifestation, parce que je suis sa fille, qu'elle est ma mère et que cela, pas même la mort ne peut me le retirer...nous le retirer...

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  73. Waoh, c'est beau et touchant.
    J'aimerais que ma mère m'inspire de tels sentiments.

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  74. Il est vrai que lorsqu'un être cher (ou important) meurt, comme son père par exemple, conserver des objets lui ayant appartenu sert à porter la mémoire et préserve de notre propre mort. Dans mon cas, ma belle-mère a conservé absolument tout les petits objets personnels de mon père (montres, lunettes, etc.), coupant douloureusement le lien qui m'unissait à lui et surtout (c'est une interprétation personnelle), me rapprochant de ma propre mort qui est en fait l'oubli total, le vide de la mémoire.
    J'ai commencé à lire votre livre sur la méditation, c'est passionnant!

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  75. J'ai vécu la même chose, lorsque je suis tombée sur "papa" dans mon répertoire. J ai également reçu un "mail", qui était en fait un virus. mais recevoir un mail de son père décédé laisse une drôle d'impression, et de la colère aussi.
    Mon père a mis fin a ses jours il y a 2 ans et demi et je n'ai effacé son numéro de mon répertoire il n y a qu'une semaine. La prochaine étape est d'aller me recueillir sur sa tombe.
    Merci Monsieur André, bien que vous ne me connaissez pas j ai l impression de vous connaitre. je vous ai déjà croisé de loin dans un ou deux séminaires et à Sainte Anne (je suis psychologue) sans oser vous dire bonjour !

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