vendredi 1 mai 2009

Fête du travail

"L'Homme n'est pas fait pour le travail ; la preuve, c'est que ça le fatigue." (Courteline)

jeudi 30 avril 2009

Je suis comme un singe de mauvaise humeur


Quand j’étais plus jeune, existait un livre dont le titre m’avait fasciné : « Je suis comme une truie qui doute ».
Et récemment j’ai lu un article de primatologie dont le contenu m’a fasciné : il s’agit des états d'âme d’un singe prisonnier d’un zoo.
Agacé par les visiteurs humains, il se lève tous les matins à l’aube pour se constituer des réserves de munitions (cailloux, bouts de béton et autres projectiles) qu’il planque ça et là dans son enclos. Et quand ensuite, dans la journée, il y a trop de monde, ou trop de cris ou de sollicitations pour qu’il fasse le singe, il s’énerve et bombarde ces singes humains agaçants, de l’autre côté du grillage, qui le titillent bêtement au lieu de profiter de leur liberté.
Les primatologues sont intéressés, dans cette histoire, par la capacité du singe d’anticiper ses états émotionnels : ses colères ne sont pas seulement réflexes, mais réfléchies. Et donc, il y songe à l’avance, et construit un plan d’action pour les exprimer. États d'âme de singe : il est conduit à ce comportement par les ruminations des agacements passés et les anticipations des agacements à venir. D’où ses plans d’action…
Et moi, ce qui m’a fasciné dans cette histoire, c’est que je me suis senti proche du singe : je me suis dit que si on m’enfermait dans un zoo et si on m’interpellait à longueur de journée, est-ce qu’un passe-temps correct ne serait pas de faire comme lui ?
Bon, d’accord, ça ne l’avance pas à grand-chose de caillasser les visiteurs. Même pas sûr que ça le défoule et lui fasse du bien. Il ferait peut-être mieux de rester zen, et de se faire envoyer des cacahouètes. N’empêche : nous sommes tous, parfois, des singes de mauvaise humeur. Car nous ne descendons pas du singe, nous sommes des singes. Avec simplement un gros cortex préfrontal.

mercredi 29 avril 2009

Chiens, chats et poissons


Pourquoi les chats, qui n’aiment pas l’eau, mangent-ils volontiers les poissons ? Alors que les chiens, qui nagent avec plaisir, n’en mangent pas...

mardi 28 avril 2009

Le maître


Un maître, c’est un enseignant presque arrivé à la cohérence complète entre ses paroles et ses actes.
Nous attendons donc que les maîtres soient des modèles, qu’ils appliquent leurs préceptes à leur vie, qu’ils les incarnent au quotidien. Comment croire quelqu’un qui professe des paroles de sagesse s’il se conduit de façon incohérente ou impulsive, ou quelqu’un qui recommande le calme et la paix de l’âme s’il s’énerve à tout bout de champ ?

C’est pour ça que j’aime bien cette petite histoire drôle : c’est un maître qui enseigne la pleine conscience à ce que l’on fait. Une chose à la fois, de toute la force de son attention. Il dit ainsi : « Quand je mange, je mange. Rien d’autre. Quand je lis, je lis. Rien d’autre. Mon esprit tout entier consacré à ce que je fais. »
Ses élèves admirent et s’efforcent de mettre en pratique : ne pas parler en mangeant, ne pas lire en écoutant de la musique, ne pas téléphoner en marchant (c’est dans un Orient moderne…).
Et un jour, stupéfaction ! ils surprennent le Maître en train de manger tout en feuilletant un magazine, la radio allumée. Ils sont consternés : « Mais, maître, vous... Vous mangez en faisant d’autres choses ?!! »
Et le maître de répondre : « Eh bien quoi ? Quand je mange, je mange. Rien d’autre. Quand je lis, je lis. Rien d’autre. Et quand je mange en lisant et en écoutant la radio, je mange en lisant et en écoutant la radio. Rien d’autre. »

Dommage , non, cette pirouette ? Il aurait été plus admirable d'accepter, de se reconnaître imparfait, et de répondre : "Voyez comme la route est longue et difficile..." Mais l'histoire aurait été moins drôle.

lundi 27 avril 2009

Parlons, tant que nous vivons


Sur la tombe de mon père, dans un petit cimetière près de Toulouse, avec mes filles et mon épouse. Nous avons amené quelques fleurs, arrosé celles qui étaient là. Nous sommes maintenant debout, tous les cinq, silencieux. Pas facile de parler ou de prier à voix haute, ensemble. Mais on ne va pas rester comme ça, attristés et embarrassés, sans rien dire, tout de même ! Dans ces moments, je me sens « chef de famille » : c’est à moi de faire quelque chose.
Alors je demande à chacun(e) d’entre nous de penser à Papi, de laisser venir à sa mémoire tous les bons souvenirs qui nous restent de lui, toutes les images, les paroles, les petits gestes et petites attentions qu’il avait au quotidien.
Les yeux se mouillent un peu, on avale sa salive, on est content de repenser à ces moments, et bien triste aussi qu’ils soient révolus. On se dit plein de choses, tout se bouscule, c’est compliqué. Mais nous communions et nous éprouvons l’amour et l’affection qui existaient dans le lien que nous avions avec lui. Lui qui n’était pas très à l’aise, comme tant de personnes de sa génération, pour exprimer son affection ; mais finalement, en y repensant aujourd’hui, il n’arrêtait pas de nous la communiquer.
Je repense à cette phrase de Montherlant (lue la veille, je vous rassure, les phrases de Montherlant ne viennent pas comme ça à ma conscience dans les grands moments) : « Ce sont les mots qu’ils n’ont pas dits qui font les morts si lourds dans leurs cercueils. »
Puis, une de mes filles dit une petite phrase qui fait rire ses deux sœurs, un peu oppressées par la tristesse et la relative solennité de l’instant. C’est fini. C’était bien. Très bien. Je suis heureux.

vendredi 24 avril 2009

Dernière vidéo de vacances : rugby


Une vidéo enregistrée lors de la dernière Coupe du Monde du rugby, dans la bonne ville d'Edinbourgh. Quel rapport avec ce blog ? Écoutez bien...

Voir la vidéo.

PS : merci à mes chers Paul et Olivier, et vive La Collective, mon groupe préféré, à écouter sans modération ! J'y ai tenu l'accordéon, autrefois (écoutez dans L'Instant dominant, comme c'est beau ! Mais aussi God bless the rest of the world ! Le roi des instruments, une boîte à états d'âme...). Attendez-moi les amis, je m'y remets bientôt !

Illustration : "J'ai deux amours - entre autres - le rugby et la psy" © Christophe André

jeudi 23 avril 2009

Vidéos de vacances : l'impermanence


L'impermanence est un important et passionnant concept bouddhiste, qui nous rappelle que tout passe, même nos souffrances. Que nos états d'âme sont un flux perpétuel. Et qu'en acceptant cela, nous pouvons nous libérer du Samsara, et de nos attachements trompeurs.

Pour voir la vidéo.
(cette vidéo est également accessible sur mon site, à la rubrique Enseignement)


Illustration : Art khmer, Musée des Beaux-Arts de Phnom Penh.

mercredi 22 avril 2009

Vidéos de vacances : euphories


Les moments d'euphorie nous font, en général, du bien. Sauf dans certains cas, chez certains d'entre nous...
Voir la vidéo.

Illustration : publicité pour un médicament soignant l'excitation et l'accélération des idées lors des états dits "maniaques" (survenant dans le cadre de la maladie bipolaire, sortes d'inverses de la dépression, mais tout aussi pathologiques hélas, comme le rappelle la petite ambulance en bas à droite).

mardi 21 avril 2009

Vidéos de vacances : ruminations


Le piège principal sur le chemin des états d'âme : s'enliser et ressasser.
Voir la vidéo.

Illustration : Saint Jean Baptiste, par Deodato di Orlando (1284-1315). Frankfurt, Städelsches Kunstinstitut.

lundi 20 avril 2009

Vidéos de vacances : solitude et états d’âme


Pour enrichir nos états d'âme, nous avons besoin de lenteur et de solitude. Au moins de temps en temps...
Voir la vidéo.

L'illustration de Grégoire Solotareff, est tirée de son délicieux et mélancolique album "Un loup, un jour".